Basse-sur-le-Rupt

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Basse-sur-le-Rupt
Monument des fusillés de la Résistance à la Piquante-Pierre.
Monument des fusillés de la Résistance à la Piquante-Pierre.
Blason de Basse-sur-le-Rupt
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine
Département Vosges
Arrondissement Épinal
Canton La Bresse
Intercommunalité Communauté de communes Terre de Granite

www.cc-vallons-bouchot-rupt.fr

Maire
Mandat
Nadine Perrin
2014-2020
Code postal 88120
Code commune 88037
Démographie
Gentilé Bassurois
Population
municipale
876 hab. (2013)
Densité 64 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 59′ 22″ Nord, 6° 46′ 05″ Est
Altitude Min. 409 m – Max. 1 060 m
Superficie 13,73 km2
Localisation

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Basse-sur-le-Rupt

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Basse-sur-le-Rupt
Liens
Site web bassesurlerupt.ifrance.com

Basse-sur-le-Rupt est une commune du nord-est de la France, dans le département des Vosges et la région Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine. Elle appartient aux unité et aire urbaines de La Bresse. C'est une des 188 communes[1] du parc naturel régional des Ballons des Vosges.

Ses habitants sont appelés les Bassurois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Située en moyenne montagne, la commune de Basse-sur-le-Rupt s'allonge sur une dizaine de kilomètres, le long de la départementale 34 qui relie Vagney à La Bresse, passant de 409 m à 1 060 m d'altitude. La commune est composée de sept hameaux :

  • la Burotte
  • Contrexard
  • Planois
  • Presles
  • Pubas
  • Trougemont
  • l'Echté

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Basse-sur-le-Rupt est bordée à l'est par La Bresse, au sud-est par Cornimont, au sud par Saulxures-sur-Moselotte, au sud-ouest par Thiéfosse à l'ouest par Vagney, au nord par Gerbamont, au nord-est par Rochesson et à l'est par La Bresse.

Communes limitrophes de Basse-sur-le-Rupt
Gerbamont Rochesson
Vagney Basse-sur-le-Rupt La Bresse
Thiéfosse Saulxures-sur-Moselotte Cornimont

On note que Basse-sur-le-Rupt est en contact avec La Bresse en un seul point, situé sur la borne dite Pierre des Quatre Communes.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Rupt (toponyme).

Le nom de la localité est attesté sous les formes Sur le Rupt en 1704[2], La Basse sur le Rupt en 1790,[3].

La commune est traversée par un ruisseau de montagne : le Rupt[4], qui lui a donné une partie de son nom. Le toponyme Rupt ou la finale -rupt, fréquents en Lorraine, sont une graphie régionale pour le mot ru signifiant précisément « ruisseau »[5].

L'élément Basse désigne des « terres basses »[2], basse signifiant précisément « bas-fond » en langue d'oïl.

Histoire[modifier | modifier le code]

Mairie au centre de Planois.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

La commune de Basse-sur-le-Rupt fut le théâtre d'un épisode tragique durant la Seconde Guerre mondiale au moment de la Libération de la France. En effet, La Piquante Pierre, un des plus hauts sommets de la commune, de par sa situation à la fois en altitude et entourée de forêts, abrita un maquis.

Ce maquis fut détruit le par l'armée allemande[6],[7].

La Piquante Pierre devint ensuite un lieu de mémoire où fut érigé un monument aux morts en souvenir des 83 maquisards disparus.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 876 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1856
768 564 787 831 859 842 907 903 1 026
1861 1866 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
1 026 1 035 1 193 1 221 1 186 1 206 1 133 999 1 090
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
982 923 932 914 893 932 897 838 778
1975 1982 1990 1999 2007 2008 2012 2013 -
704 786 804 819 890 887 878 876 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
10 décembre 1919   Camille Belzung    
Les données manquantes sont à compléter.
5 août 1951 21 mars 1959 Léon Perrin    
21 mars 1959 21 mars 1971 Adrien Perrin    
21 mars 1971 21 mars 1977 Daniel Perrin    
21 mars 1977 21 mars 1983 Raymond Perrin    
21 mars 1983 juin 1995 Daniel Perrin    
juin 1995 mars 2014 Marc Grandemange    
mars 2014 en cours Nadine Perrin    

Finances locales[modifier | modifier le code]

En 2014, le budget de la commune était constitué ainsi[10] :

  • total des produits de fonctionnement : 557 000 €, soit 610 € par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 348 000 €, soit 381 € par habitant ;
  • total des ressources d’investissement : 84 000 €, soit 92 € par habitant ;
  • total des emplois d’investissement : 193 000 €, soit 211 € par habitant.
  • endettement : 329 000 €, soit 359 € par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d’habitation : 16,25 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 10,28 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 16,42 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 38,75 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 15,60 %.

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Nicolas
Culte dépendant de la paroisse du Ban-de-Vagney[11].
  • Le Haut du Roc
Ce site à 1 014 m d'altitude, partagé avec la commune de Saulxures-sur-Moselotte, est implanté sur des poudingues (mélange de grès et de galets). Sur une plate-forme qui offre un large panorama sur la commune, une croix a été érigée en 1933.
  • La Pierre des Quatre Communes
Cette pierre que l'on trouve dans la forêt sur les sentiers de promenade est une borne qui marque la limite de la commune avec ses trois voisines, La Bresse, Cornimont et Rochesson. Il s'agit également du point culminant de la commune à 1 060.
  • La Piquante Pierre[12]
On ne connaît pas très bien l'origine de ce monolithe situé à 1 008 m d'altitude. Il est cependant remarquable car si on le regarde bien on peut constater qu'il est formé de 4 visages (un peu à l'image des statues de l'île de Pâques). Chacun de ces visages indique un point cardinal.
    • Monument aux morts du maquis.
  • La Croix des Moinats
Un monument commémore le souvenir des goums marocains au col de la Croix des Moinats. Leurs bataillons (appelés tabors) comprenant 12 000 goumiers ont combattu dans la région durant la Seconde Guerre mondiale en y laissant également un lourd tribut puisque 9 000 d'entre eux furent tués ou blessés.
  • Monuments commémoratifs
Monument aux morts devant l'église, Plaque commémorative 1914-1918 dans l'église, Monument commémoratif des Goumiers marocains sur la RD 34 en direction de Planoi, Monument commémoratif du maquis de "la Piquante Pierre"[13],[14].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Isidore Étienne, né le 4 février 1872 et mort le 2 janvier 1960 dans la commune. Entrepreneur local, il fut président du syndicat des granitiers de France[15].
  • Son académicien des sciences botaniques : Paul Henri Lecomte.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Tranché : - au I : d'argent, aux monts de sinople mouvants de la pointe chargés d'une pierre de granit d'argent mouvant aussi de la pointe et mise en pal ; - au II : d'or, à la roue à aubes de sable ; - une cotice en bande d'azur brochant la partition ; - au chef de gueules chargé de sept besants d'argent rangés en fasce.
Commentaires : Le blason est récent, dessiné en 1999 par un artiste local, Olivier Claudon.

On y discerne les points caractéristiques de la commune :

  • ses sept hameaux : la Burotte, Contrexard, Planois, Presles, Pubas, Trougemont et l'Echté ;
  • la rivière qui la traverse : le Rupt, affluent droit de la Moselotte ;
  • son histoire économique fondée :
    • sur l'eau qui a permis l'installation de l'industrie textile, des turbines électriques, de scieries…[16],[17] ;
    • sur le travail du granit ;

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Liste des 188 communes adhérentes au parc naturel régional des ballons des Vosges, 3e Charte 2012 - 2024
  2. a et b Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Librairie Guénégaud, Paris, 1989 (ISBN 2-85023-076-6), p. 57a.
  3. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France (lire en ligne)
  4. Le ruisseau : le Rupt
  5. Auguste Longnon, Les noms de lieu de la France : leur origine, leur signification, leurs transformations...(lire en ligne)
  6. Commandant Gonand, «Lucien», 3 années de Résistance dans la montagne vosgienne, journal de marche du 4e groupement F.F.I. des Vosges. Imprimerie-librairie Union - Thann. Imp. no 10635. Dép. lég. IIe tr./46. page 95.
  7. Louis Hans, La Bresse martyre - Maquis de la Piquante-Pierre, janvier1946
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2007, 2008, 2012, 2013.
  10. Les comptes de la commune de Basse-sur-le-Rupt
  11. Les paroisses : Planois (partie de Basse-sur-le-Rupt
  12. Le monolithe de la Piquante Pierre
  13. Monument aux morts
  14. Monuments commémoratifs
  15. « Biographie de Isidore Étienne », sur le site personnel de Bernard Visse, Dictionnaire des Vosgiens célèbres (consulté le 11 mars 2016)
  16. Scieries hydrauliques à cadre, Usine de taille de granite dite graniterie
  17. « scierie hydraulique, enquête thématique régionale (architecture rurale des Hautes-Vosges) ; patrimoine industriel », base Mérimée, ministère français de la Culture