Élections générales québécoises de 2012

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Élection générale
québécoise de 2012
Type  Élection législative
Postes à élire  125 députés
Électorat et résultats
Inscrits  5 919 778
Votants 4 416 437
  
74,6 % Green Arrow Up.svg 29,9 %
Votes valables 4 362 688
Votes nuls 53 749
Photographie officielle de Pauline Marois.png
PQ – Pauline Marois
Voix 1 393 703 Green Arrow Up.svg 22,3 %
  
31,95 %
Sièges obtenus 54 Green Arrow Up.svg 7
Jean Charest 27 août 2012.jpg
PLQ – Jean Charest
Voix 1 360 968 Red Arrow Down.svg 0,4 %
  
31,20 %
Sièges obtenus 50 Red Arrow Down.svg 14
François Legault2011.jpg
CAQ – François Legault
Voix 1 180 235
  
27,05 %
Sièges obtenus 19 Green Arrow Up.svg 10
Françoise David Amir Khadir.jpg
QS – Françoise David et Amir Khadir
Voix 263 111 Green Arrow Up.svg 113,8 %
  
6,03 %
Sièges obtenus 2 Green Arrow Up.svg 1
Carte électorale
Carte
Assemblée nationale
Diagramme
Premier ministre
Sortant
Élu

L'élection générale québécoise de 2012 a eu lieu le . Elle a élu les députés de la 40e législature de l'Assemblée nationale du Québec.

Un gouvernement minoritaire du Parti québécois est élu, le premier dans l'histoire du parti, et Pauline Marois devient la première femme première ministre du Québec.

Contexte[modifier | modifier le code]

39e législature[modifier | modifier le code]

Article détaillé : 39e législature du Québec.

Déclenchement des élections[modifier | modifier le code]

Le , le quotidien montréalais La Presse annonce que l'élection générale aurait lieu le . Le contexte québécois (Grève étudiante, Commission Charbonneauetc.) aurait été la cause de l'anticipation des élections[1]. Le , Jean Charest confirme les rumeurs et demande la dissolution du parlement provincial et la tenue d'élections législatives anticipées[2].

Après trois mandats à la tête du Québec, bon nombre d'observateurs de la scène politique québécoise estiment que le premier ministre Charest prend un pari risqué en déclenchant des élections 15 mois avant la fin théorique de son mandat, en décembre 2013. Le gouvernement sortant est affaibli par un taux d'insatisfaction record de plus de 70 % depuis plusieurs mois. Pour remporter un quatrième mandat consécutif — ce qui égalerait la performance de Maurice Duplessis entre 1944 et 1959 —, il doit regagner la confiance de l'électorat francophone pour se faufiler entre le Parti québécois de Pauline Marois et la Coalition avenir Québec[3], un nouveau parti politique, fondé par l'ex-péquiste François Legault et héritier de la défunte Action démocratique du Québec, le parti de centre-droit de Mario Dumont.

Partis politiques[modifier | modifier le code]

Voici, par ordre décroissant du nombre de députés au moment de la dissolution de l'Assemblée nationale, les partis politiques en lice pour les élections générales québécoises du 4 septembre 2012.

Parti libéral du Québec[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Parti libéral du Québec.
Jean Charest, à une semaine du vote

Le chef du Parti libéral du Québec, Jean Charest, a décidé de faire de la stabilité et du maintien de l'ordre établi son thème en début de campagne. Contesté par des manifestants qui s'opposent à la hausse des frais de scolarité et à la loi 12, le premier ministre sortant a organisé sa première conférence électorale sur le tarmac de l'aéroport international Jean-Lesage de Québec[4], plutôt qu'au domaine Cataraqui, qui avait été réservé la semaine précédant le déclenchement de l'élection[5].

M. Charest s'en remet à la « majorité silencieuse », qui selon lui approuve sa façon de gouverner et de ne pas abdiquer « ses responsabilités face à la rue », et se défend d'avoir déclenché des élections en août, avant la reprise des travaux de la Commission Charbonneau et affirme qu'il n'a pas de leçon à recevoir en matière de probité[4].

Le Parti libéral du Québec compte aussi sur le vote des électeurs anglophones. Dès le début de la campagne, M. Charest déclare à ceux qui seraient tentés de s'abstenir en raison de la performance éthique du gouvernement que leur abstention s'assimilerait à un vote en faveur d'un référendum sur la souveraineté du Québec[6].

Parti québécois[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Parti québécois.
Pauline Marois fait campagne à Québec à la veille de l'élection du 4 septembre.

Le Parti québécois, qui forme l'opposition officielle depuis 2008, compte tirer profit de « l'usure et de la corruption » du gouvernement libéral au pouvoir depuis 2003. Se présentant comme le parti de « l'honnêteté », la chef péquiste Pauline Marois oppose la vision économique et nationale de ses adversaires libéraux et caquistes à celle de sa formation politique, axée sur les thèmes de « s'affirmer, s'enrichir, s'entraider »[7].

En avance dans les sondages, le Parti québécois affirme qu'il cherche d'abord un mandat pour gouverner et non seulement pour organiser un nouveau référendum sur le statut politique du Québec, bien que cette question demeure un fondement du parti : « Nous préférons, nous souhaitons, nous désirons un pays », rappelait Mme Marois le 1er août[7].

Coalition avenir Québec[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Coalition avenir Québec.

À l'occasion de la première campagne de son histoire, la CAQ articule un message axé sur le thème du changement. Le chef du parti et ancien ministre péquiste François Legault insiste sur un nationalisme économique qui passe par un changement de mission de la Caisse de dépôt et placement du Québec, l'exploitation des ressources naturelles « au bénéfice de l'ensemble des Québécois » et la lutte contre l'influence des syndicats et autres bureaucrates qui résistent au changement notamment dans les commissions scolaires, dans le système de santé et à Hydro-Québec[8].

Option nationale[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Option nationale.

Le parti Option nationale entend mener la première campagne de son histoire sur le thème de la souveraineté du Québec. Pour Jean-Martin Aussant, le chef de ce nouveau parti fondé en 2011, « tous les problèmes qui vont être énumérés lors de la campagne électorale seraient mieux réglés si le Québec était souverain ». Lors du lancement de sa campagne à Nicolet, Aussant a reçu l'appui du député indépendant Pierre Curzi, qui ne sollicitera toutefois pas un second mandat lors de l'élection de 2012. Les priorités du programme d'Option nationale seront la nationalisation des ressources naturelles, la gratuité scolaire et l’instauration d’élections à date fixe incorporant un mode de scrutin proportionnel[9].

Option nationale veut également augmenter la participation des jeunes dans le processus politique, soulignant que son équipe de candidats sera la plus jeune parmi celles des grands partis en lice. L'ancien député péquiste admet que la campagne de son parti sera plus modeste que celle de ses adversaires, une lacune qu'il comblera par une présence accrue sur le terrain et les médias sociaux[10].

Dans le cadre de la campagne électorale, Option nationale s'est entendue avec Québec solidaire pour que ces derniers ne présentent pas de candidat dans Nicolet-Bécancour afin de faciliter l'élection de Jean-Martin Aussant. En échange, Option nationale ne présente pas de candidat dans Gouin, circonscription de la coporte-parole de Québec solidaire Françoise David[11].

Québec solidaire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Québec solidaire.

Pour sa troisième campagne électorale, Québec solidaire a pour objectif d'augmenter sa représentation à l'Assemblée nationale et de faire une percée à l'extérieur de Montréal. Les deux porte-parole du parti, Amir Khadir et Françoise David, affirment que la présence de leur formation politique est nécessaire au bon fonctionnement de la démocratie et qu'« une quinzaine de circonscriptions » seront ciblées au cours de la campagne[12].

Le parti de gauche, qui fera campagne avec le slogan « Debout », veut axer sa campagne sur cinq thèmes : l'éducation gratuite, la protection des ressources naturelles, les transports électriques, les retraites et l'indépendance du Québec[12].

Québec solidaire ne présente pas de candidat dans Nicolet-Bécancour, circonscription du chef d'Option nationale, Jean-Martin Aussant. En échange, Option nationale ne présente pas de candidat dans la circonscription de Gouin, où se présente la coporte-parole de Québec solidaire Françoise David[11].

Autres partis[modifier | modifier le code]

Un total de 20 partis politiques ont été autorisés par le Directeur général des élections du Québec. De droite, de gauche ou de nature plus ludique, les plus petits partis ne présentent pas de candidats dans toutes les circonscriptions. Cinq nouveaux partis ont été enregistrés depuis la dernière élection, dont le Parti de la classe moyenne du Québec (7 candidats), le Parti nul (10 candidats), le Parti conservateur du Québec (27 candidats) — dirigé par un ancien député conservateur fédéral, Luc Harvey[13] — et Équipe autonomiste (17 candidats), un parti fondé par des militants de la défunte Action démocratique du Québec s'étant opposés à la fusion de leur parti avec la Coalition avenir Québec. Parmi les autres partis enregistrés auprès du Directeur général des élections du Québec, on compte le Bloc Pot (2 candidats), la Coalition pour la constituante (29 candidats, concentrés essentiellement dans la région de Montréal), le Parti équitable (un seul candidat, à savoir son chef), le Parti indépendantiste (10 candidats), le Parti marxiste-léniniste du Québec (25 candidats), le Parti unité nationale (12 candidats), le Parti vert du Québec (67 candidats) et l'Union citoyenne du Québec (20 candidats). On trouve également le parti Québec - Révolution démocratique, qui présente un seul candidat[14].

Union citoyenne du Québec[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Union citoyenne du Québec.

À l'occasion de la première campagne de son histoire, l'Union citoyenne du Québec compte rassembler le vote fédéraliste qui se refuse à accorder sa confiance au Parti libéral du Québec. Il est principalement composé de candidats actifs au sein des partis fédéraux Nouveau Parti démocratique et Parti libéral du Canada ainsi que de nombreux anciens membres du Parti libéral du Québec qui ont rompu avec ce dernier[réf. nécessaire].

Enjeux[modifier | modifier le code]

Avenir politique du Québec[modifier | modifier le code]

La question de l'avenir politique du Québec est un enjeu de la campagne électorale. Avec deux autres partis — Québec solidaire[12] et Option nationale[9] — qui affichent clairement leur position en faveur de la souveraineté du Québec, le Parti québécois, porteur historique de cet enjeu, propose une stratégie afin de rapatrier des compétences et des budgets actuellement exercées par le gouvernement fédéral.

Dans une entrevue au Globe and Mail de Toronto quelques jours avant le déclenchement de la campagne, le porte-parole péquiste en matière d'affaires intergouvernementales canadiennes, Bernard Drainville, a expliqué que son parti désirait exercer l'ensemble des compétences dans les domaines de l'assurance-emploi, des communications et du développement économique régional en plus d'exiger que les politiques linguistiques québécoises s'appliquent partout au Québec, y compris dans les domaines de compétence fédérale[15].

Économie[modifier | modifier le code]

L'économie québécoise demeure relativement robuste malgré les soubresauts de la crise économique mondiale de 2008. Depuis 2006, le taux de chômage fluctue autour d'une moyenne de 7,5 %, après un sommet à 8,5 % en 2009. En juin 2012, le taux de chômage désaisonnalisé au Québec s'établissait à 7,7 %[16].

Jean Charest, qui veut faire de l'économie son principal cheval de bataille a promis la création de 250 000 emplois et la réduction du taux de chômage à 6 % au cours d'un prochain mandat libéral. Dans un document rendu public au second jour de la campagne et qualifié de « mince » par la presse, le PLQ compte en outre «assurer le rayonnement de notre métropole» et stimuler l’emploi, notamment chez les travailleurs «expérimentés» par une série de mesures à être annoncées plus tard[17]. Commentant l'annonce, le rédacteur en chef de Jobboom, Éric Grenier, fait toutefois remarquer que l'économie québécoise a ajouté 237 000 emplois entre 2003 et 2008 pour une croissance annuelle de 1,25 %. Cette performance est toutefois inférieure à l'Ontario qui avait enregistré une croissance de 1,43 % durant la même période[18]. Les prévisions économiques du mouvement Desjardins et d'Emploi-Québec prévoient d'ailleurs que de 45 000 à 48 000 nouveaux emplois seront créés en 2012. Les prévisionnistes des deux institutions prévoient d'ailleurs l'atteinte d'un taux de chômage de 6 % d'ici 5 ans, ce qui en fait une promesse peu risquée[19].

Finances publiques[modifier | modifier le code]

Au cours des neuf années du gouvernement Charest, la dette brute du Québec a augmenté un peu plus rapidement que l'inflation, passant de 53,1 % à 55,8 % du produit intérieur brut (PIB). Durant la même période, la dette représentant les déficits cumulés du gouvernement, exprimée en pourcentage du PIB, est demeurée relativement stable à 34,5 % et s'établissait à 119,5 milliards $ en 2012. Les économistes des grandes institutions financières québécoises estiment que la dette publique est « très élevée » mais que ce problème n'est « pas trop préoccupant présentement », compte tenu des bas taux d'intérêts sur les marchés obligataires. François Desjardins, économiste au Mouvement Desjardins, estime toutefois que cette dette limite la marge de manœuvre du gouvernement[20].

Éducation[modifier | modifier le code]

Principal thème de l'actualité au cours des six premiers mois de 2012, la question des droits de scolarité dans les universités québécoises a fait l'objet d'engagements de tous les partis d'opposition dès les premiers jours de la campagne électorale. Seul le Parti libéral du Québec entend maintenir de la hausse qui a provoqué une série de débrayages dans les cégeps et universités et de la loi 78 qui impose le retour en classe et limite le droit de manifester. Dès le premier jour de la campagne, le chef libéral a dit jurer qu'il irait de l'avant avec cette mesure de son programme malgré les manifestations[21].

Le 2 août, le Parti québécois indique qu'il prendra trois mesures pour répondre aux revendications étudiantes. S'il est porté au pouvoir, le PQ annulerait la hausse de 1 778 $ sur 7 ans, abrogerait la loi 78 et convoquerait un sommet sur l'enseignement supérieur dans les 100 jours de l'élection[22].

La CAQ dit faire de l'éducation une « priorité absolue ». François Legault a soutenu qu'il est plus essentiel de renforcer l'enseignement primaire et secondaire que de maintenir les droits de scolarité à leur niveau actuel. L'ex-ministre de l'Éducation a demandé aux étudiants grévistes de retourner en classe à la mi-août et leur propose une hausse des droits de scolarité de 1 000 dollars sur 5 ans, en échange d'une bonification de l'aide financière aux étudiants[8].

Intégrité et gouvernance[modifier | modifier le code]

Le dernier mandat du gouvernement sortant a été difficile sur le front de l'intégrité de la classe politique. Les révélations des journalistes d'enquête et de l'opposition sur les Centres de la petite enfance, la nomination des juges, le financement des partis politiques et la collusion et la corruption dans le secteur des travaux publics ont régulièrement défrayé la manchette depuis 2009 et forcé le premier ministre à congédier un ministre et à former deux commissions d'enquête.

Néanmoins, le chef libéral, Jean Charest, estime que son gouvernement a fait du bon travail pour enrayer ces phénomènes et s'accorde une note de 8/10 à ce chapitre. Il rappelle la création de l'Unité permanente anticorruption, les modifications à la loi sur le financement des partis politiques et des mesures pour contrer la fraude dans l'industrie de la construction[23],[24].

De son côté, la CAQ propose la création du regroupement des activités des commissaires au lobbyisme et de celui à l'éthique et à la déontologie au sein d'un commissaire à l'intégrité de la vie publique, amender la loi sur le lobbyisme pour interdire toute activité d'influençage entre la publication d'un appel d'offres et l'octroi d'un contrat, limiter les contributions politiques à 100 $ par année par parti politique, en plus de donner aux maires la possibilité d'annuler un appel d'offres si les prix demandés sont trop élevés[24].

François Legault a toutefois dû répondre aux questions pointues des journalistes sur différentes irrégularités entourant son parti comme la citation à procès de son candidat-vedette, le Dr Gaétan Barrette, pour lobbyisme illégal, l'implication du secrétaire-trésorier du parti dans un scandale immobilier à Montréal[25] ou des irrégularités dans la liste des donateurs du parti, soulevées par le Parti libéral[24].

Ressources naturelles[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Autres enjeux[modifier | modifier le code]

Déroulement de la campagne[modifier | modifier le code]

Événements et chronologie[modifier | modifier le code]

  • 4 septembre : La soirée électorale est assombrie par un attentat au Métropolis de Montréal, où se réunissent les partisans du Parti québécois pour célébrer la victoire. Un tireur québécois anglophone fait feu sur deux personnes. Une victime succombe à ses blessures. Le discours de Pauline Marois est abruptement interrompu[31].

Slogans[modifier | modifier le code]

Slogans des partis lors de l'élection
Parti Slogan
     Parti libéral du Québec Pour le Québec / For Quebec
     Parti québécois À nous de choisir
     Coalition avenir Québec C'est assez, faut que ça change!
     Québec solidaire Debout
     Option nationale ON peut mieux pour le Québec (slogan non utilisé en pratique)
     Union citoyenne du Québec Enfin!
     Parti conservateur du Québec Carrément mieux
     Équipe autonomiste Votez pour vous. Un peu plus à droite mais pas dans le champ.[réf. nécessaire]

Débats des chefs[modifier | modifier le code]

Quatre débats opposent les chefs de partis durant la campagne électorale. Le premier débat eut lieu le dimanche 19 août et mit aux prises Jean Charest, Françoise David, François Legault et Pauline Marois. De facture traditionnelle dans le contexte québécois, le débat fut diffusé sur les ondes de la télévision de Radio-Canada et à Télé-Québec[32].

Le réseau TVA, a décliné l'invitation à se joindre aux autres diffuseurs pour le débat du 19 août. Le réseau privé a plutôt annoncé qu'il accueillerait MM. Charest, Legault et Mme Marois lors de trois face-à-face animés par Pierre Bruneau, les 20, 21 et 22 août. Chacun de ces débats mit en scène deux des trois chefs, qui débattent sur les thèmes de l'économie, de la gouvernance, des politiques sociales, ainsi que de la question nationale et de l'identité. Les porte-paroles de Québec solidaire n'ont pas été invités aux débats[32] qui seront diffusés sur les stations du réseau TVA et à LCN[33].

Invité à aucun débat, le chef d'Option nationale, Jean-Martin Aussant, s'est insurgé contre la décision des réseaux de télévision. Il invoque la Loi électorale du Québec qui, selon lui, requiert que « la couverture offerte aux chefs doit être la même », ajoutant qu'il entend s'assurer « que [ses] droits soient respectés intégralement »[33].

Sondages[modifier | modifier le code]

Évolution des intentions de vote

Dernier jour du sondage
Informations
Libéral Parti québécois Coalition Avenir Québec solidaire Vert Option nationale Maison de sondage Marge d'erreur
19 fois sur 20
Source
Les sondages suivants ont eu lieu durant la 40e législature. Cliquez ici pour les consulter.
29 % 36 % 25 % 6 % 2 % 2 % Forum Research 1,9 % [PDF] lien
27 % 33 % 28 % 7 % 1 % 3 % Léger Marketing 2,3 % [PDF] lien
26 % 32 % 28 % 9 % 2 % 2 % CROP 3,1 % [html] lien
28 % 33 % 27 % 8 % 2 % 2 % Forum 1,92 % [PDF] lien
26 % 33 % 27 % 7 % 3 % 3 % CROP 3,1 % [html] lien
27 % 33 % 28 % 7 % 2 % 2 % Léger Marketing 2,2 % [html] lien
35 % 29 % 24 % 9 % 2 % 1 % Forum 2,45 % [html] lien
28 % 33 % 27 % 5 % 2 % 3 % Léger Marketing 1,7 % [html] lien
27 % 34 % 25 % 7 % 3 % 2 % CROP 3,1 % [html] lien
32 % 35 % 24 % 6 % 3 % - Forum 2,4 % [html] lien
29 % 32 % 21 % 8 % 3 % 2 % CROP 3 % [html] lien
31 % 32 % 27 % 6 % 2 % 2 % Léger Marketing 2,5 % [PDF] lien
32 % 34 % 24 % 6 % 3 % - Forum 2,4 % [html] lien
38 % 39 % 14 % 4 % 3 % - Forum 2,44 % [PDF] lien
31 % 33 % 21 % 7 % 4 % 2 % Léger Marketing 2,4 % [PDF] lien
31 % 30 % 24 % - - - CROP  ? [html] lien
Les sondages précédents ont eu lieu durant la 39e législature. Cliquez ici pour les consulter.

Légende : Les résultats dans la zone gris foncé indiquent que le sondage a eu lieu avant le déclenchement des élections.

Note : la marge d'erreur dite 19 fois sur 20 a été calculée comme si les personnes étaient pigées dans toute la population, sans égard aux stratégies de sélection et de pondération selon le recensement, qui sont utilisées par CROP et Léger depuis 2011. Il faut donc prendre ces grandeurs de marge d'erreur comme étant des approximations.

Résultats[modifier | modifier le code]

L'élection a mené à l'élection d'un gouvernement minoritaire du Parti québécois avec 54 sièges à l'Assemblée nationale.

Parti québécois Libéral Coalition Avenir Québec solidaire
54 sièges 50 sièges 19 sièges 2 sièges
^
majorité

Résultats par parti politique[modifier | modifier le code]

élection précédente • Résultats de l'élection générale de 2012 • élection suivante
Partis Chef Candidats Sièges Voix
2008 diss. Élus +/- Nb  % +/-
     Parti québécois Pauline Marois 125 51 47 54 +3 1 393 703 31,95 % -3,2
     Libéral Jean Charest 125 66 64 50 -16 1 360 968 31,2 % -10,9
     Coalition Avenir François Legault 125 0 9 19 +19 1 180 235 27,05 %
-
     Québec solidaire Françoise David et Amir Khadir[34] 124 1 1 2 +1 263 111 6,03 % +2,3
     Option nationale Jean-Martin Aussant 120 0 1
-
-
82 539 1,89 %
-
     Vert Claude Sabourin 66
-
-
-
-
43 394 0,99 % -1,1
     Conservateur Luc Harvey 27
-
-
-
-
7 654 0,18 %
-
     Coalition constituante Marc Fafard 29
-
-
-
-
5 197 0,12 %
-
     Parti nul Renaud Blais 10
-
-
-
-
2 743 0,06 %
-
     Équipe autonomiste Guy Boivin 17
-
-
-
-
2 182 0,05 %
-
     Union citoyenne Alexis St-Gelais 20
-
-
-
-
2 089 0,05 %
-
     Classe moyenne Jean Lavoie 7
-
-
-
-
2 053 0,05 %
-
     Marxiste-léniniste Pierre Chénier 25
-
-
-
-
1 969 0,05 % -0
     Parti indépendantiste Michel Lepage 10
-
-
-
-
1 244 0,03 % -0,1
     Unité nationale Paul Biron 12
-
-
-
-
1 227 0,03 %
-
     Bloc pot Hugô St-Onge 2
-
-
-
-
420 0,01 %
-
     Révolution démocratique Robert Genesse 1
-
-
-
-
256 0,01 %
-
     Parti équitable Yvan Rodrigue 1
-
-
-
-
126 0 %
-
     Indépendant 46
-
2
-
-
11 578 0,27 % +0,1
     Action démocratique 0 7 0
-
-7 0 0 %
-
Total 892 125 124 125   4 362 688 100 %  
Le taux de participation lors de l'élection était de 74,6 % et 53 749 bulletins ont été rejetés.
Il y avait 5 919 778 personnes inscrites sur la liste électorale pour l'élection.
Source : « Résultats officiels par parti politique pour l'ensemble des circonscriptions », Directeur général des élections du Québec,‎ (consulté le 20 octobre 2012).

Résultats par circonscription[modifier | modifier le code]

Ne se sont pas représentés[modifier | modifier le code]

Cette liste inclut les députés encore en poste lors du déclenchement de l'élection. Elle n'inclut donc pas la député Line Beauchamp du Parti libéral du Québec qui a quitté son poste avant le déclenchement.

Liste des députés ayant annoncé qu'ils ne se représenteraient pas pour la 40e législature du Québec
Nom Parti Circonscription
     Vincent Auclair [35] Libéral Vimont
     Yvon Vallières [35] Libéral Richmond
     Sylvain Simard [36] Parti québécois Richelieu
     Guillaume Tremblay [37] Parti québécois Masson
     Danielle Doyer [38] Parti québécois Matapédia
     Martin Lemay [39] Parti québécois Sainte-Marie–Saint-Jacques
     Janvier Grondin[40] Action démocratique (2003-2012)
Coalition Avenir (2012)
Beauce-Nord
     Johanne Gonthier [41] Libéral Mégantic-Compton
     Norman MacMillan[1],[42] Libéral Papineau
     Monique Gagnon-Tremblay[43] Libéral Saint-François
     Michelle Courchesne[43] Libéral Fabre
     Daniel Bernard[44] Libéral Rouyn-Noranda—Témiscamingue
     Lisette Lapointe[44] Parti québécois (2007-2011)
Indépendant (2011-2012)
Crémazie
     Pierre Curzi[44] Parti québécois (2007-2011)
Indépendant (2011-2012)
Borduas

Candidats[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (Denis Lessard, « Élections: aux urnes le 4 septembre », La Presse,‎ (lire en ligne).)
  2. Dissolution du parlement au Québec, Le Figaro, 1er août 2012.
  3. Jocelyne Richer, « Élections 2012: c'est un départ », Le Devoir,‎ (lire en ligne)
  4. a et b Robert Dutrisac, « La voix de la majorité silencieuse », Le Devoir, Montréal,‎ (lire en ligne)
  5. Denis Lessard, « Vers un autre gouvernement minoritaire? », La Presse, Montréal,‎ (lire en ligne)
  6. (en) Kevin Dougherty, « Charest raises referendum fears », The Gazette, Montréal,‎ (lire en ligne)
  7. a et b Alexandre Shields, « L'honnêteté plutôt que la corruption », Le Devoir, Montréal,‎ (lire en ligne)
  8. a et b Jessica Nadeau, « Pour un vrai changement », Le Devoir, Montréal,‎ (lire en ligne)
  9. a et b Karl Rettino-Parazelli, « Option nationale: cap sur la souveraineté », Le Devoir, Montréal,‎ (lire en ligne)
  10. David Duchemin, « Un premier caucus pour Option nationale », Le Nouvelliste, Trois-Rivières,‎ (lire en ligne)
  11. a et b Kathleen Lévesque, « Pacte de non-agression entre QS et ON », Le Devoir,‎ (lire en ligne).
  12. a, b et c Kathleen Lévesque, « Québec solidaire, le choix de l'« espoir » », Le Devoir, Montréal,‎ (lire en ligne)
  13. Kathleen Lévesque, « 21 partis en lice pour les élections », Le Devoir, Montréal,‎ (lire en ligne)
  14. «Les partis de l'ombre».
  15. (en) Daniel Leblanc, « PQ reveals referendum strategy as election looms », The Globe and Mail, Toronto,‎
  16. Institut de la statistique du Québec, « Chômage, taux de chômage (désaisonnalisés), Québec »,‎ (consulté le 2 août 2012)
  17. Robert Dutrisac, « Charest promet 250 000 emplois sans s'avancer sur des mesures concrètes », Le Devoir, Montréal,‎ (lire en ligne)
  18. Éric Grenier, « Les 250 000 emplois de Charest: pas une promesse, une menace », Jobboom,‎ (lire en ligne)
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  34. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées CHEF_QS.
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]