Gemaingoutte

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Gemaingoutte
La mairie.
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Vosges
Arrondissement Saint-Dié-des-Vosges
Canton Saint-Dié-des-Vosges-2
Intercommunalité Communauté de communes Fave, Meurthe, Galilée
Maire
Mandat
Jacques Rouyer
2014-2020
Code postal 88520
Code commune 88193
Démographie
Population
municipale
131 hab. (2014)
Densité 34 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 15′ 16″ nord, 7° 05′ 11″ est
Altitude 450 m (min. : 424 m) (max. : 986 m)
Superficie 3,9 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Lorraine

Voir sur la carte administrative de Lorraine
City locator 14.svg
Gemaingoutte

Géolocalisation sur la carte : Lorraine

Voir sur la carte topographique de Lorraine
City locator 14.svg
Gemaingoutte

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Gemaingoutte

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Gemaingoutte

Gemaingoutte est une commune française située dans le département des Vosges, en région Grand Est.

Ses habitants sont appelés les lis ames de Gemaingoutte, c'est-à-dire les Hommes habitant ce lieu.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

L'entrée est de la D 459.

Gemaingoutte est un petit village rural bâti essentiellement le long de l'ancienne route menant de Ban-de-Laveline à Wisembach, sur l'ubac de la vallée du Blanc Ru, un sous-affluent de la Fave. Le tracé de la route nationale 59 (France) RN 59 — devenue D 459 — évite partiellement le centre. Si le village est de taille modeste, la commune possède un vaste domaine forestier, bois du Beulay et de la Cude, qui lui fait jouxter la commune alsacienne de Sainte-Marie-aux-Mines entre le col homonyme et la Tête du Violu, son point culminant. La superficie totale du village incluant la forêt est de 390 hectares, dont 234 de forêt.

C'est une des 188 communes[1] du parc naturel régional des Ballons des Vosges.

Son altitude varie entre 446 m et 995 m pour la partie la plus haute qui se trouve au lieu-dit du Violu. Important lieu de passage pendant les trois conflits mondiaux, de nombreux sentiers balisés permettent de faire d'agréables promenades.[non neutre]

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

  • Le Beuley
  • la Beuverie
  • Griffinoyer
  • la Sausse
  • la Cude
  • Fontaine-de-la-Cour
  • Goutte-du-Plaine
  • Goutte-Méline
  • la Logette
  • le Rein-des-Orges

Hydrographie[modifier | modifier le code]

  • Le ruisseau de la Cude[2] prend sa source sur le territoire de la commune, sur les hautes pentes de la Tête du Violu au lieudit la Cheminée, mais il en sort par l'est pour rejoindre le Blanc Ru en amont de Wisembach.
  • D'autre « gouttes » de moindre importance suivent un chemin parallèle pour rejoindre le Blanc qui borde la commune au nord.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Gemaingoutte provient du dialecte vosgien gemellegotte qui signifie les deux gouttes ou deux sources donnant naissance à deux ruisseaux[3]. Ce toponyme signale une distinction de deux ruisseaux ou fontaines proches à Gemaingoutte. On retrouve le substantif ou vieil adjectif gemmel ou jemmel dans plusieurs toponymes montagnards, ainsi Gemainfaing qui désigne les deux fins de terres cultivables ou finages et surtout mieux préservé au pluriel, les Jumeaux, deux buttes gréseuses remarquables isolées en promontoires entre Nompatelize et Saint-Michel-sur-Meurthe[4].

Gemaingoutte (1385) ; Gemeingoute (XIVe siècle) ; Gemengoute, Gemengoutte (XIVe siècle) ; Gemeingoutte (1478) ; Gemengoucte (1485) ; Gemengoutte (1633) ; Gemingoute (1711) ; Gemaingoutte ou Germaingoutte (1753) ; Gemingotte (1768) ; Remingotte (1768) ; Gemaingotte (1790) ; Gemingotte (an II).

Histoire[modifier | modifier le code]

Il a existé un sire de Gemaingoutte dont la maison forte devait se trouver à l'extrémité du chemin de la Gravelle[5]. D'après Gravier, le village de Gemaingoutte (Gemeingut, Chemingoutte, Germaingoutte) devrait son nom et son origine à une colonie allemande qui vint se fixer dans cette contrée. En 1385, on trouve le nom de Hennemans, écuyer, seigneur de Gemaingoutte. En 1398, Conrad est sire de Gemaingoutte ; ses héritières Barbe et Madeleine de Fénétrange épousèrent Nicolas, comte de Meurs et de Saverne, et Ferdinand de Neufchâtel, lesquels devinrent seigneurs de Gemaingoutte : on les voit désignés ainsi en 1478. Le 26 mars 1618, Jean de la Croix donna ses reversales pour la haute justice de Gemaingoutte-lès-Saint-Dié. Ce village était le chef-lieu d'une mairie.

Lors du passage des Suédois, le village de Gemaingoutte a été incendié et les écrits municipaux détruits. On dit que dans la vallée de la Cude, près du col de Sainte-Marie un combat acharné a eu lieu entre les Suédois et les soldats du duc de Lorraine qui se trouvaient au Château du Faîte. Il existe encore au fond du vallon une croix portant le millésime de 1704, et qui aurait été élevée, dit-on, à la mémoire d'un colonel suédois tué dans le combat. Cette croix porte l'inscription : Vous qui passez, priez pour les trépassés. La mairie et l'école mixte, ont été construites en 1874.

Durant la guerre de 1914-1918 le village de Gemaingoutte a été occupé pendant 18 jours et le plus important quartier a été détruit le 15 août 1915 par des obus incendiaires[6].

La commune a été décorée de la croix de guerre 1914-1918 le 22 octobre 1921[7].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Budget et fiscalité 2015[modifier | modifier le code]

En 2015, le budget de la commune était constitué ainsi[8] :

  • total des produits de fonctionnement : 176 000 €, soit 1 383 € par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 141 000 €, soit 1 110 € par habitant ;
  • total des ressources d’investissement : 20 000 €, soit 161 € par habitant ;
  • total des emplois d’investissement : 29 000 €, soit 232 € par habitant.
  • endettement : 352 000 €, soit 2 771 € par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d’habitation : 22,34 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 12,29 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 41,76 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 38,75 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 21,21 %.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
  mars 1971 Joseph Pierron   Agriculteur
mars 1989 mars 2001 André Bresson   Ouvrier textile
mars 2001 mars 2008 Joëlle Baderot    
mars 2008 en cours
(au 18 février 2015)
Jacques Rouyer   Boucher retraité

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[10],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 131 habitants, en augmentation de 10,08 % par rapport à 2009 (Vosges : -1,78 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1856
215 192 255 277 360 380 374 357 291
1861 1866 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
317 331 315 311 299 274 252 257 273
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
272 164 200 190 188 158 156 149 119
1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014 - -
103 124 123 122 123 119 131 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture.

L'enquête thématique régionale (architecture rurale des Hautes-Vosges) a permis de recenser de nombreuses maisons et fermes du XVIIIe siècle[13].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Il n'existe pas d'église à Gemaingoutte.
  • Croix.
  • Fontaine du bas du village[14].
  • Nécropole nationale de Bertrimoutier[15].
  • Monument aux morts[16],[17].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • M. l'abbé Henri-Nicolas Lamaze[18].

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]