Deutsche Bank

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Deutsche Bank AG
logo de Deutsche Bank AG

Logotype de la Deutsche Bank

Création
Forme juridique Aktiengesellschaft
Slogan La Passion de la Performance
Siège social Drapeau d'Allemagne Francfort-sur-le-Main[1] (Allemagne)
Direction John Cryan (en) & Jürgen Fitschen (codirecteurs)[2]
Effectif 103 000 dans 74 pays (2015)
Site web www.db.com
Capitalisation 34,93 milliards d'euros (au 2 janvier 2015)
Chiffre d’affaires 31,916 milliards d'euros (2013)
Bilan comptable 1 906 milliards d'euros (2010)
Résultat net en diminution 6,8 milliards d'euros (2015)[3]
Code banque (BIC) DEUT
Code établissement (IBAN) 76070012
ISIN DE0005140008

Fondée en 1870 et basée aujourd'hui à Francfort-sur-le-Main, Deutsche Bank (en allemand : [ˈdɔʏ̯t͡ʃə baŋk]), est la plus importante banque allemande. Elle est 8e en Europe par sa capitalisation en 2011[4]. Banque universelle, ses filiales sont présentes dans plus de 75 pays, les plus importantes étant à Londres, New York et Singapour.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le siège de la Deutsche Bank à Francfort.

La banque a été fondée en 1870 à Berlin pour assister les entreprises allemandes, notamment Siemens, dans leur expansion internationale[5]. Dès 1872, elle ouvre des filiales à Yokohama et Shanghai, au Royaume-Uni en 1873[6], aux États-Unis en 1880, en Russie en 1881, au Brésil en 1911, en Suisse en 1961, etc. Elle est présente dans plus de 75 pays. Son nom officiel est Deutsche Bank AG, il s'agit donc d'une « Banque allemande » opérant en tant que Aktiengesellschaft, d'où « AG ».

Elle est la banque étrangère no 1 en Italie et no 2 en Espagne.

Elle s'est aussi développée par fusions et rachats sur le marché allemand, en particulier durant les années 1914-1929 et 1957, et à l'étranger à partir de 1989, en rachetant par exemple la filiale du Crédit lyonnais en Belgique, et dans la banque commerciale, en rachetant les banques anglaises Morgan Grenfell et américaines Bankers Trust. En 2006, Deutsche Bank fait partie des dix banques commerciales les plus importantes.

Lourdement affectée par la crise des subprimes, elle parvient à l'automne 2008 à se faire rembourser douze milliards de dollars, que lui devait l'American International Group, à la suite du renflouement de ce dernier par la Réserve fédérale américaine[7]. En décembre 2012, elle est accusée par d'anciens employés d'avoir dissimulé 12 milliards de dollars de pertes latentes pendant la crise financière. Elle nie ces accusations[8].

Fin 2010, elle finalise la prise de contrôle de la Deutsche Postbank, constituant un groupe comptant au total 24 millions de clients privés ou d'affaires allemands, et devenant de ce fait la plus grosse banque de détail d'Allemagne[9].

En 2014, la Deutsche Bank se désengage très fortement de ses activités de trading de matières premières en cédant et en fermant un grand nombre de ses filiales dans le domaine, à la suite de l'augmentation de la régulation dans le secteur[10]. En septembre 2014, Citigroup annonce l'acquisition des activités de commerce de métaux de Deutsche Bank pour un montant inconnu, après avoir fait de même en juillet sur les activités de commerces d'électricité aux États-Unis de Deutsche Bank[11].

En mai 2014, Deutsche Bank annonce une augmentation de capital de 8 milliards d'euros[12]. En avril 2015, elle accepte de plaider coupable et de payer une amende 2,2 milliards de dollars à l'autorité américaine dans le cadre de l'affaire de manipulation du cours du Libor[13]. Les deux dirigeants de la banque, Jürgen Fitschen et Anshu Jain, démissionnent du fait des scandales à répétition (en particulier celui du Libor)[14].

En septembre 2015, Deutsche Bank annonce son intention de fermer des activités en Russie, comprenant notamment ses activités de banques d'investissements, qui doivent être rapatriées dans d'autres centres financiers, mais gardant sur place notamment son activité de banque privée[15]. En octobre de la même année, elle annonce une perte de 6,2 milliards de dollars au troisième trimestre 2015, pertes liées à une charge de 5,8 milliards de dollars pour renforcer son capital, à la future cession de la PostBank et à des litiges juridiques[16]. Le même mois, Deutsche Bank annonce la suppression de 9 000 postes, dans un plan de restructuration visant à économiser 3,8 milliards d'euros[17]. En décembre 2015, Deutsche Bank vend sa participation de 20 % dans Hua Xia Bank pour 4 milliards de dollars[18].

En septembre 2016, les autorités américaines annoncent vouloir infliger à Deutsche Bank une amende de 14 milliards de dollar pour sa responsabilité dans la formation de la crise des subprime[19].[20] provoquant un effondrement du titre[21]

Données financières[modifier | modifier le code]

Données financières en millions d'euros [22],[23]
Année 2006 2007 2008 2009 2010
Produit net bancaire 28 008 30 745 13 613 27 952 28 567
Résultat net avant impôts 8 339 8 749 (5 741) 5 202 3 975
Résultat net part du groupe 6 079 6 510 (3 896) 4 958 2 330
Effectif 68 849 78 291 80 456 77 053 102 062

Filiales[modifier | modifier le code]

Deutsche Bank en France[modifier | modifier le code]

Ouverture d’un bureau de représentation à Paris en 1970, transformé en succursale de Deutsche Bank AG en 1977.

Elle obtient le statut de spécialiste en valeurs du Trésor en 1992, en même temps que se développent les activités de banque d'investissement à Paris.

Deutsche Equities SA, filiale de courtage actions de Deutsche Bank en France, démarre ses activités en 1994. Elle est absorbée par Deutsche Bank AG fin 2001.

Elle est présente en France sur les activités de banque d'investissement et de financement, de gestion d'actifs et de gestion de fortune (Private Wealth Management). Elle est considérée comme l'un des acteurs majeurs de la place de Paris sur les marchés de taux, change et actions.

En mars 2012, la société remporte le Trophée d'or de la meilleure banque d'investissement et de financement internationale en France, décerné lors des Trophées Leaders de la Finance 2012[24].

La Deutsche Bank en France est divisée en cinq services principaux :

  • Markets : (Trading et ventes, emprunt d'État, dettes privées, devises, taux, action et dérivés...)
    La division Markets propose une structure novatrice à double axe d’entrée : Client / Produit, permettant la création de synergies, l’utilisation au mieux des compétences des différents métiers et l’ouverture d’une porte unique à une vaste palette de services.
  • Global Transaction Banking : (Financement des entreprises, émission des dettes privées, opérations de restructuration, transactions en immobilier commercial et industriel...)
    La division Global Transaction Banking propose à ses clients une vaste gamme de produits et de services.
  • Corporate Finance : (Conseil en fusions acquisitions, émissions de dettes et capitaux propres...)
    La division Corporate Finance propose à ses clients une vaste gamme de produits et de services.
  • Asset Management :
    La division Asset Management regroupe les activités de gestion d’actifs du Groupe Deutsche Bank. Elle est présente en France depuis plus de dix ans. Avec plus de 5000 collaborateurs à travers le monde et 560 milliards d’euros d’encours sous gestion, Deutsche Asset Management fait partie des leaders mondiaux.
  • Private Wealth Management :
    La division Private Wealth Management s'adresse depuis 2006 à des clients privés fortunés.

Source : [1] Source : [2] |(31.3.2009) Source : [3] (2008)

Responsabilité sociale de l'entreprise[modifier | modifier le code]

Solar Impulse

Deutsche Bank et ses fondations sont sponsors de différents projets[23]. Elle est partenaire de l'Orchestre Philharmonique de Berlin et participe au projet Solar Impulse.

Enfin, Deutsche Bank a modernisé et rénové son siège social, les tours jumelles de Francfort. Les travaux avaient débuté en juin 2008, même si le travail de démolition ainsi que de recyclage avaient déjà commencé depuis décembre de l'année précédente. Les tours jumelles ont rouvert leurs portes en février 2011 et sont des bâtiments éco-responsables[réf. nécessaire]. Les travaux ont permis de réduire de moitié l'alimentation en énergie, de diminuer de 70 % la consommation d'eau et de 90 % les émissions de CO2[25][réf. insuffisante].

Données boursières[modifier | modifier le code]

Actionnariat[modifier | modifier le code]

2016 : le flottant est important, le premier est le fonds Blackrock avec seulement 5.76 % du capital[26] les personnes privées ne détenant que 19 % du capital.[27]

Affaires[modifier | modifier le code]

En décembre 2010, la Deutsche Bank a accepté de verser une amende de 553,6 millions de dollars (423 millions d'euros) pour avoir aidé des clients à frauder le fisc américain. Les montages incriminés ont été investis entre 1996 et 2002. Selon les autorités américaines, ils ont permis à de riches contribuables de ne pas payer 5,9 milliards de dollars d'impôts sur le revenu[28].

En décembre 2012, le coprésident de la DB Jürgen Fitschen est vivement critiqué par les médias et la classe politique pour s'être plaint au ministre président du Land de la Hesse, Volker Bouffier (CDU), des perquisitions, menées la semaine précédente dans la banque. Elles se sont déroulées dans le cadre d'une affaire de fraude fiscale liée au trafic sur les droits d'émissions de CO2 en Europe[29].

Divers[modifier | modifier le code]

Son sigle, réalisé par Anton Stankowski, a été introduit en 1974. Il est composé du nom de l'établissement en bleu et en caractères « Univers » et d'un carré symbolisant la sécurité et le contrôle de l'environnement, à l'intérieur duquel se trouve une barre oblique qui marque la croissance continue et le développement dynamique.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Deutsche Bank AG », Yahoo Finance,‎ (lire en ligne)
  2. Démission surprise des patrons de la Deutsche Bank, Le Monde, 7 juin 2015
  3. Deutsche Bank affiche un bénéfice plus que doublé en 2013, Le Nouvel Observateur, 20 mars 2014
  4. Les Échos, 25 mai 2011
  5. (en) « Deutsche in dock as Germany’s most German bank struggles to reinvent itself », Irish Times,‎ (lire en ligne)
  6. (en) « Banks as Multinationals (RLE Banking & Finance) », Google Books,‎ (lire en ligne)
  7. A.I.G. Lists Firms It Paid With Taxpayer Money, New York Times, publié le 15 mars 2009
  8. Deutsche Bank aurait dissimulé 12 milliards de dollars de pertes, Le Monde.fr avec Reuters, 6 décembre 2012
  9. (de) Die Grösste Bank für die Privatkunden, Der Tagesspiegel, publié le 26 novembre 2010.
  10. buys Deutsche Bank's U.S. power trading books, Reuters, 1er juillet 2014
  11. Citi buys Deutsche's base metals trading book: report, Reuters, 17 septembre 2014
  12. Augmentation de capital géante pour Deutsche Bank, Anne de Guigné, Le Figaro, 19 mai 2014
  13. Scandale du Libor : plus de deux milliards d'euros d'amende pour la Deutsche Bank, Le Monde, 23 avril 2015
  14. Les patrons de Deutsche Bank démissionnent, L'Expansion, 7 juin 2015
  15. Deutsche Bank plie bagage en Russie, Jean-Philippe-Lacour, Les Échos, 20 septembre 2015
  16. Deutsche Bank prévoit 6,2 milliards de perte, Le Figaro, 7 octobre 2015
  17. Sévère cure de minceur pour la Deutsche Bank, Cécile Boutelet, Le Monde, 29 octobre 2015
  18. Deutsche Bank to sell Hua Xia stake for up to $4 billion, Reuters, 28 décembre 2015
  19. Anne Michel, « L’avenir de Deutsche Bank au cœur des spéculations », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne)
  20. (fr) « Deutsche Bank dégringole en Bourse au plus bas depuis les années 1990 »,‎ (consulté le 27 septembre 2016)
  21. (fr) « Deutsche Bank s'écroule à son plus bas historique » (consulté le 27 septembre 2016)
  22. OpesC
  23. a et b Deutsche Bank - Accueil
  24. Lauréats des Trophées Leaders de la Finance.
  25. http://www.db.com/en/content/the_new_towers.htm
  26. Zone Bourse, « Deutsche Bank AG : Actionnaires, dirigeants et description métier | DBK | DE0005140008 | Zone bourse », sur www.zonebourse.com (consulté le 27 septembre 2016)
  27. « Fiche d'identité entreprise DEUTSCHE BANK AG NA O.N. - Boursorama », sur www.boursorama.com (consulté le 27 septembre 2016)
  28. Deutsche Bank va payer 553 millions de dollars pour avoir aidé ses clients à frauder, 20minutes.fr, 21 décembre 2010
  29. La direction de la Deutsche Bank dans la tourmente, Blandine Milcent, Le Monde.fr, 20 décembre 2012

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles[modifier | modifier le code]

  • ATS, « Deutsche Bank paiera 2,4 milliards d'amende », 24 heures,‎ , p. 12 (ISSN 1661-2256)

Annexe[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]