Aller au contenu

Corcieux

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Corcieux
Corcieux
Rue de l'Hôtel de Ville.
Blason de Corcieux
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Vosges
Arrondissement Saint-Dié-des-Vosges
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Saint-Dié-des-Vosges
Maire
Mandat
Christian Caël
2020-2026
Code postal 88430
Code commune 88115
Démographie
Gentilé Forfelet / Forfelaise
Population
municipale
1 494 hab. (2021 en diminution de 3,61 % par rapport à 2015)
Densité 86 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 10′ 23″ nord, 6° 52′ 49″ est
Altitude 550 m
Min. 503 m
Max. 730 m
Superficie 17,4 km2
Type Bourg rural
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Gérardmer
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
Corcieux
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
Corcieux
Géolocalisation sur la carte : Vosges
Voir sur la carte topographique des Vosges
Corcieux
Géolocalisation sur la carte : Grand Est
Voir sur la carte administrative du Grand Est
Corcieux
Liens
Site web corcieux.fr

Corcieux ([kɔʁsjø] Écouter, en vosgien de la montagne [kɔʁsyː]) est une commune du nord-est de la France, chef-lieu de canton du département des Vosges dans l'arrondissement de Saint-Dié-des-Vosges, en région Grand Est.

Ses habitants sont appelés les Forfelets.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Vue générale

Corcieux est située dans la vallée du Neuné, petit affluent droit de la Vologne, à 550 m d'altitude. La commune est distante de 18 km de Saint-Dié-des-Vosges, de 15 km de Bruyères et de 15 km de Gérardmer. Le lieu est un plateau peu accidenté, en forme de large cuvette dont les altitudes restent comprises entre 503 et 730 m.

C'est une des 201 communes réparties sur quatre départements : les Vosges, le Haut-Rhin, le Territoire de Belfort et la Haute-Saône[1] du parc naturel régional des Ballons des Vosges.

La cité a reçu les labels Station Verte et « Patrimoine du XXe siècle ».

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Il semble acquis qu'un lac occupait cette cuvette au sortir de l'ère glaciaire, c'est-à-dire il y a moins de 10 000 ans ; certains endroits sont encore marécageux. Le glacier de calotte dans ses ultimes oscillations, retraits de déglaciation ou avancées de glaciation, a laissé des matériaux à la fois fins et mal classés, qui n'ont pas été repris par l'érosion, sauf en marge du plateau[2]. Les géologues les décrivaient autrefois sous la dénomination de diluvium et atterrissement de granit et de roche ancienne.

Hydrogéologie et climatologie : Système d’information pour la gestion des eaux souterraines du bassin Rhin-Meuse :

Territoire communal : Occupation du sol (Corinne Land Cover); Cours d'eau (BD Carthage),
Géologie : Carte géologique; Coupes géologiques et techniques,
Hydrogéologie : Masses d'eau souterraine; BD Lisa; Cartes piézométriques.

Sismicité[modifier | modifier le code]

Commune située dans une zone 3 de sismicité modérée[3].

Hydrographie et les eaux souterraines[modifier | modifier le code]

La commune est située dans le bassin versant du Rhin au sein du bassin Rhin-Meuse. Elle est drainée par le ruisseau le Neune, le ruisseau de la Goulle, le ruisseau le Bheumey, le ruisseau le Rayrand, le ruisseau le Xave, le ruisseau de Ruxurieux et le ruisseau des Bouleaux[4],[Carte 1].

Le Neuné, d'une longueur totale de 24,5 km, prend sa source dans la commune de Gerbépal et se jette dans la Vologne en limite de Laveline-devant-Bruyères, Herpelmont, Beauménil et Champ-le-Duc, après avoir traversé sept communes[5].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseaux hydrographique et routier de Corcieux.

La qualité des eaux de baignade et des cours d’eau peut être consultée sur un site dédié géré par les agences de l’eau et l’Agence française pour la biodiversité[Carte 2].

Climat[modifier | modifier le code]

En 2010, le climat de la commune est de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[6]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental et est dans la région climatique Vosges, caractérisée par une pluviométrie très élevée (1 500 à 2 000 mm/an) en toutes saisons et un hiver rude (moins de °C)[7].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 8,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 315 mm, avec 14,3 jours de précipitations en janvier et 11,1 jours en juillet[6]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Gérardmer », sur la commune de Gérardmer à 11 km à vol d'oiseau[8], est de 9,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 797,3 mm. La température maximale relevée sur cette station est de 37 °C, atteinte le ; la température minimale est de −20,5 °C, atteinte le [Note 1],[9],[10].

Les paramètres climatiques de la commune ont été estimés pour le milieu du siècle (2041-2070) selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020[11]. Ils sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[12].

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Le village a une structure étoilée, de nombreuses routes partant du centre pour desservir les divers hameaux : Bellegoutte, Rambaville, Rennegoutte, Ruxurieux, Vichibure... La gare de Corcieux-Vanémont, à 3 km du centre, se trouve sur le territoire de la commune de La Houssière.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

SNCF[modifier | modifier le code]
Gare de Bruyères.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Commune membre de la Communauté d'agglomération de Saint-Dié-des-Vosges.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Au , Corcieux est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[13]. Elle est située hors unité urbaine[14] et hors attraction des villes[15],[16].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (65,6 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (71,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (33,4 %), forêts (24,6 %), terres arables (17,4 %), zones agricoles hétérogènes (14,8 %), zones urbanisées (7,8 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (1,9 %)[17]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom du village apparaît pour la première fois en 1070 sous la forme Corrocello. Il est attesté ensuite sous les formes Courressuel, Colrezue, Corressue, Correceul[18] ou Correçoul dès 1246[réf. nécessaire]. Coursieulx s'impose sous des graphies diverses du XIVe siècle au XVIIIe siècle[18].

Auguste Longnon, Albert Dauzat et Ernest Nègre n'ont pas traité ce toponyme dans leurs ouvrages respectifs, cela signifie sans doute qu'ils le considèrent comme obscur.

Histoire[modifier | modifier le code]

Il s'agit déjà d'un gros bourg en 1246. Le doyenné de Corcieux, selon la statistique des Vosges publiée par Charton en 1837, comprend les villages de Corcieux, Bellegoutte, Les Cours, Mariemont, La Nolneuve, Thiriville, La Houssière et La Côte. Il était sous la juridiction du duc de Lorraine et de l’église impériale des chanoinesses de Remiremont. Le duc était seul haut-justicier. L'administration ducale contrôle efficacement les impôts. En 1312, les bans de Corcieux et d'Anould, le château de Spitzemberg et ses dépendances, sont confiés en douaire à Isabelle d'Autriche.

Au spirituel, la paroisse Sainte Vierge d'Assomption fondée au XIIIe siècle dépend du chapitre de Remiremont. Au XVe siècle, les Dames de Remiremont ont la moitié de la collation principale de la cure qui dépend toutefois directement de l'autorité papale. L'autre moitié de la collation, composée de grosse dîme et de menue dîme, selon Dom Augustin Calmet, restait à la cure, faisant du curé en titre un personnage estimé s'il résidait à demeure. Nous connaissons Laurent Pillardius ou Pillard, à la fois chanoine de Saint-Dié et curé de Corcieux, décédé en 1549. Les vitraux de l'église de Corcieux montre l'auteur de la Rusticiade, ce long poème à la gloire du Duc Antoine pendant la guerre des Paysans en Allemagne. Ce poète et fin lettré ne semble pas avoir résidé vraiment à demeure, si on n'excepte quelques courtes résidences. Il devait être plus souvent à Toul.

Le curé, ou par défaut le prêtre officiant et résident médiéval, a droit au bouvrot qui consiste en deux ou trois fauchés de prés, sept jours de terre (culture) par la corvée. Le lendemain de Noël, le patron ou fermier du moulin du ban de Corcieux doit livrer un pain le lendemain de Noël. Le marguillier ou matricularius, soit le préposé au rôle ou registre (matricula) de la fabrique, doit lui fournir 28 livres de beurre, 2 chapons, 2 pains blancs et 2 pintes de vin. En retour de sa livraison, le curé en fonction l'invite à dîner.

La grande paroisse de Corcieux comporte aussi la chapelle de Gerbépal qui desservait l'arrière contrée montagneuse. Plus tard, après l'érection des églises de Gerbépal puis de Gérardmer, elle a pour annexe les églises de Gérardmer et de Gerbépal, et les chapelles de La Houssière et de Martinprey. La communauté de Gerpébal comporte 40 censes ou fermes, 8 à 10 hameaux, si on inclut Martimpré. Les habitants de Gérardmer, appartenant au ban de Gerpébal et à la paroisse annexe de Gerbépal, devaient fournir chaque année en nature à la cure de Corcieux 40 livres de beurre et 12 fromages, pour bénéficier des services spirituelles du presbytère de Corcieux. Ce n'est que le qu'ils s'affranchissent du droit de porter leurs morts au cimetière de l'église de Gerbépal. Pour la construction de la chapelle mortuaire et du cimetière gérômois, le curé de Corcieux qui doit aussi fournir le vicaire résident reçoit en dédommagement une redevance annuelle de 100 livres de fromages et de 60 livres de beurre, à charge pour lui de défrayer les deux marguilliers et le cheval effectuant la transport.

Évolution démographique
1300 1500 1600 1710 1780 1802
---7001 1001 183
(Source : Estimation sous l'Ancien régime royale de France et le duché de Lorraine, archives du Consulat en 1802)

Corcieux possède aussi une maison seigneuriale qui apparaît comme un modeste château. Il est tenu par monsieur de Fléville au milieu du XVIIIe siècle. Les familles nobles présentes dans les registres paroissiaux sont depuis 1649 les :

  • Roger de Fleville
  • Martimprey
  • Heawal
  • Bildstein
  • Magnières

De 1790 à l’an IX, Corcieux est chef-lieu d'un canton inclus dans le district de Bruyères. Le canton de Corcieux est ensuite rattaché à l'arrondissement de Saint-Dié. Les fromagers de Corcieux étaient bien connus dès la fin du XVIIIe siècle sur le marché de Saint-Dié.

Évolution démographique
1830 1847 1867 1887
1 5201 6481 6001 585
(Source : Statistiques du département des Vosges)

Un camp militaire provisoire, constitué de baraques en planches, est établi en 1888 sur le territoire de la commune à la Croix-Florence. Il est agrandi en 1903 et reçoit des troupes d'infanterie et d'artillerie. Un manège y est installé jusqu'en 1912. Sur la partie nord de la commune, entre la gare et le village, un terrain d'aviation est installé durant la guerre de 1914-1918. Du au ce terrain accueille une escadrille d'observation (l’escadrille « C 47 ») à laquelle est affecté, du au , l'aviateur René Fonck surnommé « l'as des as »[19].

Dès le , les maquisards de Corcieux[20] se lancent à l'attaque de l'occupant : ils sont les seuls des Vosges à répondre à l'appel de la BBC[21]. Quelques centaines d'hommes contre l'armée allemande, le combat inégal se termine par l'exécution des résistants : 70 personnes sont fusillées et 104 déportées. Malgré son échec prévisible, le baroud du maquis de Corcieux aura atteint un but : créer dans les Vosges un abcès de fixation des troupes occupantes durant les premiers jours du débarquement de Normandie[22].

L'Association du souvenir des événements du maquis de Corcieux (ASEMC) entretien et développe la mémoire de ces événements par des commémorations et la réalisation de "chemins de mémoire"[23],[24].

Le , reculant après la bataille de Bruyères, les Allemands chassent la population vers la montagne sous un froid glacial et anéantissent le village au lance-flamme. Là encore, le bilan est très lourd : 37 victimes, 86 prisonniers, plus de 200 déportés. 82 bâtiments sont détruits entièrement, 12 gravement endommagés et une centaine plus légèrement[25]. Au titre de sa résistance à l'occupant et des souffrances endurées par sa population, la commune est décorée le de la croix de guerre 1939-1945 avec palmes de bronze[26].

La reconstruction de la cité s'effectue avec l'appui de l'American Aid to France, de la mairie du 8e arrondissement de Paris et des communes de Bourbon-l'Archambault (Allier), d'Auxonne (Côte-d'Or) et de La Neuveville (Suisse) sous la direction de l'architecte urbaniste parisien François-Boleslas de Jankowski. L'inauguration de la cité reconstruite a lieu le .

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[27]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[28].

En 2021, la commune comptait 1 494 habitants[Note 2], en diminution de 3,61 % par rapport à 2015 (Vosges : −3,05 %, France hors Mayotte : +1,84 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1856
1 0971 1431 2031 4101 5581 6361 6481 7091 613
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 5531 6001 6161 5831 5851 5031 5381 5091 671
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 6042 0231 5051 4281 3001 2721 1721 3671 450
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009 2014
1 5251 7901 8801 7181 5981 6501 6481 6681 560
2019 2021 - - - - - - -
1 5001 494-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[29] puis Insee à partir de 2006[30].)
Histogramme de l'évolution démographique

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Budget et fiscalité 2022[modifier | modifier le code]

En 2021, le budget de la commune était constitué ainsi[31] :

  • total des produits de fonctionnement : 2 016 000 , soit 1 332  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 1 658 000 , soit 1 095  par habitant ;
  • total des ressources d'investissement : 765 000 , soit 505  par habitant ;
  • total des emplois d'investissement : 846 000 , soit 559  par habitant ;
  • endettement : 516 000 , soit 341  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d'habitation : 22,77 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 41,97 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 39,15 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2021 : médiane en 2021 du revenu disponible, par unité de consommation : 20 900 [32].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs depuis 1945
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1945 1948 Jean Poirot DVD Médecin généraliste
Conseiller général du canton de Corcieux (1945-1981)
1948 1962 Camille Baradel DVD Exploitant forestier
1962 1968 Michel Laurent UNR-UDT Médecin généraliste
1969 1972 Jean Poirot DVD Médecin généraliste
Conseiller général du canton de Corcieux (1945-1981)
1972 mars 2001 Jacky Omarini (1935-2019) DVD Pharmacien
mars 2001 En cours
(au 18 février 2015)
Christian Caël SE Conseiller agricole

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[27]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[33].

En 2021, la commune comptait 1 494 habitants[Note 2], en diminution de 3,61 % par rapport à 2015 (Vosges : −3,05 %, France hors Mayotte : +1,84 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1856
1 0971 1431 2031 4101 5581 6361 6481 7091 613
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 5531 6001 6161 5831 5851 5031 5381 5091 671
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 6042 0231 5051 4281 3001 2721 1721 3671 450
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009 2014
1 5251 7901 8801 7181 5981 6501 6481 6681 560
2019 2021 - - - - - - -
1 5001 494-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[29] puis Insee à partir de 2006[34].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Une fois toutes les trois semaines, des séances de cinéma sont proposées par l'association CLE (Corcieux Loisirs Entente) en partenariat avec le CRAVLOR. Des films classés "Art et Essai" (en version originale sous-titrée) sont présentés. Désirant ouvrir la culture cinématographique au plus grand nombre et offrir un large choix de films, cette action va dans le sens de la diversité culturelle.

En 2001, la commune a ouvert le service Animation-Jeunesse. Depuis cette date, un accueil de loisirs périscolaire, des accueils de loisirs (centre aéré) et diverses animations sont proposés à la population.

Sports[modifier | modifier le code]

  • Les associations présentes sur la commune:
    • Association des Myrtilles de Corcieux[35] (club de basket-ball).
    • Judo-Club
    • Foot Corcieux-Granges
    • USFEN (Éducation Nationale)
    • Les Gais Godillots (association de marche)
    • Le CAPS
    • L'UNSS
    • Corcieux Loisirs Entente (cinéma, accueil de Loisirs, danse, yoga, scrabble...)

Enseignement[modifier | modifier le code]

Établissements d'enseignements[36] :

  • Écoles maternelles et primaires à Corcieux, Gerbépal, La Houssière, Anould.
  • Collèges à Corcieux, Fraize
  • Lycées à Gérardmer, Bruyères, Saint-Dié-des-Vosges

Santé[modifier | modifier le code]

Professionnels et établissements de santé[37] :

  • Médecins à Corcieux, Anould, Granges-sur-Vologne, Fraize, Xonrupt-Longemer.
  • Pharmacies à Anould, Granges-sur-Vologne, Fraize, Xonrupt-Longemer, Corcieux.
  • Hôpitaux à Saint-Dié-des-Vosges, Gérardmer.

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

  • Culture et élevage associés[39].
  • Sylviculture et autres activités forestières.
  • Élevage de chevaux et d'autres équidés.
  • Élevage de vaches laitières.
  • Élevage d'autres bovins et de buffles.

Tourisme[modifier | modifier le code]

  • Hébergements et restauration à Corcieux, La Houssière, Arrentès-de-Corcieux[40].

Commerces[modifier | modifier le code]

  • Commerces et services de proximité[41].
  • Depuis 1931, la principale entreprise de la commune est la fromagerie Marcillat, qui produit principalement du brie et comté plus de 400 salariés.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Église Notre-Dame de l'Assomption de Corcieux

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Notre-Dame de l'Assomption, incendiée par l'occupant dans la nuit du 14 au , a été reconstruite en 1955. Seules la tour-porche et la tour d'escalier ont pu être conservées. Un orgue a été construit en 1958 par Jacquot-Lavergne[42],[43]. La cloche, de 1731, est classée au titre des objets mobiliers[44].
  • Monument aux morts[45].
  • Les féculeries et scieries hydrauliques[46].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Nicolas-Constant Cadé (1846-1887) né à Corcieux, sculpteur et professeur à l'école des Beaux-Arts de Besançon ;
  • Victor Dreyer (1866-1944), franciscain né à Rosheim (Bas-Rhin) dans une famille optant pour la France en 1871, prélat catholique comme vicaire apostolique en Afrique du Nord et représentant du Saint-Siège en Orient), évêque titulaire Orthosias-en-Phénicie (de) (1923) et archevêque titulaire d'Adulis (de) (1928) ;
  • Norman Prince (1887-1916), aviateur américain et fondateur de l'escadrille La Fayette, mortellement blessé à Corcieux lors d'un atterrissage ;
  • René Fonck (1894-1953), pilote de chasse surnommé "l'as des as" de la Grande Guerre, né dans la commune proche de Saulcy-sur-Meurthe, il connut sa première affectation à l'escadrille d'observation C47, composée d'appareils Caudron et sise dans la commune de Corcieux ;
  • Édouard François Garcin, pilote de l'escadrille AR 14 dont la tombe se trouve dans le cimetière de la commune[47] ;
  • Jean Poirot (1914-1981), médecin, résistant du maquis de Corcieux, maire de la commune de 1945 à 48 et de 1971 à 1972 et conseiller général du département des Vosges[48] ;
  • Georges Valance, né en 1942 à Corcieux, a été un journaliste parisien, renommé en économie. En retraite et toujours attaché à Corcieux, il demeure un essayiste et un historien spécialisé. Les ouvrages publiés chez Flammarion de ce fin lettré, ancien élève du lycée Louis-le-Grand et étudiant à la Sorbonne sont des biographies sur le baron Haussmann, sur Thiers, bourgeois révolutionnaire, mais aussi développent la thématique économique : La Légende du Franc, de 1360 à demain ou encore géopolitique : Le Phénix français, France-Allemagne, le retour de Bismarck ;
  • Henri-Charles Claudel (1879-1957), industriel et inventeur à l'origine de plusieurs perfectionnements du carburateur[49] ;
  • Pierre Féve, directeur d'école, ethnologue[50] ;
  • Raoul Husson (1901-1967), chercheur spécialiste de la phonation et essayiste, directeur de recherches au C.N.R.S.[51] ;

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De gueules à la tour d'or maçonnée ajourée et ouverte de sable, accompagnée en chef d'un alérion d'argent et de deux clefs en sautoir de même[52].
Commentaires : Corcieux était propriété indivise entre le duc de Lorraine et le chapitre de Remiremont. Ainsi, on retrouve en chef l'alérion d'argent de la Lorraine et les clefs d'argent en sautoir du chapitre de Remiremont. La tour indique que le fief de La Tour - dite de Fléville - se trouvait à Corcieux. L'or de la tour et les gueules de l'écu reprennent les couleurs lorraines.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Le patrimoine de la commune sur www.pop.culture.gouv.fr/

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Les records sont établis sur la période du au .
  2. a et b Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2024, millésimée 2021, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2023, date de référence statistique : 1er janvier 2021.
  • Cartes
  1. « Réseau hydrographique de Corcieux » sur Géoportail (consulté le 29 juillet 2022)..
  2. « Qualité des eaux de rivière et de baignade. », sur qualite-riviere.lesagencesdeleau.fr/ (consulté le )
  3. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références[modifier | modifier le code]

  1. Liste des 201 communes adhérentes au parc naturel régional des ballons des Vosges, 3e Charte 2012 - 2024
  2. André Nordon, « Morphologie glaciaire du Bassin de la Haute-Meurthe », Annales de géographie, vol. 37, no 210,‎ , p. 538–543 (DOI 10.3406/geo.1928.9514, lire en ligne, consulté le )
  3. Informations des acquéreurs et locataires (IAL).
  4. « Fiche communale de Corcieux », sur le système d'information pour la gestion des eaux souterraines Rhin-Meuse (consulté le )
  5. Sandre, « le ruisseau le Neune ».
  6. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  7. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
  8. « Orthodromie entre Corcieux et Gérardmer », sur fr.distance.to (consulté le ).
  9. « Station Météo-France « Gérardmer », sur la commune de Gérardmer - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  10. « Station Météo-France « Gérardmer », sur la commune de Gérardmer - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  11. « Les nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020. », sur drias-climat.fr (consulté le )
  12. « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur meteofrance.com, (consulté le )
  13. « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
  14. Insee, « Métadonnées de la commune de Corcieux ».
  15. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
  16. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
  17. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  18. a et b Jean-Yves Henry (rédacteur), Corcieux, un bourg reconstruit, Lyon, Lieux-Dits, coll. « Images du patrimoine » (no 299), , 80 p. (ISBN 978-2-36219-140-4), p. 7.
  19. René Fonck, l'histoire d'une cigogne par Gérard Fonck.
  20. L'histoire du Maquis de Corcieux
  21. André Moulin, Feuer, FNI, , 298 p. (ISBN 978-2-402-08635-6).
  22. France Bleu Lorraine Sud. Thomas Jeangeorge et Blandine Constentin, « Le 6 juin 1944 » Accès libre [audio], (consulté le )
  23. https://www.francebleu.fr/infos/culture-loisirs/histoire-le-6-juin-1944-le-maquis-de-corcieux-se-souleve-1558954301
  24. « L'ASEMC : Association du souvenir des événements du maquis de Corcieux », sur association-maurice-vissa.fr (consulté le )
  25. Marcel Thomas, L'enfant du siècle se souvient. Mémoires., Fleureus, , 420 p. (ISBN 978-2-317-01847-3).
  26. Communes décorées de la Croix de guerre 1939 - 1945.
  27. a et b L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  28. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  29. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  30. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020 et 2021.
  31. Les comptes de la commune.
  32. Chiffres clés Évolution et structure de la population. Dossier complet.
  33. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  34. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020 et 2021.
  35. Site du club de basket
  36. Établissements d'enseignements
  37. Professionnels et établissements de santé
  38. Paroisse Notre-Dame-de-Corcieux.
  39. Annuaires
  40. Hébergements et restauration
  41. Commerces et services de proximité.
  42. Association d’Étude pour la Coordination des Activités Musicales (ASSECARM), Orgues Lorraine Vosges, Metz, Éditions Serpenoise, , 677 p. (ISBN 2-87692-093-X), p. 204 à 206.
  43. Orgue de l'église.
  44. Notice no PM88001117, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culturecloche de l'église.
  45. Synthèse des relevés - Corcieux.
  46. Inventaire des féculeries de la montagne vosgienne et scieries hydrauliques à cadre du canton de Corcieux.
  47. Escadrille formée le 18 décembre 1914 sur avions Dorand DO 1.
  48. Albert Ronsin (dir.), « Poirot (Jean) », dans Les Vosgiens célèbres : dictionnaire biographique illustré, Vagney, Gérard Louis, (ISBN 2-907016-09-1, lire en ligne), p. 298-299.
  49. « Biographie de Henri-Charles Claudel », sur le site personnel de Bernard Visse (consulté le ).
  50. « Biographie de Pierre Féve », sur le site personnel de Bernard Visse (consulté le ).
  51. « Biographie de Raoul Husson », sur Site personnel de Bernard Visse (consulté le ).
  52. Corcieux sur geneawiki.com/.