Mathieu Traversy

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Mathieu Traversy
Illustration.
Fonctions
Député de Terrebonne
Élection
Réélection
Prédécesseur Jean-François Therrien
Biographie
Date de naissance (34 ans)
Lieu de naissance Mascouche, Canada
Nationalité Canadien
Parti politique Parti québécois
Profession Homme politique
Résidence Terrebonne

Mathieu Traversy (né le à Mascouche) est un homme politique québécois. Lors de l'élection québécoise du 8 décembre 2008, il est élu dans la circonscription de Terrebonne[1]. Il est député du Parti québécois. En plus de représenter sa circonscription à l'Assemblée nationale, il agit à titre de porte-parole officiel en matière d'environnement et de développement durable[2]. De plus, il a été nommé à titre de député-organisateur en vue des élections générales québécoise de 2018.

Au cours de ses nombreux mandats, il joue un rôle notable dans les relations diplomatiques du Québec à l'international, plus particulièrement en Europe. À cet effet, au long de sa carrière politique, il est responsable des relations diplomatiques avec la Bavière, la France, la fédération Wallonie-Bruxelles ainsi qu'avec les institutions européennes.

Au niveau national, sa carrière politique le mène à siéger sur les enjeux de la famille, du tourisme, du développement durable, des changements climatiques, de l'environnement, de l'économie et du travail, de l'accès à l'information, en protection du consommateur et des affaires étudiantes.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Vie collégiale[modifier | modifier le code]

Ses premiers engagements politiques remontent à 2003-2004, lors de son parcours collégial au Cégep régional de Lanaudière à Terrebonne, en sciences humaines, où il y devient président de l'Association étudiante et du comité souverainiste de l'établissement. De plus, à la même époque, il occupe les postes de représentant jeunesse de la MRC des Moulins au Forum jeunesse de Lanaudière, de porte-parole pour la campagne Tolérance zéro de la ville de Terrebonne ainsi que de délégué régional des jeunes du Parti québécois de Lanaudière[3].

Vie universitaire[modifier | modifier le code]

Dès sa graduation collégiale, il entreprend des études en sciences politiques à l'Université du Québec à Montréal tout en intensifiant son engagement citoyen. D'abord, il soutient son engagement auprès de la jeunesse terrebonnienne en rejoignant le comité d'administration du cégep de Terrebonne. En 2006, seulement âgé de 22 ans, il évolue comme vice-président du Parti québécois de Terrebonne pour finalement en devenir le président un an plus-tard. Cette même année, il se voit présider le Syndicat des employés de la Cité du sport de Terrebonne et s'engage comme responsable adjoint de l'organisation pour la FTQ. De 2007 à 2008, il devient membre de la Chambre de commerce et vice-président du Club Optimiste de la ville de Terrebonne, membre de la Société Saint-Jean-Baptiste et responsable des comités étudiants de l'ouest du Québec pour le CNJPQ[3].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Élections 2008[modifier | modifier le code]

Après plusieurs années d'implication auprès de la députée Jocelyne Caron, M. Traversy fait le saut dans la politique institutionnelle.

En 2007, à la suite de la victoire de l'ADQ dans la circonscription de Terrebonne, il annonce sa future candidature sous la bannière péquiste aux prochaines élections. Les élections sont ensuite déclenchées par le gouvernement de Jean Charest le 5 novembre 2008[4]: la première campagne électorale de M. Traversy s'amorce.

Le 8 décembre, une fois tous les bulletins de vote comptabilisés, Traversy déloge Jean-François Therrien avec 45% des voix, soit une avance de près de 20% des voix sur la seconde position, la candidate Chantal Leblanc du PLQ[5]. C'est ainsi que Mathieu Traversy initie son premier mandat.

1er mandat (2008-2012)[modifier | modifier le code]

Mathieu Traversy occupe lors de son premier mandat différents postes. Il siège d'abord à la Commission de l'administration publique. Son parcours en études internationales lui vaut sa place, en 2009, au sein de la Délégation de l’Assemblée nationale pour les relations avec l’Assemblée nationale française et de la Délégation de l’Assemblée nationale pour les relations avec les institutions européennes. Ensuite, de 2011 à 2012, dans la foulée du mouvement étudiant, aussi appelé le printemps érable, il évolue en tant que porte-parole officiel de la jeunesse et des affaires étudiantes. À cette époque, il siège parallèlement sur la Commission de la santé et des services sociaux[4].

Élections 2012[modifier | modifier le code]

Le 1er août 2012, dans le contexte des grèves étudiantes et de la Commission Charbonneau, le premier ministre Jean Charest annonce le déclenchement des élections générales et qu'elles auraient lieu le 4 septembre 2012.

Le 4 septembre, Mathieu Traversy obtient 44,53% des voix du vote populaire de la circonscription de Terrebonne, soit près de 10% de plus que le candidat qui le seconde, Gaétan Barrette[6]. Ainsi, Traversy permet de au Parti québécois de former un gouvernement minoritaire de 54 sièges[7]. Il entame alors son second mandat en tant que député péquiste.

2e mandat (2012-2014)[modifier | modifier le code]

Lors de ce mandat, Mathieu Traversy occupe le poste de leader parlementaire adjoint du gouvernement. Sous ce mandat, il fait partie de deux délégations de l'Assemblée nationale: la Délégation pour les relations avec la fédération Wallonie-Bruxelles et la Région wallone ainsi que la Délégation pour les relations avec la Bavière. Enfin, de 2013 à 2014, il siège en tant que membre de l'Assemblée parlementaire de la francophonie[3].

Élections 2014[modifier | modifier le code]

En situation de gouvernement minoritaire, le gouvernement de péquiste de Pauline Marois dissout la chambre et annonce le déclenchement des élections jusqu'au scrutin du 7 avril 2014.

Dans Terrebonne, encore une fois, Mathieu Traversy l'emporte avec 36% des voix. Il entame alors son troisième mandat, mais, cette fois-ci, sur les bancs de l'opposition.

3e mandat (2014-2018)[modifier | modifier le code]

Ce troisième mandat permet d'abord à M. Traversy d'expérimenter plusieurs nouvelles fonctions telles que membre de la Commission des relations avec les citoyens et porte-parole de l'opposition officielle en matière de famille et de lutte contre l'intimidation, de 2014 à 2015. Il expérimente ensuite, de 2015 à 2016, porte-parole de l'opposition officielle en matière de développement durable et d'environnement ainsi qu'en matière de changement climatique, tout en siégeant sur la Commission des transports et de l'environnement. Par la suite, vers la fin de son mandat, de 2016 à 2018, il siège à titre de porte-parole de l'opposition officielle en matière de travail, membre de la Commission de l'économie et le travail et leader parlementaire de l'opposition officielle[3].

Actuellement, il exerce la fonction de vice-président de la Délégation de l'Assemblée nationale pour les relations internationales avec le Sénat français tout en étant membre de la Délégation de l'Assemblée nationale pour relations internationales avec l'Assemblée nationale française et celle pour les relations internationales avec la Bavière. Il est aussi présentement membre du bureau de l'Assemblée nationale et de la Commission de l'économie et du travail tout en étant porte-parole de l'opposition officielle en matière de protection du consommateur, d'accès à l'information et du tourisme[3].

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Député : Fonctions politiques, parlementaires et ministérielles », sur Mathieu Traversy, (consulté le 20 mai 2015)
  2. « Mathieu Traversy », sur Assemblée nationale du Québec, (consulté le 20 mai 2015)
  3. a, b, c, d et e « Mathieu Traversy - Assemblée nationale du Québec », sur www.assnat.qc.ca (consulté le 24 mai 2018)
  4. a et b « Les élections générales - Assemblée nationale du Québec », sur www.assnat.qc.ca (consulté le 24 mai 2018)
  5. « Élections générales », sur Élections Québec (consulté le 24 mai 2018)
  6. « Terrebonne (circonscription provinciale) », dans Wikipédia, (lire en ligne)
  7. « Élections générales québécoises de 2012 », dans Wikipédia, (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens internes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]