La Bresse (Vosges)

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La Bresse
Le centre vu de la Roche du Daval.
Le centre vu de la Roche du Daval.
Blason de La Bresse
Blason
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Vosges
Arrondissement Épinal
Canton La Bresse
Intercommunalité Hautes Vosges
Maire
Mandat
Hubert Arnould
2014-2020
Code postal 88250
Code commune 88075
Démographie
Gentilé Bressauds
Population
municipale
4 282 hab. (2014)
Densité 74 hab./km2
Population
aire urbaine
24 848 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 00′ 24″ nord, 6° 52′ 36″ est
Altitude 635 m (min. : 580 m) (max. : 1 363 m)
Superficie 57,94 km2
Localisation

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Liens
Site web labresse.fr

La Bresse est une commune du Nord-Est de la France, dans le département des Vosges. C'est le bureau centralisateur du canton de La Bresse. Ses habitants sont appelés les Bressauds.

La Bresse est le centre principal d'une agglomération de quatorze communes et 24 848 habitants, l'unité urbaine de La Bresse, et était la ville principale de l'ancienne communauté de communes de la Haute Moselotte, où elle était associée à quatre autres communes pour un total de 12 699 habitants.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est située dans la partie haute de la vallée de la Moselotte, à 57 kilomètres d'Épinal, à 14 kilomètres de Gérardmer par le col de Grosse Pierre et à 54 kilomètres de Colmar par le col de la Schlucht. Elle est reliée à la vallée de la Thur et Mulhouse, à 63 kilomètres, par le col de Bramont (956 mètres). Son ban communal, très vaste, est limitrophe du département du Haut-Rhin, en Alsace.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

La Bresse est bordée à l'est par Metzeral, au sud-est par Wildenstein, au sud par Cornimont, à l'ouest par Rochesson, au nord-ouest par Gérardmer, au nord par Xonrupt-Longemer et au nord-est par Stosswihr.

Communes limitrophes de La Bresse
Gérardmer Xonrupt-Longemer Stosswihr
Rochesson La Bresse Metzeral
Basse-sur-le-Rupt Cornimont Wildenstein

On note que Basse-sur-le-Rupt est en contact avec La Bresse en un seul point, situé sur la borne dite Pierre des Quatre Communes.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune repose entièrement sur un socle de granite polymorphique à gros grains du massif des Vosges, issus lui-même du massif hercynien de l’ère primaire et sur de nombreux dépôts morainiques arrachés à ce socle par les glaciers. Ce socle s’est fracturé en se rehaussant lors du plissement alpin. Les grès alluvionnaires qui le recouvraient ont glissé sur le granite au-delà des limites de la commune en direction de Rochesson. Ce grès a été abondamment utilisé dans la construction avant la maîtrise de la taille du granite beaucoup plus dur.
Les quatre ou six glaciations successives de l’ère quaternaire ont érodé vigoureusement ces reliefs pourtant très résistants en y creusant les vallées en Y de Vologne et du Chajoux se rejoignant au centre ville de La Bresse, préfigurant le lit de la Moselotte s'écoulant vers Cornimont.
Les derniers glaciers ont fondu il y a environ 6 000 ans en laissant de nombreuses moraines frontales bien visibles dans la vallée du Chajoux et quelques lacs comme le lac des Corbeaux et le lac de Blanchemer. La roche du Chastelat est un des rares exemples de verrou constitué de roche moutonnée[1].

On note près du lac de Lispach, la présence d'une ancienne mine de cuivre abandonnée car trop pauvre pour être exploitée.

Le point culminant de la commune est le Hohneck, à 1 363 mètres d'altitude, également point culminant départemental et régional ; le plus bas est à 580 mètres, à la sortie de la Moselotte.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Quartiers de la Bresse[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Étymologie de Vologne[modifier | modifier le code]

Vologne, une partie du village actuel de la Bresse, est un hameau initialement créé par des Alsaciens dans le fond est de la vallée dont l'appellation d'origine germanique. Appelée successivement Walle (1404), Wolle (1426), Wall (1486), Woll (XVIe siècle), Wohl (XIXe siècle)[2], Vologne désigne à la fois la rivière « La Vologne » (ancien nom de la Moselotte jusqu'à la fin du Moyen Âge), la vallée de « la Vologne » et le hameau situé à l'est de La Bresse, « Vologne », limitrophe avec l'Alsace.

Étymologie de La Bresse[modifier | modifier le code]

Un autre hameau a été créé plus à l'ouest, à l'emplacement actuel du centre ville, appelé La Bresse, ainsi qu'un autre hameau appelé La Petite Bresse, situé au lieudit actuel Les Champions. En 1593, on trouve la dénomination La Bresse en Vosges[3] et La Bresse en Vôge[4].

Plusieurs théories existent sur l'étymologie de La Bresse :

  • Dom Augustin Calmet évoque le vocable gaulois Brussia signifiant « bois », « broussailles », qui a donné divers toponymes comme Brixia, Brexia et Brissia
  • une autre théorie suppose que La Bresse tire son nom de la géographie locale à la jonction de deux vallées, Vologne et le Chajoux, qui « embrassent[5] » la montagne de Moyenmont, au pied de laquelle les rivières La Vologne et le Chajoux se rejoignent pour former la Moselotte. Cette particularité géologique a été reprise dans le blason communal sous la forme d'un Y.

Selon le chanoine Jean Hingre[6], on disait jadis Lai Brasse en patois.

Remarque : on trouve aussi les toponymes La Bresse dans le département des Vosges pour deux écarts des communes de Docelles et Jussarupt[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

La première voie monastique[modifier | modifier le code]

Christianisée à partir du VIIe siècle, la haute vallée de la Moselotte fut d'abord empruntée comme simple chemin dans d'épaisses forêts pour relier les monastères de Remiremont et de Munster. Une légende affirme que Charlemagne serait venu chasser à Cornimont. Peu à peu se sont installées de petites colonies de pasteurs-défricheurs qui ont occupé et mis en valeur de nouveaux sites. Les Munstériens et ceux du Val d'Airy venus d'Alsace ont loué à l'autorité ducale les grands pâturages d'altitude.

Les premiers hameaux : Vologne, la Bresse et la Petite Bresse[modifier | modifier le code]

Une communauté alsacienne s'est installée en fond de vallée de la Bresse, non loin des sommets, pour former un premier hameau qu'ils ont appelé Walle puis Wolle puis Wohl et qui fut plus tard francisé en Vologne.

Ferme dans la vallée du Chajoux.

Deux autres hameaux sont créés au Moyen Âge : la Bresse, située à l'emplacement de l'actuel centre ville, et la petite Bresse, située au confluent des deux vallées Chajoux et Vologne, les deux en position surélevée par rapport à la zone des rivières marécageuses sauvages. Au fil des siècles, du peuplement de plus en plus intense et de la construction de maisons, Vologne la Bresse et la Petite Bresse fusionnent en un seul village étiré le long de la vallée. Les zones les plus en altitude, situées dans des terrains très pentus et de travail agricole pénible colonisent peu à peu les deux versants de la vallée jusqu'aux limites de la forêt d'altitude, formant un habitat dispersé de grosses fermes isolées entourées de vastes pâturages (voir ci-contre la photo d'une ferme du Chajoux).

La colonisation intensive[modifier | modifier le code]

Le peuplement progressif de la vallée de la Moselotte, depuis Vagney jusqu'à la Bresse et des vallées adjacentes (Gerbamont, Sapois, Rochesson, Basse-sur-le-Rupt, Ventron), s'est effectué au gré des aléas climatiques, épidémiques et guerriers, avec des campagnes successives de défrichement, jusqu'au déboisement presque complet des vallées au XIXe siècle, pour la conversion des forêts en terrains agricoles. Peu à peu, le commerce interrégional entre l'Alsace et la Lorraine s'est installé, rendu compliqué par le passage des convois de chevaux chargés de marchandises dans des chemins montagneux escarpés et dangereux, notamment au passage d'altitude des crêtes (sommets) à proximité du Rothenbachkopf, à une époque où les voies facilitées des cols n'existaient pas encore, c'est-à-dire avant 1842 qui vit l'ouverture d'une voie carrossable au Col de la Schlucht.

L'Ancien régime[modifier | modifier le code]

Sous l'Ancien Régime lorrain, La Bresse appartient au bailliage des Vosges. Son église, dédiée à saint Laurent, dépend du doyenné de Remiremont. La cure est à la collation de l’abbesse de Remiremont.

À partir de 1766, mais en pratique après l'annexion du duché de Lorraine, La Bresse dépend du bailliage de Remiremont et son église du diocèse de Saint-Dié, érigé en 1777.

La Bresse et ses droits particuliers de justice[modifier | modifier le code]

Pendant la période lorraine ducale, La Bresse jouissait d'un droit coutumier spécifique définissant la justice municipale et les modes d'élection des représentants de la communauté villageoise avec une rotation d'un an[8]. Le plaid général, dénommé localement plaid banal[9] était convoqué, présidé et tenu par le receveur et le contrôleur d'Arches au mois de mars[10]. Arches était avant l'annexion de la Lorraine ducale au royaume de France le siège d'une prévôté qui recouvrait la majeure partie du massif vosgien jusqu'aux crêtes, à l'ouest des deux autres prévôtés montagnardes de Bruyères et de Saint-Dié dans le bailliage de Vosges. Les deux officiers de la prévôté représentent le ministère public devant la cour de justice seigneuriale [11] en l'occurrence la justice municipale de La Bresse ; il s'agit donc d'une justice déléguée exercée au nom du duc par des magistrats professionnels comme les prévôts ou à défaut ses subalternes comme les receveurs[12],[Note 1] ou contrôleurs[13] qui cumulent les fonctions en représentant le souverain pour la justice et l'administration[14]. La veille du plaid banal, le mayeur (forme régionale du mot "maire"), convoque tous les habitants de la seigneurie en soirée au lieu où l'on tient habituellement justice. Ce lieu s'appelait Champ du Tilleul, en patois local le Champtel, car le banc en pierre où l'on rendait la justice ordinaire tous les samedis se trouvait à l'abri d'un tilleul. Aujourd'hui, il existe encore la place du Champtel au centre de La Bresse[15].

Le mayeur sortant fait faire lecture de tous les rapports de police qu'il présentera le lendemain aux représentants du pouvoir ducal. Il s'adresse d'abord exclusivement aux huit jurés de la ville pour leur faire lire les rapports, y ajouter quelque chose si besoin est, et obtenir leur assentiment quant à l'exactitude des contenus et de la forme. Dans l'affirmative, le mayeur et les jurés se retournent vers l'assemblée es concitoyens, procède à l'appel pour connaître les absents éventuels. Afin de ne commettre aucune erreur dans une région où les degrés de parenté sont extrêmement imbriqués, on désigne chaque personne par son nom patronymique et son surnom. Pour les personnes qui n'auraient pas comparu, il fallait payer cinq sols d'amende[16].

Le mayeur lit à voix haute les rapports de police (article trois) à l'assemblée pour que, si quelque chose a été omis, quelqu'un puisse encore intervenir, exprimer ses griefs ou rompre un silence qui serait nuisible ou favorable à l'accusé. Si personne ne se manifeste, le texte lu sera considéré comme définitif. Alors que les officiers du duc de Lorraine sont assis, les habitants doivent s'approcher pour constater qu'on leur remet les rapports. On en fait cette fois une lecture plus solennelle. C'est également au plaid banal que l'on procède à l'élection des représentants de la communauté aux offices de mayeur, doyen, jurés et forestiers. La population doit proposer les noms de trois personnes pour devenir le nouveau mayeur de La Bresse. En cas de désaccord, il faut en proposer trois autres, et si les six premiers candidats proposés ne font toujours pas consensus, il faut en proposer trois autres encore. Dans le pire des cas, les officiers du duc doivent donc nommer le mayeur parmi 3, 6 ou 9 candidats[17]. Les habitants de La Bresse choisissent également par la même occasion trois personnes parmi lesquelles les officiers ducaux nommeront celui qui aura la charge de doyen[18]. On donne une petite bûche de bois au mayeur et au doyen, signe de leur nouvelle fonction et on les fait prêter serment sur les Saintes Évangiles par devant les officiers du duc[19].

Puis on procède à l'élection des huit nouveaux jurés. Les officiers, le mayeur et le doyen désignent quatre jurés et les habitants les quatre restants. Les jurés, nommés ailleurs échevins, reçoivent également une petite bûche, symbole de leur fonction juridique. Ils prêtent serment sur la bible et jurent de rester impartiaux et de juger en conscience[19]. les jurés seront assistés par un lieutenant qui est également nommé pendant le plaid banal ; il prête serment devant les jurés[20]. Dès que les créations, les nominations et les prestations de serment ont été effectués, le plaid banal est tenu pour rendre la justice, percevoir les amendes et entendre les appels[21]. En outre, le mayeur fait élire pour un an les deux banvards par leurs prédécesseurs. Le banvard est le nom local du garde-forestier, mot d'emprunt à l'alémanique helvético-alsacien[22].

La Bresse est restée une communauté à petite justice de ban forestier indépendante jusqu'au 4 août 1789 où l'Assemblée vota l'abolition de tous les privilèges. Or, les Bressauds étaient bénéficiaires de privilèges. La proclamation de l'égalité de tous et pour toutes les institutions devant la loi a mis un terme à l'administration indépendante du ban. De 1790 à l’an X, La Bresse, avec l'autonomie d'une simple commune, a fait partie du canton de Cornimont.

Le désir d'indépendance des bressauds est immortalisé par leur devise « Plutôt pauvre que valet ».

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Foyer de résistance lors de la Seconde Guerre mondiale, la ville a été détruite à 80 % en 1944.

Folklore[modifier | modifier le code]

Une tradition orale, non vérifiable, voudrait qu'une rivalité d'un autre âge existât entre Gérômois et Bressauds et que quelques échauffourées eussent lieu au col de Grosse Pierre alimentant ainsi la légende d'une « Guerre des Hauts ».

Époque moderne : vallée agricole, industrielle et touristique[modifier | modifier le code]

Longtemps vouée à l'agriculture vivrière, à l'industrie du bois, du granit et du coton[23], La Bresse est aujourd'hui l'une des principales stations de sports d'hiver des Vosges[24], la première en nombre de pistes.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.

(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 199943 puis Insee à partir de 200644.)

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[25]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[26],[Note 2].

En 2014, la commune comptait 4 282 habitants, en diminution de -9,51 % par rapport à 2009 (Vosges : -1,78 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1856
2 210 2 336 2 466 2 497 2 883 3 024 3 085 3 295 3 743
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
4 005 3 729 3 843 3 937 3 964 4 076 4 146 4 560 4 787
1906 1911 1921 1926 2007 2012 2014 - -
5 076 5 655 5 211 5 194 4 700 4 355 4 282 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[27] puis Insee à partir de 2006[28].)
Histogramme de l'évolution démographique

L'aire urbaine de La Bresse compte 12 620 habitants en 2009.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs depuis 1945
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1953 Eugène LEMAIRE[29] (1888-1968)[30]   Comptable (industrie textile),
petit fils de Joseph Lemaire, lui-même maire de la Bresse de 1870 à 1876[31]
1953 1959 Louis Auguste STEIMER 1904-1991[32]   Entrepreneur (industrie textile)
1959 1965 Jean MOUGEL (1919-2004)   Professeur de français, grec et latin
1965 mars 1977 René GONAND   PDG de la SOPLEC (menuiserie-serrurerie)
mars 1977 mars 2014 Guy VAXELAIRE PS Technicien TDF
Conseiller général du canton de Saulxures-sur-Moselotte de 1992 à 2014
mars 2014 en cours Hubert ARNOULD DVD Directeur commercial retraité

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Électricité[modifier | modifier le code]

Créée en 1934 pour exploiter le barrage du lac des Corbeaux, la régie municipale d'électricité ou RME – 10 employés actuellement – est chargée par la municipalité de La Bresse de l'entretien et du développement des équipements de production et de distribution de l'électricité produite aujourd'hui par six groupes hydroélectriques à savoir :

Bien que l'ensemble de ses équipements ne fournit qu'environ 15 %[39] de la consommation globale de la ville (industrie, particuliers, commune), la RME est chargée de la distribution et de la facturation de la totalité du besoin en achetant à EDF le complément nécessaire.
Aujourd'hui la production est assistée par ordinateur afin d'optimiser l'utilisation de l'eau disponible en fonction du prix de l'électricité. C'est justement cette eau disponible qui limite la production locale d'électricité et non la puissance installée des turbines qui avoisine les 3 870 kW.
Par décision du conseil municipal, la taxe locale sur l'électricité n'est pas appliquée aux habitants de La Bresse, contrairement à la pratique d'EDF quand il distribue et facture lui-même l'électricité.

Finances locales[modifier | modifier le code]

Les comptes 2008 - 2015 de la commune s'établissent comme suit[40],[41],[42]:

Évolution financière
Postes 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015
Produits de fonctionnement 8 017 000 € 7 701 000 € 7 734 000 € 8 023 000 € 7 629 000 € 8 441 000 € 8 550 000 € 8 358 000 €
Charges de fonctionnement 5 919 000 € 6 114 000 € 6 219 000 € 5 942 000 € 6 152 000 € 9 541 000 € 6 417 000 € 7 032 000 €
4 701 000 € 4 680 000 € 3 239 000 € 2 140 000 € 5 889 000 € 6 646 000 € 3 545 000 € 4 299 000 €
Emplois d’investissement 3 215 000 € 3 906 000 € 3 216 000 € 3 126 000 € 5 000 000 € 7 210 000 € 3 101 000 € 4 104 000 €
Dette 3 041 000 € 3 018 000 € 2 614 000 € 2 202 000 € 3 009 000 € 2 685 000 € 2 240 000 € 1 908 000 €
Source : Ministère de l’Économie et des Finances : Finances locales 2015 sur la base Alize du ministère des Finances.
Éléments de fiscalité locale 2015
Postes en milliers d’€ en € par habitant Moyenne de la strate
Taxe d’habitation (y compris THLV) : taux voté : 20,29 % 1 382 000 € 306 € 264 €
Taxe foncière sur les propriétés bâties : taux voté : 13,91 % 902 000 € 198 € 203 €
Taxe foncière sur les propriétés non bâties : taux voté : 29,39 % 31 000 € 7 € 11 €
Taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : taux voté : 38,75 % 4 000 € 1 € 2 €
Cotisation foncière des entreprises : taux voté : 21,90 % 541 000 € 119 € 82 €
Source : Ministère de l’Économie et des Finances[43]:

Montant total des dettes dues par la commune en 2015 : 1 908 000 € pour 4 544 habitants, soit 420 € par habitant

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville de La Bresse est jumelée avec :

Depuis plusieurs années, des échanges d'amitié sont entretenus avec la ville allemande de Pforzheim qui avait accueilli des déportés bressauds pendant la Seconde Guerre mondiale[44].

Récemment, des échanges se lient avec Durbuy (Belgique), principalement autour des festivals de sculpture de ces deux communes.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Plusieurs établissements se partagent l’enseignement de la maternelle à la classe de troisième sur le modèle école élémentaire en France et collège en France sur le territoire de la commune. Tous assurent le ramassage scolaire et un service de restauration pour le déjeuner :

  • l’école primaire publique, regroupée depuis la rentrée 2014 sur un seul site ;
  • le collège des Boudières, établissement public ;
  • l’école et collège Saint-Laurent, établissement privé sous contrat, offrant en plus une option d’internat à 45 collégiens habitant dans la région.

Sports[modifier | modifier le code]

Une seule association, créée en 1907, regroupe la quasi-totalité des disciplines sportives : La Bressaude, avec 17 sections regroupant 1 150 licenciés : athlétisme, badminton, basket-ball, cercle nautique, escalade, football, golf, gymnastique, moto, pétanque, roue verte, ski, tennis, tennis de table, tir, triathlon et vol libre.

La commune a reçu en 1996 le Challenge de la ville la plus sportive de France décernée par le journal L'Équipe dans la catégorie des villes de moins de 30 000 habitants.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Certaines manifestations ont lieu chaque année :

  • Festival Accords des montagnes, festival d'accordéon, en janvier
  • Festival international de sculpture Camille Claudel en mai (semaine de l'Ascension)[45].
  • Festival de scrabble en juillet.
  • Muddy Run (ex-Strong Man Fisherman) en octobre
  • Concert décentralisé du Festival Nancy Jazz Pulsations en octobre
  • Concerts avec l'association Rock Altitude (Simon Philips, Betraying the Martyrs...)
  • La montée impossible, épreuve originale de hill climbing en juillet
  • Fête des cucurbitacées en octobre
  • Expositions, conférences, animations à la Maison de La Bresse

Depuis plus de 40 ans, de nombreuses compétitions sportives internationales ont été organisées à La Bresse, notamment[46] :

  • 1981, 82, 83, 86 : Coupe du monde de ski de fond hommes et dames
  • 1985 : Coupe du monde de ski de fond dames
  • 1987 : Championnat du monde de course d’orientation
  • 1987 : 1re Course F.I.S. de ski alpin
  • 1988 : Finale Coupe d’Europe de ski alpin
  • 1989 : Coupe d’Europe de ski alpin hommes
  • 1991 : Coupe d’Europe de biathlon
  • De 1992 à 1996 : Trophée Andros
  • 1992 : Coupe d’Europe de biathlon
  • 1992 : Coupe d’Europe de ski alpin hommes
  • 1996 : Coupe du monde de snowboard
  • 1997 : Coupe du monde de Trial Moto
  • 1997, 2000, 2007 : Ville-étape de la Grande Boucle féminine
  • 1998 : Départ de la Grande Boucle féminine
  • 1999 : Coupe du Monde de parapente
  • 2000 : Ville-étape de la Grande Boucle féminine
  • 2001 : Trial Moto des Nations
  • 2002 : Championnat du Monde de Pêche à la Mouche
  • 2009, 2011 : Coupe du Monde de descente VTT
  • 2010, 2011, 2012 : Strongman Run
  • 2012 : Championnat du Monde de Trial Moto
  • 2012 : Coupe du Monde de crosscountry VTT
  • 2013 : Coupe du Monde de rollerski
  • 2013, 2014 : Muddy Run

Économie[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Ancien métier à tisser dans le magasin « Tissus Gisèle ».

Depuis la crise de l'industrie textile, du bâtiment et de la plasturgie dans la deuxième partie du XXe siècle, l'emploi s'est considérablement modifié sur le territoire de la commune en devenant plus diffus et plus artisanal.

Les 8 premiers employeurs sont :

  1. Les Zelles : 441 employés (total société) au 31/12/2010 [1] 310 employés sur la commune [2] ;
  2. Commune de La Bresse : 195 employés au 01/02/2013 selon le bulletin municipal no 298 [3][4] ;
  3. Labellemontagne (groupe) : 250 employés en 2015 et 120 moniteurs de ski affiliés à l'École du Ski Français (ESF)[47] ;
  4. Tissus Gisèle : 96 employés [5] ;
  5. Graniterie Petitjean SAS : 87 employés au 31/12/2011 [6] ;
  6. Initial BTB Eurogant : 75 employés [7] ;
  7. Chalets et Maisons Bois Poirot : 49 employés au 31/12/2011 [8]..
  8. Bol d'Air, société de sports, de loisirs et de tourisme : 55 emplois saisonniers correspondant à une trentaine d'emplois à temps plein à l'année[48].

En 2009, des emplois représentent 41 % des 2 425 emplois [9] recensés sur le territoire de la commune, le reste étant réparti dans de nombreuses entreprises de moins de 30 salariés

L'économie touristique et les équipements d'accueil et de loisirs[modifier | modifier le code]

Outre son domaine skiable, la commune dispose d'importants sites d'accueil touristique. La Bresse est en effet une destination touristique « 4 saisons » reconnue et labellisée « Station touristique / Commune touristique ». Elle dispose d’infrastructures d’accueil diversifiées et de nombreux équipements sportifs et de loisirs pour l’été et l’hiver : complexe piscine-loisirs, Espace Loisirs-Patinoire, Le Domaine nordique, Le "domaine du Haut des Bluches" (camping-caravaneige, chalets, gîtes…)[49] qui s’est substitué, avec le camping du "Domaine de Belle-Hutte"[50], au Camp Gabriel-Henry-Ferry, du nom du principal promoteur et réalisateur du « Camp des Ecorces », créé à l'origine par le syndicat d'initiative de La Bresse, dont les deux premiers présidents ont été successivement[Note 3], en 1935, Jean Clovis (pharmacien) puis en 1944, jusqu'en 1958 date de son décès, Gabriel Henry Ferry[51],[52].

ODCVL au Pont du Metty.

L'Office départemental des centres de vacances et de loisirs (ODCVL), société coopérative française créée en 1939, commercialise principalement des séjours de vacances en France et à travers le monde pour groupes et familles. Il dispose d'un centre permanent dans la commune.

L'agritourisme. Les marcairies et les fermes-auberges du massif vosgien, dans les chaume (montagne), notamment sur la route des crêtes, l'auberge "Le Couchetat" (La montagne des lamas[53]), la chèvrerie du Brabant[54] témoignent encore aujourd'hui de l'activité agricole des vallées des Hautes-Vosges qui a su adapter l'activité rurale aux apports du tourisme[55].

Les barrages de production électrique sont également propices aux activités de loisirs[56] : pêche, baignade, nautisme…

Le domaine skiable[modifier | modifier le code]

La commune de La Bresse compte trois domaines skiables qui sont :

Pisciculture[modifier | modifier le code]

Dans la Moselotte comme dans toutes les rivières des Vosges granitiques, l’eau est abondante, fraîche, aérée et légèrement acide ; c’est le biotope idéal de la truite fario et du saumon de fontaine. C’est ainsi qu'en observant attentivement le mode de reproduction de ces salmonidés en milieu naturel qu’en 1843, deux Bressauds, Joseph Remy[57] et Antoine Géhin, mirent au point la fécondation artificielle et l’incubation de ces poissons, permettant dès lors l’élevage en nombre et le repeuplement des rivières déjà menacé à cette époque. Bien que certains documents[58] attestent que cent ans plus tôt en Allemagne et en Autriche, plusieurs biologistes, dont Stephan Ludwig Jacobi (de)[59] (1711-1784)[60], aient décrit le mode de reproduction de la truite, la paternité de la réactualisation et de la mise en pratique de la fécondation artificielle a été attribuée aux deux Bressauds[61] (Le Chasseur Français no 651 de mai 1951 pg 76[62]) et la FAO[63].

Le rôle et le mérite de chacun dans la mise au point et dans la divulgation de la méthode est difficile à départager[64],[65] d’autant plus qu’entre temps un embryologiste, Victor Coste, informé des travaux des deux Bressauds, a publié et s’est vu attribuer cette découverte par le Collège de France où il était professeur. C’est donc conjointement que les deux Bressauds furent honorés par la municipalité en 1957 par une stèle devant la mairie puis, en 2006, lors de la réhabilitation de la place du Champtel, par une plaque commémorative à proximité d’une fontaine en granit ornée d’une truite crachant de l’eau (voir photo dans la galerie) et par l'apposition d'une truite d'azur sur le blason de la ville (voir ci-dessous).

Parcs de loisirs[modifier | modifier le code]

  • La Bresse est un haut lieu touristique et propose de nombreuses activités en lien avec la riche nature à disposition. Parmi les différentes possibilités, le parc d'aventure Bol d'air propose des idées de week-end à La Bresse[66].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • La mairie.
  • L'église Saint-Laurent.
Église Saint-Laurent.
    • Les vitraux, supervisés par l'architecte E. Deschler, ont été réalisés en 1952 par les Ateliers Loire[Note 4]
    • L'orgue de 1822 est de Callinet. Il sera ensuite transformé en 1842, réparé en 1877, puis remanié en 1905, 1929-1930[68],[69],[70].
    • Le chemin de croix en pierre a également été réalisé par les "Ateliers Loire", en 1956.
  • Le monument aux morts[71],[72].
  • La chapelle du Brabant.
  • La vierge du Chastelat[73].
  • Les croix sur la commune[74].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

C'est une des 188 communes[75] du parc naturel régional des Ballons des Vosges. La cité est labellisée Station Verte.

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Un des plats traditionnels les plus fréquents des Hautes-Vosges est les tofôlles, un plat de pommes de terre à l'étouffée accompagné de palette de porc fumée appelée dehpeuille (de dépouille) en patois de la Bresse. Le dessert le plus fréquent est la tarte aux myrtilles (aux brimbelles), grâce à la présence de grands champs de myrtilliers sauvages dans les hauts de la Bresse. La Bresse et ses environs des Hautes-Vosges – ainsi que les proches vallées alsaciennes – sont le berceau de la fabrication du munster, un fromage très crémeux.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Plaque commémorative Remy-Géhin.
  • Joseph Remy (1804-1854)[78], inventeur de la reproduction artificielle des truites au XIXe siècle. Sa méthode a été divulguée par Antoine Géhin, né à Ventron (1805-1859), cafetier et pêcheur de la Bresse.
  • Paul Didierlaurent (né le [80] à La Bresse et mort le dans la même ville)[81] ouvrier du textile, historien régionaliste, auteur de pièces de théâtre sur les traditions des Hautes-Vosges, chef de musique de l'harmonie municipale de la Bresse. Après que les alliés aient bombarde la ville en 1944 pour la libérer de l'occupation allemande, il a sauvé des décombres de la mairie une partie des archives de la Bresse, endommagées par la destruction et l'eau des pompiers[82].
  • Georges Savouret (1909-1988), professeur, résistant, ethnologue[83].
  • Pierre Humbertclaude (1899-1984), procureur général des marianistes[84].
  • Jean Mougel (1919-2004), maire de la Bresse (1959-1965) et auteur de La petite Nèratte, roman historique (1985).
  • Raymond Perrin (La Bresse, 1940), essayiste et historien des livres et journaux pour la jeunesse. Spécialiste de l'œuvre de Pierre Pelot.
  • Guy Vaxelaire (né en 1949 à La Bresse), maire pendant 37 ans, de 1977 à 2014. Membre du Parti socialiste, il a également été conseiller général du canton de Saulxures-sur-Moselotte, président de la communauté de communes de la Haute Moselotte, président du SIVU Tourisme des Hautes-Vosges, vice-président de l'Association nationale des élus de la montagne et secrétaire de l'Association nationale des maires des stations de montagne. Il fut le suppléant de Jean Valroff, député socialiste de 1981 à 1988 de la 3e circonscription des Vosges.
  • Éric Humbertclaude (1961-), musicien, organiste, compositeur contemporain, écrivain et essayiste, musicologue, chercheur et archiviste spécialisé dans la musique contemporaine et la musique pour orgue. Il a passé sa jeunesse à la Bresse.
  • Jean-Paul Didierlaurent (1962-), écrivain, nouvelliste et romancier, habitant de la Bresse, auteur notamment de Le liseur du 6 h 27.
  • Annick Vaxelaire-Pierrel (née en 1974), skieuse de fond professionnelle, elle participa aux Jeux Olympiques de Nagano (Japon) en 1998 et à ceux de Salt-Lake-City (États-Unis) en 2002. Son club actuel est le ski-club Vagney-Rochesson.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'argent au pairle de gueules accompagné en chef d'un banc de pierre "pierre de justice" de sable à dextre d'une truite d'azur allumée de gueules et à senestre d'une roue à aube de sable.
Commentaires : Le pairle symbolise la forme des vallées et sa couleur rouge rappelle les sacrifices de la population lors des guerres. Le champ blanc rappelle la neige, le banc de pierre du Champtel était un lieu de jugement, l'élevage artificiel de la truite est né au village et la commune produit sa propre électricité[87].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le receveur général et les receveurs particuliers étaient chargés de recevoir, donc d'encaisser, les recettes, les "exploits et profits", du secteur dont ils étaient responsables.
  2. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  3. Historique des Présidents de l'O.T. / S.I. : 1936 : Paul Clovis; 1944 : Gabriel Ferry; 1951 : Jean Clovis; 1960 : Robert Philippe; 1963 : Christian Guyonnet; 1964 : Marcel Claude; 1967 : Michel Larue; 1973 : Hubert Cherrey; 1980 : Jean-Claude Vallée; 1994 : Jean Mougel; 1995 : Pierre Bastien; 1997 : Daniel Curien (dernier président de l'association); 1999 : Guy Vaxelaire, Maire de la Bresse; 2002 : Alain Lemaire, adjoint au Maire. Historique des Directeurs : 1987 : Jean-Luc Guerrier; 1995 : Frédéric Chausson; 1998 : Jean Eynus; 2003 : Philippe Poirot
  4. Les ateliers Loire ont réalisé les vitraux des 28 baies (environ 157 m2) de l'église (voir l'inventaire complet des réalisations de la société)

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Claude Flageollet, Sur les traces des glaciers vosgiens, vol. 212 pages, CNRS éditions (ISBN 2-271-05960-7)
  2. Administration générale des postes, Dictionnaire des postes aux lettres, contenant, dans un ordre alphabétique général, les noms des villes, communes et principaux lieux habités de la France, Paris, Imprimerie Royale, (présentation en ligne), p. 112
  3. Archives de Meurthe-et-Moselle : B 500, no 34
  4. Dom Augustin Calmet Notice de Lorraine, tome premier, , éditeur Chez Madame Georges, Lunéville, 1840, p. 156, lire en ligne sur Googlebooks"
  5. Histoire de la Commune de la Bresse avant 1789, par l'instituteur Marloy, 1889, p. 4, document 11T16/56 sur archives-recherches.vosges.fr
  6. « Biographie de Jean Hingre, prêtre, folkloriste », sur ecrivosges.com
  7. Paul Marichal, Dictionnaire topographique du département des Vosges comprenant les noms de lieu anciens et modernes, Imprimerie nationale de Paris, , 698 p. (lire en ligne), p. 63
  8. Charles III de Lorraine (confirmée par Charles IV le 21 septembre 1661, Léopold le 7 avril 1699, François III le 30 juillet 1730 et Stanislas le 23 mai 1749.), Coutume particulière à la Bresse, Nancy, Thomas, , « plaidoiries et distribution de la justice à ladite Bresse »
  9. Antoine Follain et Jean-Claude Diedler, « La justice sur les grands temporels de la Lorraine du Sud », Les justices locales dans les villes et villages du XVe au XIXe siècle. Presses,‎ (ISBN 2 7535 0264 1) « (...)sçullent d'enciennetei lour plais bannaulx(...) »
  10. Coutume particulière à la Bresse 1603, p. Art. 1.
  11. « Métiers de Robe : Juges, avocats, procureurs, greffiers, huissiers, bourreaux... », Nos Ancêtres Vie & Métiers, Revigny, no 13,‎ , p. 22.
  12. Pierre D. De Rogeville, Dictionnaire historique des ordonnances et des tribunaux de la Lorraine et du Barrois, vol. 1, Leclerc, , 621 p. (lire en ligne), « Bailliage de Vosges », p. 183.
  13. (Pierre D. de Rogeville 1777, p. 182): contrôleur de recettes et gruerie.
  14. (Nos Ancêtres Vue & Métiers 2005, p. 39)
  15. « La place du Champtel », sur Office du tourisme de La Bresse, (consulté le 3 avril 2016).
  16. Coutume particulière à La Bresse 1603, p. Art. 2.
  17. Coutume particulière à la Bresse 1603, p. Art. 4.
  18. Officier de justice local assistant le maire.
  19. a et b Coutume particulière à la Bresse 1603, p. Art. 5.
  20. Coutume particulière à la Bresse 1603, p. Art. 6.
  21. Coutume particulière à la Bresse 1603, p. Art. 9.
  22. Également attesté comme patronyme régional en Lorraine et en Alsace, le terme "Bannwart" est utilisé dans l'aire alémanique du bassin germanophone, dans le Bade-Wurtemberg, l'Alsace et la Suisse (Article Bannwart(de)).
  23. « Géohistoire des paysages industriels d’une vallée vosgienne », L’exemple de la Haute Vallée de la Moselotte à la Bresse, sur rge.revues.org (Revue géographique de l'est),
  24. Création de la Station de Ski de La Bresse dans les Années 1960
  25. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  26. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  27. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  28. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  29. a et b Dominique Thiébaut Lemaire, « Une famille vosgienne dans les guerres des 19e et 20e siècles », Histoire d'Eugène Lemaire, sur ouvroir.info (Libres feuillets) (consulté le 27 septembre 2016)
  30. « Fiche généalogique d'Eugène Lemaire », sur geneanet.org (consulté le 27 janvier 2017)
  31. « Généalogie d'Eugène Lemaire, petit-fils de Joseph Lemaire, maires de la Bresse », sur geneanet.fr (consulté le 27 janvier 2017)
  32. « Fiche généalogique de Louis Steimer », sur geneanet.org (consulté le 11 mars 2017)
  33. Jean-Marie Lambert, La Bresse et ses vallées, Mémoires et histoire de la montagne : La population de la Bresse de 1559 à 1698, Fédération des sociétés savantes des Vosges, , 672 p., p. 161
  34. « Fiche généalogique de Laurent Remy, maire de la Bresse », sur genanet.org (consulté le 28 septembre 2016)
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  36. Gabriel Remy, Histoire de la Bresse et des Bressauds : Biographie de Joseph Remy, , 399 p., p. 363
  37. « Fiche généalogique de Joseph Remy, inventeur de la pisciculture, fils de Laurent Remy, maire de la Bresse », sur geneanet.org (consulté le 10 janvier 2017)
  38. Dominique Thiébaut Lemaire, « Une famille vosgienne dans les guerres des 19e et 20e siècles : histoire de Joseph Lemaire », sur ouvroir.info (Libres feuillets), (consulté le 27 janvier 2017)
  39. « Régie municipale d'électricité », sur labresse.net.
  40. Les comptes détaillés de la commune de La Bresse : Chiffres Clés - Fonctionnement - Investissement - Fiscalité - Autofinancement – Endettement
  41. Communautés de Communes « Haute Moselotte » et « Vallée de la Plaine »
  42. La Bresse: la dette en 2014
  43. Les comptes individuels des communes et des groupements à fiscalité propre (année 2015)
  44. 13 personnes, nées à La Bresse, sont mortes en déportation
  45. Chanson autour de la Terre
  46. Cécile Girardin, Ces Vosgiens qui bâtissent des aventures, Labellemontagne, (ISBN 978-2-9555021-0-5), p. 3ème de couverture
  47. Cécile Girardin, Ces Vosgiens qui bâtissent des aventures, Labellemontagne, (ISBN 978-2-9555021-0-5)
  48. « Dossier de presse », sur calameo.com (consulté le 11 mars 2017), p. 34/35
  49. Camping-caravaneige du domaine du Haut des Bluches
  50. Camping de Belle-Hutte
  51. Jean Mougel (maire de la Bresse (1959-1965) et auteur de La petite Nèratte, roman historique (1985), a rappelé que Gabriel Henry Ferry a été le principal promoteur et réalisateur du Camp des Ecorces, devenu par la suite « Camp Gabriel Henry Ferry » (Sources : Plan-guide de La Bresse (Vosges), l’Alpe des Vosges (Vade-mecum du promeneur bressaud), 64 pages, édité par le Syndicat d’initiative de La Bresse (Permanence au bureau de tourisme quai des Iranées), 2e édition, pages 16 et 17.
  52. Biographie Gabriel Ferry
  53. L'auberge le Couchetat
  54. La chèvrerie du Brabant
  55. Les fermes et marcairies
  56. La Bresse : Parcours du cycle de l’eau et de l’hydroélectricité.
  57. Joseph Rémy, inventeur de la pisciculture, ÉcriVOSGES / Bernard Visse.
  58. Essai sur la multiplication des poissons par les méthodes naturelles et artificielles
  59. Stephan Ludwig Jacobi (de)
  60. Reproduction de la lettre de Jacobi dans un ouvrage de Victor Coste (page 143)
  61. La Pisciculture, son histoire et ses progrès dans les pays étrangers et en France, La pisciculture, Jules Haime, Naturaliste et géologue français (1824 – 1856), Revue des Deux Mondes T.6, 1854
  62. Article du Chasseur français de mai 1951 sur la fécondation artificielle des poissons
  63. Les étapes historiques de la reproduction artificielles des poissons
  64. La fécondation artificielle fut créée à La Bresse par Joseph Remy (1804-1854)
  65. Joseph Remy 1804-1854, inventeur des procédés pratiques de la pisciculture
  66. « Idées de week-end à La Bresse », sur bol-d-air.fr
  67. Tourbière de Machais
  68. Source : Association d’Étude pour la Coordination des Activités Musicales (ASSECARM), Orgues Lorraine Vosges, Metz, Éditions Serpenoise, (ISBN 2-87692-093-X)
    Présentation de l’orgue de l’église Saint-Laurent à La Bresse : pages 133 à 137
  69. Site sur les orgues du Département des Vosges : Page sur l'orgue de l’église de La Bresse
  70. La Bresse, orgue de l’église Saint Laurent
  71. Le Monument aux morts, placé au fond du cimetière
  72. Le Monument aux morts
  73. Monument de la Vierge du Chastelat
  74. Les croix
  75. Liste des 188 communes adhérentes au parc naturel régional des ballons des Vosges, 3e Charte 2012 - 2024
  76. « Le Moutier des Fées en vidéo », sur YouTube.com (consulté le 9 mars 2017)
  77. « Présentation et histoire du Moutier des Fées », sur la bresse.net (site officiel de la commune) (consulté le 8 mars 2017)
  78. Joseph Remy, inventeur de la reproduction artificielle des truites
  79. Dictionnaire des Vosgiens célèbres
  80. « Fiche généalogique de Paul Didierlaurent sur Généalogie bressaude », sur geneanet.org (consulté le 17 janvier 2017)
  81. « Fiche généalogique de Paul Didierlaurent (décès) », sur geneanet.org (consulté le 17 janvier 2017)
  82. « Paul Didierlaurent célébré dans une exposition », sur vosgesmatin.fr,
  83. « Biographie de Georges Savouret », sur ecrivosges.com (consulté le 3 mars 2016)
  84. « Biographie de Pierre Humbertclaude », sur ecrivosges.com (consulté le 3 mars 2016)
  85. Jean-Pierre Gehin, Fulgor, Éditions Serpenoise, EAN: 9782876926509, 01 avril 2005
  86. Site officiel de l'artiste Olivier Claudon
  87. Armorial de la Bresse
  88. Liste détaillée : 03771X0004/S - 03771X0010/C - 03771X0032/C - 03771X0058/HY - 03771X0065/HY - 03771X0066/HY - 03771X0067/HY - 03771X0069/T- 03771X0085/CAPT - 03771X0086/CAPT - 03771X0087/CAPT - 03771X0093/SCE - 03771X0106/S - 03771X0107/S - 03771X0108/S - 03771X0109/S - 03772X0003/HY - 03772X0004/HY - 03772X0005/HY - 03772X0006/HY - 03772X0013/HY - 03772X0014/HY - 03772X0015/HY - 03772X0016/HY - 03772X0023/HY - 03772X0026/HY - 03772X0028/SCE - 03772X0029/SCE