Bertrimoutier

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Bertrimoutier
Bertrimoutier
L'église Saint-Jacques-le-Majeur.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Vosges
Arrondissement Saint-Dié-des-Vosges
Canton Saint-Dié-des-Vosges-2
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Saint-Dié-des-Vosges
Maire
Mandat
Christian Lemercier
2014-2020
Code postal 88520
Code commune 88054
Démographie
Gentilé Bertrimonastérien(ne)s
Population
municipale
309 hab. (2016 en diminution de 8,85 % par rapport à 2011)
Densité 83 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 16′ 21″ nord, 7° 03′ 18″ est
Altitude 444 m
Min. 373 m
Max. 596 m
Superficie 3,72 km2
Localisation

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Liens
Site web www.bertrimoutier.fr

Bertrimoutier est une commune française située dans le département des Vosges, en région Grand Est.

Ses habitants sont appelés les Bertrimonastériens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Vue depuis l'église.
Le hameau de Bonipaire.
Le hameau de Layegoutte.

Bertrimoutier est située dans le canton de Saint-Dié Est et se trouve sur un plateau dont l'altitude varie entre 373 et 600 mètres.

Le village a une surface de 367 hectares dont 27 de forêt communale.

C'est une des 188 communes[1] du parc naturel régional des Ballons des Vosges.

Le village est principalement blotti le long de la Route départementale 23. Le noyau central de l'agglomération est regroupé autour de l'église et les habitations viennent se lover autour de l'édifice.

Les routes communales perpendiculaires à la départementale mènent aux villages limitrophes de Combrimont, Neuvillers-sur-Fave et Raves permettant ainsi de rejoindre les coteaux des fermes isolées de la vallée de la Fave.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Neuvillers-sur-Fave Combrimont Rose des vents
N Wisembach
O    Bertrimoutier    E
S
Raves Ban-de-Laveline

Hameaux[modifier | modifier le code]

  • Bonipaire ;
  • Layegoutte ;
  • le Giron ;
  • Renigoutte ;
  • les Censes.

Écarts[modifier | modifier le code]

  • La Jeunesse ;
  • la Belle vue ;
  • le Cheventeux.

Cours d'eau[modifier | modifier le code]

Un sous-affluent de la Fave, le Blanc Rupt, borde la commune au sud jusqu'à sa confluence avec la Morte.

Villages et villes les plus proches[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'orthographe du toponyme a varié au cours des siècles : Bertrimoustie en 1278, Bertrimostier en 1284, Burtrimostier en 1285, Bertrymoustier en 1485, Bertremostier au XVe siècle, Bertrimostier en 1523. L'étymologie fait référence au monastère de Bertherus.

Histoire[modifier | modifier le code]

C'est à Bertrimoutier que fut créée la première des dix-huit colonies agricoles établies par les moines de Saint-Dié dès le VIIIe siècle. Le monastère (moutier) fut fondé vers 1171 par le moine Bertherus, disciple de saint Déodat, et dépendait du monastère de Saint-Dié. À son tour, la colonie de Bertherus essaima d'autres dans les vallons environnants.

À partir de 1331, Jean d'Eckerich [2] s’allie avec le duc de Lorraine pour combattre le comte de Bar. Jean d'Eckerich ravage Bertrimoutier, Provenchères-sur-Fave, Remomeix, Sainte-Marguerite et attire dans une embuscade les chanoines Jean de Toulon, Geoffroy d'Herbeuviller et Nicolas de Porcher qui commandaient les troupes du chapitre de Saint-Dié, les fait prisonniers et les enferme dans son donjon du Haut-Échéry pour lesquels il réclame 750 livres tournois de rançon.

Le village est indiqué sans le dénombrement établi en 1553 par Claude de Jussey pour les biens qu'il possédait dans les prévôtés de Saint-Dié, Dompaire, Bruyères et Arches. En 1681, le chapitre de Saint-Dié rendit foi et hommage au roi de France pour la mairie de Bertrimoutier. Comme on le constate, l'histoire de Bertrimoutier est étroitement liée au rôle qu'a joué le clergé dans la contrée. Les habitants de Bertrimoutier étaient astreints à des corvées au château du Spitzemberg, la moitié de la serrure de la grande porte, la moitié de la crôle ou pêle à feu et de la chaudière qui était fournie par la vouerie de la Haute-Pierre.

En 1790, la paroisse de Bertrimoutier, qui regroupait les bourgs de Combrimont, Bonipaire, Layegoutte, Lesseux, Frapelle, Neuvillers, Pair, Grandrupt et Raves, était déjà appelée la Grande Paroisse. En 1848, les hameaux de Bonipaire et de Layegoutte ont été rattachés à la commune. L'évolution de la population est liée au développement du village. Jusqu'au milieu du XIXe siècle, la population augmente sensiblement pour passer de 12 habitants en 1710 à 156 en 1847. Vingt ans plus tard la population de Bertrimoutier est multipliée par 2,1 passant à 328 habitants, ce qui explique le regroupement des hameaux de Bonipaire et de Layegoutte au village de Bertrimoutier. Avant 1848, Bonipaire et Layegoutte étaient réunis à Combrimont formant ainsi une commune distincte. C'est l'arrêté présidentiel du 21 juillet 1848 qui a formé la commune de Combrimont et réuni Bonipaire et Layegoutte à Bertrimoutier. Depuis la commune s'étend sur 357 hectares. Cette période correspond à la construction d'une nouvelle mairie et d'une nouvelle école à partir de 1865. La commune a atteint le pic de population avec 367 habitants en 1887. En 2014, la commune compte 351 habitants.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Budget et fiscalité 2014[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
    Jean Masson    
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1989 juin 1995 Pierre Rohrer   Entrepreneur de pompes funèbres
mars 2001 mars 2014 Guy Hurstel    
mars 2014 En cours Christian Lemercier    

Finances locales[modifier | modifier le code]

En 2015, les finances communales était constituées ainsi[3] :

  • total des produits de fonctionnement : 226 000 , soit 683  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 195 000 , soit 589  par habitant ;
  • total des ressources d’investissement : 96 000 , soit 259  par habitant ;
  • total des emplois d’investissement : 162 000 , soit 489  par habitant ;
  • endettement : 101 000 , soit 305  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d'habitation : 22,90 % ;
  • taxe foncière sur le bâti : 12,29 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 18,87 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 38,75 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 23,04 %.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[5].

En 2016, la commune comptait 309 habitants[Note 1], en diminution de 8,85 % par rapport à 2011 (Vosges : -2,43 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1856
122125126126133144156146324
1861 1866 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
330328337367345320291305282
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
259232267253236209225211231
1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012 2016 -
265346341336369374320309-
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Jacques-le-Majeur.

Église Saint-Jacques-le-Majeur[modifier | modifier le code]

Église Saint-Jacques-le-Majeur surmontée d'un clocher à bulbe[8].

Vers 1812, reconstruction d'un orgue antérieur par Augustin Chaxel. L'instrument a été reconstruit à nouveau par Simon Ulrich (1860-1862), transformé par Joseph Voegtlé (1924) et relevé par Roethinger en 1960[9],[10].

Monuments commémoratifs et nécropole internationale[modifier | modifier le code]

Les monuments commémoratifs[11],[12].

Une nécropole militaire franco-allemande regroupe des victimes des deux camps de la Première Guerre mondiale.

La commune a été décorée de la Croix de guerre 1914-1918[13].

Colline du Sacré-Cœur[modifier | modifier le code]

Statue du Sacré-Cœur, sur la colline de la Hossière.

La vallée de la Fave, et particulièrement Bertrimoutier, étaient aux premières loges pour les bombardements qui atteignaient la crête des Vosges entre Allemands et Français au cours de la Grande Guerre 1914-1918. Les deux abbés de Bertrimoutier, deux frères, Paul et Charles Chalumeau, décidèrent d'entreprendre l'édification d'une statue du Sacré-Cœur si les villages de la Grande Paroisse étaient épargnés par les bombardements.

La guerre terminée, les pères Lavier et Laurent se rendirent à Bertrimoutier pour une mission d'évangélisation. Ceux-ci encouragèrent alors les paroissiens à édifier une statue du Sacré-Cœur en signe de témoignage et de reconnaissance envers le Christ d'avoir préservé la population d'un horrible carnage. C'est le site de la Hossière qui a été choisi en 1928 pour édifier la statue. Ce sommet avait l'avantage d'être visible de chacune des sept collines composant la Grande Paroisse situées au confluent des vallées de la Fave et de la Morte.

Vers l'été 1928, l'entreprise Guittjan de Saint-Dié fut chargée de couler le piédestal qui devait supporter la statue du Sacré-Cœur d'une hauteur de 2,5 m qui fut fondue à Vaucouleurs. C'est le voiturier Alphonse Deschamps de Raves qui fut chargé de véhiculer la statue de la gare depuis son village jusqu'au pied de la colline. Pour mener à bien le travail, on doubla l'attelage (six bœufs) pour atteindre le sommet de la Hossière. Un charpentier de Lesseux, Joseph Maurice, édifia une chèvre (échafaudage de grosses poutres). Avec l'aide d'un palan, on hissa la statue de trois tonnes sur son socle.

La cérémonie d'inauguration était présidée par Mgr Marmotin évêque de Saint-Dié lors de la fête du Christ-Roi en 1928. Les maires de sept communes portèrent, en se relayant, le dais de l'église jusqu'à la statue. Une cérémonie se déroula en 1929, puis plus rien jusqu'au début de la guerre 1939-1945. L'abbé Bonnard se rendit au Sacré Cœur et demanda au Christ d'épargner les villages de la barbarie nazie, promettant si les vœux était exaucés de se rendre annuellement en procession jusqu'à la statue du Sacré Cœur. Ce vœu fut exaucé jusqu'en 1965 sous la prêtrise de l'abbé Allier. Négligé depuis 1971, le lieu retournait à l'état sauvage. Durant l'hiver 1990-1991 un groupe de bénévoles défricha les alentours de la statue pour rendre le lieu plus fréquentable.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Sébastien Florent, curé de Ban-de-Laveline, créateur d'écoles gratuites[14].

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]