Québec solidaire

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Québec solidaire
Image illustrative de l'article Québec solidaire
Logotype officiel.
Présentation
Chef Nika Deslauriers
Fondation
Siège 533, rue Ontario Est Suite 010 Montréal, Québec H2L 1N8
Porte-paroles Gabriel Nadeau-Dubois et Manon Massé
Positionnement Gauche
Idéologie Social-démocratie
Souverainisme
Altermondialisme
Féminisme
Écologisme
Couleurs Orange
Site web http://quebecsolidaire.net/
Représentation
Députés
3 / 125

Québec solidaire est un parti politique québécois qui œuvre sur la scène politique provinciale du Québec. Sa plateforme écologiste, progressiste, sociale-démocrate, féministe, altermondialiste, pluraliste et souverainiste[1] le situe à gauche dans le spectre politique québécois. Manon Massé et Gabriel Nadeau-Dubois sont ses deux porte-paroles depuis le .

Formé le de la fusion de l'Union des forces progressistes et d'Option citoyenne, le parti fait élire son premier député, Amir Khadir, lors de l'élection générale de décembre 2008. Québec solidaire compte présentement trois élus à l’Assemblée nationale du Québec.

Historique[modifier | modifier le code]

Origine[modifier | modifier le code]

Québec solidaire est le fruit de la fusion en 2006 de deux entités politiques de gauche au Québec : l'Union des forces progressistes (UFP), parti fondé en 2002, et Option citoyenne, association fondée en 2004. Les principaux porte-paroles des deux organisations, Amir Khadir et Françoise David, sont devenus les premiers porte-paroles du nouveau parti.

Dès novembre 2004, les exécutifs de l'Union des forces progressistes et d'Option citoyenne avaient entamé des pourparlers en vue d'une fusion[2]. À la fin de l'année 2005, en réponse au manifeste Pour un Québec lucide, un document appelant à s'attaquer collectivement au fardeau de la dette publique du Québec, plusieurs personnalités, dont les principaux dirigeants d'Option citoyenne et de l'UFP, Françoise David et Amir Khadir, signent le Manifeste pour un Québec solidaire. Le nom de ce manifeste est finalement repris lors du Congrès de fondation du nouveau parti : l'Union des forces progressistes et Option citoyenne deviennent « Québec solidaire »[3].

Une fusion des deux entités s'avérait toutefois impossible, le Directeur général des élections du Québec l'assimilant à un don financier d'une personne morale (l'association Option citoyenne) à un parti politique (l'Union des forces progressistes), ce qui est interdit par la loi au Québec. Le , le DGEQ a plutôt autorisé le changement de nom du parti Union des forces progressistes, qui est devenu Québec solidaire[4].


 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Nouveau Parti démocratique du Québec
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Parti communiste du Québec
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Parti de la démocratie socialiste
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Rassemblement pour l'alternative progressiste
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Union des forces progressistes
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Option citoyenne
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Québec solidaire
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Premières expériences électorales[modifier | modifier le code]

Premières partielles[modifier | modifier le code]

Élection partielle d'avril 2006
Circonscription Candidat Pourcentage
de voix
Rang
Sainte-Marie–Saint-Jacques Manon Massé 22 % 3e
Élection partielle d'août 2006
Circonscription Candidat Pourcentage
de voix
Rang
Pointe-aux-Trembles Dominique Ritchot 8 % 3e
Taillon Manon Blanchard 7 % 4e

Le , Québec solidaire participe au premier test électoral de son histoire soit une élection partielle dans la circonscription de Sainte-Marie–Saint-Jacques. Sa candidate Manon Massé remporte 22 % des voix, terminant ainsi troisième. Le Parti libéral du Québec termine deuxième avec quelques points de pourcentage de plus et le Parti québécois premier avec un peu plus de 40 % des voix. Le Parti vert du Québec, l'Action démocratique du Québec, ainsi que deux candidats indépendants participent également à cette élection.

Le 14 août 2006, Québec solidaire participe aux élections partielles dans les circonscriptions de Pointe-aux-Trembles et de Taillon. Le chef du Parti québécois, André Boisclair est candidat dans la première circonscription. Le Parti libéral du Québec et l'Action démocratique du Québec ne lui opposant pas de candidat, il remporte l'élection haut la main. Québec solidaire termine troisième, derrière le Parti vert du Québec, avec 8 % des votes exprimés en sa faveur. Dans Taillon, Québec solidaire termine quatrième, derrière le PQ, le PLQ et l'ADQ, avec 7 % des voix.

Élection générale de 2007[modifier | modifier le code]

Lors des élections de 2007, Québec solidaire présente des candidates et des candidats dans 123 des 125 circonscriptions québécoises[réf. nécessaire], plus de la moitié (65 exactement) étant des femmes, une première pour un parti politique en Amérique du Nord. Françoise David est candidate dans la circonscription montréalaise de Gouin, alors qu'Amir Khadir est candidat dans la circonscription voisine de Mercier[5]. Cette élection est marquée par le débat entourant les accommodements raisonnables.

Le scrutin a lieu le . Québec solidaire ne réussit pas à faire élire de député, mais récolte 144 418 voix en sa faveur, soit 3,64 % des votes exprimés[6]. Amir Khadir recueille plus de 29 % des votes dans Mercier, terminant ainsi deuxième derrière le péquiste Daniel Turp, qui reçoit un peu plus du tiers des votes, et avec une avance de 10 points de pourcentage sur la candidate et ancienne députée libérale Nathalie Rochefort[7]. Françoise David termine elle aussi deuxième dans sa circonscription de Gouin, recueillant plus de 26 % des suffrages, soit près de 8 % de plus que la candidate libérale Nathalie Rivard[7].

Première phase de croissance[modifier | modifier le code]

Élection générale de 2008[modifier | modifier le code]

Le gouvernement libéral élu lors de 2007 ne disposant que d'une minorité de députés en chambre, le premier ministre Jean Charest déclenche de nouvelles élections le 5 novembre 2008. Ainsi, Québec solidaire se retrouve plongé dans une seconde élection générale en moins de trois ans d'existence.

Amir Khadir, député de la circonscription de Mercier depuis 2008

Contrairement aux élections du 26 mars 2007, le parti décide de ne pas présenter de candidats dans la circonscription de Notre-Dame-de-Grâce, là où le Parti vert avait enregistré son meilleur score[8]. Par ailleurs, Québec solidaire ne présente pas de candidat dans la circonscription de Gatineau et dans celle d'Abitibi-Ouest[9].

Le , Amir Khadir devient le premier député solidaire à l'Assemblée nationale en remportant la circonscription de Mercier par 810 voix d'avance sur le député péquiste sortant Daniel Turp. Il obtient 8 597 votes (37,89 %), contre 7 787 (34,32 %) pour Turp[10]. À l'échelle nationale, Québec solidaire reçoit 3,78 % des votes (122 618 voix)[11], ce qui en pourcentage correspond essentiellement au score qu'il a obtenu lors des élections du 26 mars 2007 (3,6 %)[12]. Le parti récolte néanmoins 21 000 votes de moins qu'en 2007, alors que les libéraux et les péquistes reçoivent respectivement 49 000 et 14 000 votes supplémentaires[13].

Élection générale de 2012[modifier | modifier le code]

Aux élections générales du 4 septembre 2012, les deux porte-paroles du parti sont élus : Amir Khadir dans Mercier et Françoise David dans Gouin. Khadir recueille 46,73 % des voix (14 164), devant le péquiste Jean Poirier (23,55 %). David, quant à elle, récolte 46,15 % des voix (15 509) devant le péquiste Nicolas Girard (32,55 %). Le parti a accumulé 6,03 % des voix (263 224), ce qui fait plus que doubler sa performance de 2008 en nombre de votes (122 618)[14].

Élection générale de 2014[modifier | modifier le code]

Lors des élections générales du 7 avril 2014, Amir Khadir et Françoise David sont réélus dans leurs circonscriptions. De son côté, Manon Massé parvient à devenir la troisième députée de Québec solidaire en se faisant élire dans la circonscription voisine de Sainte-Marie–Saint-Jacques en récoltant 30,6% des voix, devant la candidate libérale Anna Klisko (30,27%) et le député péquiste sortant Daniel Breton (27,61%). À l'échelle nationale, Québec solidaire récolte 7,63% des voix.

Départ de Françoise David et arrivée de Gabriel Nadeau-Dubois[modifier | modifier le code]

Pendant la 41e législature de l'Assemblée nationale, le 16 juin 2016, Québec solidaire réussit à faire adopter son premier projet de loi, présenté par Françoise David, venant modifier le Code civil du Québec afin d'empêcher l'éviction de locataires âgés de plus de 70 ans[15]. Quelques mois plus tard, la députée de Gouin annonce, le 19 janvier 2017, qu'elle quitte son siège à l'Assemblée nationale ainsi que son poste de porte-parole du parti, citant la fatigue professionnelle comme raison de son départ, à l'âge de 69 ans[16]. Manon Massé assure l'intérim comme porte-parole féminine. Quelques semaines plus tard, c'est au tour d'Andrés Fontecilla d'annoncer qu'il ne sollicitera pas le renouvellement de son titre de porte-parole et qu'il quitte la présidence du parti[17]. Pour la première fois de l'histoire de Québec solidaire, le congrès de mai 2017 est appelé à renouveler les deux postes de porte-parole ainsi que la présidence.

Gabriel Nadeau-Dubois et Manon Massé, porte-parole de Québec solidaire depuis le 21 mai 2017

C'est dans ce contexte que, le 9 mars 2017, Gabriel Nadeau-Dubois annonce son intention de succéder à Françoise David comme député de Gouin et de devenir porte-parole masculin du parti[18]. Cette annonce de l'ex-leader étudiant, devenu depuis la grève étudiante de 2012 une figure centrale de la gauche québécoise, entraîne une forte hausse du nombre de membres de Québec solidaire[19] et une montée du parti dans les sondages[20]. Au congrès des 19, 20, 21 et 22 mai 2017, Manon Massé et Gabriel Nadeau-Dubois sont officiellement élus comme porte-parole du parti, alors que Nika Deslauriers, ancienne attachée politique d'Amir Khadir, est élue présidente[21].

Idéologie[modifier | modifier le code]

Québec solidaire se définit comme « un parti de gauche qui vise la construction d’une société basée sur la justice sociale, l’élargissement de la démocratie, l’égalité entre les hommes et les femmes, le respect de nos écosystèmes, l’établissement de liens égalitaires et pacifiques avec les peuples du monde entier et, en premier lieu, avec les nations autochtones avec lesquelles nous partageons ce territoire. Son projet de société a pour fondement la démocratie participative et la souveraineté populaire[22]. »

Gauche politique[modifier | modifier le code]

Québec solidaire se réclame de la gauche politique[1]. D'un point de vue strictement relatif, des quatre formations politiques siégeant à l'Assemblée nationale du Québec, Québec solidaire est celle qui est politiquement le plus à gauche. Ses diverses fractions sont composées d'éléments allant de la gauche social-démocrate jusqu'aux formations communistes (Voir la section « Collectifs »), ce qui amène des commentateurs à décrire ce parti comme étant d'extrême gauche[23],[24],[25] ou relevant de la gauche radicale[26].

En contrepartie, Québec solidaire reproche aux grands partis et en particulier au Parti québécois leur glissement vers des politiques de droite à la suite du référendum de 1995. La politique du « déficit zéro », mise en place par le premier ministre Lucien Bouchard, constituerait un exemple de cet éloignement du PQ par rapport à ses origines social-démocrates[réf. nécessaire].

Souveraineté et assemblée constituante[modifier | modifier le code]

Article connexe : Souverainisme au Québec.

Sur la question du statut politique du Québec, Québec solidaire se définit indifféremment comme « souverainiste » ou « indépendantiste ». Québec solidaire croit que le « fédéralisme canadien est irréformable sur le fond » et qu'il « est impossible pour le Québec d’y obtenir l’ensemble des pouvoirs auxquels il aspire »[27].

Le parti propose une démarche d'accession à la souveraineté :

  • Élection d'une assemblée constituante représentative des divers courants d’opinion. Ses membres seront élus au suffrage universel. Elle aura pour mandat de consulter la population en vue de rédiger une proposition sur l’avenir politique du Québec et un projet de Constitution.
  • Tenue d'un référendum sur la proposition de statut politique du Québec et sur le projet de constitution[28].

Structure[modifier | modifier le code]

Militants de Québec solidaire au Défilé de la fierté de Montréal

En décembre 2011, le parti comptait environ 7 500 membres[29]. À la veille des élections générales de 2012, le parti atteint les 13 000 membres[30].

Direction[modifier | modifier le code]

Contrairement aux autres partis politiques québécois qui sont dirigés par un chef, Québec solidaire est représenté par deux porte-paroles, qui doivent obligatoirement être un homme et une femme[réf. souhaitée]. Françoise David et Amir Khadir ont été les deux premières personnes à occuper ces postes, Mme David devant devenir première ministre advenant l'élection d'un gouvernement solidaire. À partir de l'élection comme député d'Amir Khadir en 2008, le parti instaure une pratique voulant qu'un des deux porte-paroles soit issu de « l'aile parlementaire » alors que l'autre représente « l'aile extraparlementaire ». En 2013, Andrés Fontecilla succède à Amir Khadir à titre de porte-parole masculin et représentant de l'aile extraparlementaire[31], Françoise David - devenue députée en 2012 - demeurant porte-parole féminine et représentante de l'aile parlementaire. Lors de son congrès de mai 2016, Québec solidaire retire cette pratique de ses statuts et, en mai 2017, désigne deux membres de l'aile parlementaire comme porte-paroles : Manon Massé et Gabriel Nadeau-Dubois.

La direction du parti est assumée par le Comité de coordination national, composé de 16 personnes dont les deux porte-paroles, élues par le Congrès[32]. Y siègent également le président et le secrétaire général du parti. Une personne de l'équipe des bénévoles de la permanence y siège également[réf. nécessaire].

Le secrétaire général actuel du parti, Gaétan Châteauneuf, agit à titre de « chef » depuis juin 2016 en vertu de la loi électorale[33]. Dans les faits, les tâches généralement dévolues au chef sont réparties à Québec solidaire entre la présidente, le secrétaire général et les deux porte-paroles.

Associations et commissions[modifier | modifier le code]

L'unité de base du parti est l'association locale. En date du , Québec solidaire compte des associations locales actives dans 80 des 125 circonscriptions électorales au Québec[34], alors qu'il en comptait 61 en mars 2007. Ces associations locales sont regroupées dans 17 associations régionales qui ont pour mandat premier de soutenir la fondation d'associations locales. Les étudiant-e-s et le personnel des établissements d'enseignement supérieur sont regroupés au sein d'associations de campus qui participent aussi à la vie démocratique du parti.

Deux commissions nationales font aussi partie de la structure de Québec solidaire : la Commission politique et la Commission nationale des femmes. La première est composée de 14 commissions thématiques et est chargée de structurer l'élaboration du programme par les membres. Elle pilote aussi la rédaction de la plate-forme électorale du parti aux élections générales. La Commission nationale des femmes est composée de déléguées de chacune des régions et est chargée de s'assurer que le féminisme soit une valeur transversale au sein du parti.

Collectifs[modifier | modifier le code]

Il y a au sein de Québec solidaire des « collectifs ». Un collectif est un ensemble de membres du parti qui peuvent, en respect des exigences, faire la promotion de leurs idées politiques respectives à l'intérieur de Québec solidaire. Par contre, ces collectifs ne bénéficient pas d'une représentation formelle au Congrès, au Conseil national ou dans les autres instances du parti[35]. Depuis sa fondation, Québec solidaire a accueilli en son sein neuf collectifs différents, dont huit sont toujours présents.

« Les collectifs participent aux débats qui mènent aux engagements électoraux, mais une fois qu’ils sont adoptés, ils s’y soumettent comme le reste des membres[réf. nécessaire] »

Collectifs actuellement reconnus[modifier | modifier le code]

À ses débuts, Québec solidaire comptait quatre collectifs, dont trois sont toujours actifs : Gauche socialiste, Masse critique et Socialisme international. Gauche socialiste est la section officielle de la Quatrième Internationale[36].

Depuis sa fondation, Québec solidaire a reconnu plusieurs autres collectifs en son sein : le Collectif pour la laïcité (créé en appui au projet de Charte des valeurs par le gouvernement du Parti québécois)[37], Tendance marxiste internationale[38], Décroissance conviviale[réf. souhaitée], le Collectif jeunesse[réf. souhaitée], le Collectif sur la diversité des orientations et des identités sexuelles et des genres[39] et Justice animale[39].

Ancien collectif reconnu[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Parti communiste du Québec.

Le Parti communiste du Québec fut un collectif reconnu lors de la création de Québec solidaire. Bien qu'étant également un parti politique reconnu par le Directeur général des élections jusqu'en 2012, il ne présentait pas de candidats lors des élections, appuyant ceux présentés par QS.

Le PCQ est une organisation se réclamant du marxisme. Elle estime nécessaire de créer un parti révolutionnaire des travailleurs qui a pour objectif d’éliminer le capitalisme mondial. Le PCQ a comme priorité la construction du socialisme et l'indépendance du Québec tout en prônant la solidarité internationaliste[réf. nécessaire]. Dans son site Internet, il est affirmé que les opinions qui y sont exprimées « n'engagent que leurs auteurs et/ou le PCQ », selon le cas. Elles n'expriment pas forcément une position officielle de la part de Québec solidaire dans son ensemble[40]. Ce collectif, de par le parti qu'il représente, est historiquement associé à la IIIe Internationale, l'Internationale communiste.

Réuni en congrès au mois d'octobre 2014, le Parti communiste du Québec décide d'abandonner son statut de « collectif » au sein de Québec solidaire. Le chef du parti, André Parizeau, voit positivement la possible candidature de Pierre Karl Péladeau à la chefferie du Parti québécois[41],[42]. À ce jour, le Parti communiste du Québec n'est donc officiellement ni un parti politique reconnu, ni un collectif de Québec solidaire[43].

Identité visuelle[modifier | modifier le code]

Logo actuel de Québec solidaire

Québec solidaire a pour logo un être humain stylisé penché à gauche et portant un globe. Il fut choisi lors du Conseil national qui eut lieu à Québec le [32]. Ce logo évoque celui de l'Organisation internationale de la francophonie. Son choix vise à démontrer que, pour Québec solidaire, l'humain est au centre de tout choix politique[réf. nécessaire].

Autrefois multicolore, le logo est maintenant intégralement orange, couleur associée au parti[réf. souhaitée].

Résultats électoraux[modifier | modifier le code]

Résultats électoraux de Québec solidaire[44]
Élection Candidats Sièges Voix %
Mars 2007 123
0 / 125
144 418 3,6
Décembre 2008 122
1 / 125
122 618 3,8
Septembre 2012 124
2 / 125
263 111 6,0
Avril 2014 124
3 / 125
323 312 7,6

Députés[modifier | modifier le code]

Il y a actuellement 3 députés représentant Québec solidaire à l'Assemblée nationale du Québec. Puisqu'il faut au moins 12 députés ou au moins 20 % des suffrages pour qu'un parti soit reconnu comme groupe politique au Parlement[45], les trois députés de QS siègent officiellement comme députés indépendants.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b QUÉBEC SOLIDAIRE. « Déclaration de principes (Fondation) ».
  2. Lavallée 2011, p. 207.
  3. « Québec solidaire voit le jour | ICI.Radio-Canada.ca » (consulté le 18 juin 2015)
  4. Directeur général des élections du Québec, « Liste des partis politiques, candidats et autres », Directeur général des élections du Québec, (consulté le 29 octobre 2008)
  5. Québec solidaire, « Québec solidaire atteint la parité », Québec solidaire, (consulté le 6 janvier 2012).
  6. DIRECTEUR GÉNÉRAL DES ÉLECTIONS DU QUÉBEC. « Résultats officiels par parti politique », Élections générales du 26 mars 2007.
  7. a et b Voir article : Mercier (circonscription provinciale)
  8. Loin de la parité
  9. Liste de candidats : Québec solidaire.
  10. « Directeur général des élections du Québec : Résultats préliminaires dans Mercier ».
  11. DGEQ, Rapport des résultats officiels du scrutin - Élections générales du
    8 décembre 2008
    , Directeur général des élections du Québec, (lire en ligne), p. 45
    .
  12. [1].
  13. Joseph Facal, « L'avenir d'une illusion », Le Journal de Montréal,‎ (lire en ligne).
  14. http://www.radio-canada.ca/elections-quebec-2012/tableau-de-bord (page consultée le 1er octobre)
  15. Services Québec, « L'adoption du projet de loi 492 : un gain pour les ainé.e.s! - Portail Québec », sur www.fil-information.gouv.qc.ca (consulté le 4 septembre 2017)
  16. Zone Politique - ICI.Radio-Canada.ca, « Françoise David quitte la vie politique, mais ne baisse pas les bras », sur Radio-Canada.ca (consulté le 4 septembre 2017)
  17. Zone Politique - ICI.Radio-Canada.ca, « Québec solidaire : Fontecilla ne se représentera pas comme porte-parole », sur Radio-Canada.ca (consulté le 4 septembre 2017)
  18. « Gabriel Nadeau-Dubois se joint à Québec solidaire », Le Devoir,‎ (ISSN 0319-0722, lire en ligne)
  19. Agence QMI, « Effet Gabriel Nadeau-Dubois: Québec solidaire gagne 40% de membres en cinq jours », sur Le Journal de Montréal (consulté le 4 septembre 2017)
  20. Stéphane Baillargeon, « Québec solidaire gruge des appuis au Parti québécois », Le Devoir,‎ (ISSN 0319-0722, lire en ligne)
  21. « Québec solidaire : Manon Massé et Gabriel Nadeau-Dubois promettent de former une «équipe d'enfer» », sur Huffington Post Québec, (consulté le 4 septembre 2017)
  22. « Compte-rendu des décisions du 5e congrès de Québec solidaire » sur quebecsoldaire.net.
  23. « Vive Staline! ».
  24. « Les beaux habits ».
  25. « QS et l’extrême gauche aujourd’hui ».
  26. « À gauche de la gauche ? Sur l’avenir de Québec solidaire (4/5) », sur JournaldeMontréal.com, (consulté le 8 juin 2015)
  27. Un pays démocratique et pluriel - Décisions prises par le 5e congrès de Québec solidaire, Québec Solidaire, , 16 p. (lire en ligne), p. 4
  28. « Pour un pays de projets : La démarche»
  29. Paul Journet, « Il ne reste que 2521 membres à l'ADQ », Le Presse,‎ (lire en ligne).
  30. Bilan de campagne: Québec solidaire se démarque par le ton de sa campagne et ses propositions audacieuses
  31. http://www.ledevoir.com/politique/quebec/377445/quebec-solitaire-andres-fontecilla-est-elu-president
  32. a et b « Québec solidaire choisit son logo », sur Radio-Canada.ca, (consulté le 7 juin 2015)
  33. Marco Bélair-Cirino et Dave Noël, « Les co-porte-parole, un léger avantage pour Québec solidaire », Le Devoir,‎ (ISSN 0319-0722, lire en ligne)
  34. (en) « Take another look at us, Québec solidaire tells left-wing anglos », sur Montreal Gazette, (consulté le 28 mai 2016)
  35. [PDF] Québec solidaire, Statuts provisoires, Magog, Québec solidaire, 31 septembre 2006 (lire en ligne), p. 12.
  36. « Gauche socialiste », sur ufp.qc.ca,
  37. Presse canadienne. «Une première offensive publique pour les pro-laïcité», Le Devoir, 25 septembre 2013.
  38. « La TMI s’affilie à Québec solidaire », La Riposte,‎ (lire en ligne).
  39. a et b « Mélissa Desjardins, Candidate dans Westmount-Saint-Louis », sur QuébecSolidaire.net (consulté le 2 mai 2015)
  40. « Parti communiste du Québec », sur www.pcq.qc.ca, Part communiste du Québec, (consulté le 29 octobre 2008)
  41. Jasmin Lavoie, « Des communistes séduits par PKP» », La Presse,‎ (lire en ligne).
  42. « Le PCQ abandonne de son propre chef son statut de collectif dans Québec solidaire », sur Parti communiste du Québec, (consulté le 21 avril 2015)
  43. « Parti communiste du Québec », sur quebecpolitique.com,
  44. « Directeur Général des Élections du Québec : Sommaire provincial »
  45. « Groupes - Assemblée nationale du Québec », sur www.assnat.qc.ca (consulté le 12 juin 2015)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Josianne Lavallée, « Du Parti de la démocratie socialiste à Québec solidaire : 1995-2010 », Bulletin d'histoire politique, vol. 19, no 2,‎ , p. 202 à 214 (ISSN 1201-0421).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]