Gerbépal

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Gerbépal
Panorama en direction de Corcieux.
Panorama en direction de Corcieux.
Blason de Gerbépal
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Vosges
Arrondissement Saint-Dié-des-Vosges
Canton Gérardmer
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Saint-Dié-des-Vosges
Maire
Mandat
Bernard Thomas
2014-2020
Code postal 88430
Code commune 88198
Démographie
Gentilé Forfelets, Forfelaises
Population
municipale
579 hab. (2014)
Densité 30 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 09′ 03″ nord, 6° 55′ 22″ est
Altitude 630 m
Min. 583 m
Max. 1 083 m
Superficie 19,18 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Gerbépal

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Gerbépal
Liens
Site web www.ville-gerbepal.fr

Gerbépal est une commune du Nord-Est de la France, dans le département des Vosges et le canton de Corcieux, en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village s'étend sur 8 km le long du CD8, à 12 km de Gérardmer et 17 de Saint-Dié-des-Vosges, entre le col du Plafond (620 m) et le col de Martimpré (798 m). Son relief global est incliné vers le nord - nord-ouest, allant de 1 083 m à la Croix Hanzo à 583 m lorsque le Neuné, affluent de la Vologne, rejoint Corcieux.

Les glaciers de calotte qui ont façonné les hautes vallées par leur masse et les basses vallées surtout par leurs volumineuses eaux de fonte saisonnières ont laissé quelques dépressions plus ou moins aplanies, parfois occupées par des tourbières et deux petits étangs au lieudit Martimpré.

C'est une des 188 communes[1] du parc naturel régional des Ballons des Vosges.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme Girbespath en 1152, Gerbepals en 1378, Gerbelpaul au XVIe siècle[2].

Il s'agit d’un type de formation toponymique médiévale fréquente dans la région et dans le Nord de la France, composée d’un anthroponyme (le plus souvent d’origine germanique) + un appellatif toponymique roman ou germanique romanisé. Ainsi trouve-t-on dans la région Martimpré, Gérardmer, Habeaurupt, etc.

Le premier élément Girbes-, Gerbe- s’analyse comme le nom d’homme germanique Gerbertus[3] qui a donné le prénom et le nom de famille Gerbert. La nature du second élément -path, -pals est plus complexe. Ernest Nègre suppose une cacographie pour -pach (T et C étant par ailleurs souvent confondu dans la documentation ancienne), variante de Bach « ruisseau » de *bakiz, par ailleurs très bien représenté dans la toponymie de la France du nord (cf. -bet, -baix, -bais, -bez, etc.)[4]. Le L final est dû à l'adjonction du suffixe diminutif germanique -le, variante de -lein cf. allemand Bächlein « ru, petit ruisseau », d'où *-pachle, francisé en -pasle > -pals > -pal.

Même phénomène pour Rehaupal qui n'est attesté qu’au XIVe siècle sous la forme Raihaupaulz qui pourrait représenter un anthroponyme germanique en -bald pris absolument. Il est possible qu’une influence réciproque explique l'analogie des deux terminaisons -pal.

Le gentilé de Forfelet est partagé par les habitants de Corcieux, les limites de communes ayant été très mouvantes au fil des siècles.

Histoire[modifier | modifier le code]

Gerbépal faisait partie d'un domaine appartenant aux comtes de Martimprey. Le château de ceux-ci, incendié par les Suédois pendant la guerre de Trente Ans, fut reconstruit mais définitivement détruit en novembre 1944. Le souvenir de ce lien féodal subsiste dans la toponymie du col de Martimpré.

En 1790, le territoire actuel était partagé entre les municipalités de Vichibure et de Martimpré. En 1792, le hameau de Vichibure fut inclus dans la commune de Corcieux et la commune de Gerbépal fut créée, englobant Martimpré.

La commune était plus peuplée qu'aujourd'hui, dépassant le millier d'habitants au cours du XIXe siècle.

La commune a été décorée, le 11 novembre 1948, de la Croix de guerre 1939-1945[5].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Budget et fiscalité 2015[modifier | modifier le code]

En 2015, le budget de la commune était constitué ainsi[6] :

  • total des produits de fonctionnement : 435 000 , soit 742 par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 331 000 , soit 564 par habitant ;
  • total des ressources d’investissement : 187 000 , soit 318 par habitant ;
  • total des emplois d’investissement : 194 000 , soit 330 par habitant ;
  • endettement : 275 000 , soit 470 par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d’habitation : 20,32 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 13,36 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 23,00 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 38,75 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 19,10 %.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1953 1967 André Gros    
1967 1977 Pierre Thomas    
1977 1983 Pierre Hestin    
1983 1989 Bernard Bertrand    
mars 1989 2004 Philippe Simonet (1925-2007)   Ancien proviseur
Démissionnaire pour raisons de santé
2004 en cours
(au 18 février 2015)
Bernard Thomas   Responsable d'atelier

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[8],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 579 habitants, en augmentation de 6,43 % par rapport à 2009 (Vosges : -1,78 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1856
818 755 947 1 119 1 354 1 370 1 415 1 377 1 361
1861 1866 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
1 389 1 420 1 434 1 370 1 303 1 194 1 068 1 006 963
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
910 814 718 695 651 547 547 467 449
1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014 - -
380 436 483 503 537 567 579 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Chapelle Sainte-Anne à Martimpré, construite en 1606[11], inscrite au titre des Monuments historiques en 1990[12].
  • Église Saint-Jean-Baptiste, fin XVIIe, remaniée.
  • Chapelle Saint-Marc.
  • La Croix de Bémont[13].
  • Monuments commémoratifs[14],[15]. Il est décoré avec la statue du Poilu victorieux, un des motifs les plus répandus.
  • Patrimoine rural. Le patrimoine rural de la commune a fait l’objet d’une enquête thématique régionale (architecture rurale des Hautes-Vosges) par le service régional de l’inventaire[16],[17].
  • Scieries hydrauliques à cadre[18].

Gerbépal dans les arts[modifier | modifier le code]

Gerbépal est citée dans le poème d’Aragon, Le conscrit des cent villages, écrit comme acte de Résistance intellectuelle de manière clandestine au printemps 1943, pendant la Seconde Guerre mondiale[19].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D’azur à la fasce d’or chargée de trois étoiles de gueules, accompagnée, en chef, d’une gerbe de blé aussi d’or.
Commentaires : ce sont les armes de la famille de Martimprey, seigneur du lieu, auxquelles on a ajouté une gerbe de blé, armes parlantes, pour rappeler le nom de la commune.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Liste des 188 communes adhérentes au parc naturel régional des ballons des Vosges, 3e Charte 2012 - 2024
  2. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France (lire en ligne)
  3. Ernest Nègre, Op. cit.
  4. Ibidem.
  5. Communes décorées de la Croix de guerre 1939 - 1945
  6. Les comptes de la commune
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  11. Chapelle Saint-Anne-de-Martimpré
  12. Notice no PA00107329, base Mérimée, ministère français de la Culture Chapelle Sainte-Anne de Martimpré
  13. la Croix de Bémont
  14. Monument aux morts
  15. [http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/com_mplf.php?insee1=88198&nom_commune=Gerb%E9pal Monuments commémoratifs : Monument aux Morts 1914-1918, Monument aux Morts 1939-1945, Stèle ou plaque, église - Plaque commémorative 1914-1918
  16. « Ferme du 18e s. ? », notice no IA88000058, base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. « Maison ; Ferme », notice no IA88000057, base Mérimée, ministère français de la Culture
  18. Les scieries hydrauliques à cadre du canton de Corcieux
  19. Louis Aragon, « Le Conscrit des cent villages », publié initialement dans La Diane française, consulté dans Pierre Seghers, La Résistance et ses poètes : France, 1940-1945, Paris : Seghers, 2004 (2e édition). (ISBN 2-232-12242-5), p. 373-375
  20. « Biographie de Eugène Barthélémy Joseph Morel, Semaine religieuse du diocèse de Saint-Dié », sur le site personnel de Bernard Visse (consulté le 2 avril 2016)
  21. Gerbépal, la Croix de Bémont