Fromage végétal

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Un fromage végétal, ou fauxmage (contraction des mots « faux » et « fromage »), ou encore vromage[1] (avec un « v » pour « végétal »), est un aliment végétal dont la texture et le goût rappelle le fromage laitier.

Les fromages végétaux sont le plus souvent fabriqués à partir de noix de cajou, d’huile de coco, de purées d'autres oléagineux et protéagineux ou de laits végétaux caillés, et subissent éventuellement un processus de fermentation à l’aide de bactéries ou de levures, et d’affinage[2].

On distingue les « nouveaux produits qui ne ressemblent en rien à du fromage traditionnel et qui n’en n'ont pas vocation, et les autres, qui essayent effectivement d’imiter scrupuleusement le goût et l’aspect des vrais fromages »[1].

Réglementation[modifier | modifier le code]

Dans l'Union européenne, l'appellation commerciale « fromage » est réservée aux fromages élaborés à partir de lait animal[3].

Entreprises[modifier | modifier le code]

L’entreprise « Les Nouveaux Affineurs » produit depuis avril 2018 des « affinés végétaux », fabriqués à partir de purées d’amande, de noix, de noix de cajou, de pois, de lupin ou de soja, par fermentation à l’aide de bactéries ou de levures, et affinés en chambre froide pendant deux à huit semaines[2],[4]. Le résultat se veut proche des produits à pâte molle. L’entreprise a été récompensée par la Fondation AgroParisTech pour son « empreinte environnementale significativement réduite »[2] ainsi que par Genopole[4].

L’entreprise « La petite Fraw ! » produit depuis début 2017 des créations végétales à base de noix de cajou, appelées « frawmages », imitant le goût et la texture des fromages traditionnels, et distribuées dans divers boutiques, fromageries et restaurants français ou belges, et également exportées dans d’autres pays européens[5]. Elle obtient en 2018 le « Prix développement » du Concours national de la création d'entreprise agroalimentaire bio[6].

En 2016, Emmanuel Joubert lance Tomm’Pouss, entreprise solidaire d'utilité sociale productrice de fromages végétaux, bios et équitables, avec pour but de produire, grâce notamment à l’affinage, des fromages ayant plus de caractère que les produits végétaux existant alors, qu’il juge trop fades[7]. Il obtient en 2018 le « Prix création » du Concours national de la création d'entreprise agroalimentaire bio[6].

Économie[modifier | modifier le code]

Selon une étude de l’entreprise Bharat Book en 2018, le marché global des fromages végétaux est en pleine croissance et devrait approcher une valeur de quatre milliards de dollars avant 2024[8].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Anne-Laure Mignon, « Le fromage végétal ou "vromage", l'alternative qui prend de l'ampleur », sur http://madame.lefigaro.fr, 4 juille 2017 (consulté le 13 août 2018).
  2. a, b et c « Ces fromages végétaux visent le haut de gamme », sur leparisien.fr, (consulté le 13 août 2018).
  3. « Alimentation : le « lait de soja » et le « fromage végétal » sont désormais interdits », sur BFM TV, (consulté le 14 juin 2017).
  4. a et b Séverine Fontaine, « Des fromages végétaux qui ont du goût ! », sur industrie-techno.com, (consulté le 13 août 2018).
  5. Sonia Reyne, « Ses « frawmages » s’exportent dans toute l’Europe », Le Parisien, (consulté le 13 août 2018).
  6. a et b Laurence Haxaire, « http://www.processalimentaire.com/A-la-une/Creation-d-entreprise-les-alternatives-vegetales-bio-a-l-honneur-33962 », sur processalimentaire.com, (consulté le 13 août 2018).
  7. Max Morgene, « Des fromages sans lait animal, une alternative crédible? », sur linfodurable.fr, (consulté le 13 août 2018).
  8. (en) Katrina Fox, « Here's Why You Should Turn Your Business Vegan In 2018 », sur forbes.com, (consulté le 1er septembre 2018).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]