Benoit Charette (homme politique)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Benoit Charette
Illustration.
Fonctions
Député de Deux-Montagnes
En fonction depuis le
Prédécesseur Daniel Goyer
Prédécesseur Lucie Leblanc
Successeur Daniel Goyer
Biographie
Date de naissance (42 ans)
Lieu de naissance à Saint-Jérôme
Nationalité Canadienne
Parti politique Coalition avenir Québec
Profession Homme politique

Benoit Charette, né le à Saint-Jérôme, est un homme politique québécois. Il est le député de la circonscription de Deux-Montagnes à l'Assemblée nationale du Québec, représentant la Coalition avenir Québec. Élu une première fois à l'élection générale québécoise de 2008 sous la bannière du Parti québécois, il a été battu en 2012 en se présentant comme candidat caquiste, mais a regagné son siège aux élections de 2014.

Biographie[modifier | modifier le code]

En 2017

Benoit Charette détient un baccalauréat en histoire avec concentration en science politique de l'université du Québec à Montréal, obtenu en 2000. Il poursuit actuellement une maîtrise en développement municipal de l'École nationale d'administration publique[1].

Il a travaillé au ministère des Relations internationales du Québec et à l'Agence intergouvernementale de la francophonie de 2001 à 2003, puis au Forum jeunesse des Laurentides, à titre de directeur général. Depuis 2005 il est gestionnaire des programmes locaux pour la Fondation Jules et Paul-Émile Léger.

Sur le plan politique, il a été président du Parti québécois de la circonscription de Deux-Montagnes et candidat défait à l'investiture de ce parti pour l'élection générale de 2007. Il est choisi candidat pour l'élection générale de 2008 et est élu député.

Le 21 juin 2011, en pleine crise du leadership de Pauline Marois, il quitte le Parti québécois pour siéger comme député indépendant[2]. Le 19 décembre, il annonce son ralliement à la Coalition avenir Québec en même temps que l'ex-péquiste Daniel Ratthé et les deux ex-adéquistes Éric Caire et Marc Picard[3].

Lors des élections générales de 2012, il est candidat à sa succession sous l'étiquette de son nouveau parti mais termine deuxième (35,25 %) derrière le péquiste Daniel Goyer (38,8 %). Il se représente aux élections générales de 2014 et reprend la circonscription sous les couleurs de la CAQ en obtenant 34,16 %, 761 voix devant celui qui l'avait fait chuter deux ans auparavant.

Il est père de trois enfants.

Fonctions parlementaires[modifier | modifier le code]

39e législature[modifier | modifier le code]

Le 14 janvier 2009, il est nommé membre de la Commission de la culture. Ensuite, il siégera sur la Commission des relations avec les citoyens et la Commission spéciale sur la question de mourir dans la dignité. Il devient le porte-parole de l'opposition officielle en matière de communautés culturelles en octobre 2009 puis en matière d'immigration de 2011 à 2011. Parallèlement à cela, il est vice-président de la Section du Québec de l'Association parlementaire Ontario—Québec de 2009 à 2011 et il membre de la Section du Québec de l'Assemblée parlementaire de la Francophonie. Son départ du Parti québécois, le 21 juin 2011, marque la fin de la plupart de ses fonctions. il rejoindra l'Association parlementaire Ontario—Québec à titre de membre et il restera membre de la Commission spéciale sur la question de mourir dans la dignité[4].

41e législature[modifier | modifier le code]

Dans le cabinet fantôme de la Coalition avenir Québec, il est le porte-parole du deuxième groupe d'opposition en matière d'affaires intergouvernementales canadiennes, d'accès à l'information, de la réforme des institutions démocratiques et responsable de la région des Laurentides[4]. Il est aussi le Vice-président de la Commission de l'administration publique.

Le 20 mai 2014, il a présenté le projet de loi 196[5], la Loi modifiant la Loi sur le Protecteur du citoyen. Ce projet de loi prévoit que les organismes publics et ceux qui sont en majorité détenus par le gouvernement soient assujettis à la compétence du Protecteur du citoyen.

Le 4 décembre 2014, il a présenté le projet de loi 393[6] visant à la mise en place d’un processus prévoyant la consultation de membres de l’Assemblée nationale lors de nominations à certains emplois supérieurs. Ce projet de loi propose que l’Assemblée nationale nomme, avec l’approbation des deux tiers de ses membres, le président, le président-directeur général ou le directeur général de certains organismes publics. Il mentionne qu’aucune allocation de transition ou indemnité de départ n’est versée à une personne qui démissionne ou qui accepte une charge publique ou un emploi dans la fonction publique. Finalement, le projet de loi vise à uniformiser la situation des juges administratifs, en uniformisant les compétences nécessaires et en prévoyant un mandat de quatre ans, renouvelable pour un seul mandat.

Le 18 mars 2015, il a présenté le projet de loi 490[7], la Loi modifiant la Loi sur les conditions de travail et le régime de retraite des membres de l'Assemblée nationale quant à l'allocation de transition. Ce projet de loi a pour objet de retirer à un député démissionnaire le droit à l'allocation de transition, sauf si sa démission est attribuable à des raisons de santé touchant le député ou sa famille.

Résultats électoraux[modifier | modifier le code]

Résultats préliminaires

Élections générales québécoises de 2018
Nom Parti Nombre
de voix
% Maj.
     Benoit Charette (sortant) Coalition avenir 16 038 47,4 % 9 574
     Daniel Goyer Parti québécois 6 464 19,1 % -
     Audrey Lesage-Lanthier Québec solidaire 4 912 14,5 % -
     Fabienne Fatou Diop Libéral 4 523 13,4 % -
     Isabelle Dagenais Vert 722 2,1 % -
     Delia Fodor Conservateur 368 1,1 % -
     Denis Paré Citoyens au pouvoir 322 1 % -
     Martin Brulé Parti libre 253 0,7 % -
     Hans Roker Jr Bloc pot 152 0,4 % -
     Eric Emond Changement Intégrité 52 0,2 % -
Total 33 806 100 %  
Le taux de participation lors de l'élection était de 71,1 % et 636 bulletins ont été rejetés.
Source : DGEQ, « Résultats élections Québec 2018 », sur resultats.dgeq.org (consulté le 13 octobre 2018)


Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]