Chaudière-Appalaches

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Chaudière (homonymie) et Appalaches.

Chaudière-Appalaches
Image illustrative de l’article Chaudière-Appalaches
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau : Québec Québec
Statut Région administrative
MRC et TE Beauce-Sartigan
Bellechasse
Les Appalaches
La Nouvelle-Beauce
Les Etchemins
Lévis
L'Islet
Lotbinière
Montmagny
Robert-Cliche
Nombre de municipalités 136
Ministre responsable Marie-Ève Proulx
Fuseau horaire Heure de l'Est (UTC−05:00)
Indicatif téléphonique +1 418, +1 581
Code géographique 12
Démographie
Population 408 188 hab. (2012)
Densité 27 hab./km2
Variation 2007-2012 2,4 %
Géographie
Altitude Min. 0 m
Max. 944 m
Superficie 15 071 km2
– incluant eau 16 130 km2
Économie
PIB régional 13 376,7 M CAD (2011)
Taux d'activité 66,7 % (2012)
Taux de chômage 4,6 % (2012)
Liens
Site web www.chaudiere-appalaches.qc.ca
Sources
Institut de la statistique du Québec 2013, p. 58

La Chaudière-Appalaches est une région administrative du Québec, située sur la rive sud du fleuve Saint-Laurent.

Elle est bordée au nord-est par la région du Bas-Saint-Laurent, au sud-est par les États-Unis (État du Maine), au sud par la région de l'Estrie, à l'ouest par la région du Centre-du-Québec et au nord par la région de la Capitale-Nationale, séparée de cette dernière par le fleuve Saint-Laurent. Elle doit son nom à la rivière Chaudière la traversant du sud au nord et aux montagnes Appalaches composant sa partie sud. Elle est composée de dix municipalités régionales de comté (MRC) et de 136 municipalités.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte des MRC et TE de la région

Sont repartis sur son territoire, en ordre d'importance : les forêts (63,6 %), les terres agricoles (19,2 %), les milieux humides (7,6 %), les eaux (6,5 %) et finalement les surfaces artificielles (3,1 %)[1].

Situation[modifier | modifier le code]

La Chaudière-Appalaches est située au sud du fleuve Saint-Laurent, à l'entrée de l'estuaire fluviale. Elle s'étend sur 16 130 km2 de superficie, dont 15 074 km2 qui sont terrestres[1], soit 1 % du territoire québécois. L'agglomération urbaine de Lévis, voisine de la ville de Québec, est son principal pôle économique. Le nom de la région fait référence à deux caractéristiques géographiques importantes : la Chaudière, rivière traversant le cœur de la sous-région beauceronne, et les Appalaches, une chaîne de montagne située à cheval avec les États-Unis.

Elle est bordée au nord par la Capitale-Nationale, à l'ouest par le Centre-du-Québec, à l'est par le Bas-Saint-Laurent et au sud par l'Estrie et l'état américain du Maine.

Relief[modifier | modifier le code]

La région est constituée, d'une part, par la plaine agricole des basses-terres du Saint-Laurent, et d'autre part, par différents petits massifs reliés à la chaîne des Appalaches. L'altitude minimale est de 0 m au fleuve Saint-Laurent, tandis que l'altitude maximale est de 944 m au mont Bélanger, à la frontière avec les États-Unis. Elle est traversée en son centre par les monts Notre-Dame, une constituante des Appalaches. Au sein de ceux-ci, on retrouve le massif du Sud, dont le sommet s'élève à 916 mètres (mont du Midi).

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Outre le fleuve Saint-Laurent, la Chaudière-Appalaches est arrosée par de nombreuses rivières prenant leur source dans les Appalaches. La plus importante est sans contredit la rivière Chaudière, longue de 185 km, et prenant sa source dans le lac Mégantic. Elle est suivie par les rivières Etchemin, du Sud et Beaurivage. On y retrouve une concentration relativement faible de lacs. Elle partage cependant avec la région de l'Estrie, à sa frontière sud, deux vastes plans d'eau : le Grand lac Saint-François et le lac Aylmer. De plus petits lacs sont disséminés à travers son territoire : le lac Etchemin, le lac du Huit, le lac Trois Saumons, le lac Sainte-Anne, etc.

Démographie[modifier | modifier le code]

  • Population : 421 832 (2016)
  • Superficie : 15 216 km2
  • Densité : 26,5 hab./km2
  • Taux de natalité : 11,3  (2010)
  • Taux de mortalité : 7,0  (2010)
  • Indice synthétique de fécondité : 2,0 (2010)
  • Naissances : 4 574 (2010)
  • Décès : 2 830 (2010)
  • Accroissement naturel : 1 824 (2010)

Source : Institut de la statistique du Québec

À l'instar du regain de fécondité du Québec en 2006, la Chaudière-Appalaches n'échappe pas à cette remontée, affichant une fécondité supérieure à la moyenne québécoise. Même si certaines municipalités régionales de comté (MRC) affichent une décroissance de population, la population globale de la Chaudière-Appalaches augmente grâce à la forte vitalité démographique de la région de Lévis et de la Beauce. Selon le scénario A de référence de l'Institut de la statistique du Québec, la population de la région administrative en 2011 devrait atteindre 397 458 habitants, or ce chiffre est déjà dépassé. Si la tendance se maintient, la région peut espérer une décroissance de la population repoussée au-delà de 2015.

Les MRC et territoires équivalents en croissance démographique (2006) :

Les MRC et territoires équivalents en décroissance démographique (2006) :

Sous-régions historiques et culturelles[modifier | modifier le code]

Côte-du-Sud[modifier | modifier le code]

La Côte-du-Sud est une région historique et culturelle regroupant les MRC de Bellechasse, de Montmagny et de L'Islet mais aussi de Kamouraska dans la région voisine du Bas-Saint-Laurent. Elle compte plus de 75 000 habitants pour sa partie en Chaudière-Appalaches.

La Côte-du-Sud est une des premières régions à être colonisée au début de la Nouvelle-France. Effectivement, la première seigneurie sudcôtoise fut octroyée à Jean Pelletier à Saint-Roch-des-Aulnaies en 1656. Par la suite, d'autres colons s'établirent en Côte-du-Sud, portant à la fin du régime français la population à environ 10 000 habitants sur les 60 000 que comptait la Nouvelle-France. Pendant le XIXe siècle, le manque de terre pour la populeuse Côte-du-Sud força les habitants à l'émigration. Avec l'avènement du chemin de fer, l'ouverture de nouvelles terres de colonisation (par exemple au Lac Saint-Jean au milieu du XIXe siècle et en Abitibi vers les années 1930) fit que la région devint une terre d'émigration. De ce fait, la population cessa de croître et même diminua. Encore aujourd'hui, la région sudcôtoise a un bilan migratoire négatif.

Région de Lévis[modifier | modifier le code]

La région de Lévis se situe à la rencontre du fleuve Saint-Laurent et de la rivière Chaudière, en face de la ville de Québec.

La région de Lévis, avec plus de 130 000 habitants, constitue le plus important pôle économique pour la Chaudière-Appalaches. C'est là que la croissance démographique de la Chaudière-Appalaches est la plus forte.

Lévis occupe depuis le tout début de la Nouvelle-France une position stratégique, Lévis a été le lieu de nombreuses batailles et ce depuis les affrontements avec les Amérindiens jusqu'à la guerre de 1812. C'est à Lévis que les caisses Desjardins furent créées par Alphonse Desjardins.

Beauce[modifier | modifier le code]

La Beauce est une région culturelle et historique de la vallée de la Chaudière qui possède une forte identité. Depuis le début de la colonie, cette région s'est différenciée par de fameuses expressions telles que les jarrets noirs (dû entre autres aux nombreux marécages au temps de la Nouvelle-France à cause desquels les pantalons des Beaucerons se salissaient pour aller à Québec), ou le royaume de la PME (la Beauce est reconnue pour la forte proportion de PME dans son économie).

Le territoire beauceron compte plus de 100 000 habitants répartis dans trois MRC : celles de Beauce-Sartigan, de La Nouvelle-Beauce et Robert-Cliche. La Beauce est une des régions les plus fécondes de la Chaudière-Appalaches ; la croissance sera d'autant plus soutenue par un solde migratoire relativement bon.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Municipalités régionales de comté[modifier | modifier le code]



Municipalité hors MRC[modifier | modifier le code]

Représentation provinciale[modifier | modifier le code]

Liste des députés et des circonscriptions provinciales de la Chaudière-Appalaches en date des élections de 2014 :

Lévis
Beauce
Côté du Sud

Après qu'un raz-de-marée adéquiste ait soufflé sur la région aux élections provinciales de 2007, où toutes les circonscriptions avaient été raflées par l'Action démocratique du Québec à l'exception de Frontenac, la débandade provinciale du parti n'a pas fait exception dans la région, bien que beaucoup moins fortement qu'ailleurs. En fait, quatre des sept députés élus de l'ADQ aux élections du 8 décembre 2008 l'ont été dans cette région. Le Parti libéral du Québec a refait surface dans ce qui traditionnellement constitue l'un de ses bastions, reprenant trois sièges à l'ADQ. La Chaudière-Appalaches demeure cependant l'une des régions les plus à droite et conservatrices de l'échiquier politique provincial.

Aux élections de 2012 et de 2014, les députés sont demeurés les mêmes dans la région, soient trois caquistes et quatre libéraux. Lors des élections de 2018, la Coalition Avenir Québec remporte l'ensemble des circonscriptions de la région.

Représentation fédérale[modifier | modifier le code]

Chaudière-Appalaches est une région très fertile pour le Parti conservateur du Canada, où il obtient souvent des très bons résultats. La région a été la seule région québécoise où les conservateurs ont résisté à la vague orange de 2011, à l'exception de Roberval—Lac-Saint-Jean, circonscription de Denis Lebel.

Les circonscriptions représentent à peu près le territoire de la région administrative, mais pas dans son intégralité. Source: Assemblée nationale du Québec Source: Élection Québec

Santé[modifier | modifier le code]

Centre intégré de santé et de services sociaux de la Chaudière-Appalaches:

Centres locaux de services communautaires (CLSC)
  • CLSC de Montmagny
  • CLSC d'Adstock
  • CLSC d'Armagh
  • CLSC d'East-Broughton
  • CLSC de Disraeli
  • CLSC de La Guadeloupe
  • CLSC de Laurier-Station
  • CLSC de Saint-Antoine-de-l'Isle-aux-Grues
  • CLSC de Saint-Fabien-de-Panet
  • CLSC de Saint-Gédéon-de-Beauce
  • CLSC de Saint-Georges
  • CLSC de Saint-Joseph-de-Beauce
  • CLSC de Saint-Lazare-de-Bellechasse
  • CLSC de Saint-Pamphile
  • CLSC de Thetford Mines
  • CLSC et centre d'hébergement de Beauceville
  • CLSC et centre d'hébergement de Lac-Etchemin
  • CLSC et centre d'hébergement de Montmagny
  • CLSC et centre d'hébergement de Saint-Jean-Port-Joli
  • CLSC et centre d'hébergement de Saint-Prosper
  • CLSC et centre d'hébergement de Sainte-Marie
  • CLSC et Unité de médecine familiale de Saint-Romuald
  • Maison de naissance MIMOSA
  • Santé au travail de Saint-Georges
  • Santé au travail de Saint-Jean-Chrysostome
  • Santé au travail de Thetford Mines

Éducation[modifier | modifier le code]

Commissions scolaires[modifier | modifier le code]

Aspects physiques[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

L’hydrographie de la Chaudière-Appalaches est surtout marquée par deux cours d’eau importants. D'abord on retrouve, au centre de la région, la rivière Chaudière, qui traverse celle-ci du sud au nord. Elle est très importante économiquement pour le canton, entre autres car elle permet la pratique d’activités de plein air. Ensuite, au Nord, Chaudière-Appalaches est bordée par le fleuve Saint-Laurent qui, lui aussi, est crucial pour l’économie. Outre ces deux principaux traits hydrographiques, le lieu compte quelques autres rivières (citons la rivière Etchemin et la rivière du Sud) mais peu de lacs vastes. En effet, le lac Aylmer et le Grand lac Saint-François sont parmi les seuls qui excédent un kilomètre carré de surface.

Relief[modifier | modifier le code]

La Chaudière-Appalaches, qui fait partie de l’ensemble structural des bassins sédimentaires, dans les Basses-Terres du Saint-Laurent et des Grands Lacs, est divisée en trois zones physiographiques principales :

  • Le littoral, mieux connu sous le nom de la région écologique de la plaine du Saint-Laurent, recouvre 20 % de l’aire de la région. Il est caractérisé par sa basse altitude (généralement en bas de 150 mètres de hauteur)
  • La vallée de la rivière Chaudière, dont le bassin hydrographique occupe approximativement 44 % du territoire.
  • La totalité des plateaux appalachiens, également appelée région écologique des coteaux des Basses-Appalaches, recouvre la majorité du terrain régional. Quelques-uns de ses sommets peuvent mesurer 500 mètres de hauteur, allant parfois jusqu'à 800 mètres, mais l’altitude typique de cette zone se situe entre 150 et 400 mètres d’altitude.

Climat et végétation[modifier | modifier le code]

Malgré des hivers froids ainsi que de nombreuses précipitations, le climat continental humide de la région lui assure aussi des étés très doux et très agréables, propices à bon nombre d’activités extérieures. Quant à la végétation, elle est principalement constituée d’une forêt mixte qui recouvre 74 % de l’aire du lieu. Trois domaines bioclimatiques sont présents : celui de l’érablière à tilleul, celui de l’érablière à bouleaux jaune et celui de la sapinière à bouleaux jaune.

Activités économiques[modifier | modifier le code]

Ressources naturelles[modifier | modifier le code]

Les ressources naturelles de la Chaudière-Appalaches se résument principalement

  • à ses forêts (qui occupent d’ailleurs les trois quarts de son territoire),
  • à son riche sous-sol qui regorge de matériaux tels l’amiante, la pierre, le sable et le gravier et
  • à ses terres fertiles.

L’industrie forestière, qui produit essentiellement de la pâte à papier et du bois de chauffage ou de construction est très prospère.

Cependant, le domaine minier, qui repose sur le commerce de la fibre d’amiante, souffre depuis quelques années d’une baisse continuelle du nombre d’emplois.

Le secteur agricole, quant à lui, est axé sur l’élevage de porcs et la production laitière. Avec ses terrains qui occupent environ 508 000 hectares et ses quelque 6 000 fermes, il a permis à la région d’atteindre le statut de deuxième région agricole la plus importante du Québec. En effet, la Chaudière-Appalaches compte 19 % des fermes et 18,5 % des revenus agricoles bruts de la province.

Industries importantes[modifier | modifier le code]

L’économie industrielle s’appuie principalement sur l’agriculture, la pétrochimie, la métallurgie, l’industrie du textile ainsi que les nombreux produits de l'érable.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Paysage, Saint-Michel-de-Bellechasse, Chaudière-Appalaches, Québec

Situé au sud du fleuve Saint-Laurent, la région touristique de la Chaudière-Appalaches fait partie du Québec du Sud, regroupement destiné à la promotion touristique des régions du sud du Québec sur les différents marchés internationaux.

Chasse et pêche[modifier | modifier le code]

Au départ, les Hurons-Wendat ne faisaient pas de la chasse une activité principale, chassant alors avec des flèches, des lances et des arcs.

Pour la chasse au gros gibier, tel l'orignal et au caribou, les familles doivent souvent se déplacer en hiver.

La viande était conservée par séchage, de même que le poisson ou la courge. La peau était tannée et utilisée pour créer des vêtements.

Cinéma et télévision[modifier | modifier le code]

Paysage, Saint-Michel-de-Bellechasse, Chaudière-Appalaches, Québec

Depuis l'ouverture officielle, au printemps 2018[2],[3],[4], du BCTCA - Bureau du cinéma et de la télévision de la Chaudière-Appalaches, la Chaudière-Appalaches a un nouvel organisme qui a pour mission principale de promouvoir la production cinématographique et télévisuelle dans la région. Le BCTCA offre gratuitement ses services d'assistance aux producteurs dans leurs recherches de lieux de tournage et leurs demandes de permis avec les autorités[5]. Il crée un lien avec les commerçants, les citoyens et les médias[6],[7],[8]. Il réfère ensuite vers les banques de ressources humaines, matérielles et techniques sur le territoire. Le BCTCA est membre de divers organisations tels que Tourisme Chaudière-Appalaches et le Bureau du cinéma et de la télévision du Québec.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Institut de la statistique du Québec - Le Québec chiffres en main 2018
  2. « Le Bureau du cinéma de Chaudière-Appalaches ouvre malgré tout », sur Beauce Média, (consulté le 1er septembre 2019)
  3. Shirley Noel, « Le Bureau du cinéma et de la télévision de la Chaudière-Appalaches annonce son ouverture officielle. », sur Info-Culture.biz, (consulté le 1er septembre 2019)
  4. « Un bureau pour développer les tournages dans la région », sur Journal De Levis (consulté le 1er septembre 2019)
  5. (en) « BCTCA - Bureau du cinéma et de la télévision de la Chaudière-Appalache », sur Mysite (consulté le 1er septembre 2019)
  6. « Des retombées économiques et des opportunités d’affaires dans la région », sur Courrier Frontenac, (consulté le 1er septembre 2019)
  7. « L'industrie du cinéma et de la télévision : Des retombées économiques et des opportunités d'affaires dans la région », sur SDE Région de Thetford (consulté le 1er septembre 2019)
  8. « La région de Thetford en mode séduction », sur Courrier Frontenac, (consulté le 1er septembre 2019)

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]