Fremifontaine

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Fremifontaine
Fremifontaine
L'église paroissiale Saint-Pierre-ès-Liens.
Blason de Fremifontaine
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Vosges
Arrondissement Épinal
Intercommunalité Communauté de communes Bruyères - Vallons des Vosges
Maire
Mandat
Guy Delaite
2020-2026
Code postal 88600
Code commune 88184
Démographie
Gentilé Frémifontainois(es)
Population
municipale
454 hab. (2018 en diminution de 5,42 % par rapport à 2013)
Densité 47 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 16′ 16″ nord, 6° 41′ 08″ est
Altitude 339 m
Min. 329 m
Max. 469 m
Superficie 9,56 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Épinal
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Bruyères
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Fremifontaine
Liens
Site web http://www.fremifontaine.fr/

Fremifontaine [fʁemifɔ̃tɛn] Écouter est une commune française située dans le département des Vosges en région Grand Est.

Ses habitants sont appelés les Frémifontainois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Située à mi-chemin entre Rambervillers et Bruyères mais à l'écart de la départementale 50, la commune de Fremifontaine s'étend sur 956 hectares, à la porte du massif vosgien. La voie principale est la départementale 70 qui met Autrey et Pierrepont-sur-l'Arentèle toutes deux à 3,5 km.

La forêt recouvre les deux tiers de son territoire, dont la moitié appartient à la commune. Celle-ci est pour moitié feuillue - sur la partie basse - et pour moitié composée de résineux - essentiellement sur la partie la plus en altitude. L'activité agricole sur la partie restante non urbanisée est essentiellement tournée vers l'herbe et l'élevage (lait et viande), quelques terres sont labourées et semées et de nombreux vergers profitent de l'excellente exposition de la commune : cerises, mirabelles, pommes, poires, quetsches... De nombreuses sources sont présentes et de petits cours d'eau se jettent dans la Mortagne ou dans l'Arentèle.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Fremifontaine est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Épinal, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 118 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (68,2 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (69 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (68,2 %), zones agricoles hétérogènes (16,3 %), zones urbanisées (5,8 %), terres arables (4,8 %), prairies (4,8 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Des statues de l'époque gallo-romaine ont été trouvées sur la commune, dont une statue assez rare de la déesse Épona, visible au musée départemental d'Épinal. Le plus ancien acte connu concernant Fremifontaine date de 1309. Une légende veut qu'à la même époque les Templiers établirent un bâtiment sur la commune, qui aurait été détruit avec leur ordre ; des ruines leur sont attribuées qui sont encore visibles aujourd'hui.

Le village était composé de trois hameaux : la Haute, la Moyenne et la Basse-Frémifontaine, qui correspondaient à autant de seigneuries et jouissaient de droits différents. La Haute-Frémifontaine avait pour seigneur l’abbé d’Autrey. La Basse-Ville dépendait d'un seigneur ; ainsi, le 7 avril 1772, Charles-François-Xavier Collinet de la Salle, écuyer, seigneur de Fremifontaine et de Bouzillon et son épouse Anne-Marie Magdelaine Maurice de Sarisming achètent chacun la moitié du fief de Failloux. Il devient alors seigneur de Frémifontaine et Failloux. L’ensemble du village faisait partie du bailliage de Bruyères. Après la Révolution, ces trois hameaux devinrent des sections du village, mais les querelles issues des droits anciens se poursuivirent.

Au spirituel, Frémifontaine dépendait de la paroisse de Destord, où le chapitre de Saint-Dié avait droit de patronage.

La libération de la commune, en octobre 1944, donne lieu à trois semaines de combats acharnés, pendant lesquels plus de cent soldats américains périrent ainsi que deux à trois fois plus d'Allemands ; des résistants aidèrent les Alliés et trois d'entre eux furent déportés, dont un seul revint vivant. Un monument dédié à la 45e Division d'Infanterie américaine souligne aujourd'hui le sacrifice consenti pour libérer la commune.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie-école.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1946 1963 Charles Mathieu (1892-1963)   Marchand de vin. Décédé en cours de mandat
1964 mars 1983 Robert Martin (1914-2007)   Agriculteur
mars 1983 mars 2001 Roger Pierrat DVG puis DVD Transporteur
Conseiller général du canton de Brouvelieures (1992-1998)
mars 2001 avril 2014 Étienne Pourcher PS Ingénieur économiste
Conseiller général du canton de Brouvelieures (1998-2015)
avril 2014 En cours Guy Delaite    

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[9].

En 2018, la commune comptait 454 habitants[Note 3], en diminution de 5,42 % par rapport à 2013 (Vosges : −2,43 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1856
426459503626657647639667638
1861 1866 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
632623585566512440418448480
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
486391365350342313301302295
1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014 2018 -
296304327347365457481454-
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Pierre-ès-Liens.
  • Église paroissiale Saint-Pierre-ès-Liens dans la Ville-Haute. L'édifice actuel date du XVIIIe siècle, mais a été fortement remanié en 1837-1838.
  • Fontaine Saint-Firmin. Une première fontaine, datant du XIIe siècle, était réputée pour ses vertus thérapeutiques.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Ecartelé au 1 d'or à la bande de gueules chargée de trois alérions d'argent, au 2 de sinople à la fontaine d'argent, au 3 d'azur au fleuret d'argent garni d'or, au 4 d'or à la chaîne de sable mise en bande.
Commentaires : Frémifontaine fait partie du duché de Lorraine. La fontaine évoque le nom de la localité. Le fleuret est celui du blason de la famille de La Salle seigneur du lieu. Enfin la chaîne indique que saint Pierre aux liens est le patron de l'église[12].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Épinal », sur insee.fr (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  12. http://www.genealogie-lorraine.fr/blasons/index.php?dept=88&blason=FREMIFONTAINE