Gerry Sklavounos

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Gerry Sklavounos
Image illustrative de l'article Gerry Sklavounos
Fonctions
Député de Laurier-Dorion
En fonction depuis le
Élection Élection de 2007
Législature 40e législature du Québec
Prédécesseur Elsie Lefebvre
Biographie
Date de naissance (42 ans)
Lieu de naissance Montréal
Nationalité Drapeau du Canada Canada
Parti politique Indépendant
Profession Avocat

Gerry Sklavounos est un homme politique québécois, né à Montréal le . Depuis l'élection générale de 2007, il est député de la circonscription de Laurier-Dorion à l'Assemblée nationale du Québec[1]. De 2007 à 2016, il siège comme député du Parti libéral du Québec jusqu'à son retrait du caucus pour siéger à titre de député indépendant, lorsqu'il est visé par une allégation d'agression sexuelle[2],[3] de laquelle il a été subséquemment blanchi[4].

Biographie[modifier | modifier le code]

Gerasimos (Gerry) Sklavounos, Jr. est né à Montréal, Québec, fils d'Athina Melissinos et de Gerasimos Sklavounos, immigrants venus de la Grèce au Québec à la fin des années cinquante. Il a vécu ses premières années dans le quartier du Plateau Mont-Royal à Montréal avant de déménager à Parc-Extension à l’âge de six ans. Il a vécu les 23 années suivantes dans le quartier qu’il représente actuellement à l'Assemblée nationale du Québec. Sklavounos a obtenu son diplôme d’études collégiales du Cégep Vanier en 1994 et a continué ses études pour obtenir des baccalauréats en droit civil et en common law de l'Université McGill en 1998. Sklavounos parle, lit et écrit le français, l’anglais, et le grec.

Carrière en droit[modifier | modifier le code]

Avant son admission au Barreau du Québec en 1999, Sklavounos a complété son stage en droit à la Section des poursuites criminelles du Ministère fédéral de la justice. Il a ensuite pratiqué le droit criminel en défense pour le compte du Bureau d'aide juridique de Montréal de 2000 à 2004. En 2004, Sklavounos s’est joint au cabinet Silver Sandiford où il a pratiqué le droit criminel en défense jusqu'à son entrée en politique.

Implication dans la communauté grecque[modifier | modifier le code]

Sklavounos a été actif dans la communauté grecque à plusieurs niveaux. Il a siégé au conseil exécutif du Congrès hellénique du Québec de 2003-2007 et, en 2006, a été élu vice-président relations publiques du Congrès hellénique du Canada. En 2007, Sklavounos a siégé au conseil d'administration de la Fondation hellénique de bourses d’études et il a également été porteur de flambeau dans le relais olympique de 2004 pour les Jeux Olympiques d'Athènes.

Le 12 juin 2010, Sklavounos a été sélectionné parmi les 40 meilleurs leaders grecs de l'Amérique du Nord de moins de 40 ans par la Fondation Greek America. Un de seulement deux canadiens choisis, Sklavounos était présent en tant qu'invité d'honneur lors d'un gala à Chicago où il a reçu son prix[5].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Premier mandat comme député[modifier | modifier le code]

Sklavounos a été élu pour la première fois à l'Assemblée nationale du Québec dans la circonscription de Laurier-Dorion lors des élections générales provinciales du 26 mars 2007. Sklavounos a défait la députée sortante du Parti québécois, Elsie Lefebvre, avec 39,7 % des voix contre 36,1 % pour Lefebvre[6].

Peu après son élection, Sklavounos a été nommé adjoint parlementaire à la ministre du Développement durable, de l’environnement et des parcs, Line Beauchamp, par le premier ministre du Québec, Jean Charest. Sklavounos a également été nommée vice-président de la commission de l'économie et du travail. Pour la durée de ce mandat, il a également siégé à la commission des affaires sociales ainsi qu’à la commission des transports et de l'environnement.

Au cours de son premier mandat, Sklavounos a représenté le gouvernement du Québec au niveau national et international. En septembre 2007, il a représenté le Québec à la réunion du Conseil canadien des ministres de l'environnement à Winnipeg, Manitoba. Il a également représenté le Québec comme membre du comité exécutif de l'organisation parlementaire américaine National Conference of State Legislatures (NCSL) et à la neuvième réunion des parties à la Convention des Nations unies sur la diversité biologique tenue à Bonn, Allemagne en mai 2008.

Deuxième mandat[modifier | modifier le code]

Sklavounos a été réélu lors des élections provinciales du 8 décembre 2008, récoltant 42,9 % du vote, le candidat Badiona Bazin du Parti Québécois recueillant 34,8 % du vote[7].

Le 15 janvier 2009, le premier ministre du Québec, Jean Charest, a nommé Sklavounos adjoint parlementaire au ministre de la Santé et des Services sociaux, Yves Bolduc. Sklavounos a également été nommé à la Commission des institutions et à la Commission des affaires sociales, renommée, plus tard, la Commission de la santé et des services sociaux.

Depuis le 27 mai 2009, Sklavounos est aussi membre de la section québécoise des associations parlementaires de la Francophonie et du Commonwealth.

L'été 2009, Sklavounos a été sélectionné pour représenter le Québec au sein de la délégation de l'Organisation internationale de la francophonie (O.I.F.) mandatée pour observer les élections présidentielles du 18 juillet en République islamique de Mauritanie.

Le 10 février 2011, Sklavounos a été élu président de la Commission de la santé et des services sociaux.

Troisième mandat[modifier | modifier le code]

Sklavounos a été réélu lors des élections provinciales du 4 septembre 2012, récoltant 34,1 % du vote[8]. Nommé porte-parole de l'opposition officielle en matière d'enseignement supérieur le 26 septembre 2012, il a été ensuite nommé porte-parole de l'opposition officielle en matière de développement durable et d'environnement le 16 septembre 2013[9]. Le chroniqueur du journal Le Devoir, Michel David, a écrit que Sklavounos a « sans doute été le plus efficace des membres du nouveau rat pack » du Parti libéral du Québec[10].

Quatrième mandat, départ et exclusion du caucus libéral[modifier | modifier le code]

Sklavounos a été réélu lors des élections provinciales du 7 avril 2014, récoltant 46,2 % du vote, soit 15,566 votes[11]. Sklavounos a défait les candidats Andrés Fontecilla de Québec Solidaire et Pierre Céré du Parti québécois qui ont recueilli respectivement 27,7 % et 15,9 % du vote[11].

À la formation de son gouvernement, Philippe Couillard a nommé Sklavounos leader parlementaire adjoint. Sklavounos a également été désigné Membre de la Section du Québec de l'Association parlementaire du Commonwealth (APC), Membre de la Délégation de l'Assemblée nationale pour les relations avec les États-Unis (DANREU), Vice-président de la Section du Québec de la Confédération parlementaire des Amériques (COPA) et Représentant du Secrétariat du Québec et du Comité exécutif de la Confédération parlementaire des Amériques (COPA).

Le 20 octobre 2016, Gerry Sklavounos, occupant alors la fonction de leader parlementaire adjoint du gouvernement, se retire du caucus du Parti Libéral à la demande de la présidente du caucus du gouvernement Nicole Ménard[12]. Il annonce qu'il siégera dorénavant comme député indépendant alors qu'il est visé par une allégation d'agression sexuelle. Suite à l'enquête, le 2 février 2017 le DPCP ne retiendra aucune accusation contre Gerry Sklavounos et affirmera « qu'aucun acte criminel n'a été commis »[13]. Gerry Sklavounos demeure à ce jour exclu du caucus du Parti libéral[14].

Autres fonctions[modifier | modifier le code]

Sklavounos est également membre de l'Union interparlementaire mondiale de l'Hellénisme (W.H.I.A.) depuis 2007 et siège comme Représentant pour le Canada dans le Conseil d'administration depuis 2015.

Vie personnelle et distinctions[modifier | modifier le code]

Sklavounos est marié et a 2 enfants. En juin 2010, il est sélectionné parmi les 40 leaders grecs les plus influents de l'Amérique du Nord sous l'âge de 40 ans par la Greek America Foundation.[15] En octobre 2012, Sklavounos s'est vu décerner la médaille du Jubilé de diamant de la Reine Elizabeth II pour sa contribution à la société québécoise.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Assemblée nationale du Québec
  2. Simon Boivin, « Allégations d'agression sexuelle: Sklavounos exclu du caucus libéral », La Presse, (consulté le 18 avril 2017)
  3. Zone Politique - ICI.Radio-Canada.ca, « Des stagiaires disent avoir été sollicitées à répétition par Gerry Sklavounos », sur Radio-Canada.ca (consulté le 22 octobre 2016)
  4. Modèle {{Lien web}} : paramètre « titre » manquant. (en) http://www.dpcp.gouv.qc.ca/ressources/communiques/2017/COMM_2017_02_02_Dossier_agression_sexuelle_mediatise_VF.pdf
  5. Greek News Online
  6. Directeur général des élections du Québec
  7. Directeur général des élections du Québec
  8. Directeur général des élections du Québec
  9. Assmblée nationale du Québec
  10. [Le Devoir, Bulletin de l'opposition, 13 décembre 2012, page A3]
  11. a et b Directeur général des élection
  12. Zone Politique - ICI.Radio-Canada.ca, « Allégation d'agression sexuelle : le député Sklavounos se retire du caucus libéral », sur Radio-Canada.ca (consulté le 29 novembre 2017)
  13. Zone Justice et faits divers - ICI.Radio-Canada.ca, « Pas d'accusations contre le député Gerry Sklavounos », sur Radio-Canada.ca (consulté le 4 février 2017)
  14. Zone Politique - ICI.Radio-Canada.ca, « Gerry Sklavounos ne réintègre pas le caucus libéral », sur Radio-Canada.ca (consulté le 29 novembre 2017)
  15. (en) « Gerry Sklavounos Selected as One of North America’s Top 40 Greek Leaders under 40 | Greek News », sur www.greeknewsonline.com

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]