Jean Charest

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Jean Charest
Illustration.
Fonctions
Premier ministre du Québec

(9 ans, 4 mois et 21 jours)
Lieutenant-gouverneur Lise Thibault
Pierre Duchesne
Prédécesseur Bernard Landry
Successeur Pauline Marois
Député à l'Assemblée nationale du Québec
pour Sherbrooke

(13 ans, 9 mois et 20 jours)
Prédécesseur Marie Malavoy
Successeur Serge Cardin
13e chef du Parti libéral du Québec

(14 ans, 4 mois et 20 jours)
Prédécesseur Daniel Johnson
Successeur Philippe Couillard
Député à la Chambre des communes
pour Sherbrooke
Prédécesseur Irénée Pelletier
Successeur Serge Cardin
5e vice-Premier ministre du Canada

(4 mois et 11 jours)
Premier ministre Kim Campbell
Prédécesseur Don Mazankowski
Successeur Sheila Copps
9e ministre de l'Environnement du Canada

(2 ans, 2 mois et 3 jours)
Premier ministre Brian Mulroney
Prédécesseur Robert de Cotret
Successeur Pierre H. Vincent
Chef du Parti progressiste-conservateur du Canada
Prédécesseur Kim Campbell
Successeur Joe Clark
Biographie
Nom de naissance John James Charest
Date de naissance (60 ans)
Lieu de naissance Sherbrooke, Canada
Nationalité Canadienne
Parti politique Parti progressiste-conservateur du Canada (avant 1998)
Parti libéral du Québec (depuis 1998)
Conjoint Michèle Dionne
Enfants Amélie, Antoine et Alexandra
Diplômé de Université de Sherbrooke
Profession Avocat
Religion Catholicisme

Signature de Jean Charest

Jean Charest
Premiers ministres du Québec

Jean Charest, né John James Charest est un avocat et un homme politique québécois, né le à Sherbrooke (Québec) et ancien Premier ministre de la province. Auparavant en politique fédérale, il a brièvement été vice-Premier ministre du Canada en 1993 puis chef du Parti progressiste-conservateur de 1993 à 1998. Il s'est notamment fait connaître au Québec en tant que vice-président du comité du « non » lors du référendum québécois de 1995. Il se lance ensuite en politique provinciale, en prenant la direction Parti libéral du Québec en 1998 puis devient Premier ministre suite à l'élection générale de 2003. Il ne quitte ces fonctions qu'après la défaite électorale en 2012.

Biographie[modifier | modifier le code]

Études en droit et politique fédérale[modifier | modifier le code]

Né John James Charest en 1958, il est le fils de Claude Red Charest et de Rita Leonard, une Irlando-Canadienne à qui il doit son prénom. Son père est un conservateur de longue date mais ne s'implique pas en politique active, et le père de celui-ci a été organisateur politique pour l'Union Nationale à Sherbrooke dans les années 1930[1]. Le jeune Charest complète ses études collégiales au Séminaire de Sherbrooke puis entreprend un baccalauréat en droit à l'Université de Sherbrooke[2]. Sa mère décède prématurément en 1976 alors qu'il est encore aux études, ce qui l'affecte beaucoup. La même année, il a 18 ans et vote pour le Parti Québécois aux élections générales[1].

Avant même d'être diplômé en 1980, il fut en couple avec Michèle Dionne, sa future épouse avec qui il aura trois enfants. Il effectue un stage à l'Aide juridique, puis est admis au Barreau du Québec en 1981, en tant que « John James » (prénom d'ailleurs demeuré au bottin des avocats[3]). Il exerce initialement son métier à Sherbrooke au sein du cabinet Beauchemin Dussault, mais ne plaide que huit causes avant de commencer à s'intéresser sérieusement à la politique fédérale et aux progressistes-conservateurs[1] Le Parti connaît alors des tensions internes et Jean Charest se range d'abord dans le camp du chef Joe Clark (Premier Ministre de 1979 à 1980), mais va vite lui préférer Brian Mulroney qui va ravir la direction en 1983. Lors des élections de 1984, Charest est porté par une vague bleue et remporte la circonscription de Sherbrooke, acquise au Parti libéral du Canada depuis 1968 (le PC obtient la plus grande majorité parlementaire de l'histoire du pays). À son arrivée à Ottawa, son allure jeune, notamment sa chevelure ébouriffée, détonne[1]. On lui offre quand même le poste de vice-président adjoint de la Chambre des communes, qu'il occupe jusqu'en 1986.

On lui propose ensuite, à l'âge de 28 ans, le tire de Ministre d'État à la Jeunesse au sein du cabinet du Premier ministre Brian Mulroney. C'est le plus jeune membre du conseil des ministres de l'histoire du Parlement. Puis, il est nommé en 1988 leader adjoint du gouvernement et Ministre d'État à la Condition physique et au Sport amateur[2]. C'est donc lui qui doit imposer une suspension au sprinter canadien Ben Johnson, épinglé pour dopage aux Jeux olympiques de Séoul. En 1990, il doit toutefois démissionner après avoir commis l'imprudence de contacter le juge Macerola, qui lui reprochait d'avoir tenté de faire pression dans un dossier opposant un entraîneur d'athlétisme congédié et son ancienne équipe[4],[5]. Il est par la suite placé à la tête d'un comité parlementaire spécial sur la résolution de l'Accord du lac Meech en 1990, et c'est ce qui le fera revenir sous les projecteurs[1]. Il sera en 1991 réintégré au cabinet, puis nommé ministre de l'Environnement. Avec Lucien Bouchard, il avait participé aux négociations préliminaires qui ont abouti à l'accord de Kyoto.

Chef du Parti progressiste-conservateur du Canada[modifier | modifier le code]

Brian Mulroney démissionne du poste de chef du Parti progressiste-conservateur et premier ministre en 1993, empêtré dans la controverse. Charest se porte candidat à sa succession. Il impressionne bon nombre d'observateurs par son habileté et sa fougue, et arrive bon deuxième derrière la ministre de la Défense, Kim Campbell. Jean Charest est nommé vice-premier ministre et ministre de l'Industrie, des sciences et technologies dans le cabinet éphémère de Campbell[1].

Lors de l'élection de 1993, les progressistes-conservateurs sont balayés du pouvoir. Seulement deux des 295 candidats du parti sont élus : Charest et Elsie Wayne. En tant qu'unique membre restant de ce qui devait être le dernier cabinet progressiste-conservateur, Charest est nommé chef intérimaire du parti, et est confirmé au poste en avril 1995. Entre temps, il a été chargé de cours en science politique à l'Université Concordia en 1994 en 1995[2].

Avant d'être confirmé dans ses fonctions de chef du parti, Charest lance un effort pour rebâtir le parti. Lors de l'élection de 1997, les conservateurs récoltent 19 % des suffrages, remportant 20 des 301 sièges, principalement dans les provinces maritimes. Le parti revient de loin, mais Charest est déçu par les résultats. Il avait en outre proposé de réduire les impôts, de faire une alternative à Jean Chrétien, de réviser la loi sur les armes à feu et de créer une charte des droits des victimes. Il s'était lié avec ceux qui dénonçaient la possibilité d'une partition de la province en cas de séparation.

Campagne référendaire de 1995[modifier | modifier le code]

Jean Charest, tout comme Jean Chrétien, Premier ministre libéral du Canada ou encore Daniel Johnson du Parti libéral du Québec, fera campagne pour le « NON » en tant que chef du Parti conservateur du Canada[6]. Il était aussi le vice-président du Comité national des Québécoises et des Québécois pour le NON durant la campagne contre la séparation du Québec de 1995[7].

Chef du Parti libéral du Québec[modifier | modifier le code]

En , Charest se plie à la très grande pression publique et politique et quitte la politique fédérale pour entrer dans la politique provinciale, en prenant la direction du Parti libéral du Québec. Charest est en effet considéré comme le meilleur espoir des fédéralistes québécois pour vaincre le gouvernement souverainiste du Parti québécois. (Le Parti libéral du Québec n'est pas affilié avec les libéraux fédéraux bien qu'il l'ait déjà été à une époque.)

Quelques mois plus tard, Jean Charest est élu député de la circonscription de Sherbrooke aux élections générales du 30 novembre 1998. Les libéraux, sous Charest, réussissent à récolter un plus grand nombre de votes que le Parti québécois lors de l'élection. Toutefois, puisque le système électoral n'est pas proportionnel au nombre de votes, le Parti québécois remporte suffisamment de sièges pour former un autre gouvernement majoritaire. Par rapport à l'élection générale de 1994 (alors que les libéraux étaient dirigés par Daniel Johson fils), libéraux et péquistes récoltèrent presque le même nombre de sièges à l'Assemblée nationale du Québec. Du au , Jean Charest est chef de l'opposition officielle du Québec.

Peu avant la campagne électorale de 1998, Monsieur Charest avait écrit son autobiographie. Aussi, l'éditorialiste en chef de La Presse, André Pratte, en avait écrit une semblable à la même époque.

À l'élection du 14 avril 2003, Charest mène ses troupes libérales à une victoire majoritaire, mettant fin à neuf ans de gouvernements du Parti Québécois. Il affirme détenir désormais un mandat pour réformer les soins de santé, geler les frais de scolarité, baisser les impôts, réduire les dépenses et faire des réductions dans le rôle de l'État. Jean Charest est assermenté premier ministre du Québec le .

Premier ministre du Québec[modifier | modifier le code]

Article connexe : Gouvernement Jean Charest.

Premier mandat[modifier | modifier le code]

Article connexe : 37e législature du Québec.
Jean Charest en 2005.

Ses deux premières années en tant que premier ministre sont marquées par une opposition féroce envers ses politiques de la part de divers groupes sociaux et des syndicats. L'antagonisme et la négativité entre le gouvernement et les employés du secteur public, ainsi que l'absence des baisses d'impôts promises qui se font toujours attendre, contribuent à rendre son gouvernement extrêmement impopulaire auprès du public. Certains ont suggéré que Charest pourrait être candidat à la direction du Parti conservateur du Canada advenant une défaite électorale éventuelle de Stephen Harper. Certains souverainistes[réf. nécessaire] ont aussi tenté d'attaquer Charest en faisant valoir que son prénom légal est « John » et non « Jean », et Marc Bellemare, ancien libéral, tente le « rejet de la poursuite de 700 000 $ intentée contre lui parce que le nom qui y figure ne serait pas le vrai nom du premier ministre. Tel qu'il est inscrit au tableau de l'ordre des avocats du Barreau du Québec, c'est John James Charest qui devrait être le demandeur, et non Jean Charest »[8].

Plusieurs crises importantes ont marqué le premier mandat du gouvernement Charest. La crise du C. difficile, la crise du logement, la crise du financement universitaire, l'effondrement du viaduc de la Concorde, la fusillade au collège Dawson, les accommodements raisonnables, la crise des algues bleues et le problème de démocratie municipale comptent parmi les événements difficiles qui ont marqué ces premières années.

Second mandat[modifier | modifier le code]

Article connexe : 38e législature du Québec.

Jean Charest est réélu premier ministre lors de l'élection québécoise de 2007. Toutefois, son gouvernement devient minoritaire. Son parti fait élire 48 députés, obtenant 33 % des votes. Les deux autres principaux partis, l'Action démocratique du Québec (dirigée par Mario Dumont) et le Parti québécois (dirigé par André Boisclair) font respectivement élire 41 députés (31 % des votes) et 36 députés (28 % des votes). Dans sa circonscription, Sherbrooke, Jean Charest obtient 36,56 % des votes, devançant de peu le candidat du Parti québécois, Claude Forgues.

Le , Jean Charest annonce un cabinet ministériel réduit à 18 ministres dit « paritaire ». Dans les faits, ce cabinet compte 19 ministres si l'on inclut le premier ministre avec plus d'hommes (10) que de femmes (9). Ce cabinet représente tout de même une première dans la province en termes de représentativité féminine, ce qui est très bien accueilli de la part des médias et de la population.

Troisième mandat[modifier | modifier le code]

Article connexe : 39e législature du Québec.
Jean Charest en 2012.

Lors de l'élection québécoise de 2008, le Parti libéral de Jean Charest est redevenu majoritaire, mais avec une faible majorité en obtenant 66 sièges sur 125 avec 42 % des voix. Durant son troisième mandat, Jean Charest fait face à une conjoncture économique fortement défavorable, ainsi qu'à une dette publique avoisinant les 220 milliards.

Son troisième mandat est aussi ponctué de plusieurs allégations de financement douteux du Parti libéral du Québec ainsi qu'une multitude de scandales dans le secteur de la construction au Québec, la perte de 39,8 milliards de la Caisse de dépôt et placement du Québec et l'affaire Marc Bellemare (ex-ministre de la Justice sous le gouvernement Charest), celui-ci alléguant avoir subi des pressions de collecteurs de fonds du PLQ lors de la nomination de juges. Ces dernières poursuites se sont réglées hors-Cour. Mais la polémique sur le refus du premier ministre à propos d'une enquête publique concernant la collusion du financement des partis politiques et la corruption dans le monde de la construction perdure. Un sondage indique que 77 % des Québécoises et Québécois exige une telle enquête[9]. Cette commission ne sera finalement créée que deux ans plus tard, devant le mécontentement jusque dans les rangs du parti au pouvoir[10].

En , l'unique député de Québec solidaire Amir Khadir a déposé à l'Assemblée nationale une pétition demandant la démission du premier ministre libéral ayant rassemblé 247 379 signatures[11].

Jean Charest a affronté la grève étudiante québécoise de 2012.

En février 2012, une grande partie des étudiants du Québec entame une grève, qui trouve l’appui d’associations étudiantes et d'une partie de la société dans son ensemble. Cette grève conteste la mise en place d'une hausse de 1 772 $ des frais de scolarité sur sept ans, soit 82 %. À son apogée, cette grève regroupe plus de 350 000 étudiants post-secondaire et est, dès lors, considérée comme la plus longue protestation de l'histoire du Québec[12]. Pendant les 6 mois que durera cette grève, Jean Charest refusera de rencontrer les leaders étudiants durant les quatre premiers mois[13],[14],[15] et finira par aller leur serrer la main et discuter pendant 30 minutes, sans pour autant prendre part aux négociations. Il élaborera et mettra en place le projet de loi 78, loi 12 (abrogée dès le 20 septembre par les péquistes). Cette loi va être grandement critiquée par une majorité de la société québécoise qui sortira alors dans la rue tous les soirs pour taper sur des casseroles. Amnesty International et l'ONU exprimeront leur inquiétude par rapport aux restrictions qu'impose cette loi pour les libertés fondamentales[16],[17],[18]. S'ensuivront de nombreuses manifestations un peu partout dans la province avec une manifestation nocturne tous les soirs à Montréal. Lors de cette grève, certains observateurs dénoncent la « méthode musclée » des autorités[19]. Brutalité et profilage des « carrés rouges » qui ne seront jamais remis en cause par Jean Charest et son gouvernement qui, au contraire, appuieront la SQ et les autres corps policiers[20],[21]. Suite à ce projet de loi, la grève étudiante se transforme en crise sociale qui rallie différents groupes tels que des groupes syndicaux et plusieurs générations croyant en des idéaux communs[22].

Cet évènement est alors utilisé comme argument pour déclencher, durant l'été, l'élection de 2012 qui a lieu le 4 septembre. Le Parti québécois est alors porté au pouvoir, pour former un gouvernement minoritaire et le Parti libéral devient l'opposition officielle. Jean Charest, après plus de vingt ans comme député, est défait dans sa propre circonscription, Sherbrooke, où le péquiste Serge Cardin est élu. Le 5 septembre 2012, au lendemain de cette défaite, Jean Charest annonce sa démission comme chef du Parti libéral du Québec[23]. Philippe Couillard lui succédera.

Après la politique[modifier | modifier le code]

À la suite de cette démission, il réintègre la pratique du droit en janvier 2013 en se joignant au cabinet McCarthy Tétrault à Montréal, et en novembre 2013 devient président du conseil des gouverneurs de l'Idée fédérale, un groupe de réflexion sur le fédéralisme canadien cofondé par André Pratte[2].

La controverse le rattrape en 2014 alors que Radio-Canada mentionne que des policiers se seraient intéressés à une activité de financement l'ayant impliqué avant son accession au pouvoir, mais surtout en 2016 quand le Journal de Montréal révèle, preuves à l'appui, que lui, l'ex collecteur de fonds déchu du Parti libéral Marc Bibeau et des dizaines d'autres personnes liées au PLQ dont Line Beauchamp et Violette Trépanier auraient fait l'objet d'une enquête criminelle par l'Unité permanente anticorruption (UPAC). Des listes de passages aux douanes canadiennes depuis 2003 et des informations personnelles, familiales et bancaires concernant Charest et Bibeau auraient notamment été obtenues dans le cadre de l'enquête baptisée « Mâchurer », mais aucune accusation n'a jamais été déposée[24]. L'UPAC, corps d'ailleurs crée sous le gouvernement Charest, enquêtait sur un présumé « pont d'or » où d'importantes sommes d'argent auraient été accordées par des entreprises désireuses de voir Jean Charest devenir chef du Parti Libéral lors de la course de 1998 mais aussi entre 2003 et 2012[25]. En novembre 2017, lors d'une rare allocution publique en marge du 150e anniversaire du Parti, le principal intéressé nie avec énergie ces allégations, qu'ils qualifient d'inquiétantes « faussetés », tout en critiquant sévèrement le travail de l'UPAC et des médias[26].

Titres et distinctions[modifier | modifier le code]

Culture populaire[modifier | modifier le code]

  • En 1998, le chanteur québécois Mononc' Serge écrit une chanson satirique, Le Frisé, à propos de Jean Charest[31].
  • Au lendemain des élections québécoises du 14 avril 2003, le groupe de rap québécois Loco Locass a composé et distribué gratuitement l'année suivante la chanson Libérez-nous des libéraux.
  • En 2004 il est la cible d'un bombardement Google. La recherche des termes « mouton insignifiant » ou simplement « insignifiant » dans le moteur de recherche Google donnait comme premier résultat sa biographie officielle[32].
  • Un moment comique mais qui marquera les annales diplomatiques franco-québécoises survient en 2009 lorsque, fraîchement débarqué à Paris, Charest est accueilli au Sénat par le député français Pierre Lasbordes qui lui dit « j'espère que vous "n'avez pas trop la plotte à terre" », croyant qu'il s'agissait là d'une expression québécoise existante. Hors, ce n'était pas le cas et le terme « plotte » est plutôt vulgaire en argot québécois. Voulant bien faire, c'est un employé du député qui aurait déniché l'expression sur un site internet, où « avoir la plotte à terre » était erronément traduit par « être très fatigué »[33].
  • Le 16 août 2011, il a fait l'objet d'un canular le laissant pour mort. Un pirate informatique a piraté le site du quotidien Le Devoir entre 1 h et 2 h du matin et aurait rédigé un article le présumant mort d'une crise cardiaque. L'attaché de presse du premier ministre a vite fait de rectifier la nouvelle ainsi que le journal victime de piratage[34].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f ICI.Radio-Canada.ca, « Jean Charest. La politique, une affaire de famille », sur Radio-Canada.ca (consulté le 6 octobre 2018)
  2. a, b, c et d « Jean Charest - Biographie », sur Assemblée nationale du Québec (consulté le 7 octobre 2018)
  3. Catherine Morissette, « John James Charest », (consulté le 6 octobre 2018)
  4. (en) « Québec Premier Jean Charest », sur Canada Online (consulté le 15 mars 2007).
  5. Michel David, « Le fâcheux », sur Le Devoir,
  6. https://ici.radio-canada.ca/nouvelles/dossiers/PointDeRupture/bio_charest.shtml
  7. https://ici.radio-canada.ca/nouvelles/dossiers/tetes/charest/deux.html
  8. Le Journal de Montréal, 3 septembre 2010, page 6.
  9. Les Québécois exigent une commission
  10. Le Devoir : Après la controverse, la commission Charbonneau
  11. ROBITAILLE, Antoine. «247 379 signatures contre Charest - Une pétition qui dérange», Le Devoir, 17 février 2011.
  12. [1]
  13. [2]
  14. [3]
  15. [4]
  16. Amnisite International : Une dérive dans la protection des droits fondamentaux : Amnistie internationale s’oppose à l’adoption du projet de Loi 78
  17. La Presse : Amnistie internationale critique sévèrement la loi 78
  18. Radio Canada : Des experts de l'ONU préoccupés par la Loi 78
  19. Radio Canada : Amnistie et la Ligue des droits dénoncent des abus policiers lors de manifestations étudiantes
  20. La Presse : Jean Charest défend les policiers
  21. Le Devoir : Un travail policier « remarquable » dans les circonstances, affirme Charest
  22. « Le délire totalitaire de Jean Charest - Vigile.Québec », sur vigile.quebec (consulté le 15 septembre 2016)
  23. Le Devoir : Jean Charest quitte la vie politique
  24. Jean-Louis Fortin, « EXCLUSIF: Jean Charest et Marc Bibeau surveillés de près par la police jusqu'en 2016 », sur Le Journal de Montréal (consulté le 7 octobre 2018)
  25. Katia Gagnon et Kathleen Lévesque, « L'UPAC enquête sur un présumé «pont d'or» pour Jean Charest », sur La Presse, (consulté le 7 octobre 2018)
  26. « Congrès du PLQ: Jean Charest pourfend l'UPAC et les médias », sur La Presse, (consulté le 7 octobre 2018)
  27. « Alain Spalanzani remet un doctorat honoris causa à Jean Charest, Premier ministre du Québec », sur www.upmf-grenoble.fr, (consulté le 31 décembre 2009)
  28. « Le premier ministre du Québec Jean Charest reçoit l’Ordre du Mérite Bavarois », sur www.baviere-quebec.org, (consulté le 31 décembre 2009)
  29. « La Légion d'honneur pour Jean Charest », sur www.radio-canada.ca, SRC, (consulté le 3 février 2009)
  30. https://www.canada.ca/fr/conseil-prive/services/reine.html#xC
  31. « L'exutoire de Mononc' Serge », sur lapresse.ca
  32. Marie-Ève Morasse, « Google ne résiste pas à la «bombe» Colbert », sur technaute.cyberpresse.ca, Gesca (consulté le 12 décembre 2008).
  33. « «Plotte à terre»: les dessous d'une gaffe », sur Le Soleil, (consulté le 7 octobre 2018)
  34. http://actualites.ca.msn.com/grands-titres/m%C3%A9dias-jean-charest-toujours-vivant

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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