Denis Kessler

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Denis Kessler
Naissance (64 ans)
Mulhouse (Haut-Rhin)
Nationalité française
Profession
Formation

Denis Kessler, né le à Mulhouse, est un économiste, chercheur et dirigeant d'entreprise français. Il a été vice-président du MEDEF. Il est actuellement le PDG du groupe Scor[1]. Il est membre de l'Institut (Académie des sciences morales et politiques) depuis janvier 2016.

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation[modifier | modifier le code]

Denis Kessler entre à l'École des hautes études commerciales de Paris (HEC Paris) en 1973 et étudie parallèlement à l'université[2]. À l'époque, il est membre de l'UEC (Union des étudiants communistes)[3]. Il obtient en 1976 le diplôme d'HEC Paris ainsi que trois maîtrises : sciences politiques, économie appliquée et philosophie.

Enseignant[modifier | modifier le code]

Devenu professeur agrégé de sciences sociales en 1977 (1re année du concours), il obtient en 1978 les DEA de philosophie et de sciences économiques. Militant CFDT, il est ensuite détaché comme assistant de sciences économiques à Paris X auprès de Dominique Strauss-Kahn qui l'avait repéré lors de ses enseignements à HEC et il rejoint le centre de recherche sur l'épargne.

Nommé chargé de recherche du CNRS en 1986, il réussit le concours d'agrégation de sciences économiques en 1988 et il est nommé professeur des universités à l'université Nancy-II[4].

En 1990, il est nommé directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales ; il en démissionne en 1997[5].

Distinctions universitaires[modifier | modifier le code]

Carrière en entreprise[modifier | modifier le code]

Denis Kessler rejoint en 1990 la Fédération française des sociétés d'assurances (FFSA) dont il devient le président de 1990 à 1997 et de 1998 au 4 novembre 2002. Il est membre du Comité européen des assurances de 1990 à 1996 et de 1998 à 2001 ainsi que directeur général et membre du comité exécutif d'Axa en 1997 et 1998.

Président de la commission économique du MEDEF, chargé des affaires économiques et internationales de 1994 à 1998, il est vice-président exécutif de l'organisation patronale de 1998 à 2002.

Ayant rencontré François Ewald au début des années 1990, ils « posent ensemble les pierres angulaires d'une rénovation politico-idéologique du patronat. Leur innovation, c'est de penser le risque non plus comme une prérogative de l'entrepreneur justifiant le profit, mais en l'étendant à la société tout entière », une vision qui inspire largement les discours d'Ernest-Antoine Seillière distinguant « “riscophiles” et “riscophobes” »[6].

Denis Kessler est président directeur général du groupe Scor (réassurance) depuis le 4 novembre 2002.

Autres mandats[modifier | modifier le code]

  • Membre du Conseil économique et social de 1993 à 2010
  • Membre de la Commission économique de la nation depuis 1984
  • Administrateur de l'Union des banques à Paris et de l'Union des Assurances de Paris
  • Membre du Conseil national du crédit et Président de son Comité des usagers
  • Président du Reinsurance Advisory Board
  • Président du Global Reinsurance Forum
  • Administrateur de BNP Paribas SA, Dassault Aviation et Invesco Ltd[7]
  • Membre de l’Association de Genève (Association internationale pour l’étude de l’économie de l’assurance) – depuis 1995, membre de son conseil d’administration depuis 2005
  • Global Counsellor du Conference Board - depuis novembre 2006
  • Membre du Conseil Stratégique du CEA (Comité européen des assurances) - depuis mai 2009
  • Membre de l'Association des RVS et représentant du marché français – depuis septembre 2010

Rémunération[modifier | modifier le code]

En 2013, Denis Kessler a perçu 5,13 millions d'euros (+ 10 % par rapport à 2012) de rémunération pour sa fonction de PDG de Scor[8].

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

Prix[modifier | modifier le code]

  • Janvier 2014 : Élu par les membres de l’International Insurance Society pour rejoindre en 2014 l’« Insurance Hall of Fame », considéré comme la distinction la plus prestigieuse du secteur de l’assurance.
  • 2013 : Élu « Financier de l’année » dans le cadre du prix organisé par l’ANDESE, Association nationale des docteurs ès sciences économiques et en sciences de gestion, et l’hebdomadaire Investir-Journal des finances. Il a également reçu le titre de « Reinsurance Company CEO of the Year » lors des « Reactions London Market Awards ».
  • 3 septembre 2008 : Élu « Industry Personality of the Year 2008 » par le jury des « Worldwide Reinsurance Awards » à un dirigeant pour sa contribution au secteur de l'assurance et de la réassurance.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Prise de position[modifier | modifier le code]

Éditorialiste au magazine économique Challenges à compter d'octobre 2007, sa volonté de « défaire méthodiquement le programme du CNR » (citation complète) a suscité l'indignation de membres survivants du Conseil national de la Résistance dont Raymond Aubrac qui, dans le film Les Jours heureux, lui décerne avec humour le titre de « meilleur allié de la gauche » (sous-entendant : pour avoir osé dire une telle chose).

Denis Kessler prône l'abolition de la loi des 35 heures dont il décrit les conséquences négatives pour l'économie française[11].

Publications[modifier | modifier le code]

  • Avec Dominique Strauss-Kahn, L'Épargne et la retraite, Economica, Paris, 1982
  • Avec André Masson et Dominique Strauss-Kahn, Accumulation et répartition des patrimoines, Economica, 1982
  • Avec André Masson, Cycles de vie et générations, préface de Dominique Strauss-Kahn, Economica, 1985, 324 p.
  • Avec Pierre-Antoine Ullmo, Épargne et développement, Economica, 1985 Traduction en anglais : Savings and Development, Economica, 1986.
  • Denis Kessler, Économie sociale, éditions du CNRS, Paris, 1988
  • Avec André Masson, Modelling the Accumulation and Distribution of Wealth, Oxford University Press Oxford, 1988
  • Avec Jacques Dupâquier, La Société française au XIXe siècle, Fayard, 1992
  • Avec Jacques Attali, Christophe Aguiton, Claude Allègre et al., Le Sens des choses, Robert Laffont-Hyperlivre[12], 2009

Rapports, articles[modifier | modifier le code]

  • Avec Dimitri Germidis et Rachel Meghir, « Systèmes financiers et développement : quel rôle pour les secteurs financiers formel ou informel ? », OCDE, 1991 Traduction en anglais : « Financial Systems and Development: What Role for the Formal and Informal Financial Sectors ? »
  • Avec François Ewald, « Les noces du risque et de la politique », Le Débat, no 109, 2000, p. 55-72

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. « Denis Kessler quitte le MEDEF pour présider Scor », L'Expansion, 5 novembre 2002.
  2. Voir sur media-cms.bnpparibas.co.
  3. « Parler de son métier, pas de son carnet de commandes ! », Francis Laffon in Le Point du .
  4. Biographie de Denis Kessler, Dirigeants-entreprise.com.
  5. Décret du 13 mai 1997 (enseignements supérieurs).
  6. « François Ewald, de Foucault à Seillière », Marianne du 21 juillet 2003.
  7. Filiation sur Wikifrat de Fraternelle.
  8. « Assurances : le salaire controversé du patron de la SCOR », Challenges, 7 mai 2014.
  9. Morgane Miel, « Dîners du Siècle : les femmes s’invitent à la table du pouvoir », Madame Figaro,‎ (lire en ligne).
  10. Mort en 2015.
  11. « Après quinze années d'espérances déçues, il est temps d'abolir les 35 heures », Denis Kessler, lemonde.fr, 31 octobre 2012.
  12. « L'hyperlivre », Orange-Innovation (consulté le 24 septembre 2009).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]