Végétarisme taoïste

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Le végétarisme taoïste est une pratique alimentaire qui, au-delà du simple végétarisme excluant la consommation de chair animale, a une histoire et des bases philosophiques précises, spécifiques au taoïsme.

Les sources du végétarisme taoïste[modifier | modifier le code]

Dans le but d'atteindre la divine immortalité, l'adepte taoïste doit suivre le Tao (« Voie »), le grand principe universel synthèse de l'opposition complémentaire du yin et du yang ; son alimentation et son rapport aux autres (humains, animaux, végétaux) est guidé par le « non-agir » (ne pas intervenir dans le cours naturel des choses) qui induit la douceur (ne point s'opposer aux forces de la nature), la modestie et le contentement : la pratique du végétarisme en découle, car il induit la paix et l'harmonie de l'adepte taoïste envers les autres créatures et son environnement[1].

Ce végétarisme est une des facettes de l'éthique taoïste :

« 1. Ne commettez pas d'actions nuisibles et cachées qui font tort aux autres vies dans le but d'en profiter vous-même ; pratiquez les bonnes actions anonymement, sans demander quoi que ce soit en retour ; secourez de façon la plus large possible tous les êtres. 2. Il ne faut point tuer des êtres vivants ni les enfermer pour vous nourrir de leur chair. Pratiquez la bonté et la miséricorde, même envers les insectes et les vermisseaux. »

— Les dix règles des novices qui embrassent la discipline taoïste (VIe siècle ap. J.-C.) [1]

« 4. Ne portez pas atteinte à la vie d'un être vivant, quel qu'il soit. (...) 18. N'abattez pas d'arbres sans raison. 19. Ne cueillez pas sans raison des herbes ou des fleurs. (...) 95. Ne détruisez pas les insectes en hibernation. (...) 97. Ne montez pas dans les arbres pour chercher les œufs dans les nids des oiseaux. (...) 100. Ne polluez pas les sources et les puits. »

— Les 180 interdits pour les maîtres (règles pour le clergé séculier taoïste, du IIIe siècle ap. J.C.)[2]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Conte 1995, p. 72
  2. Conte 1995, p. 73

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Charles Conte, Mon Dieu, pourquoi tous ces interdits ?, Paris, Editions Arléa-Corlet, coll. « Panoramique, les interdits religieux », (ISBN 9782854808520)