Arrondissement de Saint-Dié-des-Vosges

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Arrondissement de Saint-Dié-des-Vosges
Situation de l'arrondissement de Saint-Dié-des-Vosges dans le département Vosges.
Situation de l'arrondissement de Saint-Dié-des-Vosges dans le département Vosges.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département et
collectivité territoriale
Vosges
Chef-lieu Saint-Dié-des-Vosges
Code arrondissement 88 3
Démographie
Population 92 701 hab. (2013)
Densité 80 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° nord, 7° est
Superficie 1 166 km2
Subdivisions
Communes 90

L’arrondissement de Saint-Dié-des-Vosges est une division administrative française, située dans le département des Vosges et la région Grand Est.

Composition[modifier | modifier le code]

Origine et évolution démographique[modifier | modifier le code]

L’arrondissement de Saint-Dié est créé en 1800, prenant la place de l'ancien district. Ses cent neuf communes forment dix-neuf cantons : Brouvelieures, Nompatelize, Raon-l'Étape, Allarmont, Senones, La Broque, Plaine, Rothau, Le Puid, Hurbache, Saâles, Bertrimoutier, Laveline, Fraize, Gérardmer, Granges, Corcieux, Saint-Léonard et Saint-Dié.

Pour des raisons d'efficacité administrative, des rapprochements puis des fusionnements de cantons s'opèrent progressivement. En 1839, l'arrondissement ne compte plus que 9 cantons, soient 113 037 habitants répartis en 109 communes.

En 1849, l'arrondissement compte 117 503 habitants, 109 communes et 9 cantons répartis comme suit :

  • Brouvelieures, 10 communes, 4 601 hab.
  • Corcieux, 13 communes, 11 979 hab.
  • Saint-Dié, 22 communes, 23 442 hab.
  • Fraize, 10 communes, 17 092 hab.
  • Gérardmer, 2 communes, 6 654 hab.
  • Raon-l'Étape, 9 communes, 11 809 hab.
  • Saales, 13 communes, 13 603 hab.
  • Schirmeck, 12 communes, 13 606 hab.
  • Senones, 18 communes, 14 717 hab.

Après la guerre de 1870-71, une partie du canton de Saales dans la haute vallée de la Fave reste française. En avril 1872, il est décidé de regrouper les communes de Colroy-la-Grande, Lubine, Lusse, La Grande-Fosse, La Petite-Fosse, Provenchères et d'y adjoindre la petite commune du Beulay pour former le petit canton de Provenchères.

En 1923, l'arrondissement compte 99 000 habitants, répartis en 8 cantons et 92 communes.

Après plusieurs décennies de stabilité, la population de l'arrondissement décroit dans les années 1970 et 1980. Cette baisse s'inverse dans les années 1990 avec la reprise d'une légère croissance[1]. L'évolution de la population redevient négative à partir de 2009[2].

Évolution démographique
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2013
96 261 97 080 95 092 93 310 93 398 94 428 92 701
Nombre retenu à partir de 1968 : Population sans doubles comptes

Composition sociale[modifier | modifier le code]

L’arrondissement est légèrement plus pauvre que le reste du département. En 2005, 57% des 39 300 ménages ont déclaré des revenus aux services fiscaux étaient imposables, soit un point de moins que dans le reste du département. Le revenu fiscal médian était alors de 14 850 euros par an et par unité de consommation, c'est-à dire 200 euros de moins que dans les Vosges en général et 750 euros de moins que dans la Lorraine en général[3].

L’écart entre les ménages les plus riches et les plus pauvres est toutefois plus réduit que dans le reste du département et de la région[4].

En 2006, 17% de la population de l'arrondissement vivait sous le seuil de pauvreté. Les ménages les plus défavorisés se concentrent sur la commune de Saint-Dié-des-Vosges (avec 26% de sa population sous le seuil de bas revenus en 2006, un revenu médian en 2005 de 13 700 euros par an par unité de compte et près de la moitié des 3 100 bénéficiaires du RMI de l’arrondissement en 2006), l'ancienne communauté de communes du Pays de Senones et la communauté de communes de la Vallée de la Plaine (avec respectivement 19% et 21% de la population des moins de 65 ans sous le seuil de pauvreté)[4].

Economie[modifier | modifier le code]

L'économie de l'arrondissement se caractérise par la forte place qu'y occupe l'industrie (29% des emplois contre 21% dans la région Lorraine en 2006[4]). Les services comprennent quant à eux 64% des effectifs salariés de l’arrondissement (contre 65% dans les Vosges en général et 72% dans la région Lorraine[5]). Les principaux secteurs industriels représentés sont le bois, le papier, l'automobile, la métallurgie, la transformation et le textile[6]. Les services sont portés par le tourisme (341 000 nuitées dans les hôtels de l'arrondissement en 2006, soit 34% de celles passées dans les Vosges[7]).

Sous-préfets[modifier | modifier le code]

Liste des sous-préfets successifs
Période Identité Fonction précédente Observation
18 décembre 1941 5 janvier 1942 Bernard Cornut-Gentille[8] Sous-préfet de Vouziers
15 décembre 1986 20 juillet 1989 François Philizot Adjoint au chef du bureau des élections et des études politiques, à la sous-direction des affaires politiques et de la vie associative (DATAP) ENA, Administrateur civil du Ministère de l'Intérieur
15 novembre 1989 12 novembre 1991 Jean-Luc Delpierre Sous-préfet de Gex ENA, Administrateur civil du Ministère de l'Intérieur
6 février 1995 25 août 1997 Jean-Francis Treffel Sous-préfet de Lunéville Sous-Préfet
25 août 1997 11 octobre 1999 Gilles Lagarde Sous-préfet hors cadre, expert national détaché auprès de la commission de l'Union européenne (direction des relations avec le conseil) ENA, Administrateur civil du Ministère de l'Intérieur
18 octobre 1999 1er septembre 2001 Denis Gournay Sous-préfet de Lunéville ENA, Administrateur civil du Ministère de l'Intérieur
17 septembre 2001 16 janvier 2004 Paul Laville Détaché secrétaire général de la compagnie d'aménagement de la région Bas-Rhône et Languedoc Sous-Préfet, ancien officier de l'Armée
16 février 2004 27 décembre 2006 Jean-Pierre Tressard Sous-préfet de Wissembourg Administrateur civil du Ministère de la Défense
25 avril 2007 1er février 2010 Gilles Cantal Sous-préfet chargé de mission pour la politique de la ville auprès du préfet de la région Pays-de-la-Loire, préfet de la Loire-Atlantique Administrateur territorial détaché
2 avril 2010 27 juillet 2011 Éric de La Moussaye Sous-préfet de Coutances Conseiller des affaires étrangères détaché
29 août 2011 17 novembre 2013 Christophe Salin Adjoint à la sous-directrice de la circulation et de la sécurité routières Administrateur civil hors classe
18 novembre 2013 25 mars 2016 Yves Camier Sous-préfet d'Altkirch Administrateur territorial hors classe détaché
2 mai 2016 Laurent Monbrun Sous-préfet, directeur de cabinet du préfet des Landes Commissaire de la Police Nationale détaché

Histoire[modifier | modifier le code]

La Société philomatique vosgienne, société savante née à Saint-Dié en 1875, après l'amputation en 1871 du canton de Schirmeck et du demi-canton de Saales, s'est donnée pour première mission de valoriser cet arrondissement de la montagne vosgienne. Cette tâche intervient en complément de la Société d'Émulation des Vosges, fondée auparavant sous la Restauration à Épinal.

Les études historiques prouvent la cohésion de cet ensemble territorial. Il ne faut toutefois pas le fermer. Car les liens de solidarité les plus anciens des populations locales dépassent largement le cadre étriqué et éminemment variable par mutation électorale, de l'arrondissement administratif. Ils rayonnent aujourd'hui encore sur la région Alsace, en particulier la vallée de la Bruche, le val de Villé, la vallée de la Liepvre et le val et plateau d'Orbey. La zone d'influence englobe même comme le prouvent les études dialectales, la vaste commune de La Bresse et au sud-est, inclut les rives de la Vologne jusqu'à Laval-sur-Vologne avec les environs de Bruyères. Les confins orientaux de Rambervillers appartiennent à cet ensemble, que les marchands de la belle cité rambuvetaise ont pu considérer autrefois en hinterland montagnard. Il existe aussi une limite floue aux franges de Meurthe-et-Moselle, notamment vers Baccarat, près des abords du lac de Pierre-Percée et aux confins de Badonviller et Raon-lès-Leau.

C'est pourquoi les zones de chalandise du bassin de Saint-Dié-des-Vosges atteignent cent mille unités.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • ARCHIVES DEPARTEMENTALES DES VOSGES, Liste des sous-préfets de Saint-Dié : de l'an 8 à 1919, Épinal, Archives départementales des Vosges, 1950.
  • BLACHON (Rémi), « Premiers sous-préfets de Saint-Dié », Bulletin de la Société philomatique vosgienne, 115e année, vol. XCII, 1989.
  • Karl (Adrien), Golbéry (Gaston), Arrondissements d'Épinal, Saint-Dié, Remiremont, Vosges, Paris, A. Karl, 1895.

Références[modifier | modifier le code]

  1. INSEE, Economie Lorraine, n°144, octobre 2008, Arrondissement de Saint-Dié-des-Vosges : renouveau démographique mais fort recul de l'emploi industriel, p. 2
  2. INSEE, Arrondissement de Saint-Dié-des-Vosges, Résumé statistique, consulté le 16/08/2016
  3. INSEE, Economie Lorraine, n°144, octobre 2008, Arrondissement de Saint-Dié-des-Vosges : renouveau démographique mais fort recul de l'emploi industriel, p. 5
  4. a, b et c INSEE, Economie Lorraine, n°144, octobre 2008, Arrondissement de Saint-Dié-des-Vosges : renouveau démographique mais fort recul de l'emploi industriel, p. 6
  5. INSEE, Economie Lorraine, n°144, octobre 2008, Arrondissement de Saint-Dié-des-Vosges : renouveau démographique mais fort recul de l'emploi industriel, p. 7
  6. INSEE, Economie Lorraine, n°144, octobre 2008, Arrondissement de Saint-Dié-des-Vosges : renouveau démographique mais fort recul de l'emploi industriel, p. 6 et 7
  7. INSEE, Economie Lorraine, n°144, octobre 2008, Arrondissement de Saint-Dié-des-Vosges : renouveau démographique mais fort recul de l'emploi industriel, p. 8
  8. René Bargeton, Dictionnaire biographique des préfets (septembre 1870-mai 1982), Archives nationales, , 555 p. (ISBN 2-86000-232-4), « Cornut-Gentille (Bernard Albert Charles) », p. 169.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]