Végétarisme hindou

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Le végétarisme hindou est une pratique alimentaire, qui, au-delà du simple végétarisme excluant la consommation de chair animale (mamsâ), a une histoire et des bases philosophiques précises, spécifiques à l'hindouisme. En tant que tel, le végétarisme hindou (de même que dans le jaïnisme) exclut tout ce qui est résultat d'une mise à mort volontaire (viande, poissons, etc.), et la consommation d'œufs (refus de voler à la mère ses potentielles progénitures, d'interférer avec la vie de l'animal en s'appropriant ses œufs) et des dérivés ; cette attitude alimentaire est liée à la pratique réelle de l'Ahimsâ, la non-violence universelle ou respect impérieux de tout ce qui vit.

Des enquêtes menées par l'ONUAA[1] et l'USDA[2],[3] estiment que 20 à 42 % de la population indienne est végétarienne (non consommation de chair animale et d'œuf).

Sources[modifier | modifier le code]

Ascète (sadhu) hindou avec un veau.

L'Ahimsâ est la notion philosophique des religions indiennes (de l'hindouisme, du bouddhisme et du jaïnisme) qui introduit le végétarisme comme norme dans l'alimentation. L'ahimsâ est une valeur qui recommande la non-violence et le respect pour toute vie, humaine, animale ou végétale (comme il en est chez les Bishnoïs). Ahimsâ est assez souvent traduit par non-violence ou non-nuisance à l'égard de tous les êtres vivants ou respect de la vie sous toutes ses formes. La racine sanskrite est hims (« nuire ») avec le privatif « a ». L'ahimsâ (« non-violence ») est fondé sur une injonction védique :

« माहिंस्यात्सर्वभूतानि, mâhimsyât sarvabhûtâni (qu'on ne nuise à aucun être vivant)[4] »

Dans le cadre de l'hindouisme, le terme ahimsâ apparaît écrit pour la première fois dans les Upaniṣad et dans le Raja-Yoga. C'est le premier des cinq yamas ou vœux éternels, les restrictions indispensables du yoga (l'ahimsâ n'amène à aucun état spécifiquement yogique, mais est considérée comme la première marche morale indispensable pour tout « honnête homme »[5])

Véda[modifier | modifier le code]

Beaucoup de textes du Véda décrivent les sacrifices d'êtres vivants dans un contexte sacrificiel, comme celui du cheval (Ashvamedha) dans le Yajur-Véda (TS 7.1-5, VSM 22–25) et le Rig-Véda (RV 1.162-163)[6] ou celui d'homme mâle (Purushamedha) dans le Yajur-Veda (VS 30–31).

Néanmoins, à l'époque moderne, certains nationalistes [7] comme Swami Satya Prakash Saraswati réinterprètent les textes en donnant aux mots d'autres sens, qui considère que le terme de Medha, « offrande »[8], aurait un autre sens dans ce contexte, qui serait celui d'« acte accompli » ; par exemple, le mot signifiant Gau (« Vache ») signifie aussi la « Terre », et le Yajna dédié à préserver la Terre et son environnement est appelé Yajna Gomedha (mais il ne s'agit point d'un sacrifice consistant à abattre une vache)[9].

Mahâbhârata[modifier | modifier le code]

Bhishma dit dans le Mahâbhârata :

« Y a-t-il besoin de dire que ces créatures innocentes et en bonne santé sont faites pour l’amour de la vie, alors qu’elles sont recherchées pour être tuées par de misérables pécheurs vivant dans les boucheries ? Pour cette raison, ô monarque, ô Yudhishthir, sache que le refus de la viande est le plus grand refuge de la religion, du ciel, et du bonheur. S’abstenir de blesser est le plus grand des principes. Il est, là encore, la plus grande des pénitences. Il est également la plus grande des vérités parmi toutes les preuves d'affection. La viande ne peut pas être retirée de l’herbe ou du bois ou de la pierre. A moins qu’une créature vivante soit tuée, cela ne peut être réalisé. Donc, tu es dans la faute en mangeant de la chair. (...) Cet homme, qui s'abstient de la viande, n’est jamais mis dans la crainte, ô roi, par aucune créature. Toutes les créatures demandent sa protection. Il ne provoque jamais aucune inquiétude pour les autres, et lui-même n’a jamais à devenir anxieux. Si personne ne mange de la chair, il n'y a alors plus personne pour tuer des êtres vivants. L’homme qui tue des êtres vivants les assassine pour le bien de la personne qui mange de la chair. Si la chair est considérée comme non comestible, il n'y a alors plus d'abattage d’êtres vivants. C’est dans l’intérêt du mangeur de viande que le massacre des êtres vivants se réalise dans le monde. Depuis, ô toi de grande splendeur, la durée de vie est raccourcie pour les personnes qui abattent les créatures vivantes ou sont les causes de leur abattage ; il est clair que la personne qui désire son bien doit abandonner la consommation de viande entièrement. (...) L'acheteur de la chair réalise l'himsâ [violence] par sa richesse : celui qui mange la chair le fait en appréciant sa saveur, le tueur réalise l’himsâ en attachant et en tuant l'animal. Ainsi, il existe trois formes de mise à mort. Celui qui apporte la chair ou l’apporte pour elle-même, celui qui coupe les membres d'un animal, et celui qui l’achète, la vend, ou les cuisiniers de la viande et celui qui la mange – tous ces éléments sont à considérer comme des mangeurs de viande[10]. »

Et, toujours dans le Mahabharata, 13.116.37-41 : « la Non-violence (ahimsâ) est le devoir le plus élevé et l'enseignement le plus élevé » (la section 116 du Mahabharata parle de la consommation de chair comme étant une cruauté, qui mène dans les enfers, et le végétarisme, comme permettant d'être compatissant envers les vies et de purifier son âme : l'abstinence de cruauté envers les vies est vue comme le plus élevé des sacrifices, des dons, des bonheurs et la plus grande des vérités, et le végétarisme fait partie de cette « religion de la compassion »)[11].

Lois de Manu (Mānava-Dharmaśāstra)[modifier | modifier le code]

Les Lois de Manu, bien que listant une série d'animaux non consommables ou consommables (dans le cadre du sacrifice aux Dieux (inférieurs) : car manger de la viande pour le plaisir, « en toute circonstance », est adharmique, considéré comme étant « la coutume des démons », selon le chapitre 5, sûtra 31 des Lois de Manu), prescrit toute une série d'aphorismes éthiques en faveur du végétarisme en tant que norme chez les dvija (les « deux-fois-né », ceux qui sont initiés aux Veda, qui sont Brâhmanes ou protègent, obéissent aux Brâhmanes) :

Le Dieu Brahma, qui, selon la tradition hindoue, révéla ses lois au sage Manu.

« 15. Celui qui mange la viande (d'un animal) quelconque est dit le mangeur de cet (animal), celui qui mange du poisson est un mangeur de toute (sorte de) viande ; on doit donc s'abstenir du poisson. (...) 45. Celui qui fait du mal à des créatures inoffensives pour son plaisir, ne prospère ni pendant sa vie, ni après sa mort. 46. Celui qui ne cherche pas à faire souffrir aux créatures la captivité ou la mort, (et) désire le bien de tous les (êtres), obtient la félicité suprême. 47. Celui qui ne fait de mal à aucun (être), réussit sans difficulté dans toutes les choses qu'il projette, qu'il entreprend, et auxquelles il attache sa pensée. 48. On ne peut se procurer de viande autrement qu'en faisant violence aux êtres animés, et le meurtre des animaux, empêche d'obtenir le Ciel ; on doit donc s'abstenir de viande. 49. Considérant la provenance de la chair, (qu'on ne peut se procurer que par) l'enchaînement et le meurtre des animaux, on doit s'abstenir absolument de viande. 50. Celui qui ne mange pas de la viande comme un vampire, au mépris de la règle, est aimé dans ce monde et n'est pas affligé par les maladies. 51. Celui qui tolère (le meurtre d'un animal), celui qui le dépèce, celui qui le tue, celui qui achète ou vend (sa chair), celui qui l'apprête, celui qui la sert et celui qui la mange, (sont tous considérés comme) ses meurtriers. 52. Il n'y a point de plus grand pécheur que celui qui cherche à accroître sa propre chair par la chair d'autres (êtres, sans que ce soit pour) honorer les Mânes et les Dieux. 53. Celui qui pendant cent années consécutives offre annuellement l'Ashvamedha [sacrifice symbolique : le cheval pouvant être une effigie artificielle, ce qui ne change rien à la réalité du sacrifice du point de vue brahmanique], et celui qui s'abstient de viande, (obtiennent) une récompense égale pour leur vertu. 54. En vivant de fruits et de racines purs, et en mangeant la nourriture des ascètes, on ne gagne pas une aussi grande récompense qu'en s'abstenant de viande. 55. « Celui dont je mange ici-bas la CHAIR (mâmsa), IL ME (mâm sa) dévorera dans l'autre monde » : telle est l'étymologie du mot chair suivant les Sages. »

— Mânava-Dharma-Shâstra, chapitre 5.

"Quand on rédige les «Lois de Manu », l'auteur ou les auteurs sont pris entre la non-violence qui, depuis le monde des ascètes, est en train de gagner les brahmanes et la lettre du Veda qui glorifie la guerre, entre autres (c'est heureusement le devoir des ksatriya), ordonne la mise à mort d'animaux, la consommation de viande. Dans la section V.27-56, les deux vues sont exposées; d'abord, la vue traditionnelle: manger de la viande fait partie de l'ordre naturel établi par le créateur lui-même; puis la vue nouvelle, celle de l'éthique non violente et donc végétarienne. Finalement, sans prendre nettement parti, Manu (V.39b) commence par sauver le rituel : « le sacrifice est pour le bien de tout cet [univers] ; par conséquent, dans un sacrifice, tuer n'est pas tuer. » (…) Manu hésite: à plusieurs reprises il condamne la violence et le meurtre qui transforment un animal en nourriture. (…)Dans le vers final de cette section, Manu distingue bien entre l'activité naturelle des hommes et de toutes les créatures et l'activité religieuse ou spirituelle de ceux qui choisissent de résister à la nature. Mais la rétention et le yoga, tel qu'il est connu à l'époque, consistent à s'abstenir dans ce monde pour s'en abstraire[12]: V,56. Il n'y a point de péché à manger de la viande, (à boire) des liqueurs spiritueuses, ou à user des plaisirs charnels (dans les cas permis), car c'est un penchant naturel chez les êtres ; mais l'abstention (de ces plaisirs) procure de grandes récompenses[13]

Vache et Indiens sur les ghats de la ville sainte de Pushkar, ville totalement végétarienne, lieu de pèlerinage où se trouve l'un des rares temples au monde dédié au Dieu Brahmâ, père du premier homme, Manu (qui composa son Dharma-Shâstra).

Les Lois de Manu indiquent comment se purifier d'actes impurs concernant la consommation de chair animale ou le meurtre de créatures, et rappellent le devoir de l'homme par rapport à ses animaux domestiques :

« Par un aveu fait devant tout le monde, par le repentir, par la dévotion, par la récitation des prières sacrées, un pêcheur peut être déchargé de sa faute, ainsi qu'en donnant des aumônes lorsqu'il se trouve dans l'impossibilité de faire d'autre purification. [Car :] Autant son âme éprouve le regret pour une mauvaise action/karma, autant son corps est déchargé du poids de cette action perverse. (...) Vous n'abandonnerez jamais les animaux dans leur vieillesse, en souvenir des services qu'ils vous ont rendus[14]. »

On trouve encore :

« La mort, sans l’espérance d’une récompense, pour les brâhmanes et les vaches, ou dans la défense de femmes et d’enfants, garantit la béatitude à ceux ne faisant pas partie de la communauté Ârya (les Vahya). L'Ahimsa (respect impérieux de la Vie, non-violence, action/karma court-circuitant la violence), la véracité, l'abstention de s'approprier les biens des autres, la pureté et le contrôle des sens, Manu a ainsi déclaré que tout cela peut être considéré comme le résumé du Dharma pour les quatre varna d' Ārya (« Nobles » en sanskrit : brahmanes, kshatriya, vaïshya, shudra)[15]. »

Laits interdits[modifier | modifier le code]

Bien que le lait soit un aliment, dans l'hindouisme, considéré comme primordial et saint (la vache apparaissant en tant que Mère nourricière qui offre son lait à tous), il n'en demeure pas moins que sa consommation, selon les Lois de Manu, est limitée par un certain nombre de règles (afin que le lait soit un aliment sattvique) ; ainsi :

« Ne buvez pas le lait d'une vache qui va mettre bas dans les dix jours qui suivent, le lait d'une chamelle ou d'une brebis, d'une vache en chaleur ou d'une vache dont le veau lui a été enlevé et évitez de boire le lait d'une femme [si vous êtes adulte], le lait d'animaux sauvages dans la nature – à l'exception de bufflesses – et toutes les nourritures aigres ou fermentées. La yaourt, par contre, peut être consommé ainsi que tout ce qui est extrait de fleurs, racines et fruits auspicieux. »

— Lois de Manu, V.8-9-10[16]

Refus des rituels sanglants[modifier | modifier le code]

Siddharta Gautama, « Bouddha ».

Les rituels sanglants en Inde furent, dès la plus haute antiquité, combattus par les brahmanes et leurs disciples[17], car l'on retrouve dans plusieurs textes sacrés hindous les versets suivants, ironisant sur la logique des pratiques d'abattages se voulant pieuses[18] :

« Le sang des animaux tués par toi
Forme une mare de sang à tes pieds.
Si de la sorte on atteint les destinées supérieures,
Qu'est-ce donc qui conduit aux enfers ?[18] »

L'hindouisme classique reconnaît d'ailleurs Siddhartha Gautama (le Bouddha historique) comme un Avatâr (« Descente ») du Seigneur Vishnou, précisément pour son refus militant des rituels sanglants[17] :

« Ô Késhava ! Ô Seigneur de l'univers ! Ô Seigneur Hari, qui a pris la forme de Bouddha ! Toute la splendeur vous appartient ! Ô Bouddha au cœur compatissant, vous dénoncez l'abattage des pauvres animaux exécutés lors des rituels[19]. »

— Dashavatara-stotra, Gita Govinda, de Jayadeva Goswami.

Des sages éminents de l'hindouisme, comme Adi Shankaracharya, confirmèrent ce refus de nuire à la vie, argumentant qu'il n'y a aucune religiosité ni dévotion dans le fait de voler le « souffle de vie » (prāṇa) d'un être incarné (jiva), même si on le réalise face à une « idole » (murti) ; Prāṇatrāṇa, « fait de sauver la vie », est vu ainsi comme un vrai sacrifice, à l'opposé du rituel sanglant[20].

Yoga[modifier | modifier le code]

Étant donné que le premier yama (discipline) du Raja yoga est l'ahimsâ (« non-violence » universelle), le végétarisme est une composante classique de l'exercice du yoga (car la consommation de chair animale a pour origine une violence exercée sur l'animal, blessé et tué).

Selon B.K.S. Iyengar, maître de Hatha yoga, le végétarisme est « une nécessité » dans la pratique[21] : « Si des animaux tués remplissent mon assiette, ma tête et mon cœur deviennent lourds de tristesse. (...) Devenir végétarien est le chemin pour vivre en harmonie avec les animaux et la planète[22]. »

D'après Swami Chinmayananda, le végétarisme dans le yoga doit être accompagné d'une frugalité équilibrée :

« Consomme ce qui vient à toi facilement, qui n'attente à aucune vie, et dans une proportion qui ne chargera pas ton estomac. Ceci est la règle d'or du régime que doit suivre un adepte de la méditation[23]. »

Courants[modifier | modifier le code]

Vishnouisme[modifier | modifier le code]

Illustration d'un Bhagavata Purana, avec le Seigneur Krishna enseignant.

Dans le vishnouisme, la consommation de viande implique que l'on se réincarne après la mort dans toutes les formes et destinées animales des bêtes que l'on a mangées, du fait de la rétribution des actes (karma) et de l'équité universelle (Dharma) :

« Les personnes coupables qui sont ignorantes des principes religieux, mais se considérant comme totalement pieuses, sans remords, commettent des violences contre les animaux innocents pleinement confiants en leur personne. Dans leur vie prochaine, ces personnes coupables seront mangées par ces créatures qu’ils ont tuées dans ce monde. »

— Bhāgavata Purāṇa 11.5.14[24].

« Une personne bien au courant des principes religieux ne doit jamais offrir quelque chose comme de la viande, des œufs ou du poisson dans les cérémonies de Shrāddha, et même si l'on est Ksatriya (guerrier), on ne doit pas manger de telles choses. »

— Bhāgavata Purāṇa 7.15.7[25].

Shivaïsme[modifier | modifier le code]

Dans le shivaïsme, la consommation de chair animale est un des péchés graves, qui conduit dans les enfers après la mort[26] (c'est aussi l'avis de Sant Kabir et du sikhisme) ; on évite ce genre de destinée en purifiant son âme par le jeûne, la prière, la méditation, l'amitié universelle (maitri) et la dévotion joyeuse envers Dieu[26].

Autres[modifier | modifier le code]

Ainsi, dans l'ouvrage classique tamoul, le Tirukkural, du poète antique Tiruvalluvar, – qui est considéré pour être un hindou shivaïte[27], vishnouïte ou jaïn[28],[29] –, les mangeurs de viande sont critiqués en ces termes : « 256. Si le monde n'achetait ni ne consommait de la viande, personne n'abattrait de créatures et il n'y aurait aucune viande à vendre »[30].

Les enfers[modifier | modifier le code]

Le tribunal de Yama, dieu des morts, et les enfers.

La tradition hindoue (dans la Bhagavata Purana, Skanda V, chapitre 26) admet une série innombrable d'enfers (transitoires) pour les hommes qui ne respectent pas les animaux, se nourrissent de leur chair, les enferment ; il y a [31] :

  • l'enfer « des hurlements » : Raurava et Maha-raurava (pour « celui qui, n'ayant rien perçu au-delà du corps, a tué maintes créatures pour faire subsister sa famille ») ;
  • l'enfer Khumbi-paka (pour « celui qui a fait cuire, pour s'en nourrir, des animaux vivants et des oiseaux ») ;
  • l'enfer Andhakupa (pour « celui qui reste inconscient des souffrances qu'il inflige à d'autres créatures, et se conduit sans plus de conscience que ces animaux qui blessent ou tuent les humains ») ;
  • l'enfer Prana-rodha (pour « celui qui a impitoyablement tué des animaux des forêts par pur plaisir de chasser ») ;
  • l'enfer Visasana (pour « celui qui tue des animaux dans des simulacres de sacrifice ») ;
  • l'enfer Dandasuka (pour « celui qui, par férocité, a tourmenté d'autres êtres »)
  • et l'enfer Avata-nirodhana (pour « celui qui a séquestré un être vivant dans un lieu confiné »)

Les enfers sont dirigés selon la loi du talion, où le fautif est puni par le retour de ses actes ; ils sont soit peuplés de démons cannibales anthropophages qui torturent longtemps et se nourrissent des restes de leurs victimes (Maha-raurava), soit par des serpents à plusieurs têtes dévorant les fautifs (Dandasuka), soit par des serviteurs du dieu des morts, Yama, qui enferment dans des cachots envahis de feux toxiques et de fumées suffocantes ceux qui privaient de liberté les animaux (Avata-nirodhana) [32].

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) 2.3 Growth and Concentration in India FAO Document Repository
  2. (en) Passage to India USDA
  3. (en) The Elephant Is Jogging: New Pressures for Agricultural Reform in India
  4. http://stehly.chez-alice.fr/ahimsa.htm
  5. Yoga, immortalité et liberté, Mircea Eliade, Ed. Payot.
  6. (en) « Ashvamedha - Wikipedia, the free encyclopedia » (consulté le 14 décembre 2014).
  7. Bruce M. Sullivan, Historical Dictionary of Hinduism, Scare crow Press, 1997, p. 31
  8. http://www.spokensanskrit.de/index.php?tinput=meda&link=m
  9. The Critical and Cultural Study of the Shatapatha Brahmana, de Swami Satya Prakash Saraswati, éditions Govindram Hasanand, Delhi
  10. Mahâbhârata 13,115
  11. http://www.sacred-texts.com/hin/m13/m13b081.htm
  12. Michel Angot, Paroles vivantes de brahmanes, Seuil, 2010, p. 128-130
  13. Mânava dharma çâstra - Lois de Manou. Traduites du sanskrit par G. Strehly, 1893.
  14. Le Grand Secret, Maurice Maeterlinck, éditions transatlantiques, (ISBN 2-922941-14-0)
  15. http://www.sacred-texts.com/hin/manu/manu10.htm%7CMānavadharmaśāstra, livre 10, sûtra 62 et 63
  16. Charles Conte, Mon Dieu, pourquoi tous ces interdits ?, Paris, Editions Arléa-Corlet, coll. « Panoramique, les interdits religieux », 1995 (ISBN 9782854808520), p.66
  17. a et b Hindouisme, anthropologie d'une civilisation (postface), Madeleine Biardeau, éditions Garnier-Flammarion.
  18. a et b Plaidoyer pour les animaux, Matthieu Ricard, éditions Allary, (ISBN 978-2-37073-028-2) ; page 37.
  19. Dasavatara stotra
  20. Paul Martin-Dubost, çankara et le védânta, éditions du Seuil.
  21. http://www.yogajournal.com/article/philosophy/the-roots-of-vegetarianism/
  22. http://yogadork.com/2011/01/28/b-k-s-iyengar-goes-veg-for-peta-in-new-ad/
  23. La Bhagavad-Gîtâ, commentaire du texte intégral par Swami Chinmayananda, Trédaniel poche, p.223, (ISBN 978-2-8132-0477-6)
  24. Bhāgavata Burāṇa 11.5.14.
  25. Bhāgavata Purāṇa 7.15.7.
  26. a et b http://www.shaivam.org/shp_faq.htm
  27. https://books.google.fr/books?id=h78QlF7pX-0C&pg=PA289&lpg=PA289&dq=tiruvalluvar+shaiva&source=bl&ots=XTXwMwA9y4&sig=NYWQCn2nF_VM3NgksBMURe5ZYu0&hl=fr&sa=X&ved=0CD0Q6AEwBGoVChMIxa7G-PeAyQIVpMByCh09vgBK#v=onepage&q=tiruvalluvar%20shaiva&f=false
  28. Tirukkural, Vol. 1, S.M. Diaz, Ramanatha Adigalar Foundation, 2000.
  29. http://www.jainglory.com/research/kural
  30. Tiruvaḷḷuvar ; trans. Satguru Sivaya Subramuniyaswami (2000). Tirukkuṟaḷ = Tirukural : ethical masterpiece of the Tamil people. New Delhi: Abhinav Publications. (ISBN 81-7017-390-6).
  31. 108 upanishad, traduction et présentation de Martine Buttex, éditions Dervy, p. 1304 et 1305.
  32. 108 upanishad, traduction et présentation de Martine Buttex, éditions Dervy, p. 1306 et 1309.