Denipaire

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Denipaire
Denipaire
Habitat vosgien typique.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Vosges
Arrondissement Saint-Dié-des-Vosges
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Saint-Dié-des-Vosges
Maire
Mandat
Didier Agusti
2020-2026
Code postal 88210
Code commune 88128
Démographie
Gentilé Denipairiens
Population
municipale
249 hab. (2019 en diminution de 0,8 % par rapport à 2013)
Densité 35 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 20′ 37″ nord, 6° 58′ 00″ est
Altitude 492 m
Min. 333 m
Max. 650 m
Superficie 7,02 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Saint-Dié-des-Vosges
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Raon-l'Étape
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Denipaire

Denipaire est une commune française située dans le département des Vosges en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Genêts en fleur à la sortie du village.

Localisation[modifier | modifier le code]

Denipaire est une petite commune rurale de la vallée du Hure, en aval de Saint-Jean-d'Ormont et en amont d'Hurbache.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Au sud, elle est limitrophe de Saint-Dié-des-Vosges par le massif de la Bure où elle atteint son point culminant non loin de la Roche des Corbeaux (669 m).

Au nord, elle côtoie Moyenmoutier et Ban-de-Sapt par un plateau moins élevé (maximum 550 m) qu'empruntait jadis l'antique voie romaine dénommée voie des Saulniers.

Sismicité[modifier | modifier le code]

Commune située dans une zone de sismicité modérée[1].

Hydrographie et les eaux souterraines[modifier | modifier le code]

Dans le seul département des Vosges, la Hure, un affluent de la Meurthe, traverse les six communes suivantes, de Étival-Clairefontaine, La Voivre, Hurbache, Denipaire, Ban-de-Sapt, Saint-Jean-d'Ormont.

Climat[modifier | modifier le code]

Climat classé Cfb dans la classification de Köppen et Geiger[2].

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Accès par :

  • la Nationale 59 puis D 32 par Le Villé,
  • la départementale D 32 par Saint-Jean-d'Ormont.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Commune membre de la Communauté d'agglomération de Saint-Dié-des-Vosges.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Denipaire est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[4],[5],[6].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Dié-des-Vosges, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 47 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[7],[8].

  • Carte communale[9].
  • Projet de réglementation communale des boisements[10].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (55,3 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (54,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (55,3 %), prairies (27,6 %), zones agricoles hétérogènes (10,9 %), zones urbanisées (6,2 %)[11].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[12].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Denipaire a été promue comme commune indépendante en 1793 (an II)[13]. Auparavant, elle était une annexe de la paroisse d'Hurbache à laquelle elle est toujours rattachée.

En 1867[14], la commune comptait 400 hectares de terres labourables, 128 de prés, 107 de bois, 16 de jardins, vergers, chènevières, 34 de friches. Les cultures principales étaient le blé (196 hectares), l'avoine et la pomme de terre. On y trouvait trois féculeries employant au total huit ouvriers, un moulin, un marchand de vin en gros ainsi qu'une échoppe destinée à la vente et consommation d'opiacés pour les voyageurs. Il y avait 526 habitants.

La commune a été décorée le de la croix de guerre 1914-1918[15].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Finances locales[modifier | modifier le code]

La mairie.

Budget et fiscalité 2017[modifier | modifier le code]

En 2017, les finances communales était constituées ainsi[16] :

  • total des produits de fonctionnement : 207 000 , soit 810  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 196 000 , soit 766  par habitant ;
  • total des ressources d’investissement : 49 000 , soit 191  par habitant ;
  • total des emplois d’investissement : 37 000 , soit 145  par habitant ;
  • endettement : 57 000 , soit 223  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d'habitation : 23,98 % ;
  • taxe foncière sur le bâti : 26,37 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 29,76 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2016 : médiane en 2016 du revenu disponible, par unité de consommation : 21 515 [17].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1977 mars 2001 Jean-Michel Strabach   Professeur de l'enseignement technique
mars 2001 En cours
(au 18 février 2015)
Roseline Pierrel-Villemin DVG[18] Directrice d'école

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[19]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[20].

En 2019, la commune comptait 249 habitants[Note 3], en diminution de 0,8 % par rapport à 2013 (Vosges : −2,86 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1856
407385449492497499497501520
1861 1866 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
532526461424400380335341360
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
379258259232236233225209234
1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009 2014 2019
222250266287245237260250249
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[21] puis Insee à partir de 2006[22].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Établissements d'enseignements[23] :

  • Écoles maternelles à Hurbache, Ban-de-Sapt, Saint-Dié-des-Vosges ;
  • École primaire ;
  • Collèges à Saint-Dié-des-Vosges ;
  • Lycées à Saint-Dié-des-Vosges.

Santé[modifier | modifier le code]

Professionnels et établissements de santé[24] :

  • Médecins à Moyenmoutier, Senones ;
  • Pharmacies à Moyenmoutier, Senones ;
  • Hôpitaux à Senones, Raon-l'Étape, Saint-Dié-les-Vosges.

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

  • Agriculture. L'enquête thématique régionale (architecture rurale des Hautes-Vosges) a recensé de nombreuses maisons et fermes du XVIe siècle au XIXe siècle[26].

Tourisme[modifier | modifier le code]

  • Gîtes, chambres d'hôtes, etc. à Ban-de-Sapt ;
  • Hôtels à Saint-Dié-des-Vosges.

Commerces[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • La commune est sans église car elle fait toujours partie de la paroisse d'Hurbache. Début 2017, la commune est « réputée sans clochers »[29].
  • Jardin de Denyse et Alain Villeroy de Galhau, jardin privé : plus de 100 variétés de roses, jardin de marécages, hydrangéas[30].
  • Plaque de cocher[31].
  • Monument aux morts[32].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Auguste Strarbach[33].
  • Prosper Strarbach[34].

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en , en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Didacticiel de la règlementation parasismique.
  2. Table climatique
  3. Transports en commun.
  4. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  6. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  7. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Saint-Dié-des-Vosges », sur insee.fr (consulté le ).
  8. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  9. Carte communale.
  10. Projet de réglementation communale des boisements.
  11. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
  12. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  13. Senones fut la capitale d’un état indépendant jusqu’en 1793, la Principauté de Salm-Salm.
  14. Département des Vosges, par Léon Louis et Paul Chevreux, 1889, (réédition Res. Universis).
  15. Communes décorées de la Croix de guerre 1914-1918.
  16. « Les comptes de la commune » [archive du ], sur alize2.finances.gouv.fr (consulté le ).
  17. Chiffres clés Évolution et structure de la population. Dossier complet.
  18. Roseline Pierrel-Villemin.
  19. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  20. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  21. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  22. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  23. Établissements d'enseignements.
  24. Professionnels et établissements de santé
  25. Paroisse Sainte-Odile.
  26. « maisons et fermes », notice no IA88000037, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  27. La charte Bistrot de Pays Bistrot de Pays
  28. Fédération nationale des bistrots de pays.
  29. « Recherches sur critères », Clochers de France.
  30. Lorraine des jardins : les Vosges.
  31. Plaque de cocher.
  32. Monument aux morts. Conflits commémorés : Guerres 1914-1918 et 1939-1945.
  33. « Biographie de Auguste Strarbach », sur le site personnel de Bernard Visse (consulté le ).
  34. « Biographie de Auguste Strarbach », sur le site personnel de Bernard Visse (consulté le ).