Celles-sur-Plaine

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Celles-sur-Plaine
Celles-sur-Plaine
Fermes traditionnelles.
Blason de Celles-sur-Plaine
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Vosges
Arrondissement Saint-Dié-des-Vosges
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Saint-Dié-des-Vosges
Maire
Mandat
Christine Risse
2020-2026
Code postal 88110
Code commune 88082
Démographie
Gentilé Cellois(es)
Population
municipale
784 hab. (2019 en diminution de 8,62 % par rapport à 2013)
Densité 39 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 27′ 25″ nord, 6° 57′ 02″ est
Altitude 320 m
Min. 300 m
Max. 831 m
Superficie 20,09 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Raon-l'Étape
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Celles-sur-Plaine

Celles-sur-Plaine est une commune française située dans le département des Vosges, en région Grand Est.

Ses habitants sont appelés les Cellois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Celles est la dernière commune traversée par la Plaine avant Raon-l'Étape. La rivière la délimite sur son flanc nord-ouest où se concentre la zone habitable. Une grande partie du domaine est vallonnée et couverte de forêts. Deux points de vue dominent le tout : le Pain de Sucre (671 m) et surtout la Tête du Coquin (837 m)[1].

Une retenue hydroélectrique, le lac de la Plaine, a été construite en 1983, en association avec le barrage de Pierre-Percée. Elle permet de réguler le débit de la Moselle et ainsi de garantir un bon fonctionnement à la centrale nucléaire de Cattenom.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Celles-sur-Plaine est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4]. La commune est en outre hors attraction des villes[5],[6].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (88 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (88 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (78,9 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (9,1 %), prairies (7,3 %), zones urbanisées (3,2 %), eaux continentales[Note 2] (1,5 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[8].

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune de Celles-sur-Plaine dépendait en 1594 du comté de Salm, puis à partir de 1710 et jusqu’en 1790, du duché de Lorraine et de la principauté de Salm. En 1790, elle dépendait du district de Saint-Dié et du canton d’Allarmont.

Au spirituel, elle dépendait de la paroisse de Raon-l’Étape et du doyenné de Salm.

Lors de la guerre franco-allemande de 1870, le village fut l'enjeu d'un combat le 25 septembre 1870.

Lieu de rencontre du groupe Nicolas Bourbaki[9] en 1950.

La commune a été décorée le 16 juin 1921 de la croix de guerre 1914-1918[10].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[12].

En 2019, la commune comptait 784 habitants[Note 3], en diminution de 8,62 % par rapport à 2013 (Vosges : −2,86 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1856
1 0801 0081 1331 3831 5251 6081 5911 7071 732
1861 1866 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
1 6481 6941 5951 5761 6501 5861 6551 6191 773
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
1 5691 4241 3301 2951 3041 0841 1211 022961
1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013 2018 2019
1 030934843840850852858795784
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Budget et fiscalité 2015[modifier | modifier le code]

L'hôtel de ville de Celles.

En 2015, le budget de la commune était constitué ainsi[15] :

  • total des produits de fonctionnement : 676 000 , soit 775  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 550 000 , soit 630  par habitant ;
  • total des ressources d’investissement : 285 000 , soit 327  par habitant ;
  • total des emplois d’investissement : 262 000 , soit 301  par habitant.
  • endettement : 1 000 , soit 1  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d’habitation : 18,29 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 11,64 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 36,20 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 38,75 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 16,99 %.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
? ? Émile Fleurent   Aubergiste
1884 1921 Charles Cartier-Bresson   Industriel
Les données manquantes sont à compléter.
1935 1953 Michel Fourchy   Industriel
1953 1959 Camille André    
mars 1989 mars 2014 Gérard Cuny (1944-2021)   Comptable
mars 2014 En cours Christine Risse   Secrétaire comptable

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le clocher à bulbe de l'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul.
  • Église néoromane Saint-Pierre-et-Saint-Paul du XVIIIe siècle,
avec son clocher à bulbe,
et son orgue de 1854-1857 Jean-Nicolas Jeanpierre, transformé en 1894[16],[17].
Elle abrite l'écomusée.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Nicolas Anthoine Poirel, maire dans les années 1650.
  • Pierre Michel (1745-1838), avocat, magistrat, député[25].
  • Nicolas Claude (1821-1888), né à Celles, industriel et sénateur.
  • Charles Cartier-Bresson (1853-1921), industriel du textile, collectionneur d’art, grand-oncle du photographe Henri Cartier-Bresson, s’installe à Celles en 1872, maire de Celles (1884-1921).
  • Émile Fleurent (1865-1938), né à Celles, député des Vosges.
  • Suzanne Flon (1918-2005), fille de Henri Flon né à Celles, comédienne (théâtre et cinéma). A reçu plusieurs Molières et Césars.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Celles-sur-Plaine Blason
De gueules à deux saumons adossés, reliés par deux burelles d'argent, et cantonnés de quatre croisettes du même.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Ce sont les armes de la principauté de Salm comme on les rencontre gravées sur une pierre. Les saumons sont reliés entre eux, se distinguant des saumons adossés des armes de Senones.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le Coquin, le Pain de sucre et la Pierre Piquée
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  8. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  9. in Michèle Chouchan, Nicolas Bourbaki Faits et légendes, Édition du choix, 1995. (ISBN 2-909028-18-6), p. 50.
  10. Communes décorées de la Croix de guerre 1914-1918
  11. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  15. Les comptes de la commune « Copie archivée » (version du 19 avril 2019 sur l'Internet Archive).
  16. Association d’Étude pour la Coordination des Activités Musicales (ASSECARM), Orgues Lorraine Vosges, Metz, Éditions Serpenoise, , 677 p. (ISBN 2-87692-093-X), p. 156 à 159.
  17. Invntaire de l'orgue
  18. L'oratoire Notre-Dame des Sept Douleurs
  19. Le monument aux morts
  20. Monument aux Morts, Stèle commémorative A.F.N., Stèle commémorative 1914-1918, Carré militaire
  21. « Scierie de la Hallière », notice no PA00107099, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  22. « Scierie Lajus », notice no PA00107100, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  23. « Scierie hydraulique à cadre de Lajus », notice no IA88001771, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  24. « Roue hydraulique verticale par le dessous », notice no IM88004740, base Palissy, ministère français de la Culture.
  25. « Biographie de Pierre Michel », sur le site personnel de Bernard Visse (consulté le ).