Gouvernement Pauline Marois

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Gouvernement Charest Gouvernement Marois Gouvernement Couillard
39e législature 40e législature 41e législature
2012 2013 2014

Le gouvernement Pauline Marois est le gouvernement formé par la première ministre Pauline Marois et a exercé le pouvoir de 2012 à 2014. Il a été formé le à la suite de l'élection générale du 4 septembre 2012, date à laquelle le Parti québécois a fait élire le plus grand nombre de candidats à la Assemblée nationale du Québec. Toutefois, puisque le nombre de députés élus était inférieur à celui des autres partis réunis, le gouvernement fut minoritaire, une situation plutôt rare pour un gouvernement au Québec. Le gouvernement a été défait à la suite de l'élection générale du 7 avril 2014.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Le 1er Cabinet Marois compte 24 ministres, y compris la première ministre, dont 9 femmes et 15 hommes. Le whip en chef et le président de caucus du gouvernement participent également aux délibérations du Conseil des ministres.

Des analystes de la scène politique québécoise évaluent que le gouvernement minoritaire du Parti québécois a connu deux grandes étapes. Après une première année difficile, marquée par une certaine incohérence de l'action gouvernementale qui a augmenté le taux d'insatisfaction à son égard, ils notent une amélioration de la perception de l'électorat à compter du milieu de l'année 2013. L'action décisive de la première ministre Marois dans les jours qui ont suivi l'accident ferroviaire de Lac-Mégantic, en juillet 2013, marque le début d'un recentrage de l'action du gouvernement[1].

Le politologue Jean-Herman Guay note que ce changement d'approche s'accompagne d'un virage vers le centre de l'échiquier politique, marqué par deux budgets où dominent le contrôle serré des dépenses et certaines hausses de tarifs. La reprise en main du gouvernement péquiste s'est également manifestée à l'automne 2013 avec le débat sur la charte de la laïcité, où la position du parti gouvernemental lui a permis de reprendre le contrôle du jeu politique: « il a coincé la CAQ, qui propose une position de compromis, et déstabilisé le PLQ, visiblement mal préparé à un débat aussi énergique », évalue le journaliste politique Alec Castonguay, dans un texte publié au début de la campagne électorale[1].

Chronologie[modifier | modifier le code]

2012[modifier | modifier le code]

2013[modifier | modifier le code]

2014[modifier | modifier le code]

Composition[modifier | modifier le code]

Composition en septembre 2012
  • François Gendron : Vice-premier ministre, ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation et ministre responsable de la région de l’Abitibi-Témiscamingue.
  • Stéphane Bédard : ministre responsable de l’Administration gouvernementale, président du Conseil du trésor et ministre responsable de la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean.
  • Nicolas Marceau : ministre des Finances et de l’Économie et président du Comité ministériel de la prospérité et du développement régional.
  • Agnès Maltais : ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, ministre responsable de la Condition féminine, présidente du Comité ministériel de la solidarité et ministre responsable de la région de la Capitale-Nationale et de la région de la Chaudière-Appalaches.
  • Bernard Drainville : ministre responsable des Institutions démocratiques et de la Participation citoyenne, président du Comité ministériel de l’identité et ministre responsable de la région de la Mauricie.
  • Bertrand St-Arnaud : ministre de la Justice et président du Comité de législation.
  • Nicole Léger : ministre de la Famille et ministre responsable de la région de Laval et de la région des Laurentides.
  • Marie Malavoy : ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport et ministre responsable de la région de la Montérégie.
  • Jean-François Lisée : ministre des Relations internationales, de la Francophonie et du Commerce extérieur, président du Comité ministériel de la région métropolitaine et ministre responsable de la région de Montréal.
  • Sylvain Gaudreault : ministre des Transports, ministre des Affaires municipales, des Régions et de l’Occupation du territoire
  • Martine Ouellet : ministre des Ressources naturelles.
  • Alexandre Cloutier : ministre délégué aux Affaires intergouvernementales canadiennes et à la Gouvernance souverainiste et ministre responsable de la région de la Côte-Nord et de la région du Nord du Québec.
  • Réjean Hébert : ministre de la Santé et des Services sociaux, ministre responsable des Aînés et ministre responsable de la région de l’Estrie.
  • Véronique Hivon : ministre déléguée à la Santé publique et à la Protection de la jeunesse et ministre responsable de la région de Lanaudière.
  • Maka Kotto : ministre de la Culture et des Communications.
  • Stéphane Bergeron : ministre de la Sécurité publique et ministre responsable de la région de l’Outaouais.
  • Pierre Duchesne : ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche, de la Science et de la Technologie et ministre responsable de la région du Centre-du-Québec.
  • Diane De Courcy : ministre de l’Immigration et des Communautés culturelles et ministre responsable de la Charte de la langue française
  • Daniel Breton : ministre du Développement durable, de l’Environnement, de la Faune et des Parcs. Il quittera ce poste le 29 novembre à la suite de révélations controversées à son sujet[5].
  • Pascal Bérubé : ministre délégué au Tourisme et ministre responsable de la région du Bas-Saint-Laurent
  • Élaine Zakaïb : ministre déléguée à la Politique industrielle et à la Banque de développement économique du Québec
  • Gaétan Lelièvre : ministre délégué aux Régions et ministre responsable de la région de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine
  • Élizabeth Larouche : ministre déléguée aux Affaires autochtones


Remaniement le 21 septembre 2012
Remaniement le 18 octobre 2012
Remaniement le 4 décembre 2012

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Alec Castonguay, « Les neuf vies de Pauline Marois », L'actualité,‎ (lire en ligne)
  2. Robert Dutrisac, Antoine Robitaille et Guillaume Bourgault-Côté, « Le cabinet de Pauline Marois - 1 », Le Devoir,‎ (lire en ligne); Robert Dutrisac, Antoine Robitaille et Guillaume Bourgault-Côté, « Le cabinet de Pauline Marois - 2 », Le Devoir,‎ (lire en ligne).
  3. Robert Dutrisac, « Pauline Marois commence en lion », Le Devoir,‎ (lire en ligne).
  4. Gouvernement du Québec, « Décret 924-2012 », 21 septembre 2012, Gazette officielle, vol. 144, no 41, p. 4865 [lire en ligne (page consultée le 16 octobre 2012)].
  5. Jessica Nadeau, « Daniel Breton démissionne de son poste de ministre de l'Environnement », Le Devoir, http://www.ledevoir.com/politique/quebec/365157/daniel-breton-demissionne-de-son-poste-de-ministre-de-l-environnement (page consultée le 17 avril 2013)
  6. a et b Paul Journet, « Yves-François Blanchet responsable de la Mauricie », La Presse,‎ (ISSN 0317-9249, lire en ligne)
  7. a et b Simon Boivin, « Enceinte, Véronique Hivon démissionne de son poste de ministre », La Presse,‎ (ISSN 0317-9249, lire en ligne)
  8. a, b, c et d « Le «bouillant» Yves-François Blanchet nommé à l'Environnement », La Presse,‎ (ISSN 0317-9249, lire en ligne)

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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