Moyenmoutier

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Moyenmoutier
Moyenmoutier vue à Pierre d'Appel.
Moyenmoutier vue à Pierre d'Appel.
Blason de Moyenmoutier
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Vosges
Arrondissement Saint-Dié-des-Vosges
Canton Raon-l'Étape
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Saint-Dié-des-Vosges
Maire
Mandat
Pascal Guy
2014-2020
Code postal 88420
Code commune 88319
Démographie
Gentilé Médianimonastérien(e)s
Population
municipale
3 274 hab. (2014)
Densité 96 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 22′ 50″ nord, 6° 54′ 51″ est
Altitude 320 m
Min. 285 m
Max. 642 m
Superficie 34,21 km2
Localisation

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Liens
Site web www.ville-moyenmoutier.fr

Moyenmoutier est une commune française située dans le département des Vosges, en région Grand Est.

Ses habitants sont appelés les Médianimonastériens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

L'agglomération principale (le Centre) occupe la partie basse de la vallée du Rabodeau et ses abords immédiats, à l'altitude moyenne de 320 m. Au cœur d'une agglomération l'associant à Étival-Clairefontaine, La Voivre, Vieux-Moulin, Senones et La Petite-Raon, la cité se situe à 17 km de Saint-Dié-des-Vosges, à 76 km de Nancy et à 85 km de Strasbourg par le col du Hantz (641 m).

Vue sur Moyenmoutier.

Elle comprend plusieurs sections :

  • le Centre
  • le Rabodeau
  • le Paire
  • la Chapelle
  • Saint-Prayel
  • la Prelle
  • les Voitines
  • le Grand Himbaumont
  • le Petit Himbaumont
  • Saint-Blaise, dont les habitants sont les Bégoncellois

auxquelles sont également rattachés plusieurs écarts ou habitations isolées. On peut par exemple citer, les Azelis, le Cadran Bleu, les Quatre Chemins, la Bergerie, la Pépinière, les Baraques, le Pré de la Fosse, les Fossés...

Sur le territoire de la commune, le Rabodeau reçoit plusieurs petits affluents, dont le Ruisseau du Paire en rive gauche et celui de Ravines en rive droite, puis se jette dans la Meurthe en rive droite à hauteur de Saint-Blaise[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Moyenmoutier
Raon l'Etape Raon l'Etape Celles-sur-Plaine
Etival-Clairefontaine Moyenmoutier Senones
Ménil-de-Senones
Etival-Clairefontaine Hurbache
Denipaire
Ban-de-Sapt

Toponymie[modifier | modifier le code]

Moyenmoutier (1793)[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le hameau de Saint-Blaise est un point de passage de la Voie des Saulniers gallo-romaine menant de Grand au Rhin. La "rue de la saline" reliant ce hameau au centre ville rappelle d'ailleurs l'usage antique de ce chemin.

L'étymologie du nom de la commune provient évidemment de l'abbaye de Moyenmoutier : le monastère (moustier), fondé en 671 par saint Hydulphe[3], était à mi-distance de ceux de Senones à l'est, d'Étival à l'ouest, de Saint-Dié au sud et de BonmoutierVal-et-Châtillon) au nord. Cet ensemble forme ce qu'on nomme depuis l'époque moderne la croix sacrée de Lorraine ou croix monastique des Vosges[4].

En 915, les Hongrois pillèrent et incendièrent l'abbaye qui fut reconstruite vers 960. Un moine issu de l'abbaye bénédictine, Humbert de Moyenmoutier, envoyé du pape Léon IX à Byzance fut l'un des acteurs majeurs du grand schisme de 1054. Au XIe siècle, les sires de Haute-Pierre obtiennent du duc de Lorraine suzerain la charge d'avouerie sur l'abbaye. Au XIIe siècle, Aubert de Parroy bâtit sur le rocher de la Haute-Pierre un château qui fut détruit au siècle suivant, sur l'ordre du duc de Lorraine.

Le monastère rythme la vie de la communauté locale et subit les vicissitudes des siècles qui passent. Le régime de la commende le laisse dans un triste état à la fin du XVIe siècle. L'abbé commendataire d'alors, Éric de Lorraine, qui est aussi abbé du monastère Saint-Vanne de Verdun et évêque de cette même ville, entreprend de redonner une vie régulière aux moines de ses maisons. Il confie la réforme à Dom Didier de La Cour. En 1604, le pape Clément VII approuve la constitution de la Congrégation de Saint-Vanne et Saint-Hydulphe dont les têtes sont les deux abbayes de Saint-Vanne à Verdun et de Moyenmoutier. Participant pleinement au mouvement de la Contre-Réforme catholique, cette congrégation, territorialement limitée à l'aire d'une Lorraine alors indépendante, donnera naissance à la congrégation française de Saint-Maur, restée bien plus célèbre.

Le XVIIIe siècle est l'âge d'or de l'abbaye avec comme professeur de philosophie et d'Écriture Sainte le célèbre Dom Augustin Calmet qui deviendra abbé du monastère voisin de Senones. La Révolution française sonne le glas de la vie monacale et le bruit des machines remplace le chant des moines. Devenu bien national, le site est la "première filature mécanique de coton installée dans le département des Vosges"[5].

Ainsi, la commune connaît une époque prospère au XIXe siècle et au début du XXe grâce à l'industrie textile. Celle-ci est importée ici en 1806 par un anglais, John Heywood (industriel), pionnier du coton dans les VosgesJ, dont les installations industrielles seront par la suite reprises par la société du Baron Aimé-Benoît Seillière (1776-1860) et son cousin Benoît-Aimé Seillière, puis le fils de ce dernier, Nicolas-Ernest Seillière (1805-1865), puis Vincent Ponnier et Cie, sociétés également propriétaires d"établissements similaires à Senones (manufacture Saint Maurice notamment). La crise de ce secteur a entraîné un net recul démographique.

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Au cours de la Première Guerre Mondiale, Moyenmoutier ne connaîtra pas réellement l'occupation. Seuls 15 jours en septembre 1914 virent la présence des soldats de Guillaume II dans la commune. Son fils, le Kronprinz aurait visité pendant cette période les troupes occupant la localité. La ligne de front sera contenue sensiblement à la limite territoriale avec Senones. La commune sera très souvent sous le feu des bombardements allemands, notamment depuis les positions allemandes qui surplombent Senones. Plusieurs civils sont victimes de ces faits de guerre. Quelques familles sont évacuées vers d'autres départements français. Le hameau de La Chapelle, du fait de sa proximité de La Forain et de La Fontenelle sera particulièrement soumis aux bombardements ennemis. Moyenmoutier servira de base de l'arrière. Notamment dans la vallée de Ravines, à proximité de Malfosse, les militaires français cantonnent. À cet endroit un petit hôpital de campagne est aménagé. Un cimetière est aussi construit.

Sur la place de l'Hôtel-de-Ville, la Croix Rouge américaine installe, courant 1917, un "stand" qui distribue des boissons chaudes et quelque nourriture aux soldats de retour du front ou qui y montent. Les habitants de la commune profitent eux aussi de ces distributions. Ce point de ravitaillement est tenu par le lieutenant américain Plummer qui décédera le 24 novembre 1918 à l'hôpital de Raon l'Etape. Sa dépouille est enterrée au cimetière de Moyenmoutier. Une plaque commémorative est apposée sur la façade de l'hôtel de ville.

La commune a été décorée en 1921 de la croix de guerre 1914-1918[6].

Le monument aux morts de la commune sera inauguré le 6 mai 1923. Il compte près de 250 noms de victimes militaires et civiles, pour la Première Guerre mondiale.

La Deuxième Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Au cours de la Deuxième Guerre mondiale, l'invasion par l'armée allemande a lieu le 17 juin 1940. Nombre d'hommes valides enrôlés pour la drôle de guerre se retrouvent prisonniers, l'économie tourne au ralenti. Des jeunes de la commune font des actions de résistance, avec les membres de groupes locaux des vallées du Rabodeau et de la Plaine, dont notamment le GMA Vosges. Des déportations sont à déplorer.

Le 22 octobre 1944, treize patriotes français et un parachutiste anglais après avoir été torturés à l'école du Vivier à Etival sont massacrés dans la vallée de Ravines proche de Saint-Prayel écart au nord de Moyenmoutier.

Il s'agit de: :

Les deux premiers suppliciés furent retrouvés enterrés près de la scierie de commune proche du ruisseau des Devis. Les autres furent massacrés dans la scierie de Barodet qui fut incendiée après les faits. Leurs restes mélangés ont été inhumés au cimetière de Moyenmoutier. Un monument inauguré en ces lieux le 27 octobre 1946 perpétue le souvenir de ces victimes.

Des déportations eurent également au cours de ce deuxième conflit mondial.

La libération de Moyenmoutier eut lieu le 24 novembre 1944, grâce à l'arrivée de la 100e division US.

Le président de la République, le maire et son premier adjoint.

Lors d'une visite officielle de la région lorraine du 30 juin au 2 juillet 1961, le général de Gaulle président de la République fait un arrêt à Moyenmoutier. Il est accueilli par le maire Marcel Guy et son premier adjoint Robert Liron.

Jusque 1982, Moyenmoutier était desservie par le Chemin de fer du Rabodeau.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Budget et fiscalité 2015[modifier | modifier le code]

L'hôtel de ville depuis les jardins Dom-Humbert-Belhomme.

En 2015, le budget de la commune était constitué ainsi[7] :

  • total des produits de fonctionnement : 2 543 000 , soit 760 par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 1 878 000 , soit 561 par habitant ;
  • total des ressources d’investissement : 1 301 000 , soit 389 par habitant ;
  • total des emplois d’investissement : 831 000 , soit 248 par habitant ;
  • endettement : 1 756 000 , soit 525 par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d’habitation : 21,62 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 18,82 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 35,87 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 38,75 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 22,11 %.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
11 décembre 1919 13 février 1921 Charles Renaud    
13 février 1921 24 avril 1932 Ferreol Jarraud    
24 février 1932 20 décembre 1933 Charles Marchal    
21 janvier 1934 18 mai 1935 Augustin Michel   Chef de gare, photographe, éditeur de cartes postales
18 mai 1935 20 novembre 1941 Albert Bonnot    
20 novembre 1941 15 mars 1965 Marcel Guy    
15 mars 1965 12 mars 1989 Lucien Vernier    
12 mars 1989 16 mars 2008 Guy Paret    
16 mars 2008 en cours Pascal Guy UDI Petit-fils de Marcel Guy

Cette liste comprend les maires élus et/ou désignés à compter de la Révolution française et au sens des lois édictées depuis lors. Auparavant, des titres de maire existaient à Moyenmoutier, mais qui ne recouvraient pas les mêmes charges et prérogatives. Les personnes concernées ne sont pas citées ici.

Jumelage[modifier | modifier le code]

La ville est jumelée avec Drapeau de l'Allemagne Oberthal (Sarre) (Allemagne).

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[9],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 3 274 habitants, en diminution de -0,12 % par rapport à 2009 (Vosges : -1,78 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1856
1 519 1 553 1 655 1 922 2 249 2 200 2 316 2 595 2 491
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
2 766 2 784 2 788 3 339 3 465 4 005 4 162 4 479 4 698
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
4 897 5 108 4 277 4 520 4 378 4 266 3 814 4 521 4 188
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014 -
4 148 3 854 3 498 3 304 3 350 3 338 3 278 3 274 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

L'économie de Moyenmoutier a été très marquée par l'industrie textile qui y a laissé des traces encore bien visibles actuellement.

À la Révolution, des industriels achetèrent les bâtiments abbatiaux pour y « battre le coton ». Le XIXe siècle a vu se développer un certain nombre d'unités de production. On trouvait en plus des ateliers de traitement du coton brut, des filatures, des tissages et des ateliers de teinture et d'apprêt.

Ces usines passèrent entre plusieurs mains : Heywood, Sellières, Vincent-Ponnier, Kempf, Boussac. Sellières et Vincent-Ponnier avaient créé la Manufacture de Saint-Maurice, qui regroupaient des usines à Moyenmoutier, mais aussi à Senones. D'autres industriels textiles s'installèrent eux aussi dans la commune, au Rabodeau par exemple. Il faut noter également qu'au XIXe siècle, nombre de particuliers travaillaient à façon à domicile et possédaient chez eux des métiers à tisser. Souvent les revenus de cette activité permettaient d'aider financièrement les petits cultivateurs nombreux à l'époque.

Marcel Boussac a été le dernier grand industriel textile de la commune et même au-delà de la vallée du Rabodeau, voire du département des Vosges. À sa mort, ses sociétés périclitèrent et disparurent, à la fin des années 1970. Rachetées par la société Agache-Willot, les usines fermèrent rapidement au cours de la décennie 1980. On y implanta notamment une unité de fabrication de couches pour bébés (marque Peaudouce) puis des meubles ou des éléments de mobilier (Abramante) ainsi qu'une unité de traitement et de conditionnement de coton pour fabrication de pansements (Socovosges).

À l'entrée de la vallée, au lieu-dit la Pépinière, une usine s'installa après la Seconde Guerre mondiale (en 1948) qui fabriquait des bâtiments préfabriqués en bois et fibro-ciment, les établissements Lécorché. Ceux-ci fermèrent en 1978.

Haut-fer de Malfosse à la fin du XIXe siècle.

À noter également une autre forme d'activité industrielle ou plutôt presque d'artisanat, les scieries. Dès le XVIe siècle, plusieurs de ces établissements ont été installés à Moyenmoutier. Le secteur où l'on rencontrait le plus de ces scieries était la vallée de Ravines[11]. Nombre de celles-ci étaient implantées sur ce petit ruisseau, jusque loin dans la forêt. Elles furent florissantes jusqu'à la fin du XIXe siècle. La dernière, située dans la partie basse du cours d'eau était à Ravines, proche de Saint-Blaise.

À noter que le ruisseau permettait le transport par transport par flottage du bois des bois travaillés ou bruts. Ce travail était effectué par des hommes les voileurs appelés en patois vosgien les Oualous[12], dont le port d'attache était Raon-l'Étape. De plus, l'eau du ruisseau permettait d'entraîner les roues à aube des moulins de scie. Quelques autres scieries existaient à Moyenmoutier. La dernière en activité dans la commune se trouvait rue du Pair, la scierie Marlier. Elle a fermé au cours des années 1980. Certaines usines (celle de Géroville notamment) étaient équipées de turbines destinées à produire de l'électricité.

L'eau a eu aussi un rôle significatif dans l'industrie textile à Moyenmoutier. Elle apportait l'énergie nécessaire à cette activité, mais surtout elle alimentait les unités de traitement des tissus, soit pour la teinture ou les apprêts. Des aménagements furent construits sur les rivières ou les ruisseaux. Des vannes et des prises d'eau marquent encore le cours du Rabodeau (à la Prelle, à Géroville et au Rabodeau) ou du ruisseau du Pair.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

l'abbaye.
Le portail d'enceinte de l'abbaye.
Les stalles du XVIIe siècle.
Le centre : la rivière, l'abbaye et l'usine.

Monuments religieux

  • Abbaye de style classique conservée presque intégralement[13]. Le portail d'enceinte du XVIIIe siècle est encadré de volutes en pierre blanche et surmonté d'un vaste fronton semi-circulaire. Son linteau comporte des motifs doriques repris sur l'ancienne porte d'entrée de l'église. Les bâtiments conventuels de l'abbaye, occupés et en partie remaniés par l'activité industrielle textile, sont encore en place et assez bien conservés, bien qu'un incendie ait dévasté en 2005 la toiture de leur partie sud.
Après les travaux de démolition en 2008/2009 de l'ensemble industriel qui se trouvait devant la façade ouest de l'édifice, l'espace ainsi libéré est rendu à son usage initial de jardin en 2014/2015. L'inauguration officielle de cet espace de près de 6 hectares a eu lieu le samedi 9 juillet 2016.
  • Église Saint-Hydulphe[14],[15],[16] du XVIIIe siècle. Vaste vaisseau abritant notamment des stalles du XVIIe siècle, elle recèle également de grandes orgues[17],[18],[19],[20],[21], copie fin XIXe siècle de l'instrument ancien déménagé au XIXe siècle à la cathédrale de Saint-Dié, où il subit en novembre 1944 le même sort funeste que cet édifice. Il s'agit de l'un des plus grands édifices de ce genre en Lorraine.
  • Oratoire Saint Grégoire[22]. Situé à 200 m environ à l'est de l'église, dans l'ancien cimetière aujourd'hui transformé en espace vert, rue du Tambour. Il contient une cuve en grès rose, sarcophage qui selon la légende locale serait le premier tombeau de saint Hydulphe. Ce bâtiment et ses abords viennent d'être restaurés au cours de l'année 2011.
  • La croix[23] et la chapelle de Malfosse[24]. Située dans la forêt domaniale de Moyenmoutier, à proximité de la vallée de Ravine. Cet ancien ermitage[25] est un lieu de pèlerinage ancien où la tradition voulait que l'on porte les enfants morts-nés. Quelques légendes existent à ce sujet. Une ancienne chapelle a été rénovée et agrandie au début des années 1920 pour exaucer un vœu du curé de la paroisse (Varenne) fait à la Vierge en remerciement de la protection apportée à la commune pendant la Première Guerre mondiale. Traditionnellement, des pèlerins s'y rendent encore chaque année le jeudi de l'Ascension pour y écouter une messe et faire un pique-nique.
  • La chapelle Saint-Blaise de Saint Blaise.
  • Les monuments commémoratifs[26],[27].
  • La salle du Royaume des Témoins de Jehovah.

Autres lieux

  • L'hôtel de ville et la fontaine de Minerve[28].
  • Train à vapeur du Rabodeau : Moyenmoutier était la seule gare intermédiaire de la ligne à vapeur touristique joignant Étival-Clairefontaine à Senones, à mi-chemin de ce parcours de 18 km effectué en 30 minutes. La ligne avait été abandonnée par la société d'économie mixte exploitant le trafic, mais jusqu'en 1982 une association d'amateurs passionnés (A.L.E.M.F.) l'avait entretenue et l'ouvrait au public un week-end sur deux à la belle saison. Ce train était utilisé parfois aussi pour diverses fêtes (mariages ...). En 1988, à la fin du bail de constitution de la compagnie de chemin de fer, la ligne alors propriété du conseil général des Vosges, a été démantelée. L'emprise des voies a été cédée aux communes. À Moyenmoutier, une promenade a été aménagée entre le Rabodeau, la Pépinière à l'entrée de la vallée et le Centre, rue du Maréchal-Foch. La gare de Moyenmoutier a, quant à elle, été démolie. À cet emplacement se trouve désormais un établissement de restauration scolaire et un parking.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'azur au dextrochère de carnation vêtu d'argent tenant une crosse abbatiale d'or en pal, avec son sudarium d'argent.
Commentaires : Il s'agit des armoiries de l'abbaye.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Fonds de l’abbaye de Moyenmoutier. Clergé régulier avant 1790]. Répertoire numérique détaillé établi par André Philippe, archiviste départemental (1905-1937), présenté par Raymonde Fllorence, Épinal, 1925 / 2004
  • Arthur Benoît, Quelques mots sur les abbayes de Moyenmoutier et de Senones en 1759, Impr. de L. Humbert, 1880
  • Pierre Brunella, Le cardinal Humbert de Moyenmoutier, Université catholique de Lille, 1947 (thèse de théologie)
  • Ch. Chapelier (abbé), « Histoire de l’abbaye de Moyenmoutier », dans Bulletin de la Société philomatique vosgienne, tome 13, Saint-Dié, 1887-98.
  • Marie-José Gasse-Grandjean, Les livres dans les abbayes vosgiennes du Moyen âge, Presses universitaires de Nancy, Nancy, 1992, 256 p. (ISBN 2-86480-589-8)
  • Abbé Léon Jérôme, Études d’histoire bénédictine. L’abbaye de Moyenmoutier de l’ordre de Saint Benoît, en Lorraine, tome I : L’Abbaye au Moyen Âge, Paris, 1902, 592 p.
  • A. Jacques Matter, « Notice sur les abbayes d'Estival, Moyenmoutier, et Senones », La Revue d'Alsace, Colmar, 18?.
  • Jules Faron (instituteur et secrétaire de mairie à Moyenmoutier), « Moyenmoutier à travers les âges et son abbaye », 1896.
  • Albert Ohl des Marais, Histoire chronologique de la principauté de Salm, des Abbayes de Senones et de Moyenmoutier. I, Des origines à 1800, A. Thouvenin, sans date d'édition, derniers évènements datés de 1945 et date de la préface 1951.
  • André Petitdemange (et al.), Senones, Moyenmoutier, Étival : pays d'abbayes en Lorraine, Office de tourisme du pays des abbayes, Senones, 2007, 125 p.
  • Jacques Thirion et Jannic Durand, « Autour des reliques de saint Hydulphe de Moyenmoutier », dans Cahiers archéologiques, 2003, vol. 51, p. 65-92
  • Lucien Vernier, « La Bibliothèque de l'abbaye de Moyenmoutier », dans Bulletin de la Société philomatique vosgienne, vol. LXV, 1961, p. 5-30
  • Collectif « La Grande Guerre dans les Vosges», dans « Colloque du 4 au 6 septembre 2008 Conseil Général des Vosges », p. 109 à 117 "un américain dans les Vosges, Thomas Rudman Plummer à Moyenmoutier" par Virginie Greene.
  • Charles-Laurent Salch, Dictionnaire des châteaux et fortifications de la France au Moyen Âge, Strasbourg, éditions Publitotal, 1978, reprint 1991, 1287 p. (ISBN 2-86535-070-3)
    Une vision d’ensemble de l’architecture castrale. Page 825 : Moyenmoutier
  • Chiffres clés publiés par l'institut national de la statistique et des études économiques (INSEE). Dossier complet
  • Inventaire national du patrimoine naturel de la commune

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site de la Direction Régionale de l’Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL) et Carte globale Lorraine CARMEN - DREAL Lorraine
  2. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Saint Hydulphe, Fondateur de Moyenmoutier
  4. Voir la tradition liée à Gondelbert.
  5. "L'industrie dans la région bordière des Vosges entre les vallées de la Meurthe et de la Vezouse", par A. Perchenet [1]
  6. Communes décorées de la Croix de guerre 1914-1918
  7. Les comptes de la commune
  8. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  11. Ancienne scierie de Ravines. Étude thématique sur les scieries hydrauliques à cadre du canton de Senones
  12. O. Guatelli, Le flottage du bois et les "oualous" (1830-1899), Kruch, 1991.
  13. « Ancienne abbaye bénédictine », notice no PA00107210, base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. L'abbaye Saint-Hydulphe
  15. L'intérieur de l'abbatiale Saint-Hydulphe
  16. La chapelle du prieuré Sainte-Croix au hameau Saint-Blaise à Moyenmoutier
  17. Notice no PM88001150, base Palissy, ministère français de la Culture orgue de tribune : partie instrumentale de l'orgue
  18. Notice no PM88001149, base Palissy, ministère français de la Culture orgue de tribune
  19. Notice no PM88001101, base Palissy, ministère français de la Culture orgue de tribune : buffet d'orgue
  20. Site sur les orgues du Département des Vosges : Page sur l'orgue de l'abbatiale de Moyenmoutier
  21. Association d’Étude pour la Coordination des Activités Musicales (ASSECARM), Orgues Lorraine Vosges, Metz, Éditions Serpenoise, , 677 p. (ISBN 2-87692-093-X), p. 304 et 406 à 413
  22. L'oratoire Saint-Grégoire à Moyenmoutier
  23. La croix de Malfosse
  24. La chapelle de Malfosse
  25. Notice de la Lorraine qui comprend les duchés de Bar et de Luxembourg... : Ermitage de Malfosse
  26. Monuments commémoratifs : Monument aux Morts, Monument aux Morts 1870-1871, Plaques commémoratives 1914-1918, Plaque commémorative du 41e Régiment de Mitrailleurs d'Infanterie Coloniale (41e R.M.I.C. Mitrailleurs), Stèle commémorative 1939-1945, Tombe collective 1939-1945, Plaque commémorative sur la façade de la mairie, Tombe militaire, Tombe collective
  27. Plaque commémorative du 41e R.M.I.C. de Moyenmoutier
  28. La fontaine de Minerve