Le Beulay

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Le Beulay
La mairie surmontée d'un clocher.
La mairie surmontée d'un clocher.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Vosges
Arrondissement Saint-Dié-des-Vosges
Canton Saint-Dié-des-Vosges-2
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Saint-Dié-des-Vosges
Maire
Mandat
Jean-Marie Sobolewski
2014-2020
Code postal 88490
Code commune 88057
Démographie
Population
municipale
105 hab. (2015 en diminution de 6,25 % par rapport à 2010)
Densité 44 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 18′ 06″ nord, 7° 04′ 22″ est
Altitude 396 m
Min. 386 m
Max. 570 m
Superficie 2,4 km2
Localisation

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Le Beulay

Le Beulay est une commune française située dans le département des Vosges en région Grand Est.

La commune autrefois appelée Beulay fait partie du canton de Provenchères-sur-Fave, relique du canton de Saales après la rectification de frontière franco-allemande de 1871, auquel elle a demandé à être rattachée en 1872.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune du Beulay s'étend sur une fraction de la haute vallée de la Fave, des rives occidentales des anciens thalwegs jusqu'au contrebas du domaine de l'ancien château du Spitzemberg, qui forme une enclave rattachée à la commune de La Petite-Fosse. La section forestière de Saint-Boimont est ainsi bordée par cette dernière commune. Les territoires communaux de Provenchères-sur-Fave en amont et Frapelle en aval encadre Le Beulay sur les collines latérales et des portions d'anciennes prairies de la Fave. Enfin, des parcelles de prairies s'étendent au-delà de la Fave, associées à d'anciennes lanières de terres communales, parfois aujourd'hui boisées, qui dépassent même la voie ferrée sur Ferdimont, jouxtent ou s'imbriquent dans le territoire de Lusse.

La commune de 240 hectares s'appuie ainsi sur le Sud-Est du massif de l'Ormont, se clôturant en particulier sous la pointe du Spitzemberg d'où s'échappent deux ruisseaux, le Malpré et le Droit Lit, charriant les grains de sable et le liant ferrique, terreux, rosé ou rougeâtre, provenant de l'altération des roches gréseuses. Elle englobe les collines latérales et une zone de prairies autrefois irriguées par la Fave, détournée par canal à partir du pont noir à Provenchères. Les principaux îlots de maisons font face à la mairie construite au XIXe siècle sur un rebord de la prairie, à 393 mètres d'altitude.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le modeste village est situé entre deux cônes d'accumulations de matériaux hétérogènes, sables, galets et blocs d'origine fluvio-glaciaire qui bordent la vallée de la Fave, recouverte d'alluvions plus récents. L'essentiel du terroir agricole repose sur des couches de grès feldspathiques, de conglomérats et de brèches, dites couches de Frapelle, qui caractérisent la plus grande partie des abords du massif de l'Ormont. Ils sont surmontés en altitude des grès feldspathiques et des schistes argileux des couches de Champenay. Enfin, vers 600 mètres d'altitude n'apparaissent les grès vosgiens ou triasiques que sur le chapeau sommitale du Spitzemberg.

Les failles marquantes sont en direction nord-est - sud-ouest. Elles encadrent les buttes-témoins du Voyemont et du Climont, marquent les fortes pentes des roches d'Ormont ou entre Ormont et Spitzemberg avant de s'évanouir dans le profond bassin permien sous Saint-Dié.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Beulay apparaît pour la première fois dans des pièces d'archives du chapitre, sous l'appellation Boullay au XIVe siècle. Une étymologie populaire respectant une phonétique française en déduit aisément un lieu planté de bouleaux. L'historien reste sceptique devant ces appellatifs végétaux. Le linguiste confirme que Beulay ou Boullay dérive du gaulois Bola ou Bolla qui désigne une limite de territoire entre deux domaines différents[1]. Ce toponyme assez fréquent a donné naissance à des noms de famille, les Boulay ou Boullay[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Au XIVe siècle, il y a déjà plusieurs seigneurs à Beulay et la capitainerie du Spitzemberg semble aussi avoir des droits généraux sur une douzaine de maisons et deux moulins. Le chapitre de Saint-Dié possède d'abord une ménantille, puis intensifie sa présence avec deux ménanties et un moulin jusqu'en 1551[3]. Il prélève deux chapons de cens.

La première ménantie appartenant au chapitre de Saint-Dié est une maison avec jardin et bois. Quatre prés et cinq champs constituent ses dépendances, soit environ 2 ha qui peuvent nourrir une petite famille et affourager une vache[4]. Le 15 avril 1399, le sonrier de la ville l'a vend et en retire dix florins, deux florins pour le vin de sonrier et du maire. Un florin est réservé aux frais pour la constitution de l'acte.

L'autre ménantie de taille apparemment similaire est confiée par Thiébault d'Ogéviller, chantre et chanoine, au maire Georges de Beulay, homme du chapitre et ses hoirs. Il a fourni à la prise de possession trois francs, une fois donnés le 12 janvier 1437 et la promesse de maintenir le manse en bon état. Mais la fille du maire Georges n'a cure de la ménantille. Elle n'a ni fils ni fille et encore moins, tient-elle à préciser de vive voix aux vénérables chanoines, "de manans, ne servant dessous nousz". La ménantille vacante est ascensée à Jean le Broude le 9 mars 1490, qui s'engage pour douze gros d'argent annuels.

Le moulin est donné à bail pour vingt ans en 1400 à Jean de Braiban de Lusse. Le dernier preneur doit cinq sols de strasbourgeois au chapitre et remettre en état le dit moulin. Deux bichets de seigle devront être payés annuellement aux héritiers du moulins, à la Saint-Martin d'hiver. L'ascensement est concédé le 12 avril 1440 pour cinq gros de Lorraine et une même obligation d'entretien. Le 27 juillet 1482 ce prix est relevé à huit gros.

La communauté de Beulay est longtemps partagée entre plusieurs seigneurs, dont malheureusement les archives et les comptes n'ont pas tous été aussi bien préservés que ceux du chapitre de Saint-Dié, mais elle apparaît bien organisée en une assemblée communautaire qui gère les prairies d'irrigation et quelques biens propres. Elle semble dépendre de la mairie de Bertrimoutier, qui possèdent une grande partie de la face méridionale de l'Ormont, de Vanifosse à Beulay. L'origine du pouvoir de Bertrimoutier est indéniablement religieux, car il s'agit d'un très vieux cimetière de la vallée de la Fave. Beulay en limite a été et sera disputé entre deux contrées aux forts caractères, la basse vallée centrée administrativement sur Bertrimoutier et la haute vallée dominée par Provenchères et Colroy. Beulay est néanmoins happé dans la paroisse de Provenchères dès sa formation au XIIIe siècle. Les faits ethnologiques et la vie économique les rapprochent de Provenchères et de son haut pays comprenant les hameaux ou bourgs longtemps prospères de la Grande Fosse, Ban-de-Sapt et Saales, sur la voie des Saulniers.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

En 1710, la communauté, village du bailliage de Saint-Dié, reprend le chemin de la croissance économique, longtemps appauvrie au XVIIe siècle par la guerre de Trente Ans et l'incertitude sociale et politique en Lorraine. Elle compte treize foyers fiscaux théoriques, mais probablement une centaine d'habitants si on compte les nombreux exemptés temporaires. L'essor des cultures, notamment la pomme de terre, apporte un développement de son terroir agraire vers les hauts après 1750.

Révolution française et Empire[modifier | modifier le code]

A la Révolution, ses habitants se soudent avec vigueur pour former une petite commune du canton de Bertrimoutier. La commune de 128 habitants subit les affres économiques des mauvaises années 1780 et les tourments de la Révolution. En l'an XII, elle vieillit. Mais sa croissance démographique après la Restauration est vigoureuse. Sa population rajeunie atteint 153 habitants en 1830, 148 habitant en 1840 sous le maire Colin et culmine à 157 habitants en 1847[5].

Le canton de Bertrimoutier ayant fusionné au début du siècle avec celui de Saint-Dié, Beulay fait désormais partie de la partie rurale du canton de Saint-Dié. Toutefois, ses habitants demeurent des paroissiens assidus de l'église et cure toute proche de Provenchères, modeste commune du canton de Saales. Ils se rendent aussi bien plus souvent aux marchés et aux foires du lundi à Saales qu'ailleurs.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Le 30 mars 1872, le sous-préfet de Saint-Dié, monsieur Marchal, prend enfin acte des préliminaires de paix du 26 février 1871 à Paris et du traité de paix de Francfort le 10 mai 1871 sous la forme exécutive confirmée à la fin de l'année. Il a constaté aussi après son retour estival la saisie en sous-préfecture des archives concernant Schirmeck et Saales les 17 et 18 mars 1871 par l'autorité militaire allemande. Il engage une consultation sur l'opportunité de constituer un nouveau canton à Provenchères. Il propose la réunion à ce nouveau canton de la commune de Beulay. Le conseil municipal de Saint-Dié et les autres conseils communaux du canton donnent leur adhésion le 19 avril 1872.

La commune est en conséquence rattachée au canton de Provenchères. Outre Beulay, ce canton rassemble les communes de La Grande Fosse, La Petite Fosse, Colroy-La-Grande, Lubine, Lusse et Provenchères qui reste à la France après l'annexion du demi-canton Saales au Deutsches Reich. Lusse devient la commune la plus populeuse[6]. La modeste Provenchères devient chef-lieu de canton.

Les communes du canton accueillent de nombreuses familles d'optants avant le 1er octobre 1872, renforcé au cours des années suivantes par un modeste flux quasi-continu d'émigration venus des vallées vosgiennes d'Alsace. Les montagnards de l'autre versant sont devenus, à leur grande surprise, étrangers allemands sur les papiers officiels que l'administration française leur délivre !

La réorganisation administrative au voisinage de la frontière se poursuit lentement. Les douanes s'installent après 1873. Le 28 février 1874 sont installés foires et marchés à Provenchères. Au cours des années de la décennie 1870, les habitudes montagnardes persistent et Saales, dont les marchés et foires du lundi sont de plus en plus défavorisés par les décisions françaises, continue d'être un lieu économique incontournable[7].

Beulay compte 187 habitants pour sa superficie de 240 ha au recensement de 1877. Si la vie économique est encore tournée vers Saâles désormais en Allemagne, le maire Caussin ou son adjoint Gérardin s'adressent dorénavant à Provenchères, promu chef-lieu de canton et forte de 935 habitants pour 727 hectares. Nulle nouveauté : ils ne font que suivre les pas des paroissiens qui vont écouter le prêche dominical du curé Séverin, des élèves filles et garçons qui assistent aux classes primaires de l'instituteur Mathis, à Provenchères. Le bureau postal confié à Mme Norroy, receveur des Postes, est lui aussi à Provenchères, comme l'indique l'annuaire statistique des Vosges en 1877.

Le percepteur de troisième classe nommé à Provenchères a d'ailleurs choisi de résider, par prudence légale afin d'éviter un éventuel favoritisme, à Beulay alors qu'il administre les zones communales de Colroy-la-Grande, La Grande-Fosse, La Petite-Fosse, Lubine et Lusse. Beulay reste sous la vigilance du percepteur de cinquième classe Ferry qui réside à Saint-Dié, alors qu'il est nommé à Sainte-Marguerite avec la charge de Beulay, Frapelle, Neuvillers-sur-Fave, Le Pair-et-Grandrupt, Nayemont-les-Fosses, Remomeix, Saulcy-sur-Meurthe.

La fête patronale de la commune, qui connait une relative prospérité au milieu du second Empire et un sensible regain après les affres vite passés de la guerre de 1870-71, est fêtée le premier dimanche de septembre, à la saint Mansuy.

Brossons un rapide portrait de la commune en 1887[8]. Les trente-quatre maisons de la commune abritent 173 habitants[9]. Les écarts compte le petit hameau du Spitzemberg avec deux maisons et quatre habitants. Les fermes de la Costelle et de Reingoutte abritent chacune quatre habitants.

Sur une surface communales de 240 hectares (ha), 93 ha sont réservés au terres labourables, le seigle est semé en automne sur le tiers du terroir, l'avoine au printemps sur un sixième. La principale culture est la pomme de terre. 48 ha sont déclarés en prés et prairies[10]. 60 ha porte des bois de rapport estimée à 55 000 F, 5 ha sont attribués aux jardins, vergers et chenevières, 1 ha sont déjà en friche. Une modeste féculerie emploie trois ouvriers, une scierie deux ouvriers en saison. Le produit des quatre contributions s'élève à 1930,92 Francs et 129,64 de patentes (débits de boissons, services). Les revenus propres de la commune s'élèvent à 638 francs.

La commune attachée à Provenchères parvient à se doter tardivement au cours du siècle d'une mairie-école. Le commerce agricole licite ainsi que des activités plus illicites liées aux multiples taxes frontalières sur les produits dits de luxe, en particulier les allumettes ou le tabac, se déploie encore souvent vers Saales.

L'exode rural touche fortement la commune dès les années 1880 et surtout après la guerre de 1914-1918 qui l'ampute d'une grande partie de ses champs cultivables situés sur la zone de front. Ces terres autrefois fertiles sont reboisées. La déprise démographique entraine la fermeture de l'école de Beulay en 1932, victime du départ de deux familles ayant de jeunes enfants.

La rurbanisation progressive après les années 1960 explique l'absence complète de mémoire locale, au moins tel qu'elle s'affiche dans la presse ou les actes administratifs. Ainsi le changement de la dénomination de la commune en Le Beulay pourrait surprendre les anciens habitants de la communauté érigée en commune, car l'article précisait pour eux un simple hameau comme il en existe encore en montagne et non une communauté qu'ils avaient fait vivre et transformée par leur labeur en commune de plein droit.

Tradition orale et microhistoire[modifier | modifier le code]

Grâce à un entrecroisement de témoignages familiaux, la vie de la petite commune rurale et de ses habitants dans la vallée de la Fave a pu être décrite entre 1880 et 1930. Une fraction a été publiée dans la revue Mémoire des Vosges Histoire Société Coutumes[11].

La vie de la commune pendant l'occupation allemande entre 1914 et 1918 a été décrite par un ancien maire dans le bulletin de la Société Philomatique Vosgienne[12]. La commission Temps de Guerre a également préparé plus récemment des dossiers scientifiques sur la vie des communes vosgiennes occupées pendant la Grande Guerre. Si le grand volume prévu en 2003 a été différé pour laisser la place à d'autres travaux de grande amplitude, un projet pédagogique mené à terme au lycée Jules-Ferry de Saint-Dié a permis la sortie d'une monographie sur Le Beulay sur cette période au début de l'été 2010.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1974 2006 Jean-Pierre Lévêque   Pépiniériste
Démissionne en cours de mandat
2006 en cours
(au 18 février 2015)
Jean-Marie Sobolewski    

Finances locales[modifier | modifier le code]

En 2015, les finances communales était constituées ainsi[13] :

  • total des produits de fonctionnement : 81 000 , soit 708 par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 78 000 , soit 681 par habitant ;
  • total des ressources d’investissement : 97 000 , soit 845 par habitant ;
  • total des emplois d’investissement : 24 000 , soit 209 par habitant ;
  • endettement : 29 000 , soit 249 par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d'habitation : 17,73 % ;
  • taxe foncière sur le bâti : 10,90 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 24,62 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 38,75 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 19,51 %.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[15].

En 2015, la commune comptait 105 habitants[Note 1], en diminution de 6,25 % par rapport à 2010 (Vosges : -2,03 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1856
115 106 119 144 158 148 157 174 147
1861 1866 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
185 154 187 173 158 167 142 148 137
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
116 76 88 88 89 92 98 83 100
1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015 - -
90 89 118 116 102 116 105 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Aperçu de la démographie ancienne de Beulay[modifier | modifier le code]

Évolution démographique
1300 1370 1400 1500 1550 1600 1640 1680 1710
100 50 70 100 120 100 70 80 100
1760 1780 1802 - - - - - -
150 180 128 - - - - - -
(Source : Estimation sous l'Ancien régime royale de France et le duché de Lorraine, archives du Consulat en 1802)

En 1845, Beulay compte deux honorables vieillards de plus de quatre-vingt ans, preuves vivantes d'une longévité populaire. Ils étaient nés pendant la phase d'expansion de la culture sur les hauts de la commune et avaient pu accroître avec joie leur maisonnée afin d'y loger leurs grandes familles dans les années 1830.

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Début 2017, la commune est « réputée sans clochers »[18]. Mais elle est propriétaire en indivision de l'église et du cimetière de Provenchères-sur-Fave[19].
  • Champ de bataille 1914-1918[20].
  • Blockhaus, aujourd'hui remise[21].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Il existe d'autres lieux-dits La Bolle (Saint-Dié) ou Bollviller (en Alsace). Il est peu probable que le toponyme dérive du vieux français bouline, qui désigne un bastion, une petite place fortifiée, un lieu de garde. En anglais, ce mot désigne la proue. Le néerlandais, bollwerk a donné en français boulevard, désignant à l'origine la zone des ouvrages techniques de fortification. Remarquez toutefois qu'il y subsiste le sens d'une limite ou de bout d'un espace.
  2. L'orthographe a été fluctuante : Beulet, Beulay, Boulet
  3. Thibaut de Jussy a échangé des biens immobiliers en 1551 contre la terre fauquée de Sainte-Marguerite. Les références les plus accessibles pour la vallée de la Fave se retrouvent dans les bons ouvrages qui décrivent le Val de Saint-Dié et qui sont présentés en partie bibliographie de Saint-Dié
  4. Prés, champs... sont des pièces de terres normalisées en jour, soit une superficie productive d'environ 20 ares.
  5. Population de 147 habitants en 1859, 185 habitants en 1863, 154 habitants en 1867, 187 habitants en 1880
  6. Avec plus de 1500 habitants, elle était auparavant au second rang cantonal derrière Plaine.
  7. Un déclin de la foire et de nombreux secteurs du marché s'amorce irrémédiablement après 1879
  8. Léon LOUIS, tableau statistique des communes des Vosges, Epinal, 1889.
  9. 44 électeurs mâles choisissent 10 conseillers municipales et 32 élèves se retrouvent chaque matin dans l'école primaire mixte, hébergée dans la mairie avec une bibliothèque de 48 volumes !
  10. Sachant qu'un ha nourrit une vache gourmande d'herbe à l'année, le cheptel peut être estimé à 50 bêtes à cornes.
  11. Il s'agit de la revue semestrielle de la Société philomatique vosgienne. Le premier numéro est paru en 2000. Quelques articles en accord des thèmes retenus sont présents dans les numéros 1, 2, 14 ainsi que des mentions implicites dans les numéros 3, 4 et 13.
  12. Louis DIDIER, « Beulay pendant la guerre de 1914-1918 et le poste du Spitzemberg », Bulletin S.P.V. (89e Année, volume LXVII), Année 1963, p. 127-134.
  13. « Les comptes de la commune », sur alize2.finances.gouv.fr (consulté le 27 septembre 2016).
  14. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  18. « Recherches sur critères », Clochers de France.
  19. « présentation de la commune du Beulay », notice no IA88001204, base Mérimée, ministère français de la Culture
  20. « champ de bataille 1914-1918 », notice no IA88001196, base Mérimée, ministère français de la Culture
  21. « les vestiges de la guerre 1914-1918 », notice no IA88001197, base Mérimée, ministère français de la Culture