Senones

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Senones
Senones
Senones vu du Petit Paris.
Blason de Senones
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Vosges
Arrondissement Saint-Dié-des-Vosges
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Saint-Dié-des-Vosges
Maire
Mandat
Jean-Luc Bévérina
2014-2020
Code postal 88210
Code commune 88451
Démographie
Gentilé Senonais
Population
municipale
2 464 hab. (2017 en diminution de 1,95 % par rapport à 2012)
Densité 132 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 23′ 46″ nord, 6° 58′ 56″ est
Altitude 340 m
Min. 328 m
Max. 722 m
Superficie 18,73 km2
Élections
Départementales Canton de Raon-l'Étape
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Liens
Site web senones.fr

Senones ([sənon]Écouter, en vosgien de la montagne [snoːn]) est une commune française située dans le département des Vosges en région Grand Est. Ses habitants sont appelés les Senonais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le centre autour de l'abbaye, depuis la Roche Mère Henry[1] (666 m)

Situation[modifier | modifier le code]

Senones est située dans la vallée du Rabodeau, affluent en rive droite de la Meurthe, qui quitte son territoire pour Moyenmoutier à l'altitude de 328 mètres. La moitié nord du territoire communal est montagneuse et couverte de forêts ; elle est traversée par les ruisseaux de Ravine et de la Basse de Malfosse qui confluent en direction de Moyenmoutier. La commune y culmine à 722 mètres d'altitude, à la Tête d'Anteux, sommet partagé avec La Petite-Raon.

Senones est distant de 22 km de Saint-Dié-des-Vosges, de 80 km de Nancy et de 27 km de la commune alsacienne de Schirmeck via le col du Hantz, qui met Strasbourg à 76 km.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Senones est limitrophe de six communes, toutes situées dans le département des Vosges et réparties géographiquement de la manière suivante :

Rose des vents Raon-l'Étape Celles-sur-Plaine La Petite-Raon Rose des vents
Moyenmoutier N Vieux-Moulin
O    Senones    E
S
Moyenmoutier Ménil-de-Senones

Environnement[modifier | modifier le code]

La commune est encore discrètement marquée par les séquelles de guerre, vestiges de l'ancien front qui s'est un temps stabilisé sur les crêtes.

Les paysages et la faune bénéficient de la proximité de la forêt domaniale de Bannes (hêtraie-sapinière dominante), où sur 200 hectares la forêt est conservée comme future « forêt ancienne » pour sauver le grand tétras recensé là par l'ONC et l'Office national des forêts en 1989. La réserve biologique de Bannes dont la partie Est sera classée en réserve naturelle intégrale sur 105 hectares[2], est sans doute celle où la naturalité est redevenue la plus élevée dans les Vosges gréseuses.
Elle abrite plus de 20 % de bois mort, dont 12 % de très gros-bois (6,4 m² de surface terrière par ha à Bannes Est), ce qui est devenu rare en France. Si le tétras continue à régresser, cette situation est néanmoins favorable au retour d'une haute biodiversité et en particulier d'une diversité élevée d'invertébrés saproxylophages et de champignons, ainsi qu'à des espèces telles que la chouette de Tengmalm, le pic noir et le pic cendré. Il faut aussi noter que Senones se trouve à la limite sud d'un ensemble forestier allant presque jusqu'à Sarrebourg, c'est-à-dire d'une étendue nord-sud d'environ 60 kilomètres sur les Vosges gréseuses.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les formes anciennes du nom sont[3]: Senonensis monasterii (938); Senoines (1238); Senone (1261); Senones (1268); Sennoines (1291); Senoyne, Senoie (1304); Zenoinnes (1302); Cenoinnes (1309); Senoinnes (1313); Scennoines (1351); Senonne (1402); Senone (1434); Prévosté et mairie du Val de Senonne (1566).

Ce nom pourrait venir de celui du peuple gaulois des Sénons, « les Anciens » (du gaulois senos signifiant vieux, ancien[4]) qui, avant de fonder Sens près de l'Yonne, auraient pu passer par les Vosges en venant de l'Est et laisser quelques implantations sur leur passage (voir aussi à l'ouest du même département, Senonges, ancien Senoneas, Senongas, Senonias, au Xe siècle). Jacques Lacroix émet cette hypothèse en rapprochant ces noms de localités de la découverte à Metz, en 1895, d'une dédicace religieuse aux Matres Senonum[5], « les déesses-Mères des Sénons »[6].

Histoire[modifier | modifier le code]

Anciennement dénommée Senonia, la ville actuelle s'est bâtie autour de l'abbaye bénédictine Saint-Pierre fondée en 640 par saint Gondelbert. Gondelbert, patron d'un ban mérovingien a peut-être favorisé l'installation d'un modeste moutier ou monastère après 640. Parce qu'il porte la crosse, on le croyait autrefois archevêque de Sens

À l'époque carolingienne, abbaye et ban de Senones sont attribués à l'évêque Angelram de Metz et à ses successeurs. Vers 1050, les abbés prennent comme voué (protecteur) le comte Hermann de Salm. L'abbaye Saint-Pierre est reconstruite en pierre par l'abbé architecte Antoine de Pavie entre 1097 et 1123. Cette construction initie le renouveau économique de la contrée au XIIe siècle. L'histoire du ban de Senones se confond ensuite avec la seigneurie-vouerie de Salm-en-Vosges et ses luttes entre 1250 et 1510 pour prendre le pouvoir sur le domaine de l'abbaye.

Au XVIIIe siècle, l'abbé Dom Calmet poursuit la reconstruction totale de l'abbaye commencée par ses prédécesseurs. On lui doit en particulier le grand escalier orné d'une grille en fer forgé de Jean Lamour. Voltaire vient rendre visite à Dom Calmet en 1754. Senones fut la capitale de la Principauté de Salm-Salm dépendant du Saint-Empire romain germanique érigée vers 1751 et annexée par la Convention en 1793[7]. Face à l'abbaye, construite à l'ouest, le premier Prince de Salm-Salm, Nicolas Léopold, fait bâtir le premier château, achevé en 1754. Le deuxième Prince, Louis Charles Othon est le bâtisseur du deuxième château et des nombreuses dépendances. Tous ces bâtiments princiers, ainsi que des hôtels particuliers construits à la même époque, sont toujours présents dans le centre historique de la ville.

Elle fut chef-lieu de district de 1793 à 1795.

Dès la réunion de la Principauté de Salm-Salm à la France, les industries prirent possession des bâtiments libérés par les Princes et les abbés. C'est ainsi qu'en 1806, fut installée dans l'abbaye de Senones, la première filature mécanique de coton du département des Vosges par l'Anglais John Heywood en 1806, pionnier du coton dans les Vosges, dont les installations industrielles seront par la suite reprises par la société du Baron Aimé-Benoît Seillière (1776-1860) et son cousin Benoît-Aimé Seillière, puis le fils de ce dernier, Nicolas-Ernest Seillière (1805-1865). L'industrie textile connut un essor considérable durant tout le XIXe siècle. La dernière usine, le tissage de l'abbaye, a fermé ses portes en 1992.

Senones a été sur la ligne du feu pendant quatre ans durant la Première Guerre mondiale et la population a été victime d'atrocités, dont des prises d'otages, des exécutions, des incendies de maisons[8]. Elle fut également très éprouvée durant le second conflit : 354 hommes furent déportés[9] le et 245 d'entre eux périrent dans les camps de concentration[10]. Pour toutes ces épreuves, la ville fut décorée des Croix de Guerre 14-18[11] et 39-45[12].

L'imposant monument aux victimes de la déportation illustre l'intensité des épreuves subies par la population durant le second conflit mondial.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Budget et fiscalité 2015[modifier | modifier le code]

En 2015, le budget de la commune était constitué ainsi[13] :

  • total des produits de fonctionnement : 2 332 000 , soit 908  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 1 964 000 , soit 765  par habitant ;
  • total des ressources d’investissement : 2 745 000 , soit 1 069  par habitant ;
  • total des emplois d’investissement : 2 775 000 , soit 1 080  par habitant.
  • endettement : 3 352 000 , soit 1 305  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d’habitation : 24,36 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 16,10 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 31,59 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 38,75 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 24,27 %.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[14]
Période Identité Étiquette Qualité
mai 1953 mars 1965 Adrien Bernard DVD puis UNR Agriculteur
Conseiller général du canton de Senones (1951 → 1964)
mars 1965 mars 1977 Roger François DVD Assureur
mars 1977 juin 1995 Pierre Lambillon DVG Enseignant
juin 1995 mars 2008 Joseph Dal Magro (1927-2019) DVD Retraité
mars 2008 En cours
(au 18 février 2015)
Jean-Luc Bévérina PS Ingénieur divisionnaire des TPE
Conseiller général du canton de Senones (2001 → 2015)

Avant 2015, la commune était le chef-lieu du canton de Senones. Suite au redécoupage cantonal de 2014, elle rejoint le canton de Raon-l'Étape.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Senones est jumelée avec[15] :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[17].

En 2017, la commune comptait 2 464 habitants[Note 1], en diminution de 1,95 % par rapport à 2012 (Vosges : -2,55 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1856
1 6371 5891 6551 8942 3662 4412 4242 5832 520
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
2 5032 6022 7572 9503 1633 9364 0274 1214 151
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
4 3434 7193 0564 0924 5714 4354 1544 7034 120
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016 2017
4 0153 8823 4273 1572 9062 7812 5432 4662 464
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2006[19].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Le collège André Malraux

Le nouveau collège a été inauguré le 16 mars 2003, en présence du ministre de l'Éducation nationale d'alors, Luc Ferry.

Économie[modifier | modifier le code]

Senones a une riche histoire d'ancienne capitale de la Principauté de Salm-Salm mais aussi un cadre naturel préservé.
Le massif du Val de Senones qui conduit vers le col de Prayé et le Donon est un des plus beaux domaines forestiers de France, avec ses futaies jardinées de sapins de hêtres et d'épicéas avec de nombreuses cascades qui dévalent les pentes.
Toute la vallée se prête à une forme de tourisme de plus en plus orientée vers la détente, les activités sportives de pleine nature, la marche et les découvertes patrimoniales ou naturelles. De nombreuses structures d'accueil sont proposées au sein de l'office de tourisme du Pays des Abbayes. À peine 10 kilomètres séparent les abbayes d'Étival, Moyenmoutier et Senones. Elles sont ouvertes toute l'année et chacun peut les découvrir grâce à des fiches-visites disponibles sur place.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • L'ancienne abbaye du VIIe siècle, reconstruite au XVIIIe siècle[20],[21], réputée pour sa bibliothèque de quinze mille volumes[22],[23], a été reconvertie en usine textile dès les premières années du XIXe siècle[24]. L'abbaye est en partie classée, en partie inscrite au titre des monuments historiques par plusieurs arrêtés en 1983, 2005 et 2012[25]
  • L'église abbatiale Saint-Gondelbert[26],[27], construite par Antoine de Pavie au XIIe siècle et en grande partie détruite, a été reconstruite après 1860. La tour en est le seul vestige original ce qui lui vaut d'être classée au titre des monuments historiques par un arrêté en 2005[25]. L'église est, d'autre part, inscrite dans son ensemble par le même décret.
    • L'orgue, construit en 1882 par Charles et Henri Didier, a fait l'objet d'une reconstruction en 1920[28],[29],[30].
    • Le tombeau de Dom Calmet [31]
  • L'église Saint-Maurice, située aujourd'hui sur la commune de Vieux-Moulin, reconstruite en 1749, a été l'église paroissiale de Senones jusque vers 1860.
  • Le temple protestant[32],[33], (quai Jules Ferry), porte la date de 1896. Fait exceptionnel, il s'agit d'une synagogue désaffectée cédée en 1949 par la communauté israélite aux protestants qui cherchaient un lieu de culte après la Seconde Guerre mondiale, "compte tenu du dévouement des protestants envers les juifs durant les années de persécution", comme le précise la plaque fixée sur le mur extérieur et dévoilée en 1997 à l’occasion du centenaire de l'inauguration de la synagogue. Le frontispice porte encore les inscriptions de consécration en hébreu, traduites en français sur la plaque du centenaire : "Car ma maison sera appelée maison de prière pour tous les peuples" (verset tiré du livre du prophète Ésaie, chapitre 56 verset 7)[34].
  • Cimetière militaire de La Poterosse[35], [36], [37].
  • La chapelle de l'hôpital.
  • La chapelle de pitié (avenue princess Charlotte de Salm).

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Les deux châteaux des princes de Salm-Salm (XVIIIe siècle)[41],[42],[43] : le premier, ancien hôtel de Bilistein, est classé au titre des monuments historiques par arrêté du [44] ; le second, 6 place Charles-Thumann, est classé monument historique par arrêté du [45].
  • Le Pilori des princes de Salm, 3 place Clémenceau, probablement poteau limite de l'immeuble attenant, est inscit monument historique par arrêté du [46].
  • L'ancien hôtel Messier, 5 place Clémenceau, construit en 1754 et inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du [47].
  • L'ancien hôtel de Monfort puis du prince Charles, 6 place Clémenceau, construit en 1754, en partie classé et en partie inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du [48].
  • Les Jardins du Prince Charles sont inscrits au titre des monuments historiques par arrêté du [49].
  • Immeuble Art nouveau place Dom Calmet, en face du Palais abbatial[50], inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du [51].
  • Maison place Clemenceau[52].
  • Statue de Voltaire[53].
  • Fontaine place Clemenceau devant l'église St Gondelbert[54].
  • Obélisque commémorant le centenaire de la réunion de la Principauté de Salm-Salm à la France en 1793[55].
  • Le rapide du Rabodeau et la future voie verte : Le chemin de fer à vapeur fut un témoin de l'épopée industrielle de la vallée du Rabodeau : il parcourait alors en dix-huit minutes les neuf kilomètres menant d'Étival-Clairefontaine à Senones en passant par Moyenmoutier. Construite par souscription privée après 1872, cette ligne utilisait la traction à la vapeur et assurait un service régulier jusqu'en 1974. Elle a été la dernière exploitée en France de façon commerciale, avec des locomotives du type 030T Krupp (machine visible à Vigy) et ex030 TU 13.
    La ligne reprise après 1974 par une association d'amateurs du rail permet alors de faire revivre à la belle saison l'aventure du chemin de fer. Elle assure une animation touristique et prépare à l'occasion des trains spéciaux de noces ou fêtant Senones, ancienne capitale de la principauté de Salm... L'arrêt de la modeste entreprise associative est provoqué à la fin des années 1980 par le non-renouvellement de la concession par le département des Vosges. Senones oublie ainsi son passé industriel pour s'ouvrir à un avenir touristique. Cette ancienne voie de chemin de fer, désormais voie verte, va prochainement retrouver un public pour la parcourir à pied ou à vélo.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Dom Augustin Calmet, religieux vivant au XVIIe siècle, ami de Voltaire, auteur de nombreux ouvrages religieux, historiques et ésotériques.
  • Pierre Humbourg, journaliste et écrivain, né en 1901 à Senones.
  • Solange Vigneron, née le 16 juillet 1919 à Senones, dont une rue porte son nom. Lieutenant des FTPF, elle fut guillotinée à Cologne le [56],[57]. Sa dépouille est enterrée au cimetière de Senones. Par arrêté du secrétaire d'État à la défense chargé des anciens combattants en date du 18 janvier 2002, la mention « Morte en déportation » doit être apposée sur les actes et jugements déclaratifs de son décès[58]. Solange Vigneron est la grand-tante de l'écrivain Patrick Ledrappier qui parle d'elle dans son livre Guide de survie à l'usage des pères qui divorcent[59].
  • Achille Derivaux, général, baron[60].
  • Nicolas Welche, né le 6 février 1769 à Senones, fonctionnaire, député des Vosges[61].
  • Ambroise Pelletier

Héraldique[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Gondelbert
Blason Blasonnement :
De gueules, à deux saumons d'argent adossés et posés en pal, accompagnés de quatre croisettes du même, une en chef, une en pointe et une à chaque flanc.
Commentaires : Les deux saumons sont l'emblème de la famille de Salm, originaire de la vallée de la Salm, un sous-affluent de la Meuse des Ardennes belges. Seules les armoiries des comtes de Salm en Vosges comprennent des croisettes.

Le blason de Senones est celui de la principauté de Salm ; il est à rapprocher de ceux de Celles-sur-Plaine, Allarmont, La Petite Raon et Grandfontaine qui faisaient également partie de la principauté.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marcel Billand, Histoire de Senones et de la Principauté de Salm, Imprimerie Fricotel, date ?.
  • Jean-Luc Pupier, Senones à travers les âges, Amis de la Bibliothèque de Senones, 1983.
  • Baron Frédéric Seillière, Documents pour servir à l'histoire de la principauté de Salm et de la ville de Senones, Paris, 1898 (réédition 1982).
  • Dom Augustin Calmet, Histoire de l'Abbaye de Senones (écrite vers 1750, publiée par M. Dinago, de la Société philomatique de Saint-Dié vers 1875).
  • J. Elardin, Senones et sa contrée sous l'occupation allemande : 1914-1918, C. Cablé, Senones, 1927, 23 p.
  • André Petitdemange (et al.), Senones, Moyenmoutier, Étival : pays d'abbayes en Lorraine, Office de tourisme du pays des abbayes, Senones, 2007, 125 p. (ISBN 978-2-9529604-0-3)
  • Louis Schaudel, Les comtes de Salm et l'abbaye de Senones aux XIIe et XIIIe siècles. Contribution à l'histoire de Senones, Pierre-Percée, Badonwiller, Blamont, Deneuvre, Berger-Levrault, 1921.
  • « Saint Gondelbert, Fondateur de Senones »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  • À l'occasion du centenaire de la réunion de la Principauté de la Salm à la France plusieurs notices furent publiées (bibliographie pages 62 et 63 du livre de Monsieur BILLAND Marcel, paru en 1933, livres ci-dessous)
  • Auguste Pelingre Notice historique et descriptive 1893
  • Arthur Benoit Notice sur la réunion de la Principauté de Salm à la France. 1893
  • Abbé Mathias Annexion de la Principauté de Salm-Salm à la France. 1893
  • Baron Frédéric Seillière. Recueil de documents pour servir à l'histoire de la principauté de Salm en Vosges et de la ville de Senones, sa capitale
  • Baron Frédéric Seillière. Partage du Comté de Salm en 1598. 1893
  • A. Fournier Le fondateur de l'Abbaye de Senones 1894
  • Chiffres clés publiés par l'institut national de la statistique et des études économiques (INSEE). Dossier complet
  • Inventaire national du patrimoine naturel de la commune
  • Cavités souterraines : **LORAW0013484 : Abri de la forêt de Val de Senones, ouv militaire; **LORAW0013485 : Abri sous roche des Quatre Bancs, ouv militaire; **LORAW0013487 : Abri sous roche du Mont Pelé, ouv militaire; **LORAW0013480 : Cave de la rue de la Glacière, cave; **LORAW0013486 : Abri sous roches de la Roche Mère Henry, ouv militaire.
  • Recueil de différents monuments du diocèse de Saint-Diè (Vosges), par CH. Fontaine, architecte, 1875. Première partie : Pierres tumulaires du XIIe s., dans l'église de Senones, p. 3 et 4

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. La roche de la Mère Henry
  2. Première réserve biologique mixte en Lorraine, par FNE
  3. Paul Marichal, Dictionnaire topographique du département des Vosges : comprenant les noms de lieu anciens et modernes, 1941, page 406 (voir en ligne)
  4. Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise, Paris, éditions Errance, , 440 p. (ISBN 978-2-87772-198-1), p. 269
  5. C.I.L. XIII, pars I, fasc. 2 Inscriptiones Belgicae. Edidit O. HIRSCHFELD. 1904, 4304
  6. Jacques Lacroix, Les noms d'origine gauloise, volume 1 : la Gaule des combats, éditions Errance, 240 pages, 2003 (ISBN 2-87772-264-3), p. 23
  7. La Principauté de Salm
  8. Philippe Nivet, La France occupée 1914-1918, Paris, Armand Colin, 2011 (ISBN 978-2-200-35094-9), p. 187
  9. Le Monument des Déportés
  10. Liste non limitative des personnes, nées à Senones, mortes en déportation
  11. Commune décorée le 30 août 1920 de la Croix de guerre 1914-1918
  12. Commune décorée le 11 novembre 1948 de la Croix de guerre 1939 - 1945
  13. Les comptes de la commune « Copie archivée » (version du 23 mars 2015 sur l'Internet Archive)
  14. MairesGenWeb - La base de donnees des Maires de France
  15. La fresque des jumelages
  16. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  20. Abbaye Saint Pierre
  21. Le cloître de l'Abbaye
  22. La bibliothèque de l'abbaye Saint-Pierre
  23. Escalier des jardins du Prince Charles
  24. Vestiges du colombier de l'abbaye
  25. a et b « Ancienne abbaye », notice no PA00107295, base Mérimée, ministère français de la Culture
  26. Abbatiale Saint Gondelbert
  27. Abbatiale Saint Gondelbert
  28. Association d’Étude pour la Coordination des Activités Musicales (ASSECARM), Orgues Lorraine Vosges, Metz, Éditions Serpenoise, , 677 p. (ISBN 2-87692-093-X), p. 577 à 680
    Présentation des orgues de l’église Saint-Gondelberg à Senones
  29. (fr)Site sur les orgues du Département des Vosges : Page sur l'orgue de l'abbatiale de Senones
  30. Inventaire de l'église Saint Gondelbert
  31. Le tombeau de Dom Calmet
  32. Sénones : l'histoire du temple
  33. Senones, Église protestante unie de Raon-Senones-Baccarat
  34. Histoire de la synagogue de Senone, par Léone Chipon, Revue L'Essor no 214 (organe de l'Association culturelle de la Vallée de la Bruche), parue le 01/06/2007.
  35. Le cimetière militaire de La Poterosse à Senones
  36. Le cimetière militaire de La Poterosse
  37. Senones, vestiges militaires centenaires
  38. Hôtel de Ville
  39. Chapelle de Pitié
  40. Oecuménisme local
  41. Premier château de SalmSalm
  42. Second château de SalmSalm
  43. Le pilori des Princes de Salm
  44. « Ancien hôtel de Bilistein, premier château des princes de Salm », notice no PA00107296, base Mérimée, ministère français de la Culture
  45. « Second château des Princes de Salm », notice no PA00107340, base Mérimée, ministère français de la Culture
  46. « Pilori des princes de Salm (ancien) », notice no PA00107300, base Mérimée, ministère français de la Culture
  47. « Ancien Hôtel Messier », notice no PA00107297, base Mérimée, ministère français de la Culture
  48. « Hôtel de Montfort (ancien) , puis du Prince Charles », notice no PA00107298, base Mérimée, ministère français de la Culture
  49. « Jardins du Prince Charles », notice no PA00107341, base Mérimée, ministère français de la Culture
  50. Immeuble place Dom Calmet
  51. « Maison Art nouveau », notice no PA00107299, base Mérimée, ministère français de la Culture
  52. Maison place Clemenceau
  53. Voltaire assis, devant l'hôpital
  54. La verseuse et le chérubin
  55. Centenaire historique et géographique
  56. Solange Vigneron, Biographie vosgienne
  57. Pierre Boulland, Notice VIGNERON Solange, maitron-fusilles-40-44.univ-paris1.fr
  58. Arrêté du 18 janvier 2002 portant apposition de la mention « Mort en déportation » sur les actes et jugements déclaratifs de décès
  59. (Lien brisé) Guide de survie à l’usage des pères qui divorcent
  60. Achille Derivaux, général, baron, Dictionnaire des Vosgiens célèbres
  61. Nicolas Welche, fonctionnaire, député des Vosges, Dictionnaire des Vosgiens célèbres