Lise Thériault

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Lise Thériault
Image illustrative de l'article Lise Thériault
Fonctions
18e Vice-première ministre du Québec
En fonction depuis le
(3 ans, 3 mois et 23 jours)
Gouvernement Philippe Couillard
Législature 41e législature
Prédécesseur François Gendron
Ministre de la Sécurité publique du Québec

(1 an, 7 mois et 6 jours)
Gouvernement Philippe Couillard
Législature 41e législature
Prédécesseur Stéphane Bergeron
Successeur Pierre Moreau
Députée à l'Assemblée nationale du Québec
pour Anjou–Louis-Riel
En fonction depuis le
(15 ans et 4 mois)
Législature 36e, 37e, 38e, 39e, 40e et 41e législature
Prédécesseur Jean-Sébastien Lamoureux
Biographie
Date de naissance (51 ans)
Lieu de naissance Toronto
Nationalité Canadienne
Parti politique Parti libéral du Québec

Lise Thériault, née le à Toronto, est une femme politique canadienne, vice-Première ministre du Québec[1] depuis 2014.

Biographie[modifier | modifier le code]

Carrière entrepreneuriale[modifier | modifier le code]

Lise Thériault est la troisième d'une famille de cinq enfants, née d'un père acadien et d'une mère québécoise. Après ses études secondaires, elle désire entrer immédiatement sur le marché du travail. À l'âge de 21 ans, elle devient directrice des ventes pour une agence de publicité. Avec son patron Gérard Therrien, qui deviendra ensuite son conjoint, elle lance le journal L'Édition, le journal des gens d'affaires en 1993. Elle s'implique à partir de ce moment dans de nombreux organismes, entre autres à la chambre de commerce de l'est de l'île de Montréal, au Réseau des femmes d'affaires de l'Est et dans plusieurs conseils d'administration locaux.

À ce titre, elle remporte, en 2001, le concours provincial des Prix des Femmes d'Affaires 2001, catégorie Femme d'affaires socialement engagée. Pendant ce temps, elle s'intéresse aussi à la politique. Elle soutient financièrement le Parti québécois et est partisane de Louise Harel, alors députée d'Hochelaga-Maisonneuve[2].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Lise Thériault, en 2012.

Le , le député d'Anjou–Louis-Riel, circonscription qu'habite Lise Thériault, démissionne en raison d'un système d'électeurs illégaux à la dernière élection. La femme d'affaires est alors courtisée par le Parti québécois et le Parti libéral du Québec pour devenir candidate à la succession. Elle choisit de porter les couleurs libérales et elle remporte la circonscription le .

Une fois élue, elle est porte-parole de l'opposition officielle en matière d'emploi. Lors de l'élection générale québécoise de 2003, les Libéraux accèdent au pouvoir. De 2005 à 2007, elle est ministre de l'Immigration et des Communautés culturelles. De 2008 à 2010, elle est ministre déléguée aux Services sociaux. Elle devient ministre du Travail le . Elle est alors envoyée au front pour piloter le dossier de l'abolition du placement syndical dans le secteur de la construction. Après un deuxième court passage dans l'opposition officielle de 2012 à 2014, elle devient ministre de la Sécurité publique. Le premier ministre Philippe Couillard la choisit comme vice-première ministre du Québec. Le , elle quitte temporairement ses fonctions durant six semaines pour des raisons de santé[3], période qui est par la suite prolongée pour une durée indéterminée[4] Pierre Moreau assure l'intérim de son poste de ministre de la Sécurité publique. Le 28 janvier 2016, à l'occasion d'un remaniement ministériel, le premier ministre Phlippe Couillard la reconduit dans ses fonctions de vice-première ministre du Québec et lui confie le rôle de ministre responsable des Petites et Moyennes Entreprises, de l'Allègement réglementaire et du Développement économique régional, ministre responsable de la Condition féminine et ministre responsable de la région de Lanaudière, fonctions qu'elle occupe encore à ce jour.

Elle fait l'objet de critiques en février 2016 en se positionnant comme non féministe alors qu'elle est la ministre responsable de la Condition féminine. Elle donne le conseil suivant aux femmes : « Tu veux prendre ta place ? Faire ton chemin ? Let’s go, vas-y ! »[5]. Elle tente de rectifier la situation en se disant par la suite « féministe à [s]a manière », mais entre-temps, son premier ministre Philippe Couillard, qui lui-même refuse l'étiquette de féministe, commente en disant que l'« étiquette de féministe [est] un débat peu utile »[6].

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]