Belval (Vosges)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Belval
Belval (Vosges)
Camion-citerne descendant du col du Hantz.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Vosges
Arrondissement Saint-Dié-des-Vosges
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Saint-Dié-des-Vosges
Maire
Mandat
Francis Altan
2020-2026
Code postal 88210
Code commune 88053
Démographie
Population
municipale
159 hab. (2018 en augmentation de 4,61 % par rapport à 2013)
Densité 23 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 24′ 36″ nord, 7° 03′ 10″ est
Altitude Min. 455 m
Max. 905 m
Superficie 6,84 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Strasbourg (partie française)
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Raon-l'Étape
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Grand Est
Voir sur la carte administrative du Grand Est
City locator 14.svg
Belval
Géolocalisation sur la carte : Vosges
Voir sur la carte topographique des Vosges
City locator 14.svg
Belval
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Belval
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Belval

Belval est une commune française située dans le département des Vosges, en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Belval est un village de Lorraine, dans le département des Vosges. Le village se trouve au pied du col du Hantz, au fond du val de Senones, à la limite entre la Lorraine et l'Alsace. Il est traversé par le Bouchard, un affluent gauche du Rabodeau.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Le Saulcy Le Saulcy Le Saulcy Rose des vents
Le Saulcy N Plaine
O    Belval    E
S
Le Puid Le Vermont Saulxures

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Belval est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Strasbourg (partie française), dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 268 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[4],[5].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Beleval (1222), Bolva (1656), Belval (1711), Belleville (1730 carte des Naudins), Belleval (1751).

Signification : la « belle vallée », le « beau vallon ».

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village faisait partie de la principauté de Salm, rattachée au Royaume de France en 1793. Il se situe sur les hauteurs de la vallée du Rabodeau, au Pays des Abbayes, au pied du col du Hantz qui marque la limite avec l'Alsace. Entre 1870 et 1918, il fut un poste-frontière, l'Allemagne ayant annexé l'Alsace en redessinant les frontières sur les lignes de crête. Avant cela, le département des Vosges s'étendait au delà du col, sur la vallée de la Bruche. Cette portion n'a pas été "restituée" par l'administration française et se trouve désormais dans le Bas Rhin.

Comme tous les villages de la région, ses habitants étaient pour la plupart des agriculteurs (en 2014, un seul d'entre eux est encore éleveur) qui ont vécu l'essor des textiles après la guerre de 1870 avec l'implantation d'usines. La très grande majorité des terres cultivées et des pâturages ont été remplacés par des plantations à vocation forestière, en particulier l'épicéa et le sapin, occasionnant une "descente" de la forêt dans la vallée.

Une riche famille d'industriels, les Nansé, y bâtit un château au début du XXe siècle, dit château de Belval, alors qu'en réalité il se situe sur la commune voisine du Saulcy.

La Première Guerre mondiale eut des conséquences très dures pour la population, car le village se situait juste à l'arrière de la ligne de front, côté allemand faisant l'objet de réquisitions. Il subsiste un cimetière dit des Roumains qui a été retrouvé après la grande tempête de 1999.

La Seconde Guerre mondiale apporta aussi son lot de désolations. En 1944, après une série de parachutages d'armes durant l'été la Gestapo arrêta dans les semaines qui suivirent des dizaines de personnes accusées de résistance dans les villages des alentours, pour être réunies, interrogées voire torturées au château de Belval puis emmenées dans les camps[6]. Beaucoup n'en revinrent pas.

Le  : un camion-citerne chargé d'hydrocarbures percute une résidence secondaire et explose. Quinze maisons s'embrasent, neuf seront totalement détruites. Le chauffeur du poids lourd est cependant la seule victime.

Belval est un village doté d'un café, d'un café-restaurant, de locations touristiques et d'un club privé (l'Usine-club). Beaucoup de maisons deviennent des résidences secondaires pour les vacances.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Budget et fiscalité 2015[modifier | modifier le code]

En 2015, le budget de la commune était constitué ainsi[7] :

  • total des produits de fonctionnement : 138 000 , soit 815  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 128 000 , soit 757  par habitant ;
  • total des ressources d’investissement : 2 000 , soit 10  par habitant ;
  • total des emplois d’investissement : 12 000 , soit 69  par habitant.
  • endettement : 78 000 , soit 462  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d’habitation : 22,21 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 7,73 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 43,97 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 38,75 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 20,91 %.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
    Henri Marchal    
juin 1995 En cours
(au 18 février 2015)
Francis Altan   Chef d'entreprise

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[9].

En 2018, la commune comptait 159 habitants[Note 3], en augmentation de 4,61 % par rapport à 2013 (Vosges : −2,43 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1856
323313374573421445396389360
1861 1866 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
379405434428422429418388368
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
342266258245232188209189189
1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008 2013 2018
157162144160172174175152159
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Monuments commémoratifs[12].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 5 avril 2021).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 5 avril 2021).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 5 avril 2021).
  4. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Strasbourg (partie française) », sur insee.fr (consulté le 5 avril 2021).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 5 avril 2021).
  6. La mémoire de la déportation
  7. Les comptes de la commune « Copie archivée » (version du 19 avril 2019 sur l'Internet Archive).
  8. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  12. Monument aux Morts, Monument de la déportation
  13. Histoire religieuse de Portieux
  14. L'oratoire Saint-Grégoire à Moyenmoutier : Les reliques de saint Spinule