Élections générales québécoises de 2018

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Élection générale
québécoise de 2018
125 députés
Type d’élection Élection législative

L'élection générale québécoise de 2018 sera la 42e élection générale québécoise et devrait se tenir au plus tard le . Il s'agira de la première élection prévue à une date fixe au Québec à la suite de l'adoption d'une loi en ce sens le 14 juin 2013[1]. Malgré cette planification, les élections pourraient quand même être déclenchées avant cette date.

Contexte[modifier | modifier le code]

L'élection générale québécoise de 2018 sera la première élection québécoise à se tenir à date fixe. Cette caractéristique, quoique inscrite juridiquement par la «Loi modifiant la Loi électorale afin de prévoir des élections à date fixe», adoptée en 2013, n'est cependant pas contraignante[2].

Ententes et alliances électorales discutées entre 2014 et 2018 (ou 2017, si les élections sont déclenchées plus tôt)[modifier | modifier le code]

Lors de cette élections, de nombreuses ententes électorales possibles sont évaluées par les différents partis politiques à l'occasion de différents moments (dont plusieurs échouent) pour être certain, chacun de leur côté, de pouvoir défaire le Parti libéral du Québec (PLQ), à la tête du Québec depuis avril 2003, excepté durant l'intermède péquiste entre septembre 2012 et avril 2014, où le PQ obtient un gouvernement minoritaire. Durant cette période d'environ 15 ans, le PLQ gère les affaires publiques avec une majorité parlementaire entre avril 2003 et mars 2007, entre décembre 2008 et septembre 2012 ainsi qu'entre avril 2014 et les élections prévues en 2018. Il n'a une minorité parlementaire qu'entre mars 2007 et décembre 2008.

Un projet entre le Parti québécois et Québec solidaire[3],[4],[5][modifier | modifier le code]

Toutes les formes de ce projet (alliance formelle ou ententes ponctuelles) sont refusées par les membres de Québec solidaire lors du congrès de ce dernier de mai 2017. Affirmant pouvoir tout de même compter sur la possibilité de faire une alliance gouvernementale (plutôt qu'électorale), si c'était nécessaire, le nouveau porte-parole Gabriel Nadeau-Dubois se voit toutefois refuser cette proposition par le chef du Parti québécois Jean-François Lisée.

Un projet entre Québec solidaire et Option nationale[3],[4][modifier | modifier le code]

Ce projet est mis sur la table dès les élections générales québécoises d'avril 2014. Lors du début de l'année 2017, un projet de fusion est annoncé par les dirigeants des deux partis. Cette idée est soumise à un vote lors du congrès des membres de Québec solidaire de mai 2017, qui se voit alors être accepté. Des discussions doivent être faites entre les deux partis et le projet doit ensuite être soumis au vote des membres des deux partis. Pour Québec solidaire, ce vote final sur la fusion, par les membres, aurait lieu lors du congrès de l'automne 2017.

Un projet entre Québec solidaire et le Parti vert du Québec[4][modifier | modifier le code]

Lors du congrès des membres de Québec solidaire, celui-ci propose au Parti vert du Québec (PVQ) de se joindre à lui, via un «rapprochement», dans l'optique d'une convergence, avec Option nationale, autour d'un projet commun (malgré le fait que le PVQ soit un parti fédéraliste).

Un projet entre le Parti québécois, Québec solidaire et Option nationale (ainsi que le Bloc québécois, situé au niveau fédéral)[6],[7][modifier | modifier le code]

À l'occasion de la constitution d'une démarche commune d'accession à la souveraineté des quatre partis via les OUI-Québec, qui aurait pu déboucher sur une plateforme multipartite, le projet tombe cependant à l'eau après le retrait de la signature de Québec solidaire au printemps 2017. Le projet, alors soumis à une «période de refroidissements», selon les dires de Claudette Carbonneau des OUI-Québec, n'est pas cependant annulé pour autant.

Un projet entre le Parti québécois et la Coalition Avenir Québec[8],[9],[5][modifier | modifier le code]

Plusieurs députés du Parti québécois (PQ) proposent publiquement de ne pas adopter le projet d'alliance ou d'entente avec Québec solidaire pour plutôt se tourner vers la Coalition avenir québécois, avec lequel le parti partagerait davantage d'idées et de segments de l'électorat. Avant cela, le chef de la Coalition Avenir Québec disait que plusieurs députés du PQ pourraient changer de parti et se tourner vers le sien, avant de cesser ce type de démarches.

Un projet entre le Parti québécois, la Coalition Avenir Québec et Québec solidaire[10],[11],[12][modifier | modifier le code]

Ce projet est mis sur la table dans l'espoir de vaincre à tout prix les libéraux.

Sondages[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Projet de loi n°3 : Loi modifiant la Loi électorale afin de prévoir des élections à date fixe », sur assnat.qc.ca.
  2. « Projet de loi n°3 : Loi modifiant la Loi électorale afin de prévoir des élections à date fixe - Assemblée nationale du Québec », sur www.assnat.qc.ca (consulté le 18 juin 2017)
  3. a et b « http://quebecsolidaire.net/nouvelle/congres-de-quebec-solidaire-le-changement-passe-par-un-vaste-mouvement-politique-et-populaire », sur quebecsolidaire.net (consulté le 18 juin 2017)
  4. a, b et c Zone Politique - ICI.Radio-Canada.ca, « Québec solidaire : les membres rejettent la convergence avec le PQ », sur Radio-Canada.ca (consulté le 18 juin 2017)
  5. a et b « Sondage: la CAQ doublerait le PQ | Politique », La Presse,‎ (lire en ligne)
  6. Patrick Bellerose, « Rien ne va plus à la table du OUI Québec », sur Le Journal de Québec (consulté le 18 juin 2017)
  7. Zone Politique - ICI.Radio-Canada.ca, « Convergence : une entente gardée secrète par Québec solidaire », sur Radio-Canada.ca (consulté le 18 juin 2017)
  8. Nombre de commentaires, « Une alliance possible entre la CAQ et le PQ? », sur TVA Nouvelles (consulté le 18 juin 2017)
  9. « Le PQ considère qu'il sera très difficile de battre les libéraux sans alliance », sur Le Huffington Post (consulté le 18 juin 2017)
  10. Patrick Bellerose, « Pas question d’une triple alliance avec la CAQ et QS, dit Lisée », sur Le Journal de Québec (consulté le 18 juin 2017)
  11. Patrick Bellerose, « Lisée enterre l'idée d'une alliance PQ-CAQ-QS », sur Le Journal de Québec (consulté le 18 juin 2017)
  12. Patrick Bellerose, « Des péquistes veulent une alliance avec la CAQ et QS », sur Le Journal de Québec (consulté le 18 juin 2017)