La Voivre (Vosges)

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La Voivre
Église de l'Assomption.
Église de l'Assomption.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Vosges
Arrondissement Saint-Dié-des-Vosges
Canton Saint-Dié-des-Vosges-1
Intercommunalité CA de Saint-Dié-des-Vosges
Maire
Mandat
Bernard Ropp
2014-2020
Code postal 88470
Code commune 88519
Démographie
Gentilé Veprien(ne)s
Population
municipale
705 hab. (2014)
Densité 120 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 20′ 03″ nord, 6° 54′ 01″ est
Altitude 360 m (min. : 300 m) (max. : 380 m)
Superficie 5,86 km2
Localisation

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La Voivre

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La Voivre

La Voivre est une commune française située dans le département des Vosges en région Grand Est. Depuis 2008, ses habitants sont appelés les Vepriens[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

La Voivre occupe la rive droite de la Meurthe en aval de Saint-Dié-des-Vosges, à hauteur et en amont de la confluence avec le Hure. Le hameau de La Hollande est au nord, dans le prolongement de l'ancienne route royale, puis nationale qui passait par le village, venant de Saint-Dié en direction de Raon-l'Étape.

Communes limitrophes de La Voivre
Étival-Clairefontaine Moyenmoutier Moyenmoutier
Nompatelize La Voivre Hurbache
Saint-Michel-sur-Meurthe Saint-Dié-des-Vosges Saint-Dié-des-Vosges

Toponymie gauloise[modifier | modifier le code]

Autrefois écrite vepria, vevria, le terme probablement prononcé localement vabria, vavria, vobria, vovria avec initialement les sons ua ou [wa], uo ou [wo] est à l'origine du toponyme La Voivre. Ce n'est que la forme locative ou de destination du gaulois dialectal belge, wabero qui signale concrètement "à la rivière", "près de la rivière", une rivière étant ici définie par sa ou ses "lisières" ou rives fluctuantes. Dans l'ancien ban d'Hurbache, "aller à (la) Voivre" signifiait aller à la rivière, nommé ici la Meurthe. On peut décomposer arbitrairement le mot en :

  • wabe/wabo mettant au jour la racine gobo* ou wabo*, désignant la lisière ou les lisières, la rive ou les rives, le bord ou les bords, la lèvre ou les lèvres qui a aussi donné gober en français
  • ro/ra/ria/reo au sens analogue au verbe grec rheo, couler ou mouvoir.

Notons que la voivre ou vevre en ancien français désigne un terrain inculte, humide, marécageux, aux sols boueux, aux lisières d'une ou de plusieurs rivières.

Il existe entre les rivières Meurthe et Hure un habitat groupé ou localité de la commune de La Voivre, dénommé La Hollande, qui provient d'un ancien hameau dont les terres cultivées allaient jusqu'à l'embouchure des deux rivières mentionnées. Le terme "Hollande" peut être traduit localement par l'embouchure ou la terre de l'embouchure. Il provient du gaulois dialectal belge wabo/lann/end[2]. La terre séparée, remarquable ou mise à part par la coutume est dénommée en celte lann'end puis en (gallo-)roman land, signifiant dans le monde paysan "fin de terre, terre délimitée, espace ou domaine marqué par des limites". Les embouchures se marquent par les lisières des rivières qui se rejoignent en fin de terre. Le lieu est évidemment défini par la confluence de la Meurthe et du Hure. L'altération dialectale ultérieure a donné woboland puis w(h)ollande ou w(h)allande, enfin hollande ou hallande ou encore "alande" en patois[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

La Voivre est un lieu très anciennement habité et répertorié dès l'époque gallo-romaine au Ier siècle. La Hollande se distingue par une implantation plus tardive ou peut-être longtemps temporaire d'éleveurs semi-nomades. La Voivre est un village du ban d'Hurbache sur la Meurthe au moins depuis l'époque de la Lotharingie ottonienne. Il est composé de deux terroirs, le village proprement dit et le hameau de la Hollande au nord.

Le ban est devenu canton à la Révolution. Les deux terroirs associés ont formé un territoire communal dans le canton d'Hurbache.

La commune a été décorée le 22 octobre 1921 de la croix de guerre 1914-1918[4].

Évolution démographique
1802 1830 1845 1867 1887
410 578 612 556 543
(Source : Archives des Vosges)

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Ballastière, RN 59 et le Centre.
  • Église de l'Assomption[5].
  • Le calvaire appelé la croix de Béchamp.
  • Monument aux morts[6].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[8],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 705 habitants, en diminution de -7,6 % par rapport à 2009 (Vosges : -1,78 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1856
361 342 426 506 594 578 612 602 592
1861 1866 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
569 556 554 546 543 538 532 525 502
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
500 421 442 467 479 396 407 440 466
1975 1982 1990 1999 2007 2011 2014 - -
580 668 662 627 753 730 705 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
    Edmond Grandidier    
    Georges Remy   Cultivateur
  1990 Serge Laurent    
1990 mars 2008 Yvette Grandidier DVD Professeur d'économie
mars 2008 avril 2012 Jean-Claude Plèche (1948-2012)   Retraité des Postes
Décédé en cours de mandat
juin 2012 juin 2014 Hervé Claudel   Responsable administratif
Démissionnaire
septembre 2014 en cours Bernard Ropp   Mécanicien de maintenance

Finances locales[modifier | modifier le code]

En 2015, les finances communales était constituées ainsi[11] :

  • total des produits de fonctionnement : 326 000 , soit 448 par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 311 000 , soit 428 par habitant ;
  • total des ressources d’investissement : 15 000 , soit 20 par habitant ;
  • total des emplois d’investissement : 24 000 , soit 33 par habitant ;
  • endettement : 46 000 , soit 63 par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d'habitation : 20,17 % ;
  • taxe foncière sur le bâti : 8,44 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 13,83 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 38,75 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 20,98 %.

Activités[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Appellation entérinée par le conseil municipal début 2008.
  2. Les consonnes écrites w et b se prononcent de façon proche du son [w], attracteur connu par l'ancien français, comme par le latin confondant v et u ou le roman f et p. L'idée de lisière fixe qui entrave la vision est toujours évidente dans le vieux-germanique walt, signifiant à l'origine un espace non cultivé, à vocation pastorale ou forestière commune. La racine subsiste par l'allemand Wald, le néerlandais woud, l'anglo-américain wood au sens de "bois" ou de "forêt", mais aussi par l'anglais wold au sens de "pays de collines" ou du suédois vall au sens de pâturage. L'allemand Holz (vieux allemand holt, de la racine indo-européenne skelt* ou skelg*) au sens de bois (espace forestier délimité et matière à fendre) exprime bien par une autre racine une segmentation, une brisure très semblable à l'idée visuelle de lisière.
  3. Ainsi les noms propres "Hollande" (pays et région au sens français) et "Holland" (espace forestier et province-nation pour les Néerlandais), venus respectivement des langues gallo-romanes et germaniques, diffèrent par la prononciation, mais nullement par le sens premier. Une interprétation populaire et poétique, devenue pseudo-savante vers 1890, fondée sur une correspondance phonétique avec "enne alande" soit une hirondelle en patois vosgien, stipule qu'il s'agit d'un "lieu des hirondelles". Les "hirondelles de ferme" étaient alors presque partout communes dans la montagne vosgienne et aux abords des prairies et lieux humides, alors qu'elles sont aujourd'hui irrémédiablement en voie d'extinction.
  4. Communes décorées de la Croix de guerre 1914-1918
  5. Diocèse de Saint-Dié, Paroisse Sainte-Odile
  6. Conflits commémorés 1914-18; 1939-45; AFN-Algérie (54-62)
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  11. « Les comptes de la commune », sur alize2.finances.gouv.fr (consulté le 25 novembre 2016).
  12. « maisons et fermes des 16e au 19e siècles », notice no IA88000258, base Mérimée, ministère français de la Culture enquête thématique régionale (architecture rurale des Hautes-Vosges)
  13. L’Atelier le Vitrail
  14. Vitraux réalisés en 2012 par L'Atelier Le Vitrail dans la chapelle ND de Pitié à Le Ménil
  15. La fabrication des vitraux de la chapelle St-Roc à Saint-Dié-des-Vosges