Québec solidaire

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Québec solidaire
Parti provincial actif
Logo du Québec solidaire
Présentation
Président Andrés Fontecilla
Chef Andrés Fontecilla et Françoise David[N 1]
Permanence Montréal, Québec
Nb. de membres 12 000 (2015)[1]
Caractéristiques
Idéologie Socialisme démocratique
écologisme
démocratie participative
féminisme
altermondialisme
pluralisme
souverainisme
Couleurs Orange
Représentation actuelle
Assemblée nationale
3 / 125
(41e législature)
Historique
Fondation
Candidat
Élu
Opp.
Gouv.
Oui Oui Non Non

Site Web www.quebecsolidaire.net

Québec solidaire est un parti politique québécois qui œuvre sur la scène politique provinciale du Québec. Sa plateforme écologiste, progressiste, démocrate, féministe, altermondialiste, pluraliste et souverainiste[2] le situe à gauche dans le spectre politique québécois. Françoise David et Andrés Fontecilla sont ses deux porte-parole.

Formé le de la fusion de l'Union des forces progressistes et d'Option citoyenne, le parti fait élire son premier député, Amir Khadir, lors de l’élection générale du 8 décembre 2008. Québec solidaire compte présentement trois élus à l’Assemblée nationale du Québec.

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

Québec solidaire est le fruit de la fusion en 2006 de deux entités politiques de gauche au Québec : l'Union des forces progressistes (UFP), parti fondé en 2002, et Option citoyenne, association fondée en 2004. Les principaux porte-parole des deux organisations, Amir Khadir et Françoise David, sont devenus les premiers porte-parole du nouveau parti.

Dès novembre 2004, les exécutifs de l'Union des forces progressistes et d'Option citoyenne avaient entamé des pourparlers en vue d'une fusion[3]. À la fin de l'année 2005, en réponse au Manifeste pour un Québec lucide, un document appelant à s'attaquer collectivement au fardeau de la dette publique du Québec, plusieurs personnalités, dont les principaux dirigeants d'Option citoyenne et de l'UFP, Françoise David et Amir Khadir, signent le Manifeste pour un Québec solidaire. Le nom de ce manifeste est finalement repris lors du Congrès de fondation du nouveau parti : l'Union des forces progressistes et Option citoyenne deviennent Québec solidaire[4].

La fusion des entités fit face toutefois à des difficultés légales. Selon le Directeur général des élections du Québec, la fusion entre l'Union des forces progressistes et Option citoyenne n'était pas possible puisque cette dernière est une association et non un parti politique enregistré. La fusion des actifs de ces deux entités revient à un don financier d'une personne morale (Option citoyenne) à un parti politique (Union des forces progressistes), ce qui est illégal au Québec[réf. souhaitée]. Le , le DGEQ a autorisé le changement de nom du parti Union des forces progressistes, qui est devenu Québec solidaire[5].


 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Nouveau Parti démocratique du Québec
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Parti communiste du Québec
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Parti de la démocratie-socialiste
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Rassemblement pour l'alternative progressiste
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Union des forces progressistes
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Option citoyenne
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Québec solidaire
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 


Idéologie
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Québec solidaire se définit comme « un parti de gauche qui vise la construction d’une société basée sur la justice sociale, l’élargissement de la démocratie, l’égalité entre les hommes et les femmes, le respect de nos écosystèmes, l’établissement de liens égalitaires et pacifiques avec les peuples du monde entier et, en premier lieu, avec les nations autochtones avec lesquelles nous partageons ce territoire. Son projet de société a pour fondement la démocratie participative et la souveraineté populaire. »[6][ton publicitaire]

Gauche politique[modifier | modifier le code]

Québec solidaire se réclame de la gauche politique[2]. Ses diverses fractions sont composées d'éléments allant de la gauche social-démocrate jusqu'aux formations communistes (Voir la section « Collectifs »), ce qui amène des commentateurs à décrire ce parti comme étant d'extrême gauche[7],[8],[9] ou relevant de la gauche radicale[10].

D'un point de vue strictement relatif, des quatre formations politiques siégeant à l'Assemblée nationale du Québec, Québec solidaire est celui qui est politiquement le plus à gauche.

En contrepartie, Québec solidaire reproche aux grands partis et en particulier au Parti québécois leur glissement vers des politiques de droite suite au référendum de 1995. La politique du «déficit zéro», mise en place par le premier ministre Lucien Bouchard, constituerait un exemple de cet éloignement du PQ par rapport à ses origines social-démocrates[réf. nécessaire].

Souveraineté et assemblée constituante[modifier | modifier le code]

Sur la question nationale, Québec solidaire se définit indifféremment comme «souverainiste» ou «indépendantiste». Québec solidaire croit que le «fédéralisme canadien est irréformable sur le fond» et qu'il «est impossible pour le Québec d’y obtenir l’ensemble des pouvoirs auxquels il aspire»[11].

Le parti propose une démarche d'accession à la souveraineté :

  • Élection d'une assemblée constituante représentative des divers courants d’opinion. Ses membres seront élus au suffrage universel. Elle aura pour mandat de consulter la population en vue de rédiger une proposition sur l’avenir politique du Québec et un projet de Constitution.
  • Tenue d'un référendum sur la proposition de statut politique du Québec et sur le projet de constitution[12].

Structure[modifier | modifier le code]

Militants de Québec solidaires à la parade de la fierté gai de Montréal

En décembre 2011, le parti comptait environ 7 500 membres en règle[13]. À la veille des élections générales de 2012, le parti atteint les 13 000 membres[14].

Direction[modifier | modifier le code]

Québec solidaire est représenté par deux porte-parole, qui doivent obligatoirement être un homme et une femme[réf. souhaitée]. À l'origine, ces deux postes étaient occupés par Françoise David et Amir Khadir. En vue de l'élection générale de 2007, les délégués du parti décident de mettre Françoise David plus à l'avant, celle-ci devant devenir première ministre advenant l'élection d'un gouvernement solidaire. À partir de 2008, le parti procède à une spécialisation des responsabilités des deux porte-parole : ainsi, Amir Khadir, devenu député, agit à titre de « leader de l'aile parlementaire » de Québec solidaire, alors que Françoise David devient la « leader de l'aile extraparlementaire » de la formation politique[15]. Depuis 2013, les fonctions de porte-parole sont occupés respectivement par Françoise David, porte-parole parlementaire, et Andrés Fontecilla, porte-parole extraparlementaire[16].

La permanence du parti est assumée par le Comité de coordination national, composé de 16 personnes dont les deux porte-parole, élues par le Congrès[17]. Y siègent également le président et le secrétaire général du parti. Une personne de l'équipe des bénévoles de la permanence y siège également[réf. nécessaire].

Les tâches généralement dévolues au chef sont réparties entre la présidente, le secrétaire général et les porte-parole. Pierre-Paul St-Onge, le secrétaire général actuel, est en fonction depuis le congrès de mai 2013[18].

Associations et commissions[modifier | modifier le code]

L'unité de base du parti est l'association locale. Il y a une association locale pour chacune des 125 circonscriptions électorales au Québec. Ces associations locales sont regroupées dans 19 associations régionales qui ont pour mandat premier de soutenir la fondation d'associations locales. En mars 2007, Québec solidaire compte 61 associations locales organisées. Les étudiant-e-s et le personnel des établissements d'enseignement supérieur sont regroupés au sein d'associations de campus qui participent aussi à la vie démocratique du parti.

Deux commissions nationales font aussi partie de la structure de Québec solidaire : la Commission politique et la Commission nationale des femmes. La première est composée de 14 commissions thématiques et est chargée de proposer aux membres un programme. Elle a été responsable de la rédaction de la plate-forme électorale du parti aux élections générales de 2007. La Commission nationale des femmes est composée de déléguées de chacune des régions et est chargée de s'assurer que le féminisme soit une valeur transversale au sein du parti.

Collectifs[modifier | modifier le code]

Il y a au sein de Québec solidaire ce que l'on nomme des « collectifs ». Un collectif est un ensemble de membres en règle du parti qui peuvent, en respect des exigences, faire la promotion de leurs idées politiques respectives à l'intérieur de Québec solidaire. Par contre, ces collectifs ne bénéficient pas d'une représentation formelle au Congrès, au Conseil national ou dans les autres instances du parti[19]. Depuis sa fondation, Québec solidaire a accueilli en son sein neuf collectifs différents, dont huit sont toujours présents.

« Les collectifs participent aux débats qui mènent aux engagements électoraux, mais une fois qu’ils sont adoptés, ils s’y soumettent comme le reste des membres[20] »

.

Collectifs actuellement reconnus[modifier | modifier le code]

À ses débuts, Québec solidaire comptait quatre collectifs, dont trois sont toujours actifs : Gauche socialiste, Masse critique et Socialisme international. Gauche socialiste est la section officielle de la IVe Internationale[21].

Depuis sa fondation, Québec solidaire a reconnu plusieurs autres collectifs en son sein : le Collectif pour la laïcité (créé en appui au projet de Charte des valeurs québécoises par le gouvernement du Parti québécois)[22], Tendance marxiste internationale[23], Décroissance conviviale[réf. souhaitée], le Collectif sur la diversité des orientations et des identités sexuelles et des genres[24] et Justice animale[24].

Ancien collectif reconnu[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Parti communiste du Québec.

Le Parti communiste du Québec fut un collectif reconnu lors de la création de Québec solidaire. Bien qu'étant également un parti politique reconnu par le Directeur général des élections jusqu'en 2012, il ne présentait pas de candidats lors des élections, appuyant ceux présentés par QS.

Le PCQ est une organisation se réclamant du marxisme. Elle estime nécessaire de créer un parti révolutionnaire des travailleurs qui a pour objectif d’éliminer le capitalisme mondial. Le PCQ a comme priorité la construction du socialisme et l'indépendance du Québec tout en prônant la solidarité internationaliste[réf. nécessaire]. Dans son site Internet, il est affirmé que les opinions qui y sont exprimées « n'engagent que leurs auteurs et/ou le PCQ », selon le cas. Elles n'expriment pas forcément une position officielle de la part de Québec solidaire dans son ensemble[25]. Ce collectif, de par le parti qu'il représente, est historiquement associé à la IIIe Internationale, l'Internationale communiste.

Réuni en congrès au mois d'octobre 2014, le Parti communiste du Québec décide d'abandonner son statut de «collectif» au sein de Québec solidaire. Le chef du parti, André Parizeau, voit positivement la possible candidature de Pierre Karl Péladeau à la chefferie du Parti québécois[26],[27]. À ce jour, le Parti communiste du Québec n'est donc officiellement ni un parti politique reconnu, ni un collectif de Québec solidaire[28].

Députés[modifier | modifier le code]

Il y a actuellement 3 députés représentant Québec Solidaire à l'Assemblée nationale du Québec. Puisqu'il faut au moins 12 députés ou au moins 20% des suffrages pour qu'un parti soit reconnu comme groupe politique au Parlement[29], les trois députés de QS siègent officiellement comme députés indépendants.

Participations électorales[modifier | modifier le code]

Résultats électoraux de Québec solidaire
Élection Sièges Voix
Candidats /
Circonscriptions
en élection
Sièges
obtenus
Nombre Pourcentage
Mars 2007 123 / 125 0 144 418 3,64 %
Décembre 2008 122 / 125 1 122 618 3,78 %
Septembre 2012 124 / 125 2 263 111 6,03 %
Avril 2014 124 / 125 3 323 312 7,64 %
Sources : « Directeur Général des Élections du Québec : Sommaire provincial »

Premières expériences électorales[modifier | modifier le code]

Élection partielle du 10 avril 2006

Manon Massé Sainte-Marie—Saint-Jacques 22 % 3e

Élection partielle du 14 août 2006

Dominique Ritchot Pointe-aux-Trembles 8 % 3e
Manon Blanchard Taillon 7 % 4e

Le , Québec solidaire participe au premier test électoral de son histoire soit l'élection partielle dans la circonscription de Sainte-Marie—Saint-Jacques. La candidate de Québec solidaire, Manon Massé, remporte 22 % des voix, terminant ainsi troisième. Le Parti libéral du Québec termine deuxième avec quelques points de pourcentage de plus et le Parti québécois premier avec un peu plus de 40 % des voix. Le Parti vert du Québec, l'Action démocratique du Québec, ainsi que deux candidats indépendants participaient également à cette élection.

Le 14 août 2006, Québec solidaire participe aux élections partielles dans les circonscriptions de Pointe-aux-Trembles et de Taillon. Le chef du Parti québécois, André Boisclair, participe à l'élection dans cette première circonscription. Le Parti libéral du Québec et l'Action démocratique du Québec ne lui opposant pas de candidat, il remporte l'élection haut la main. Québec solidaire termine troisième, derrière le Parti vert du Québec, avec 8 % des votes exprimés en sa faveur. Dans Taillon, Québec solidaire termine quatrième, derrière le PQ, le PLQ et l'ADQ, avec 7 % des voix.

Élection générale québécoise de 2007[modifier | modifier le code]

Lors des élections de 2007, Québec solidaire a présenté des candidates et des candidats dans 123 des 125 circonscriptions québécoises[réf. nécessaire], plus de la moitié d'entre eux étaient des femmes, 65 pour être plus précis, une première pour un parti politique en Amérique du Nord. Françoise David était candidate dans la circonscription montréalaise de Gouin, alors qu'Amir Khadir était candidat dans la circonscription de Mercier[30]. Cette élection fut marqué par le débat entourant les accommodements raisonnables.

L'élection eut lieu le , Québec solidaire n'a pas réussi à faire élire de député, mais a récolté 144 418 voix en sa faveur, soit 3,64 % des votes exprimés[31]. Amir Khadir a recueilli plus de 29 % des votes dans Mercier, terminant ainsi deuxième derrière le péquiste Daniel Turp, qui a recueilli un peu plus du tiers des votes, et avec une avance de 10 points de pourcentage sur la candidate libérale Nathalie Rochefort[32]. Françoise David est elle aussi terminée deuxième dans sa circonscription de Gouin, recueillant plus de 26 % des suffrages, soit près de 8 % de plus que la candidate libérale Nathalie Rivard[32].

Élection générale québécoise de 2008[modifier | modifier le code]

Amir Khadir, député de la circonscription de Mercier depuis 2008

Contrairement aux élections du 26 mars 2007, Québec solidaire a décidé de ne pas présenter de candidats dans la circonscription de Notre-Dame-de-Grâce, là où le Parti vert avait enregistré son meilleur score[33]. Par ailleurs, Québec solidaire ne présente pas de candidat dans la circonscription de Gatineau et dans celle d'Abitibi-Ouest[34].

Le , Amir Khadir est devenu le premier député solidaire à l'Assemblée nationale en remportant la circonscription de Mercier par 810 voix d'avance sur le député péquiste sortant Daniel Turp. Il a obtenu 8 597 votes (37,89 %), contre 7 787 (34,32 %) pour M. Turp[35]. À l'échelle nationale, Québec solidaire a reçu 3,78 % des votes (122 618)[36], ce qui en pourcentage correspond essentiellement au score qu'il a obtenu lors des élections du 26 mars 2007 (3,6 %)[37]. Le parti a néanmoins récolté 21 000 votes de moins qu'en 2007, alors que les libéraux et les péquistes recevaient respectivement 49 000 et 14 000 votes supplémentaires[38].

Quant à Françoise David, elle n'a pas remporté la circonscription de Gouin. Le péquiste sortant Nicolas Girard a remporté l'élection avec 10 276 votes (41,11 %), soit une majorité de 2 289 votes sur la candidate de Québec solidaire qui a récolté 7 987 votes (31,95 %)[39].

Outre Mercier et Gouin, Québec solidaire a obtenu ses meilleurs résultats dans des circonscriptions établies dans des milieux urbains, principalement Montréal.

39e législature du Québec[modifier | modifier le code]

Article détaillé : 39e législature du Québec.

Amir Khadir[modifier | modifier le code]

En 2008, Amir Khadir est devenu le premier député de Québec solidaire à l'Assemblée nationale.

Lors de son assermentation, il profite de son discours pour critiquer la monarchie britannique et fait une comparaison entre le sort du Québec et celui connu autrefois par l'Irlande. À l'image de l'ancien poète et député de Mercier Gérald Godin, il souhaite défendre les « mal pris »[40].

Peu de temps après son élection, le député de Mercier accepte de participer à une manifestation contre le président sortant des États-Unis, George W. Bush. Lors de cet événement, il décide d'imiter le geste du journaliste irakien Muntadhar al Zaidi en lançant une chaussure sur une image représentant M. Bush. Certains critiquent alors une action qui ne serait pas digne d'un membre d'un Parlement élu[41].

À la suite des pertes colossales de 40 milliards de dollars enregistrées par la Caisse de dépôt et placement, Amir Khadir critique sévèrement le PDG sortant de la Caisse, M. Henri-Paul Rousseau, en commission parlementaire[réf. nécessaire].

En juin 2009, le député Khadir, qui est également médecin, se porte à la défense du ministre de la Santé et des Services sociaux Yves Bolduc. Celui-ci s'était fait accuser par le Dr Gaétan Barrette, président de la Fédération des médecins spécialistes du Québec, de ne pas se soucier du sort des femmes atteintes du cancer du sein[42].

Le député de Mercier se démarque notamment par ses recherches parlementaires consacrées au financement illégal des partis politiques. En mars 2010, il affirme que trois sociétés rattachées à Axor, une entreprise de génie-conseil, ont enfreint la Loi électorale en versant 150 000 $ au Parti libéral du Québec (113 500 $), au Parti québécois (34 000 $) et à l'Action démocratique du Québec (5 000 $). Au mois d'août, les trois entreprises ont reconnu leur faute et ont dû par conséquent payer une amende de 88 000 $[43]. En octobre de la même année, Amir Khadir accuse la société de génie-conseil Roche d'avoir recouru à des prête-noms entre 2000 et 2009 pour financer le Parti libéral (227 025 $), au pouvoir depuis 2003. Roche aurait aussi versé 8 860 $ au Parti québécois en 2008-2009[44].

À la suite de la parution du livre L’Affaire Michaud : Chronique d’une exécution parlementaire portant sur l'Affaire Michaud, M. Khadir affirme qu'Yves Michaud, un fervent souverainiste et ancien député de l'Assemblée nationale, fut injustement traité lorsque cette dernière a adopté unanimement une motion blâmant des propos soi-disant antisémites qu'il aurait tenus, ce qu'il a toujours nié. Le député de Mercier souhaite donc que l'Assemblée modifie son règlement pour qu'il ne soit plus possible de condamner les propos tenus par un citoyen[45].

En décembre 2010, il dépose un projet de loi visant à interdire la production et l'exportation d'amiante[46]. Quelques jours plus tard, un sondage conclut qu'Amir Khadir est le politicien le plus aimé des Québécois, bénéficiant de près de 45 % d'opinions favorables contre 18 % d'opinions défavorables[47]. Au cours du même mois, contrairement à la chef du PQ Pauline Marois, il refuse de condamner le Réseau de résistance du Québécois, un mouvement indépendantiste «pur et dur», qui avait décidé de dévoiler publiquement la liste des principaux contributeurs financiers du Parti libéral du Québec[48].

Au même moment, Amir Khadir participe à une manifestation tenue devant un commerçant de son comté, Mercier, pour protester contre la vente de chaussures israéliennes. Cette manifestation s'est tenue conformément au mouvement international de boycott des produits israéliens, afin de critiquer la politique menée par Israël en Palestine[49]. La participation d'Amir Khadir souleva toutefois bien des critiques[réf. nécessaire].

En février 2011, M. Khadir dépose à l'Assemblée nationale une pétition demandant la démission du premier ministre libéral Jean Charest ayant rassemblé 247 379 signatures[50].

Françoise David[modifier | modifier le code]

Au cours du mois de janvier 2009, l'animateur de station de radio CJMF 93,3 FM de Québec, Sylvain Bouchard, a critiqué la mention de Françoise David dans un manuel du cours d'Éthique et culture religieuse destiné à éduquer des étudiants de l'enseignement secondaire québécois. Sylvain Bouchard a parlé de « propagande politique communiste » et de « brainwashage socialiste de vos profs syndiqués en faveur d'un parti », appelant les enfants, dans le cadre d'un concours, à arracher la page et à l'envoyer à sa radio. Il a affirmé que Françoise David est une « soviétique ». Il souligne le fait qu'on n'aurait pas accepté qu'un manuel scolaire offre une telle chance à un autre politicien, par exemple Mario Dumont, qui est selon lui un défenseur de la « famille moyenne québécoise ».

Françoise David a critiqué l'attitude de Sylvain Bouchard. Elle a envoyé une lettre à la radio CJMF 93,3 FM pour qu'on mette un terme au concours, sans quoi elle pourrait recourir à « d'autres mesures », sans les préciser[51]. Le passage du manuel sur Françoise David fait partie d’un chapitre intitulé « Le féminisme : un autre regard sur la justice » et la décrit comme l’une des féministes contemporaines les plus connues au Québec. On y souligne, notamment, ses années passées à la présidence de la Fédération des femmes du Québec, et aussi le rôle qu'elle a joué dans la marche Du pain et des roses et la Marche mondiale des Femmes contre la pauvreté et la violence. Plusieurs groupes de femmes ont appuyé la démarche de Mme David[52].

Le , le Conseil canadien des normes de la radiotélévision a statué que Sylvain Bouchard n'a enfreint aucune règle avec le type de discours qu'il a tenu envers Françoise David[53].

Élection générale québécoise de 2012[modifier | modifier le code]

Le 4 septembre 2012, les deux porte-parole sont élus : Amir Khadir dans Mercier et Françoise David dans Gouin. Khadir recueille 46,73 % des voix (14 164), devant le péquiste Jean Poirier (23,55 %). David, quant à elle, récolte 46,15 % des voix (15 509) devant le péquiste Nicolas Girard (32,55 %). Le parti a accumulé 6,03 % des voix (263 224), ce qui fait plus que doubler sa performance de 2008 en nombre de votes (122 618)[54].

Dans certaines circonscriptions, Québec solidaire a fait croître son appui par rapport aux élections générales de 2008, sans toutefois l'emporter. Dans deux circonscriptions, les candidats solidaires parviennent à doubler le nombre de voix et à se propulser en deuxième place pour la première fois dans l'histoire du parti. Il s'agit de Sainte-Marie–Saint-JacquesManon Massé obtient 25,43% (7 253 voix) derrière le péquiste Daniel Breton (35,76%), puis d'Hochelaga-Maisonneuve, où Alexandre Leduc recueille 23,69% (6 701 voix) derrière la candidate péquiste Carole Poirier (45,10 %).

Sans atteindre la deuxième place, deux autres circonscriptions parviennent aussi à atteindre plus du double des voix de la dernière élection : Laurier-DorionAndrés Fontecilla recueille 24,33 % d'appuis (7 844 voix) comparativement à 13,01 % (2 963 voix) en 2008 et Outremont où Edith Laperle réussit à atteindre 18,02% (4 751 voix), alors que Québec solidaire n'avait obtenu que 11,43 % (2 228 voix) en 2008.

40e législature du Québec[modifier | modifier le code]

Article détaillé : 40e législature du Québec.

Élection générale québécoise de 2014[modifier | modifier le code]

Identité visuelle[modifier | modifier le code]

Logo actuel de Québec solidaire

Québec solidaire a pour logo un être humain stylisé penché à gauche et portant un globe quadicolore. Il fut choisi lors du Conseil national qui eut lieu à Québec le [17]. Ce logo évoque celui de l'Organisation internationale de la francophonie. Son choix vise à démontrer que, pour Québec solidaire, l'humain est au centre de tout choix politique[réf. nécessaire].

Autrefois multicolore, le logo est maintenant intégralement orange, couleur associée au parti[réf. souhaitée].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Officiellement, le chef du parti, au sens de la Loi électorale, est Pierre-Paul Saint-Onge. Andrés Fontecilla et Françoise David sont en fait respectivement le porte-parole masculin et la porte-parole féminine de Québec solidaire.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.journaldemontreal.com/2015/04/03/les-partis-pieges-par-des-chats
  2. a et b QUÉBEC SOLIDAIRE. « Déclaration de principes (Fondation) ».
  3. Lavallée 2011, p. 207.
  4. « Québec solidaire voit le jour | ICI.Radio-Canada.ca » (consulté le 18 juin 2015)
  5. Directeur général des élections du Québec, « Liste des partis politiques, candidats et autres », Directeur général des élections du Québec,‎ (consulté le 29 octobre 2008)
  6. « Compte-rendu des décisions du 5e congrès de Québec solidaire » sur quebecsoldaire.net.
  7. « Vive Staline! ».
  8. « Les beaux habits ».
  9. « QS et l’extrême gauche aujourd’hui ».
  10. « À gauche de la gauche ? Sur l’avenir de Québec solidaire (4/5) », sur JournaldeMontréal.com,‎ (consulté le 8 juin 2015)
  11. Un pays démocratique et pluriel - Décisions prises par le 5e congrès de Québec solidaire, Québec Solidaire,‎ , 16 p. (lire en ligne), p. 4
  12. « Pour un pays de projets : La démarche»
  13. Paul Journet, « Il ne reste que 2521 membres à l'ADQ », Le Presse,‎ (lire en ligne).
  14. Bilan de campagne: Québec solidaire se démarque par le ton de sa campagne et ses propositions audacieuses
  15. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées SERM.
  16. http://www.ledevoir.com/politique/quebec/377445/quebec-solitaire-andres-fontecilla-est-elu-president
  17. a et b « Québec solidaire choisit son logo », sur Radio-Canada.ca,‎ (consulté le 7 juin 2015)
  18. http://www.quebecsolidaire.net/equipe/pierre-paul-st-onge/
  19. [PDF] Québec solidaire, Statuts provisoires, Magog, Québec solidaire,‎ 31 septembre 2006 (lire en ligne), p. 12.
  20. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées mythe1.
  21. « Gauche socialiste », sur ufp.qc.ca,‎
  22. Presse canadienne. «Une première offensive publique pour les pro-laïcité», Le Devoir, 25 septembre 2013.
  23. « La TMI s’affilie à Québec solidaire », La Riposte,‎ (lire en ligne).
  24. a et b « Mélissa Desjardins, Candidate dans Westmount-Saint-Louis », sur QuébecSolidaire.net (consulté le 2 mai 2015)
  25. « Parti communiste du Québec », sur www.pcq.qc.ca, Part communiste du Québec,‎ (consulté le 29 octobre 2008)
  26. Lavoie, Jasmin. «Des communistes séduits par PKP», La Presse, 21 octobre 2014.
  27. « Le PCQ abandonne de son propre chef son statut de collectif dans Québec solidaire », sur Parti communiste du Québec,‎ (consulté le 21 avril 2015)
  28. « Parti communiste du Québec », sur quebecpolitique.com,‎ 1er août 2008
  29. « Groupes - Assemblée nationale du Québec », sur www.assnat.qc.ca (consulté le 12 juin 2015)
  30. Québec solidaire, « Québec solidaire atteint la parité », Québec solidaire,‎ (consulté le 6 janvier 2012).
  31. DIRECTEUR GÉNÉRAL DES ÉLECTIONS DU QUÉBEC. « Résultats officiels par parti politique », Élections générales du 26 mars 2007.
  32. a et b Voir article : Mercier (circonscription provinciale)
  33. Loin de la parité
  34. Liste de candidats : Québec solidaire.
  35. « Directeur général des élections du Québec : Résultats préliminaires dans Mercier ».
  36. DGEQ, Rapport des résultats officiels du scrutin - Élections générales du
    8 décembre 2008
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  37. [1].
  38. Joseph Facal, « L'avenir d'une illusion », Le Journal de Montréal,‎ (lire en ligne).
  39. « Résultats préliminaires dans Gouin ».
  40. Robert Dutrisac, « Khadir prête serment d'allégeance aux «mal pris» », Le Devoir,‎ (lire en ligne).
  41. Presse canadienne, « Plainte à l'Assemblée nationale - Khadir défend son geste anti-Bush », Le Devoir,‎ (lire en ligne).
  42. DUTRISAC, Robert. « Amir Khadir prend la défense du ministre Bolduc », Le Devoir, 4 juin 2009.
  43. PRESSE CANADIENNE. «Trois entreprises liées à Axor admettent avoir utilisé des prête-noms», Le Devoir, 5 août 2010.
  44. ROBITAILLE, Antoine. «Prête-noms : après Axor, Roche ?», Le Devoir, 4 octobre 2010.
  45. PRESSE CANADIENNE. «Amir Khadir veut éviter la répétition de l’Affaire Michaud», Le Devoir, 29 octobre 2010.
  46. PRESSE CANADIENNE et LE DEVOIR. «Dépôt d'un projet de loi - Amir Khadir veut faire bannir l'amiante», Le Devoir, 10 décembre 2010.
  47. CASTONGUAY, Alec. «Le baromètre Léger Marketing-Le Devoir-The Gazette - Khadir, le politicien le plus populaire», Le Devoir, 13 décembre 2010.
  48. ROBITAILLE, Antoine. «Les adresses de donateurs libéraux dévoilées - Marois se dissocie du Réseau de résistance du Québécois», Le Devoir, 11 décembre 2010.
  49. TVA NOUVELLES. «Manifestation devant un commerce : Amir Khadir se défend», TVA Nouvelles, 17 décembre 2010.
  50. ROBITAILLE, Antoine. «247 379 signatures contre Charest - Une pétition qui dérange», Le Devoir, 17 février 2011.
  51. Alexandre Shields, « Un manuel du cours Éthique et culture religieuse fait les délices d'une radio-poubelle - Cette fois, la sorcière, c'est Françoise David... », Le Devoir,‎ (lire en ligne).
  52. « Le mouvement des femmes québécois réclame une rétractation en ondes et le retrait immédiat du concours odieux lancé auprès des jeunes », Blogue de L'R des centres de femmes du Québec,‎ (lire en ligne)
  53. Patricia Cloutier, « Sylvain Bouchard blanchi », Le Soleil,‎ (lire en ligne).
  54. http://www.radio-canada.ca/elections-quebec-2012/tableau-de-bord (page consultée le 1er octobre)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Josianne Lavallée, « Du Parti de la démocratie socialiste à Québec solidaire : 1995-2010 », Bulletin d'histoire politique, vol. 19, no 2,‎ , p. 202 à 214 (ISSN 1201-0421). Document utilisé pour la rédaction de l’article

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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