Daniel Breton

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Daniel Breton
Image illustrative de l'article Daniel Breton
Fonctions
Député de Sainte-Marie–Saint-Jacques
4 septembre 20127 avril 2014
Prédécesseur Martin Lemay
Successeur Manon Massé
Biographie
Date de naissance 18 juin 1962 (52 ans)
Lieu de naissance Montréal, Drapeau : Québec Québec
Parti politique Parti québécois
Profession Environnementaliste

Daniel Breton (né le 18 juin 1962 à Montréal) est un homme politique québécois. Il fut longtemps un militant du mouvement environnementaliste québécois. Il a été élu député du Parti québécois à l'Assemblée nationale depuis l'élection de 2012. Il a été vaincu par la députée de Québec solidaire Manon Massé lors de l'élection de 2014. Il a été ministre du Développement durable, de l'Environnement, de la Faune et des Parcs de septembre 2012 à novembre 2012.

Biographie[modifier | modifier le code]

Mouvement environnemental[modifier | modifier le code]

MCN21[modifier | modifier le code]

En 2005, il fonde le mouvement MCN21 - Maîtres chez nous au 21e siècle. Le mouvement fait la promotion des énergies renouvelables, la nationalisation de l'énergie éolienne sur le modèle de la nationalisation de l'électricité en 1963 et le remplacement graduel des sources d'énergie fossile au Québec. En 2010, il milite pour obtenir du gouvernement québécois un moratoire sur l'exploitation des gaz de schiste dans la vallée du Saint-Laurent[2].

Daniel Breton, intéressé aux questions énergétiques, s'exprime à l'émission « L'après-midi porte conseil » à la Première chaîne de la radio de Radio-Canada à Montréal[3], en compagnie de Jacques Duval. Il rédige épisodiquement des chroniques portant sur l'impact environnemental de l'automobile, chroniques publiées dans les pages du quotidien montréalais Le Devoir[4].

Au printemps 2011, il a amorcé une série de chroniques sur la webtélé de Jacques Languirand, sur laquelle il intervient régulièrement sur des questions environnementales d'ordre planétaire.

Ministre de l’Environnement[modifier | modifier le code]

Le 4 septembre 2012, il est élu député de la circonscription de Sainte-Marie–Saint-Jacques lors de l'élection générale québécoise du 4 septembre 2012 sous la bannière du Parti québécois. Il est nommé ministre du Développement durable, de l'Environnement, de la Faune et des Parcs dans le gouvernement de Pauline Marois.

Le 29 novembre 2012, suite à des révélations sur son passé comportant des accusations de fraude, de vitesse au volant, et de défaut de paiement de loyer, il démissionne de son poste de ministre[5].

BAPE[modifier | modifier le code]

Le 24 octobre 2012, il se rend aux bureaux du BAPE (Bureau d'audiences publiques sur l'environnement). Il aurait menacé d'appeler l'ancien président du BAPE Pierre Renaud[6].

Le 14 novembre 2012, Pierre Baril a pris la place de Pierre Renaud comme président du BAPE.

Le pétrole bitumineux de l'Alberta[modifier | modifier le code]

Le 14 novembre 2012, Daniel Breton déclare s'opposer au projet de pipeline qui vise à acheminer le pétrole bitumineux de l'Alberta par le Québec. Il déclare : « Savez-vous quelle date on est aujourd'hui ? Le 14 novembre 2012, aujourd'hui, c'est le 50e anniversaire de l'élection sur la nationalisation de l'électricité. Je pense qu'il est important qu'on prenne compte de ça, parce que les Albertains veulent amener leur pétrole sur notre territoire sans notre consentement[7]. ». Le gouvernement de Pauline Marois, dont fait partie Daniel Breton, appuie toutefois sous certaines réserves l'inversion et la rénovation du pipeline de la pétrolière Enbridge, entre Sarnia et Montréal, qui permettra d'acheminer du pétrole bitumineux jusqu'à la métropole québécoise[8].

En février 2014, Daniel Breton explique dans une vidéo officielle du Parti québécois la position du gouvernement de Pauline Marois de permettre l'exploration pétrolière dans l'île d'Anticosti[9].

Responsable du dossier de l’électrification des transports[modifier | modifier le code]

Le 9 mai 2013, Daniel Breton devient responsable du vaste dossier de l’électrification des transports[10].

Daniel Breton a proposé la création d’un comité consultatif composé de trois spécialistes du transport électrique:

  • Denis L’Homme, ancien sous-ministre des Ressources naturelles,
  • Pierre Langlois, physicien et auteur du livre Rouler sans pétrole, et
  • Jean-Marc Pelletier, ancien président du syndicat des scientifiques de l’Institut de recherche d’Hydro-Québec (IREQ).

Tous trois ont été de proches collaborateurs de Daniel Breton à l’époque où il a fondé le mouvement Maître chez nous 21e siècle (MCN21)[11].

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Rassemblement pour Amir et Françoise avec plusieurs appuis! », sur quebecsolidaire.net
  2. Daniel Breton et André Bélisle, « Gaz de schiste - Des faits qui commandent un moratoire », Le Devoir, Montréal,‎ 13 septembre 2010 (lire en ligne)
  3. Société Radio-Canada, « Chroniqueurs », sur L'après-midi porte conseil (consulté le 2010-09-16)
  4. Daniel Breton, « Liste des articles de Daniel Breton », sur Le Devoir (consulté le 2010-09-16)
  5. « Daniel Breton démissionne de son poste de ministre de l'Environnement », sur radio-canada.ca,‎ 29 novembre 2012
  6. Régys Caron, « Erreur de jugement »,‎ 19 novembre 2012
  7. « Pétrole des sables bitumineux: Daniel Breton s'oppose », sur argent.canoe.ca,‎ 14 novembre 2012
  8. « Pipeline d'Enbridge : Québec favorable sous quelques conditions »
  9. « Daniel Breton fait le point sur Anticosti », sur youtube.com,‎ 25 février 2014
  10. « Daniel Breton nommé adjoint parlementaire pour l'électrification des transports »
  11. « Électrification des transports - Daniel Breton nomme trois ex-collaborateurs au sein du comité »

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]