Colroy-la-Grande

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Colroy-la-Grande
Église et monument aux morts.
Église et monument aux morts.
Blason de Colroy-la-Grande
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Vosges
Arrondissement Saint-Dié-des-Vosges
Canton Saint-Dié-des-Vosges-2
Intercommunalité Communauté de communes Fave, Meurthe, Galilée
Code postal 88490
Code commune 88112
Démographie
Gentilé Colréen(ne)s ou Colrégien(ne)s
Population 535 hab. (2013)
Densité 45 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 19′ 01″ N 7° 06′ 46″ E / 48.3169444444, 7.1127777777848° 19′ 01″ Nord 7° 06′ 46″ Est / 48.3169444444, 7.11277777778
Altitude 453 m (min. : 408 m) (max. : 790 m)
Superficie 11,86 km2
Historique
Date de fusion
Commune(s) d'intégration Provenchères-et-Colroy
Localisation

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Colroy-la-Grande

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Colroy-la-Grande

Colroy-la-Grande est une ancienne commune française située dans le département des Vosges, en région Lorraine, devenue, le , une commune déléguée de la commune nouvelle de Provenchères-et-Colroy.

Ses habitants sont appelés les Colréens ou les Colrégiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est ainsi nommée pour la distinguer de Colroy-la-Roche, commune aujourd'hui alsacienne mais qui resta vosgienne jusqu'en 1871.

C'est une des 188 communes[1] du Parc naturel régional des Ballons des Vosges.

Le hameau principal est Le Houssot, proche du col de Saales.Colroy-la-Grande se trouve à 16 km de Saint-Dié et 3 km de Provenchères-sur-Fave.

  • Hameaux :
    • le Houssot
    • la Neuveville
  • Écarts :
    • l'Amadou
    • la Clanche
    • les Hautes-Prayes
    • les Quatre Maisons
    • Richemont
    • Saint-Abouche
    • la Malgrange
    • le Pré-Badois

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Au cours de la Révolution française, la commune porte les noms de La Grande-Fave et de La Rochette[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les hommes de Colroy ont fourni depuis des temps immémoriaux protections et aides de transport aux marchands de la voie des Saulniers. La voie des Saulniers relient alors l'Alsace du Val de Villé à Moyenmoutier et Étival par le col de Saales. Les anciens montagnards les nommaient les rois du col car leur maîtrise technique des chariots et des schlittes, tant en usage qu'en conception et au besoin leur mobilisation collective permettaient de sauver un convoi marchand en perdition.

Le toponyme de Colroy (H. de Courai) semble attesté au moins en 1172. On évoque Colroy-la-Grande au XVIIIe siècle : Collis regia en 1768, Colroy-la-Grande en 1793 et La Grande-Fave sous la Révolution.

Le village de Colroy (collis regia) dépendait du domaine du chapitre de Saint-Dié, et des sires de Barbay.

En 1398, le chapitre de Saint-Dié y prélève quinze muids de blé. En 1400, le maire Aubert Bertei de Colroy prend à cens une ménantille appartenant au chapitre, moyennant cinq gros annuels à la saint Martin d'hiver. Elle est constituée d'une maison, d'un pré et d'un meix.

Le 15 décembre 1491, il y eut un accord fait entre les habitants de Colroy et de Lusse touchant les pâturages, bois, etc.. Les habitants devaient annuellement 29 gros de rente ordinaire.

Colroy a longtemps fait partie de la paroisse de Provenchères. Elle commence son émancipation paroissiale vers 1600. Tout comme Provenchères et Le Beulay, les membres de la communauté ont eu aussi plusieurs seigneurs non comparsonniers et en conséquence plusieurs maires.

La tradition apporte que pendant la Guerre de Trente Ans, un parti de cavaliers brandebourgeois fut détruit par les Français dans un chemin creux allant de Colroy à Lubine : ce chemin se nomme encore aujourd'hui la Creuse des Brandebourgoeois.

La mairie de Colroy-la-Grande appartenait au bailliage de Saint-Dié. L'histoire de la ville est étroitement liée à celle de Lubine. L'église, dédiée à saint Jean-Baptiste, était du diocèse et du doyenné de Saint-Dié. La cure était à la collation du chapitre cathédral. L'église a été bâtie en 1774. La mairie et les écoles datent de 1856.

Colroy-la-Grande, qui faisait partie depuis 1790 du canton de Saales, est une des communes de ce canton restées françaises. Par la loi du 5 avril 1873, elle est entrée dans le canton nouvellement créé de Provenchères-sur-Fave.

Dans le coteau appelé Gros-Rain, se trouvent deux bans de terrains houillers inclinés faiblement vers l'est. Sur le chemin, entre ce village et Lubine, on remarque encore les débris d'anciennes houillères.

Par arrêté préfectoral du 22 décembre 2015, la commune nouvelle de Provenchères-et-Colroy est créée par la fusion de Provenchères-sur-Fave avec Colroy-la-Grande, conformément aux délibérations des conseils municipaux, respectivement, du 20 novembre 2015. Son siège est fixé à la mairie de Provenchères-sur-Fave[3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Budget et fiscalité 2014[modifier | modifier le code]

En 2014, le budget de la commune était constitué ainsi[4] :

  • total des produits de fonctionnement : 382 000 €, soit 680 € par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 352 000 €, soit 628 € par habitant ;
  • total des ressources d’investissement : 35 000 €, soit 62 € par habitant ;
  • total des emplois d’investissement : 46 000 €, soit 81 € par habitant.
  • endettement : 202 000 €, soit 361 € par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d’habitation : 19,45 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 5,10 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 11,14 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 38,75 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 15,67 %.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1947 mars 1977 Maurice Lemaire[5] RPF,
Républicains sociaux,
UNR, UDR
Directeur général de la SNCF
Conseiller général du canton de Raon-l'Étape (1951-1969)
Député (1951-1978), ministre (1953-1955, 1956-1957)
Conseiller général du canton de Provenchères-sur-Fave (1969-1978)
Conseiller régional de Lorraine (1974-1978)
mars 1977 mars 1989 Mme Peterschmitt PS  
mars 1989 mars 2001 Jean-Claude Petitdidier SE  
mars 2001 mars 2014 Georgette Blaise (1937-2015) UMP Principale de collège retraitée
mars 2014 en cours Christian Georges    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 535 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1856
782 858 876 1 029 1 278 1 205 1 216 1 259 1 107
1861 1866 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
1 182 1 166 1 343 1 246 1 180 1 141 1 079 1 031 1 030
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
875 667 928 648 655 520 570 543 680
1975 1982 1990 1999 2005 2008 2010 2013 -
618 571 635 611 593 574 551 535 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La commune a été décorée de la croix de guerre 1914-1918[18].
  • Bornes frontalières d'Ancien Régime en série (série de 10)[19].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Eugène Petitcolin, aide d'anatomie, mouleur[20].

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De sinople à deux sapins d’argent surmontés d’une abeille d’or.
Commentaires : Les sapins indiquent que la commune est boisée à 75 % de forêt de résineux, c’est ce qui explique également pourquoi le champ de l’écu est de sinople. Quant à l’abeille, elle symbolise la grosse exploitation de miel de la localité[21].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Liste des 188 communes adhérentes au parc naturel régional des ballons des Vosges, 3ème Charte 2012 - 2024
  2. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. « RAA numéro 55 - du 31 décembre 2015 », Recueil des actes administratifs des Vosges,‎ (lire en ligne [PDF]).
  4. Les comptes de la commune
  5. 1791-2003, le grand livre des élus vosgiens
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2008, 2010, 2013.
  7. « chapelle Saint-Sébastien », base Mérimée, ministère français de la Culture
  8. « église paroissiale saint-Jean-Baptiste », base Mérimée, ministère français de la Culture
  9. « Notice no IM88003889 », base Palissy, ministère français de la Culture harmonium
  10. « Notice no IM88003840 », base Palissy, ministère français de la Culture orgue de l'église paroissiale Saint-Jean-Baptiste
  11. Orgue de l'église
  12. Tombeaux de curés
  13. « croix dans le cimetière », base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. « Croix érigée en mémoire du jubilé de 1826 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. « monument aux morts commémoratif de la guerre 1914-1918 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  16. Centre de Recherches sur l'Histoire des Familles (CRHF) : Monument aux morts
  17. Monument aux morts
  18. Communes décorées de la Croix de guerre 1914-1918
  19. « Bornes frontalières d'Ancien Régime », base Mérimée, ministère français de la Culture
  20. « Biographie de Eugène Petitcolin, Bulletin de la Société Histoire médicale Sciences vétérinaires », sur le site personnel de Bernard Visse (consulté le 30 mars 2016)
  21. Site de l'U.C.G.L.