Coinches

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Coinches
Coinches
Centre de Coinches.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Vosges
Arrondissement Saint-Dié-des-Vosges
Canton Saint-Dié-des-Vosges-2
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Saint-Dié-des-Vosges
Maire
Mandat
Pascal Thomas
2014-2020
Code postal 88100
Code commune 88111
Démographie
Gentilé Conchelais(es)
Population
municipale
351 hab. (2015 en augmentation de 0,29 % par rapport à 2010)
Densité 62 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 15′ 11″ nord, 7° 01′ 23″ est
Altitude 379 m
Min. 366 m
Max. 720 m
Superficie 5,69 km2
Localisation

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Coinches

Coinches est une commune française située dans le département des Vosges, en région Grand Est.

Ses habitants sont appelés les Coinchelais(es).

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Vue sur le Centre et l'église.

Coinches est situé à 6 km à l'est de Saint-Dié-des-Vosges. La localité est entourée de pâturages et de quelques hauteurs boisées.

C'est une des 188 communes[1] du parc naturel régional des Ballons des Vosges.

La Roche du Sabbat – un bloc de grès évoquant une forme humaine – culmine à 460 m, bien fait « pour frapper la superstitieuse imagination de nos aïeux, qui en avaient fait le lieu de réunion des sorciers[2]». Les mères allaient y chercher les nouveau-nés. Une vieille personne du village avait la clé de la Roche. Voilà ce que l'on disait aux enfants trop curieux...

Écarts et lieux-dits[modifier | modifier le code]

  • Fouchifol partie nord, la partie sud dépend d'Entre-deux-Eaux
  • Jardiné (ferme à l'étranglement juste avant la Corneille)
  • la Corneille (vallée en forme de corne aboutissant à Fouchifol)
  • la Gencière (ancienne cense au bas du village, en limite avec Remomeix)
  • la Goutte (lieu-dit avec une maison près du ruisseau du même nom, tributaire du Coinche)
  • la Grange-des-Aulnées (il reste une maison sur les cinq qui étaient là au 19e siècle)
  • la Haute-Coinches (après le lieu-dit la Vigne, avant la petite grimpette qui précède la Goutte)
  • La May le long de la route qui va vers Entre-deux-Eaux)
  • La Pèche (lieu-dit où se trouvait la chapelle avant 1729)
  • la Vigne (avant l'étranglement du chemin qui mène à la Haute-Coinches)
  • Le Danseux (entre l'intersection près de l'abri-bus et le chemin de la Roche)
  • Le Bas-du-Village (secteur de Péraupré)
  • Les Grandes Aulnaies (entre le chemin de la Roche et Ginfosse)
  • Les Prés-Saint-Diez (nouveau quartier)
  • Malingoutte (nouveau quartier)

Il est essentiel de conserver la mémoire des lieux-dits locaux.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

  • Le ruisseau de Coinches, également dénommé le Coinche.

Il prend sa source dans le massif de la Behouille. Il reçoit à l'est, le ruisseau de la Pêche, et à l'ouest le ruisseau de la Corneille, puis le ruisseau de Fondreu.

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • En patois local : Couanche
  • Ce que la tradition rapporte : le bourg de Coinches se réduit au quartier qui est dans le voisinage immédiat de l'église actuelle. C'est là où l'on trouve les maisons les plus anciennes, plusieurs sont du 16e siècle.
  • Les anciens titres parlent de la Basse Coinche et de la Haute Coinche, ce qui fait du toponyme Coinche un féminin, et le pluriel englobe les deux lieux.
  • L'hypothèse latin concha > coinche = cuvette, séduisante, ne tient pas, d'autres lieux Coinches de la région pouvant être une côte ou une vallée encaissée.
  • le linguiste Ernest Nègre avance un anthroponyme gaulois Conchos dont le nom aurait pu être associé à une ferme avec terrain attenant.
  • La présence d'une voie ancienne qui traverse le village avec le toponyme stranon relevé sur un acte notarié, toponyme dont la première partie dériver du latin strata, le fait que l'on retrouve à Ginfosse, Raves le long de cette même voie le toponyme ensonge < gaulois andecinga que l'on retrouve dans Du Cange, plaide pour une origine très ancienne du lieu. La proximité du toponyme "le Haut Luxeuil", "lo Se" en patois local, du gaulois uxellos = élevé, plaide pour une origine gauloise, ces appellatifs n'ayant pas eu de descendants en ancien français. Jardiné est un jardinellus, dont la forme ne peut être antérieure au 2e siècle de notre ère, diminutif de jardinus, attesté en latin de très basse latinité (1269), que l'on trouve dans Du Cange, et qui est un petit jardin, et non un potager, dans le sens de petite propriété très fertile dans laquelle on peut effectuer plusieurs coupes dans l'année, mot d'origine également gauloise.

Histoire[modifier | modifier le code]

Coinches était divisée autrefois en deux parties appelées Coinches-la Haute et Coinches-la-Basse. La première était le chef-lieu de la mairie, la seconde refermait l'église. Les habitants devaient annuellement au domaine 30 gros de rente ordinaire.

Coinches est une très vieille localité, effleurée par le vieux chemin qui de Saint-Dié gagnait l'Alsace par Le Bonhomme et Lapoutroie (voie romaine de Tullum Nasium, autrement dit Toul, à Argentouaria, autrement dit Horbourg, présente sur la table de Peutinger qui date du IIe siècle. Cette route antique traversait Sainte-Marguerite, Remémont, la Planchette puis obliquait vers Fouchifol, laissant au nord Fouchifol, commune de Coinches et au sud Fouchifol, commune d'Entre-deux-Eaux. Un diverticule de cette ancienne voie s'en détachait à Remémont, pour filer via les Hayottes vers Coinches atteignant le hameau de la May, traversant le bourg d'ouest en est pour filer vers Sainte-Marie-aux-Mines via Ginfosse et le Giron.

Dans un paysage totalement déboisé selon nos vues actuelles, mis à part quelques haies de chemin, le village comprenait jadis deux parties : la Haute-Coinche, chef-lieu, relevant du bailliage de Saint-Dié, et la Basse-Coinche autour de l'église. On rencontre d'autres graphies, Coënche ou le patois Couanche, dans les archives de cette localité.

Lieux-dits habités récents : Malingoutte, les Prés-Saint-Diez, les Goutteaux. Lieux-dits habités plus anciens du nord au sud : la Janchière, ferme isolée, Dessous-le-Village, ferme, Péraupré (le Coirion), le Danseux, les Grandes Aulnées, ces deux derniers sur la route de Ginfosse, la Pêche, lieu-dit où se trouvait l'ancienne chapelle, le Village, la May en allant vers l'ouest, Après avoir dépassé l'école, il y a Jardiné, ferme, puis la Corneille. Du centre en allant plein sud la Vigne, la Haute Coinche, la Goutte, la Grange des Aulnées et Fouchifol, commune de Coinches.

L'étymologie du nom de la commune ne peut être le latin concha, cuvette, que fournit Dauzat dans son Dictionnaire étymologique des noms de lieux. Cette hypothèse, séduisante au demeurant, ne tient pas au vu des microtoponymes de la région. En effet, la Coinche, à Bertrimoutier, désigne une côte et Hermancoinche, lieu-dit de Colroy-la-Grande, n'est pas dans une cuvette. Nègre, dans un dictionnaire plus récent, renvoie à un anthroponyme Concos, d'origine gauloise. Si cette hypothèse tenait, il pourrait être légitime de baptiser les habitants de la commune sous le nom de Conchois, ce qui donnerait Conchoise au féminin, Coinchois et Coinchoise sonnant un peu moins bien. A noter qu'à ce jour, aucune dénomination officielle des habitants n'a été déterminée et que le choix d'un éventuel blason pour la commune n'a pas encore été arrêté. Nota bene : Conchois n'est qu'une proposition qui a été faite il y a plusieurs années par l'auteur de cet ajout et qui n'a pas toujours été validée. Le gentilé Coinchelais(e), sonnant mieux, a de fortes chances d'être retenu.

Le dictionnaire topographique du département des Vosges de Marichal propose page 105 les formes anciennes Coinche attestée en 1369 et Conche en 1380.

De 1790 à l'an XI, Coinches a fait partie du canton de Laveline.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Budget et fiscalité 2015[modifier | modifier le code]

En 2015, le budget de la commune était constitué ainsi[3] :

  • total des produits de fonctionnement : 235 000 , soit 659  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 198 000 , soit 554  par habitant ;
  • total des ressources d’investissement : 90 000 , soit 253  par habitant ;
  • total des emplois d’investissement : 57 000 , soit 161  par habitant.
  • endettement : 72 000 , soit 202  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d’habitation : 21,97 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 12,32 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 28,92 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 38,75 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 19,93 %.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1947 mars 1983 Pierre Grandidier parti socialiste  
mars 1983 mars 1989 Gilbert Chachay    
mars 1989 juin 1995 Reine Jeandon RPR  
juin 1995 mars 2001 Pascal Thomas RPR Ingénieur agricole
mars 2001 mars 2008 Bernard Boiselle PS Cadre de banque
mars 2008 en cours
(au 18 février 2015)
Pascal Thomas UMP Ingénieur agricole

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[5].

En 2015, la commune comptait 351 habitants[Note 1], en augmentation de 0,29 % par rapport à 2010 (Vosges : -2,03 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1856
275255341369383393372384373
1861 1866 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
375385366339358315310305305
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
302257261249237242218214192
1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015 - -
199319345331343350351--
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Claude.

L'église Saint-Claude[modifier | modifier le code]

Coinches dépendait autrefois de la paroisse de Bertrimoutier. En 1480, les habitants obtinrent le droit de construire un oratoire. En 1690, le grand prévôt de Saint-Dié autorisa le village à faire dire la messe dans leur chapelle les dimanches pendant les temps de guerres. En 1729, Coinches fut érigée en cure par l'archevêque de Césarée. L'église a été achevée en 1730, la nef remonte à 1834. L'église a été remaniée au XIXe siècle. Fête patronale fixée au dimanche le plus proche du 7 juin.

L'orgue[modifier | modifier le code]

Quelques incertitudes subsistent sur les origines de l'orgue. L’instrument pourrait avoir été construit par Jean Nicolas Jeanpierre le Jeune vers 1834-35[8],[9]. Il aurait été installé à Coinches vers 1848. Des réparations ont été effectuées en 1870 par la maison Jaquot-Jeanpierre. Découvert par le pasteur Valloton de Saint-Dié vers 1971, il a été classé par les Monuments historiques et remis en état[10],[11]. Une autre restauration significative a été réalisée en 1983-1989 et l'orgue a été relevé en 2005.
Aujourd'hui il est composé de 14 jeux répartis sur deux claviers et un pédalier accroché au Grand Orgue. La transmission des notes et des jeux est mécanique.

Le retable[modifier | modifier le code]

L'Adoration des bergers, de Claude Bassot (1620).
Calvaire sur les hauteurs de Coinches.

L’Adoration des bergers, un tableau peint sur bois en 1620 par Claude Bassot est conservé dans l’église de Coinches. Les initiales C.B. et la date apparaissent près du pied droit de saint Joseph. L’œuvre a été classée par les Monuments historiques au titre d’objet dès 1951. Ses dimensions sont de 84 sur 79 cm[12].

Les monuments commémoratifs[modifier | modifier le code]

  • Le monument aux morts, conflits commémorés : 1914-1918 et 1939-1945[13].
La commune a été décorée le 22 octobre 1921 de la Croix de guerre 1914-1918[14].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

  • La roche de huit mètres de hauteur, à 600 mètres du village. Vue panoramique sur Saint-Dié

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Michel-Alexandre Petitnicolas (1828-1866), prêtre, missionnaire et martyr en Corée, est né à Coinches. Le jour de sa naissance, il a été baptisé dans l'église Saint-Claude qui abrite aujourd'hui son portrait.
  • Claude Barlier, directeur de recherches, directeur du Cirtes et du Gip-Insic à Saint-Dié, agrégé de génie mécanique, docteur de l'Ecole Nationale Supérieure d'Arts et Métiers, professeur des Ecoles des Mines, il est responsable du DESS "Conception de Produit - Design Industriel - CFAO & Prototypage Rapide" mis en place par l'ESSTIN, avec l'ESIAL et l'ENSTIB à l'UHP dans le cadre d'un partenariat avec l'Ecole des Mines de Nancy et l'Ecole des Mines d'ALBI-Carmaux. Source : P. Colin in base roglo.
  • Pierre Colin, né à Remomeix, domicilié à Coinches depuis 1988, mathématicien de formation, dialectologue spécialiste de la montagne vosgienne, ancien président de la Société philomatique vosgienne (1998-2001)[15],[16].
  • Jean Sébastien Adolphe Eugène Husson, né à Coinches le 3 février 1854, décédé en juillet 1910, Saint-Dié, conseiller général des Vosges, source : P. Colin in base roglo.
  • Paul Pierrat (1926-1990), prêtre, dernier titulaire en date de la cure de Coinches, avant son rattachement à la paroisse de Bertrimoutier, puis à celle de Sainte-Marguerite, auparavant curé de Nonville et de Belmont-lès-Darney. Il achète en 1973 l'église prieurale Saint-Maur de Bleurville, et avec une équipe de jeunes scouts, restaure l'abbatiale et y redécouvre la plus ancienne crypte romane de Lorraine, datant du Xe siècle. Aumônier de lycée.

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Liste des 188 communes adhérentes au parc naturel régional des ballons des Vosges, 3e Charte 2012 - 2024
  2. Selon le Dr. Fournier cité dans Annales de la Société d'émulation du département des Vosges, 1907, A83, part 1, p. 131-132. Voir aussi Jacques Roehrig, À mort, la sorcière!, Nuée Bleue, Strasbourg, 2007, 222 p.
  3. Les comptes de la commune
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  8. Site sur les orgues du Département des Vosges : Page sur l'orgue de l'église de Coinches
  9. Orgue de l’église de Coinches
  10. Notice no PM88001130, base Palissy, ministère français de la Culture Orgue de tribune
  11. Notice no PM88000153, base Palissy, ministère français de la Culture Orgue de tribune, partie instrumentale de l'orgue
  12. Notice no PM88000152, base Palissy, ministère français de la Culture tableau : l'Adoration des bergers
  13. Monument aux morts
  14. Communes décorées de la Croix de guerre 1914-1918
  15. Société Philomatique Vosgienne
  16. Inventaire du Patrimoine de Lorraine, Y a-t-il un chemin menant à Saint-Jacques de Compostelle dans la montagne vosgienne ?