Anould

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Anould
Panorama de la Roche du Sphinx.
Panorama de la Roche du Sphinx.
Blason de Anould
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Vosges
Arrondissement Saint-Dié-des-Vosges
Canton Gérardmer
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Saint-Dié-des-Vosges
Maire
Mandat
Jacques Hestin
2014-2020
Code postal 88650
Code commune 88009
Démographie
Gentilé Aulnois
Population
municipale
3 370 hab. (2014)
Densité 139 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 11′ 11″ nord, 6° 56′ 47″ est
Altitude 455 m
Min. 419 m
Max. 933 m
Superficie 24,23 km2
Localisation

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Liens
Site web anould.fr

Anould est une commune française située dans le département des Vosges, en région Grand Est.

Ses habitants sont appelés les Aulnois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le hameau de Venchères.

Elle est située dans la vallée de la Meurthe à 12 km en amont de Saint-Dié-des-Vosges, à 16 km de Gérardmer par le col du Plafond (621 m) et à 43 km de Colmar par le col du Bonhomme (949 m). L'altitude de la commune culmine à 933 mètres à la Roche des Fées.

Le ruisseau de l'Anoux, né sur les pentes de la Roche des Fées, suit un cours parallèle à la Meurthe de l'autre côté de la départementale 415 et ne rejoint la rivière qu'à Saint-Léonard.

La majorité de la population se concentre le long des grands axes de circulation, mais on dénombre de nombreux écarts : Chalgoutte, le Chapelet, Déveline, Gerhaudel, les Gouttes, les Granges, la Hardalle, la Haute Fontaine, l’Anoux, la Mangoutte, le Paire, le Raingoutte, le Souche et Venchères.

Communes limitrophes d’Anould
Saint-Léonard Saint-Léonard Mandray
Corcieux
La Houssière
Anould Fraize
Ban-sur-Meurthe-Clefcy
Gerbépal Ban-sur-Meurthe-Clefcy
Gerbépal
Ban-sur-Meurthe-Clefcy

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme d’Anould (Alnus) remonterait au moins à 1188.

Anould signifie simplement le lieu qui mène à la prairie. Il provient de l'altération du gallo-romain Ad noldium[1]. En effet, il est évident à un observateur paysan des premiers siècles de l'ère chrétienne qu'Anould mène à la vaste et magnifique prairie de la Meurthe qui s'étale d'Anould à Saulcy. Le fond de la vallée qu'elle occupait intégralement autrefois est constitué à différents étages en profondeur de matériaux fluvio-glaciaires, en particulier des galets, dont l'assemblage possède, à cause des interstices non colmatés, un grand potentiel de nappe aquifère.

L'origine du nom d'Anould possède aussi deux versions pseudo-savantes, abondamment reprises dans les interprétations journalistiques ou communes :

  1. Est invoqué le latin anoldium, « aux nœuds », du fait de la croisée des chemins bordés d'arbrisseaux joignant la chapelle aux hameaux ;
  2. Anould garderait l'emblème végétal latin alnus voulant dire aulne ou aune. Le lieu aurait été planté d'aulnes, comme Fraize (fraxinus en latin) serait le lieu où se trouvent des frênes, Saulcy du latin salix le lieu où poussent des saules.

Précisons que Fraize vient de fracta, la fracture si visible dans le paysage, et que l'étymologie de Saulcy reste incertaine.

Histoire[modifier | modifier le code]

Jusqu’en 1671, époque de son érection en cure, la paroisse de Clefcy fut une dépendance d’Anould. L’église est dédiée à saint Antoine, abbé ; elle relevait du diocèse et du doyenné de Saint-Dié. La cure était à la collation du chapitre de Saint-Dié et au concours.

En 1710, le ban d’Anould comprend, outre le territoire de la commune actuelle, le finage de Sainte-Marguerite et fait partie du bailliage et de la prévôté de Saint-Dié.

En 1751, le ban d’Anould était composé d’Anould, La Hardalle, Develine, Les Granges, Chalgoutte, Les Gouttes, Braconcel, Sainte-Marguerite, Le Paire, Gerhaudel, Le Souche, Vachères et Le Vic en partie. En 1754, Anould fait toujours partie du bailliage et de la prévôté de Saint-Dié, mais est régi par les lois et les coutumes de Lorraine.

En 1790, Anould fait partie du district de Saint-Dié et du canton de Saint-Léonard.

L'église, la mairie et le groupe scolaire ont été détruits par les Allemands en 1944. Les papeteries du Souche, parmi les plus importantes des Vosges, furent anéanties. La commune a considérablement souffert : sur les 551 maisons qu'elle comptait avant-guerre, les Allemands en détruisirent 490, par le feu ou par la dynamite, du 15 au 18 novembre 1944. Le nombre de sinistrés fut de 1725. Anould est titulaire de la Croix de guerre 1939-1945.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
    Marcel Vincent    
1971 1983 Guy Delacôte (1906-1987)[2] DVG Polytechnicien, ingénieur du corps des mines
1983 1995 Alain Schieffer   Médecin
1995 1997 Jean Lavielle    
1997 en cours Jacques Hestin DVD Premier surveillant à la maison d’arrêt d’Épinal

Finances locales[modifier | modifier le code]

En 2015, les finances communales était constituées ainsi[3] :

  • total des produits de fonctionnement : 2 519 000 , soit 728 par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 2 358 000 , soit 682 par habitant ;
  • total des ressources d’investissement : 263 000 , soit 76 par habitant ;
  • total des emplois d’investissement : 663 000 , soit 192 par habitant ;
  • endettement : 1 020 000 , soit 295 par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d'habitation : 16,99 % ;
  • taxe foncière sur le bâti : 10,58 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 23,61 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Allemagne Schöneck (Allemagne), ville du Land de Hesse.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[5],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 3 370 habitants, en augmentation de 1,02 % par rapport à 2009 (Vosges : -1,78 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1856
1 395 1 469 1 621 1 871 2 234 2 375 2 532 2 654 2 793
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
2 813 2 815 2 771 3 072 3 141 3 118 3 135 3 127 3 216
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
3 320 3 225 3 039 2 865 2 539 2 511 1 566 2 252 2 457
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014 -
2 642 2 700 2 885 2 960 2 992 3 217 3 363 3 370 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

  • La papeterie du Souche, construite en 1875 par Camille Metenett pour le compte de Tiers, est la dernière papeterie de la vallée de la Haute-Meurthe. Elle a employé jusqu'à 850 personnes et assuré le développement du village. Elle appartient désormais au fonds d'investissement Green Recovery. L'usine est fermée depuis 2010.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Roche du Sphinx : on accède au panorama sur la vallée en suivant un sentier botanique. Un parcours de santé est également tracé dans son voisinage.
  • Ruines d'un château-fort au lieu-dit Pré du Château.
  • Église Saint-Antoine, bâtie à partir de 1828, reconstruite après 1944.
    • Les vitraux des 27 baies de l'église paroissiale, conçus par F. B. de Jankosky architecte, ont été réalisés par Les Ateliers Loire en 1967[8] ;
    • Un orgue neuf de Roethinger a été construit en 1969[9],[10].
  • Le monument du souvenir[11].
  • L'oratoire Sainte-Richarde[12].
  • L’inventaire des fermes a été réalisé par le service régional[13].
  • Piste multi-activités entre Saint-Léonard et Fraize sur l'emprise de l'ancienne voie ferrée.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean-Baptiste Lemire (Colmar, Haut-Rhin 1867-La Flèche, Sarthe 1945) : chef d'orchestre (des Papeteries) dans cette commune et compositeur.
  • Albert Pierrat, contrôleur des mines[14].
  • Martin (1665) et Nicolas Ferry (1690-1763), fondeurs de cloches à Anould

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Écartelé au premier d'or à trois montagnes accolées de sinople chargée chacune d'un filet en bande d'argent, et surmontées d'un faucon pèlerin de sable ; au deuxième de gueules au soleil d'or issant du canton senestre accompagné de trois fleurs de colchiques d'argent posée 1 - 2 ; au troisième d'argent à deux sapins de sable mis en bande ; au quatrième d'azur à quatre truites la 1re et la 4e en pal et affrontées, la 2e et la 3e en fasce et adossées.
Commentaires : par ce blason, la commune d’Anould a voulu symboliser les montagnes qui l'entourent, avec les galeries de mines et le faucon dans le ciel, les prairies par les colchiques dorées au soleil, les sapins des forêts vosgiennes et les truites des torrents.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Pierre Colin, Séminaire de toponymie dialectale, Société philomatique vosgienne, 2008/2009.
  2. Dictionnaire des Vosgiens célèbres
  3. « Les comptes de la commune », sur alize2.finances.gouv.fr (consulté le 26 septembre 2016).
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  8. Les Ateliers Loire, Références : Inventaire complet des vitraux de Gabriel Loire par pays, France (Vosges) : Anould, Eglise paroissiale].
  9. Association d’Étude pour la Coordination des Activités Musicales (ASSECARM), Orgues Lorraine Vosges, Metz, Éditions Serpenoise, , 677 p. (ISBN 2-87692-093-X)
    Présentation de l'orgue de la commune : pages 93 à 95
  10. Inventaire de l'orgue de l'église Saint Antoine
  11. Monument aux morts
  12. L'oratoire de sainte Richarde
  13. Le patrimoine architectural et mobilier de la commune sur le site officiel du ministère français de la Culture (base architecture et patrimoine), Ministère de la Culture (France), Médiathèque de l'architecture et du patrimoine (archives photographiques) diffusion RMN, et service régional de l'inventaire général de la Région Lorraine
  14. « Biographie de Albert Pierrat », sur le site personnel de Bernard Visse, Biographie vosgienne (consulté le 10 mars 2016)