Gemaingoutte

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Gemaingoutte
Gemaingoutte
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Vosges
Arrondissement Saint-Dié-des-Vosges
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Saint-Dié-des-Vosges
Maire
Mandat
Jacques Rouyer
2020-2026
Code postal 88520
Code commune 88193
Démographie
Population
municipale
145 hab. (2019 en augmentation de 14,17 % par rapport à 2013)
Densité 37 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 15′ 16″ nord, 7° 05′ 11″ est
Altitude 705 m
Min. 424 m
Max. 986 m
Superficie 3,9 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Ban-de-Laveline
(banlieue)
Aire d'attraction Saint-Dié-des-Vosges
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Saint-Dié-des-Vosges-2
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Gemaingoutte
Liens
Site web http://www.gemaingoutte.fr/

Gemaingoutte est une commune française située dans le département des Vosges, en région Grand Est.

Ses habitants sont appelés les lis ames de Gemaingoutte, c'est-à-dire les Hommes habitant ce lieu.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

L'entrée est de la D 459.

Gemaingoutte est un petit village rural bâti essentiellement le long de l'ancienne route menant de Ban-de-Laveline à Wisembach, sur l'ubac de la vallée du Blanc Ru, un sous-affluent de la Fave. Le tracé de la route nationale 59 (France) RN 59 — devenue D 459 — évite partiellement le centre. Si le village est de taille modeste, la commune possède un vaste domaine forestier, bois du Beulay et de la Cude, qui lui fait jouxter la commune alsacienne de Sainte-Marie-aux-Mines entre le col homonyme et la Tête du Violu, son point culminant. La superficie totale du village incluant la forêt est de 390 hectares, dont 234 de forêt.

C'est une des 188 communes[1] du parc naturel régional des Ballons des Vosges.

Son altitude varie entre 446 m et 995 m pour la partie la plus haute qui se trouve au lieu-dit du Violu. Important lieu de passage pendant les trois conflits mondiaux, de nombreux sentiers balisés permettent de se livrer à la promenade.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

  • Le Beuley
  • la Beuverie
  • Griffinoyer
  • la Sausse
  • la Cude
  • Fontaine-de-la-Cour
  • Goutte-du-Plaine
  • Goutte-Méline
  • la Logette
  • le Rein-des-Orges

Hydrographie[modifier | modifier le code]

  • Le ruisseau de la Cude[2] prend sa source sur le territoire de la commune, sur les hautes pentes de la Tête du Violu au lieudit la Cheminée, mais il en sort par l'est pour rejoindre le Blanc Ru en amont de Wisembach.
  • D'autre « gouttes » de moindre importance suivent un chemin parallèle pour rejoindre le Blanc qui borde la commune au nord.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Gemaingoutte est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[3],[4],[5]. Elle appartient à l'unité urbaine de Ban-de-Laveline, une agglomération intra-départementale regroupant 6 communes[6] et 2 970 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[7],[8].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Dié-des-Vosges dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 47 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[9],[10].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (74,7 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (74,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (72,5 %), prairies (20,8 %), zones urbanisées (4,5 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (2,2 %)[11].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[12].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Gemaingoutte provient du dialecte vosgien gemellegotte qui signifie les deux gouttes ou deux sources donnant naissance à deux ruisseaux[13]. Ce toponyme signale une distinction de deux ruisseaux ou fontaines proches à Gemaingoutte. On retrouve le substantif ou vieil adjectif gemmel ou jemmel dans plusieurs toponymes montagnards, ainsi Gemainfaing qui désigne les deux fins de terres cultivables ou finages et surtout mieux préservé au pluriel, les Jumeaux, deux buttes gréseuses remarquables isolées en promontoires entre Nompatelize et Saint-Michel-sur-Meurthe[14].

Gemaingoutte (1385) ; Gemeingoute (XIVe siècle) ; Gemengoute, Gemengoutte (XIVe siècle) ; Gemeingoutte (1478) ; Gemengoucte (1485) ; Gemengoutte (1633) ; Gemingoute (1711) ; Gemaingoutte ou Germaingoutte (1753) ; Gemingotte (1768) ; Remingotte (1768) ; Gemaingotte (1790) ; Gemingotte (an II).

Histoire[modifier | modifier le code]

Il a existé un sire de Gemaingoutte dont la maison forte devait se trouver à l'extrémité du chemin de la Gravelle[15]. D'après Gravier, le village de Gemaingoutte (Gemeingut, Chemingoutte, Germaingoutte) devrait son nom et son origine à une colonie allemande qui vint se fixer dans cette contrée. En 1385, on trouve le nom de Hennemans, écuyer, seigneur de Gemaingoutte. En 1398, Conrad est sire de Gemaingoutte ; ses héritières Barbe et Madeleine de Fénétrange épousèrent Nicolas, comte de Meurs et de Saverne, et Ferdinand de Neufchâtel, lesquels devinrent seigneurs de Gemaingoutte : on les voit désignés ainsi en 1478. Le , Jean de la Croix donna ses reversales pour la haute justice de Gemaingoutte-lès-Saint-Dié. Ce village était le chef-lieu d'une mairie.

Lors du passage des Suédois, le village de Gemaingoutte a été incendié et les écrits municipaux détruits. On dit que dans la vallée de la Cude, près du col de Sainte-Marie un combat acharné a eu lieu entre les Suédois et les soldats du duc de Lorraine qui se trouvaient au Château du Faîte. Il existe encore au fond du vallon une croix portant le millésime de 1704, et qui aurait été élevée, dit-on, à la mémoire d'un colonel suédois tué dans le combat. Cette croix porte l'inscription : Vous qui passez, priez pour les trépassés. La mairie et l'école mixte, ont été construites en 1874.

Durant la guerre de 1914-1918 le village de Gemaingoutte a été occupé pendant 18 jours et le plus important quartier a été détruit le par des obus incendiaires[16].

La commune a été décorée de la croix de guerre 1914-1918 le [17].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Budget et fiscalité 2015[modifier | modifier le code]

En 2015, le budget de la commune était constitué ainsi[18] :

  • total des produits de fonctionnement : 176 000 , soit 1 383  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 141 000 , soit 1 110  par habitant ;
  • total des ressources d’investissement : 20 000 , soit 161  par habitant ;
  • total des emplois d’investissement : 29 000 , soit 232  par habitant.
  • endettement : 352 000 , soit 2 771  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d’habitation : 22,34 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 12,29 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 41,76 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 38,75 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 21,21 %.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
  mars 1971 Joseph Pierron   Agriculteur
avant 1981 ? Jean Riette DVG  
mars 1989 mars 2001 André Bresson   Ouvrier textile
mars 2001 mars 2008 Joëlle Baderot    
mars 2008 En cours
(au 18 février 2015)
Jacques Rouyer   Boucher retraité

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[19]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[20].

En 2019, la commune comptait 145 habitants[Note 3], en augmentation de 14,17 % par rapport à 2013 (Vosges : −2,86 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1856
215192255277360380374357291
1861 1866 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
317331315311299274252257273
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
272164200190188158156149119
1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009 2014 2019
103124123122123121119131145
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[21] puis Insee à partir de 2006[22].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture.

L'enquête thématique régionale (architecture rurale des Hautes-Vosges) a permis de recenser de nombreuses maisons et fermes du XVIIIe siècle[23].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Il n'existe pas d'église à Gemaingoutte.
  • Croix.
  • Fontaine du bas du village[24].
  • Nécropole nationale de Bertrimoutier[25].
  • Monument aux morts[26],[27].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • M. l'abbé Henri-Nicolas Lamaze[28].

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Liste des 188 communes adhérentes au parc naturel régional des ballons des Vosges, 3e Charte 2012 - 2024
  2. Travaux de restauration et d’entretien de la Fave, la Morte, le Blanc Ru, le ruisseau de Combrimont et des milieux associés, sur plusieurs communes
  3. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  5. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  6. « Unité urbaine 2020 de Ban-de-Laveline », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  7. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  8. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  9. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Saint-Dié-des-Vosges », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques (consulté le ).
  10. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  11. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  12. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  13. En français, ce sont les gouttes jumelles
  14. Pierre Colin, Séminaire de toponymie dialectale, Société philomatique vosgienne, 2008/2009
  15. Histoire de la commune
  16. La guerre de 1914-1918 dans les montagnes de la Haute-Meurthe. Localités envahies en 1914, page 12
  17. Communes décorées de la Croix de guerre 1914-1918
  18. Les comptes de la commune « Copie archivée » (version du 19 avril 2019 sur l'Internet Archive).
  19. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  20. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  21. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  22. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  23. « maisons et fermes », notice no PA00081562, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  24. Histoire de la Fontaine du Bas du Village
  25. Nécropole nationale de Bertrimoutier
  26. Conflits commémorés1914-18 et 1939-45
  27. Monument aux Morts face à la mairie
  28. « Biographie de Henri Nicolas Lamaze », sur le site personnel de Bernard Visse (consulté le ).