Gerbépal

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Gerbépal
Panorama en direction de Corcieux
Panorama en direction de Corcieux
Blason de Gerbépal
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Vosges
Arrondissement Saint-Dié-des-Vosges
Canton Gérardmer
Intercommunalité Communauté de communes du Val de Neuné
Maire
Mandat
Bernard Thomas
2014-2020
Code postal 88430
Code commune 88198
Démographie
Gentilé Forfelets, Forfelaises
Population
municipale
572 hab. (2012)
Densité 30 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 09′ 03″ N 6° 55′ 22″ E / 48.1508333333, 6.9227777777848° 09′ 03″ Nord 6° 55′ 22″ Est / 48.1508333333, 6.92277777778
Altitude 630 m (min. : 583 m) (max. : 1 083 m)
Superficie 19,18 km2
Localisation

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Gerbépal
Liens
Site web www.ville-gerbepal.fr

Gerbépal est une commune du nord-est de la France, dans le département des Vosges et le canton de Corcieux.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village s'étend sur 8 km le long du CD8, à 12 km de Gérardmer et 17 de Saint-Dié-des-Vosges, entre le col du Plafond (620 m) et le col de Martimpré (798 m). Son relief global est incliné vers le nord-nord-ouest, allant de 1 083 m à la Croix Hanzo à 583 m lorsque le Neuné, affluent de la Vologne, rejoint Corcieux.

Les glaciers de calotte qui ont façonné les hautes vallées par leur masse et les basses vallées surtout par leurs volumineuses eaux de fonte saisonnières ont laissé quelques dépressions plus ou moins aplanies, parfois occupées par des tourbières et deux petits étangs au lieudit Martimpré.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme Girbespath en 1152, Gerbepals en 1378, Gerbelpaul au XVIe siècle[1].

Il s'agit d’un type de formation toponymique médiévale fréquente dans la région et dans le nord de la France, composée d’un anthroponyme (le plus souvent d’origine germanique) + un appellatif toponymique roman ou germanique romanisé. Ainsi trouve-t-on dans la région Martimpré, Gérardmer, Habeaurupt, etc.

Le premier élément Girbes-, Gerbe- s’analyse comme le nom d’homme germanique Gerbertus[2] qui a donné le prénom et le nom de famille Gerbert. La nature du second élément -path, -pals est plus complexe. Ernest Nègre suppose une cacographie pour -pach (T et C étant par ailleurs souvent confondu dans la documentation ancienne), variante de Bach « ruisseau » de *bakiz, par ailleurs très bien représenté dans la toponymie de la France du nord (cf. -bet, -baix, -bais, -bez, etc.)[3]. Le L final est dû à l'adjonction du suffixe diminutif germanique -le, variante de -lein cf. allemand Bächlein « ru, petit ruisseau », d'où *-pachle, francisé en -pasle > -pals > -pal.

Même phénomène pour Rehaupal qui n'est attesté qu’au XIVe siècle sous la forme Raihaupaulz qui pourrait représenter un anthroponyme germanique en -bald pris absolument. Il est possible qu’une influence réciproque explique l'analogie des deux terminaisons -pal.

Le gentilé de Forfelet est partagé par les habitants de Corcieux, les limites de communes ayant été très mouvantes au fil des siècles.

Histoire[modifier | modifier le code]

Gerbépal faisait partie d'un domaine appartenant aux comtes de Martimprey. Le château de ceux-ci, incendié par les Suédois pendant la guerre de Trente Ans, fut reconstruit mais définitivement détruit en novembre 1944.

En 1790, le territoire actuel était partagé entre les municipalités de Vichibure et de Martimpré. En 1792, le hameau de Vichibure fut inclus dans la commune de Corcieux et la commune de Gerbépal fut créée, englobant Martimpré.

La commune était plus peuplée qu'aujourd'hui, dépassant le millier d'habitants au cours du XIXe siècle.

Blason Blasonnement :
D’azur à la fasce d’or chargée de trois étoiles de gueules, accompagnée, en chef, d’une gerbe de blé aussi d’or.
Commentaires : Ce sont les armes de la famille de Martimprey, seigneur du lieu, auxquelles on a ajouté une gerbe de blé, armes parlantes, pour rappeler le nom de la commune.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 572 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1856
818 755 947 1 119 1 354 1 370 1 415 1 377 1 361
1861 1866 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
1 389 1 420 1 434 1 370 1 303 1 194 1 068 1 006 963
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
910 814 718 695 651 547 547 467 449
1975 1982 1990 1999 2006 2011 2012 - -
380 436 483 503 537 567 572 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1953 1967 André Gros    
1967 1977 Pierre Thomas    
1977 1983 Pierre Hestin    
1983 1989 Bernard Bertrand    
mars 1989 2004 Philippe Simonet (1925-2007)   Ancien proviseur
Démissionnaire pour raisons de santé
2004 en cours
(au 18 février 2015)
Bernard Thomas   Responsable d'atelier

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Crucifix
La chapelle Sainte-Anne
Monument aux morts
L'église Saint-Jean-Baptiste
  • Chapelle Sainte-Anne à Martimpré, construite en 1606, inscrite au titre des Monuments historiques en 1990[6].
  • Église Saint-Jean-Baptiste, fin XVIIe, remaniée.
  • Chapelle Saint-Marc.
  • Monument aux morts. Il est décoré avec la statue du Poilu victorieux, un des motifs les plus répandus.
  • Patrimoine rural. Le patrimoine rural de la commune a fait l’objet d’une enquête thématique régionale (architecture rurale des Hautes-Vosges) par le service régional de l’inventaire[7], [8].

Gerbépal dans les arts[modifier | modifier le code]

Gerbépal est cité dans le poème d’Aragon, Le conscrit des cent villages, écrit comme acte de Résistance intellectuelle de manière clandestine au printemps 1943, pendant la Seconde Guerre mondiale[9].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France (lire en ligne)
  2. Ernest Nègre, Op. cit.
  3. Ibidem.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011, 2012.
  6. « Notice no PA00107329 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  7. « Ferme du 18e s. ? », base Mérimée, ministère français de la Culture
  8. « Maison ; Ferme », base Mérimée, ministère français de la Culture
  9. Louis Aragon, « Le Conscrit des cent villages », publié initialement dans La Diane française, consulté dans Pierre Seghers, La Résistance et ses poètes : France, 1940-1945, Paris : Seghers, 2004 (2e édition). (ISBN 2-232-12242-5), p. 373-375

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • À l'ombre de mon clocher (bulletin paroissial de Gerbépal, entre 1915 et 1919, avec des lacunes, disponible sur Gallica)
  • Pierre Delagoutte, Gerbépal, mon village, chez l'auteur, 1987, 95 p[1].
  • Henri Lepage et Charles Charton, « Gerbépal », in Le département des Vosges : statistique historique et administrative, deuxième partie, Peiffer, Nancy, 1845, p. 239-240

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. Gerbépal, la Croix de Bémont