Ban-de-Laveline

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Ban-de-Laveline
L'église de l'Assomption-de-Notre-Dame.
L'église de l'Assomption-de-Notre-Dame.
Blason de Ban-de-Laveline
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Vosges
Arrondissement Saint-Dié-des-Vosges
Canton Saint-Dié-des-Vosges-2
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Saint-Dié-des-Vosges
Maire
Mandat
Stéphane Demange
2014-2020
Code postal 88520
Code commune 88032
Démographie
Gentilé Lavelinois
Population
municipale
1 266 hab. (2014)
Densité 48 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 14′ 42″ nord, 7° 03′ 57″ est
Altitude Min. 403 m – Max. 1 031 m
Superficie 26,45 km2
Localisation

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Liens
Site web mairie-bandelaveline.fr

Ban-de-Laveline est une commune française située dans le département des Vosges, en région Grand Est. Le nom de Ban-de-Laveline a été substitué à celui de Laveline par décret du 15 août 1903.

Ses habitants sont appelés les Lavelinois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village dépend du canton et de l'arrondissement de Saint-Dié, s'étend sur plusieurs petites vallées entre les montagnes de la Croix-aux-Mines au sud, Wisembach à l'est, Bertrimoutier au nord et Coinches à l'ouest. Le village est parcouru par plusieurs rivières dont la principale est la Morte, affluent de la Fave, qui prend sa source sur la commune de la Croix-aux-Mines au lieu-dit du Pré de Raves.

C'est une des 188 communes[1] du parc naturel régional des Ballons des Vosges. Au sud et à l'est, le massif forestier n'offre pas de passage vers l'Alsace limitrophe. L'altitude atteint 994 mètres à la Tête du Violu et culmine à 1 031 mètres au-dessus du col du Pré de Raves.

Le village est traversé par la D 23 venant de Raves au nord et de la Croix-aux-Mines au sud. Deux chemins vicinaux vont l'un à Coinches à l'ouest et l'autre à Gemaingoutte au nord-est. La commune de Ban-de-Laveline est limitrophe avec six communes vosgiennes : Gemaingoutte, Wisembach, Bertrimoutier, Raves, Coinches, La Croix-aux-Mines et une commune alsacienne : Sainte Marie-aux-Mines, Haut-Rhin.

Communes limitrophes de Ban-de-Laveline
Raves Bertrimoutier Wisembach
Gemaingoutte
Coinches Ban-de-Laveline Sainte Marie-aux-Mines
La Croix-aux-Mines La Croix-aux-Mines Sainte Marie-aux-Mines
La Croix-aux-Mines

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Entrée du village de Ban-de-Laveline.
Ban-de-Laveline et le hameau de Québrux.
  • Algoutte
  • la Praye
  • Marimont
  • Baudifosse
  • Coinchimont
  • Honville
  • Lauterupt
  • Omegoutte
  • Québrux
  • Raumont
  • la Truche
  • Velupaire
  • Verpellière

Écarts[modifier | modifier le code]

  • Baudifosse
  • les Celles

Cours d'eau[modifier | modifier le code]

  • la Morte
  • la Croix
  • le Raumont
  • Latruche
  • le Lauterupt
  • le Québrux

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Aquilina, 1270[2] ; Le ban de Laweline (1238) ; Li bans de Lawelinne (1270) ; T. de Aquilina (1278) ; Le bans de la Welinne (XIIIe siècle) ; Awelin (1325) ; Awelinne (1358) ; Aweline (1359) ; Owelin (1364) ; Leaweline (1366) ; Welinnes (1369) ; Aquillina (xive siècle) ; Owelingen (1408) ; Ban de Lauveline (1419) ; Lavelinne (1438) ; Ou ban de Lauweline (1488) ; Aweline (1589) ; Leuveline (1594) ; Lawellinne (XVIe siècle) ; Leauveline (XVIe siècle) ; Bam d'Aveline (1628) ; Leuveline (1656) ; La mairie de Laveline (1751) ; La Veline (an II) ; Laveline-devant-Saint-Dié (1859 - arr. préf. 5 déc).

Le ban désigne le territoire où s'exerce la juridiction d'un suzerain. Le ban permettait en outre au seigneur d'exiger un droit de passage sur ses terres, un péage.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les débuts[modifier | modifier le code]

Ban de Laveline (Laveline, Avelines) nommée Aquilina dit le chanoine Ruyr, parce que plusieurs ruisseaux y découlent, était autrefois le chef-lieu d'un ban. Le village doit probablement son existence grâce à l'arrivée des moines du chapitre de Saint-Dié qui s'y sont fixés, établissant une cellule dédiée à l'Assomption de Marie, entre 670 et 700 près du hameau de Honville. C'est ainsi qu'est créée la première exploitation agricole autour de laquelle s'est développé un bourg appelé grande ferme de Hunnus, d'où est dérivé le nom du hameau de Honville. Vers l'an 850, le nombre d'habitants augmenta rapidement. La défense du domaine contre les invasions étrangères, fut confiée à des sous-voués lorrains qui exercèrent leur charge au nom du duc de Lorraine.

En 1270, le duc Ferry donna en fief et hommage à Aubert de la Haute-Pierre et à ses hoirs, le plaid du palais que lui devait le ban de Laveline. Nous lisons, au sujet des servitudes dues par les villages voisins au château du Spitzemberg : messire Aubert de la Varêne doit la garde, an et jour, et dit aussi la moitié de la barre, de la clef, de la serrure et de la porte du château, et sa part de la palissade et du mur. Il est fait mention d'Andoin de Laveline dans un traité de partage fait en 1284 entre Renaud de Neufchâtel et Jean, son neveu, voué de Nomeny. Dans un autre traité de partage fait entre les mêmes, en 1285, il est dit que Renaud emporte pour sa part le fief que Messire Aubert de Laveline tenait au ban de Laveline.Le 24 avril 1488, Jean de Bouzey vendit au duc René un tiers de la seigneurie de Laveline et d'autres héritages à Chipaul (Chipal), Saint-Nicolas-de-la-Croix, Sardray, Quebrux, etc.

L'invasion suédoise de 1635[modifier | modifier le code]

Les Suédois, alliés du Dauphin, envahissent la Lorraine occasionnant de nombreux dégâts en amenant avec eux la peste. Les ravages sont terribles. La population n'ayant plus de quoi se nourrir disparait peu à peu du fait de la famine et du fléau de la peste. Les habitants qui restent en vie doivent payer au prix fort la nourriture qui fait l'objet de spéculations, appauvrissant encore un peu plus la population. De nombreux champs n'étant plus labourés retournent à l'état sauvage et se couvrent peu à peu d'épines et de ronces. On voit apparaître des loups dans la région, sortant des bois en meute pour attaquer la population affaiblie. Les traités de Westphalie (1648), des Pyrénées (1659) et de Nimègue (1679) mettent fin à ce carnage. La paix retrouvée, en Lorraine, l'activité économique repart tout doucement, soutenue par une immigration encouragée.

Le village sur le plan spirituel[modifier | modifier le code]

Sur le plan spirituel, Laveline était une paroisse du doyenné de Salm, et avait comme annexe La Croix-aux-Mines. Le droit de présentation à la cure de Laveline appartenait au chapitre de Saint-Dié, qui percevait les dîmes. En 1710, une bulle du pape Clément XI maintient au chapitre le droit de patronage qui lui était contesté. En 1716 les habitants de Laveline, assemblés dans le cimetière, obéissant aux injonctions du sergent de justice du sieur de Cogney, maltraitent les représentants du chapitre, et refusent de faire mise sur la dîme des pommes de terre.

Mines[modifier | modifier le code]

On a exploité près du Ban-de-Laveline, du minerai de manganèse composé, d'après une analyse de Berthier, sur cent parties, de 76,2 manganèse rouge, 5,5 oxygène, 7,8 eau, 5,5 oxyde de fer, 5,0 argile.

Château de Laveline[modifier | modifier le code]

Il existait autrefois un château sur le ban de Laveline dont il ne reste plus rien. Ce château construit au XIIIe siècle aurait été détruit en 1642 par les Suédois. Il n'a semble-t-il pas été reconstruit par les derniers propriétaires. Ce château était entouré de ruisseaux.

École et mairie[modifier | modifier le code]

La mairie et l'école de garçons et des filles du village, ont été construites en 1865. L'école de Honville a vu le jour en 1884 et celle de Verpellière en 1846.

Les registres[modifier | modifier le code]

Les actes de baptême, de mariage et de sépulture commencent en 1638. D'après une note d'un de ces registres, Louis XIV aurait diné à Laveline le 4 août 1675.

Le passage de Louis XIV[modifier | modifier le code]

Le 13 octobre 1681, Louis XIV et sa cour se rendent à Ban de Laveline pour diner. Le roi accompagné par la reine Marie-Thérèse, du ministre Louvois s'arrêtent à l'Hoste du Bois qui se trouvait au pied de la montagne. Après le diner il repartit pour Sainte Marie-aux-Mines où il coucha avec sa suite. Son objectif était de se rendre à Strasbourg pour y faire construire une citadelle. Il y arriva finalement le 23 octobre et repartit le 27 octobre pour Saint-Germain-en-Laye qu'il atteignit le 16 novembre.

Le village change de nom[modifier | modifier le code]

Dans sa séance du 2 novembre 1902, le maire fait connaître à ses conseillers, qu'il existe dans les Vosges trois communes portant le nom de Laveline : Laveline devant Bruyères, Laveline du Houx (canton de Bruyères) et Laveline (canton de Saint-Dié). Pour éviter des confusions toujours possibles, il suggère d'ajouter devant Laveline le nom de Ban. Il est arrivé dit-il "que des lettres ou des colis destinés à notre commune soient acheminées vers les autres localités, occasionnant des retards considérables dans l'acheminement du courrier". Il propose donc de modifier l'appellation de la commune de Laveline en Ban-de-Laveline d'autant plus que les habitants ont déjà pris l'habitude d'adopter ce nom. L'arrêté présidentiel en date du 15 août 1903 entérine le nouveau nom de Ban-de-Laveline.

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Village situé près de la ligne de front, de violents combats se déroulèrent occasionnant de nombreuses pertes de part et d'autre. Pendant 17 jours, la commune est le théâtre d'assauts répétés entre les troupes françaises et allemandes pour tenir ce point stratégique, à quelques kilomètres de la Tête des Faux. Le 23 juillet 1923, en présence de tout le conseil municipal, la commune reçoit la Croix de guerre 1914-1918 des mains du ministre de la Guerre[3], en récompense des nombreux sacrifices consentis par la population. M. René Fonck (1894-1953), député des Vosges était présent à cette cérémonie.

Deuxième Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

La libération du village[modifier | modifier le code]

Ban-de-Laveline est occupée par les troupes allemandes dès le 22 juin 1940 à partir de 15 heures. Les troupes américaines venant de la Haute Mandray par le Chipal, la Croix-aux-Mines et Verpellière viennent libérer le village de Laveline le vendredi 24 novembre 1944. Les hameaux de Lauterupt et le Haut de Raumont sont encore tenus par les Allemands pendant deux jours, puis chassés par les troupes américaines qui se sont mises à leur poursuite.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Mairie-école de Ban-de-Laveline.
Liste des maires successifs à partir de 1884
Période Identité Étiquette Qualité
1884 1912 Jean-Baptiste Finance    
1912 1913 Jean-Baptiste Bontemps    
1913 1946 Eugène Grandjean    
1946 1948 Louis Vincent    
1948 1959 Lucien Evrard    
1959 1966 Jean-Maurice Cuny    
1966 1975 Georges Conraux    
1975 1981 Henri Marchal    
1981 mars 1983 Jules Duchaine (?-2003)    
mars 1983 juin 1995 Michel Henry    
juin 1995 mars 2014 Gérard Noël    
mars 2014 en cours Stéphane Demange DVD Directeur d'école

Finances locales[modifier | modifier le code]

En 2015, les finances communales était constituées ainsi[4] :

  • total des produits de fonctionnement : 864 000 €, soit 645 € par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 766 000 €, soit 572 € par habitant ;
  • total des ressources d’investissement : 231 000 €, soit 173 € par habitant ;
  • total des emplois d’investissement : 527 000 €, soit 393 € par habitant ;
  • endettement : 696 000 €, soit 520 € par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d'habitation : 21,54 % ;
  • taxe foncière sur le bâti : 16,04 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 34,69 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 38,75 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 17,65 %.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 266 habitants, en diminution de -2,09 % par rapport à 2009 (Vosges : -1,78 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1856
1 358 1 392 1 348 1 496 1 895 2 025 2 030 2 148 2 002
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
2 222 2 272 2 327 2 471 2 478 2 220 2 232 2 079 2 000
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
2 009 1 853 1 584 1 489 1 410 1 265 1 208 1 139 1 035
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014 -
1 036 1 078 1 174 1 240 1 216 1 260 1 305 1 266 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église de l'Assomption-de-Notre-Dame[modifier | modifier le code]

Église de l'Assomption-de-Notre-Dame.

L'église de Laveline a été construite en 1716 sur l'emplacement des anciennes fondations d'un oratoire du XIe ou XIIe siècle. La première église tombée en ruine est démolie. Une seconde église reconstruite sur l'emplacement de la première est édifiée en 1504. Elle est restaurée en 1694 par le curé Husson. En 1710 le clocher qui menaçait de s'écrouler est réparé sous le mandat du curé Florent. Dans la nuit du 29 au 30 août 1725 la foudre s'abat sur le clocher le détruisant en grande partie. Une horloge est ajoutée en 1730 au clocher de l'église. L'ancienne tour remonte à l'époque romane, la nouvelle tour a été construite en 1870. En 1900 une souscription est lancée auprès de la population pour restaurer l'église de Ban-de-Laveline. On profite pour poser huit vitraux, construire deux autels latéraux, restaurer l'orgue[9],[10] et installer de nouveaux bancs. Parallèlement, la commune fait installer un chemin de croix. En 1952, le remplacement des cloches s'avèrent nécessaire. On en profite pour électrifier les cloches.

Chapelle Sainte Claire[modifier | modifier le code]

Chapelle Sainte-Claire à Hautgoutte.

On doit à un habitant de Hautgoutte, Nicolas Noël, l'édification de la chapelle Sainte-Claire en 1770. Cet habitant désirait en effet construire une chapelle à la suite d'un vœu qu'il avait formulé s'il recouvrait la vue. Il édifia cette chapelle près de la source Sainte-Claire. Vers le milieu du XXe siècle le bâtiment fut remplacé et construit à proximité de la route pour rendre son accès plus facile. Entretenue pendant très longtemps par les habitants de Hautgoutte, la petite chapelle est restaurée ensuite par des paroissiens de Ban-de-Laveline et des environs. À l'intérieur de la chapelle se trouvent deux statuettes représentant sainte Claire et saint Nicolas. Au début de la Première Guerre mondiale, vers 1914, les combats violents qui se déroulèrent sur la crête du Violu, en face de Sainte-Marie-aux-Mines, se soldèrent par la mort de plusieurs chasseurs alpins. On enterra hâtivement les corps à proximité de la chapelle qui furent rendus à leurs familles dès la fin du conflit. La chapelle était aussi le lieu de rendez-vous des aumôniers-militaires venus pour y célébrer la messe pendant les années du conflit. La source à proximité de la chapelle était connue depuis le XVIIIe siècle pour avoir des vertus miraculeuses. On y venait pour se laver les yeux en invoquant sainte-Claire.

Chapelle Notre-Dame-de-la-Pitié (1818)[modifier | modifier le code]

Chapelle de la Pitié au hameau de Québrux.
Grotte Notre-Dame-de-Lourdes.
Monument aux morts.

Cette chapelle est située à l'entrée du hameau de Québrux dédiée à Notre-Dame de Pitié. Il n'y a pas de messe ni de pèlerinage à cet endroit, ce n'est qu'un lieu de recueillement pour les habitants venant implorer la Vierge des Sept-Douleurs pour obtenir une guérison ou une faveur de la Madone. À l'intérieur de la chapelle on aperçoit une statue de la Vierge Marie, ainsi qu'un tombeau. Le propriétaire de la chapelle qui fut condamné en 1814 au supplice de la Schlague par les troupes alliées qui traversaient la région, promit de reconstruire la chapelle à l'endroit où elle existait auparavant, s'il parvenait à passer l'épreuve. Son vœu étant exaucé, il tient parole. Depuis peu, la chapelle a été rénovée par la commune de Ban-de-Laveline.

Grotte Notre-Dame-de-Lourdes[modifier | modifier le code]

Cette grotte de Lourdes se trouve derrière l'église et le cimetière.

Monument aux morts[modifier | modifier le code]

Ce monument aux morts se situe à côté de la Poste de Ban-de-Laveline[11].

En réalité il existe deux monuments aux morts[12].

Patrimoine industriel[modifier | modifier le code]

Comme l'a rappelé le parc naturel régional des Hautes Vosges, "au milieu du XIXe siècle, presque chaque cours d’eau de la montagne vosgienne produisait de l’énergie par l’intermédiaire de roues à eau. Cette technique fut progressivement abandonnée avec l’industrialisation"[13]. Tel est le cas de la scierie hydraulique de 1825, remise en état en 1996 et, depuis, ouverte au public[14], [15].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'azur, à la barre d'or chargée d'un poisson d'argent accosté de deux chaises de sable, accompagnée en chef d'une lettre L majuscule de sable et en pointe d'une branche de noisetier au naturel, feuillée de sinople, à la coquerelle de gueules mise en barre.
Commentaires : La barre et le poisson symbolisent la richesse en eau du lieu. Le L majuscule et la coquerelle ou branche de noisetier évoquent le nom de la localité, une aveline étant une noisette[18]. Les chaises ou bancs sont un jeu de mot avec le ban de Laveline.
Ces armes sont fautives car elles ne respectent pas la règle de contrariété des couleurs.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Liste des 188 communes adhérentes au parc naturel régional des ballons des Vosges, 3e Charte 2012 - 2024
  2. Le chanoine Ruyr l'appelle ainsi, parce que dit-il y coulent plusieurs ruisseaux et qu'il était autrefois le chef-lieu d'un ban
  3. Communes décorées de la Croix de guerre 1914-1918
  4. « Les comptes de la commune », sur alize2.finances.gouv.fr (consulté le 27 septembre 2016).
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  9. Inventaire de l'orgue de Ban de Laveline
  10. Orgue de l'église de Ban de Laveline
  11. Conflits commémorés1914-18 1939-45 Indochine (46-54) AFN-Algérie (54-62)
  12. Monuments commémoratifs : Monument aux Morts 1914-1918 du cimetière, Monument aux Morts tous conflits Sur la place, Monument aux Morts pour la Patrie, entre 1793 & 1895, Carré militaire dans le cimetière communal
  13. Tout sur... Le réseau force hydraulique, PNRBV, septembre 2008
  14. « Scierie hydraulique à cadre. Enquête thématique régionale (architecture rurale des Hautes-Vosges) ; patrimoine industriel », notice no IA88001800, base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. « roue hydraulique verticale par le dessus », notice no IM88004741, base Mérimée, ministère français de la Culture
  16. « Biographie de Adrien Evrard », sur le site personnel de Bernard Visse (consulté le 29 mars 2016)
  17. « Biographie de Gustave More », sur le site personnel de Bernard Visse (consulté le 29 mars 2016)
  18. Site des généalogistes lorrains