Le Valtin

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Le Valtin
Le centre du village : église et mairie.
Le centre du village : église et mairie.
Blason de Le Valtin
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Vosges
Arrondissement Saint-Dié-des-Vosges
Canton Gérardmer
Intercommunalité Communauté de communes de Gérardmer-Monts et Vallées
Maire
Mandat
Jacques Laruelle
2014-2020
Code postal 88230
Code commune 88492
Démographie
Gentilé Valtinois
Population
municipale
86 hab. (2014)
Densité 4,4 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 05′ 56″ nord, 7° 01′ 28″ est
Altitude 751 m (min. : 704 m) (max. : 1 304 m)
Superficie 19,64 km2
Localisation

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Le Valtin

Le Valtin est une commune française située dans le département des Vosges en Lorraine, dans la région Grand Est.

Ses habitants sont appelés les Valtinois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Carte du Valtin.

Le Valtin est la première localité traversée par la Meurthe dont la haute vallée nommée la Combe, c'est-à-dire en langage trivial la chaume, est encaissée entre le massif du Gris Talet et de la ligne de crête vosgienne, en particulier entre les hauteurs septentrionales de la Schlucht et Tanet. La source de la rivière Meurthe est située à 1160 mètres d'altitude à mi-distance entre Le Collet et le Montabey, ancienne chaume surmontant le col de la Schlucht. L'église et le vieux bourg du Valtin sont construits sur une vaste dalle pierreuse, un surplomb morainique de la grande vallée glaciaire de la Meurthe. Du Valtin à l'étang du Rudlin, la rivière emprunte une grande faille qui franchit le col du Louschbach vers Le Bonhomme. Elle s'écoule vers le nord-est entre le massif du Talet et la grande crête vosgienne, marquée par le Gazon de Faîte et le Gazon du Faing. Sur les flancs du Talet, les roches du Valtin témoignent du puissant rabotage vertical du glacier de calotte dans sa partie la plus basse.

Le point culminant de la commune, qui couvre 2153 ha, est à l'est, au Gazon de Faîte, à 1303 mètres d'altitude.

Le relief escarpé et la nature rocailleuse du sol ne sont pas partout favorables au ski. La petite station des Hautes Navières propose trois petites pistes et trois téléskis, celle de la Schlucht une grande piste, un téleski et un télésiège.

Le grand hameau dit le Grand Valtin et la chaume de Sérichamp, culminant au Sérichamp se situent sur la commune voisine de Ban-sur-Meurthe-Clefcy. Ils sont accessibles par des circuits de randonnées pédestres balisés par le Club Vosgien.

C'est une des 188 communes[1] du parc naturel régional des Ballons des Vosges.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes du Valtin
Ban-sur-Meurthe-Clefcy Plainfaing
du Valtin Soultzeren
Xonrupt-Longemer Stosswihr

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme du Valtin est attesté au moins en 1472 : il est connu pour son sanctuaire paroissial par l'allemand ou l'alsacien Sant Veltin. "Im Dorf Veltin" en 1596 confirme l'importance du modeste bourg du Valtin qui semble, à nombre d'historiens méconnaissant le monde vosgien, dérisoire et marginal, perdu dans une contrée montagneuse[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le Valtin est d'une façon précoce à la fin du XIIIe siècle une communauté émancipée, à la fois le chef-lieu d’une mairie du bailliage de Saint-Dié et une paroisse annexe de la cure de Fraize. Cette paroisse, érigée le 9 septembre 1689[3], reçoit comme saint patron Sylvestre. Initialement, le Valtin ne compterait au XIe siècle qu’une chapelle qui aurait été fondée par les seigneurs de Ribeaupierre, officiers du duc de Lorraine. La seigneurie du Valtin, ainsi que les droits régaliens sur ce versant des Vosges, appartient au duc de Lorraine qui y possède les droits de justice.

On remarque que le nom de Valtin, graphie commune dès le XVIIIe siècle, s’applique aussi au Grand Valtin, hameau de Ban-le-Duc (Ban-sur-Meurthe après la Révolution). Si la tradition orale associe les deux "Valtins" aux joyeuses fêtes valentines (valentinages) et aux rituels du dônage à la Saint-Valentin ou mieux à l'occasion des Bures (fête des feux de Carnaval), l'origine gallo-romaine de "Grand Valtin" semble être simplement Grangia Valentin(i)a, la grange et maison nécessaire pour nourrir en saison les mineurs. Valentin(i)a à l'origine de Valtin serait alors simplement un autre lieu de restauration ou de repos plus ancien. En effet, le début du défilé de Straiture, plus encore que le versant de la Combe, est un important lieu d'extraction médiévale de minerai de fer. D'où l'apparition tardive à l'époque moderne, et aussi un peu méprisante, de Petit-Valtin pour qualifier le Valtin correspondant à la communauté villageoise émancipée sur son finage, à l'origine de la commune[4].

La paroisse vétinoise est érigée en cure en 1689 par M. de Riguet, grand prévôt du chapitre de Saint-Dié. La cure était à la collation du chapitre des vénérables chanoines de Saint-Dié, puis après 1777 du chapitre cathédral. L’église, dédiée à saint Sylvestre, appartient alors au diocèse et au doyenné de Saint-Dié. L’église a été agrandie et reconstruite en 1704.

La mairie et l’école de garçons ont été construites en 1820 sous le préfet Boula de Coulombiers et l’école de filles en 1864.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Budget et fiscalité 2014[modifier | modifier le code]

La mairie.

En 2014, le budget de la commune était constitué ainsi[5] :

  • total des produits de fonctionnement : 272 000 €, soit 3 018 € par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 234 000 €, soit 2 597 € par habitant ;
  • total des ressources d’investissement : 91 000 €, soit 898 € par habitant ;
  • total des emplois d’investissement : 58 000 €, soit 648 € par habitant.
  • endettement : 149 000 €, soit 1 653 € par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d’habitation : 19,90 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 7,07 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 19,64 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 38,75 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 18,46 %.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1977 en cours
(au 18 février 2015)
Jacques Laruelle   Aubergiste

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[7],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 86 habitants, en diminution de -5,49 % par rapport à 2009 (Vosges : -1,78 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1856
434 431 410 416 522 559 564 565 507
1861 1866 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
498 496 498 469 442 413 405 309 305
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
265 209 203 202 195 167 139 118 115
1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014 - -
90 87 101 98 95 89 86 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Les bières des Hauts.

Secteur primaire[modifier | modifier le code]

Une brasserie produit quelques bières locales, avec un axe commercial sur les Hautes Vosges, notamment dans le choix des noms des bières : La Chnoye blonde, la Blanche des hauts...

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • La réserve naturelle du Tanet-Gazon du Faing.
  • Les Rochers du Valtin (circuit circulaire)[10].
  • La cascade du Rundstein[11].
  • L'église Saint-Sylvestre de 1704, construite en 15 années par les paroissiens[12], et consacrée le 5 juin 1735 par Jean Claude Sommier, archevêque de Césarée, grand prévôt du chapitre de Saint-Dié[13].
  • Les monuments commémoratifs[14],[15].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Nicolas Félicien Grivel, magistrat et juriste[16].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Tranché au 1er de sinople au coq de bruyère d'or ; au 2e taillé d'azur à l'église d'argent, et d'or au sapin arraché de sinople ; sur le tout au bâton en bande de gueules.
Commentaires : Le coq de bruyère et le sapin évoquent la faune et la flore du lieu, l'église est celle de la localité. Le bâton en bande rappelle les armoiries de la Lorraine.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Liste des 188 communes adhérentes au parc naturel régional des ballons des Vosges, 3e Charte 2012 - 2024
  2. Sur l'évolution du toponyme, lire l'entrée "Le Valtin" rédigée par P. Marichal, Dictionnaire topographique du département des Vosges, CHTS, 1919.
  3. FLAYEUX, Georges, Etude sur l'ancien ban de Fraize, Saint Dié (Vosges), Bull. Soc. Philomatique vosgienne, 1899-1903, 65 pp. p.
  4. On comprend que le Grand Valtin pour des raisons d'exploitations minières stratégiques n'aie pas été associé à la communauté naissante au XIIIe siècle, ni même antérieurement au ban de Mandray, ou plus tard aux premiers bans de Fraize ou d'Anould. Sa ou ses mine(s), ses forêts et ses chaumes voisins, ses ascensements agraires gérés avec d'autres hameaux-petites communautés de censiers en amont de val de Straiture sont restés longtemps de plein finage ducal.
  5. Les comptes de la commune
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  10. Les roches du Valtin par la cascade du Rudlin
  11. Le Valtin -Cascade du Rundstein (1900-1910), 1 Fi 203, 59940
  12. Le Village du Jour : Le Valtin
  13. Autour d'un vieux clocher vosgien : Consécration de l'église du Valtin, p. 4
  14. Le monument aux morts
  15. Monument aux Morts devant l'église, Plaques commémoratives dans l'église
  16. « Biographie de Nicolas Félicien Grivel », sur le site personnel de Bernard Visse (consulté le 19 avril 2016)