Parti vert du Québec

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Parti vert du Québec
Image illustrative de l'article Parti vert du Québec
Logo officiel.
Présentation
Chef Alex Tyrrell
Fondation 2001
Siège 6575 Avenue Somerled, Notre-Dames-de-Grâce
Montréal QC
H4V 1T1
Idéologie Écologisme, démocratie participative, social-démocratie
Site web pvq.qc.ca
Représentation
Députés
0 / 125

Le Parti vert du Québec (PVQ) est un parti politique du Québec dont la plate-forme prévoit la promotion des valeurs vertes, de développement durable et de démocratie participative. Le Parti vert entend se différencier par son approche intégrée du développement qui insiste sur l'interdépendance des différents champs d'intervention du gouvernement.

Le Parti vert se veut une coalition d’activistes, de militants et de citoyens pour qui les enjeux environnementaux sont prioritaires. Il considère que l’action gouvernementale doit être orientée dans la construction d’une société plus verte, juste, démocratique et équitable[1]. Les principes du Parti vert du Québec s’inspirent des six valeurs communes exprimées dans la Charte des Verts Mondiaux, c’est-à-dire la sagesse écologique, la non-violence, la justice sociale, le développement durable, la démocratie participative et le respect de la diversité[2]. Fondé en 2001 dans sa forme actuelle, le Parti vert a aussi eu une première version de 1985 à 1994, qui s’est éteinte lorsque son chef, Jean Ouimet, quitta pour le Parti québécois après l'élection de 1994[3]. Le chef actuel est Alex Tyrrell, qui a été nommé le 21 septembre 2013. Alors âgé de 25 ans, il devient le plus jeune chef de parti sur la scène politique québécoise et canadienne[4]. Depuis sa nomination, le parti a entrepris une modernisation de son programme et se situe sur la gauche de la scène politique québécoise[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

Premier Parti vert du Québec (1985-1994)[modifier | modifier le code]

Une première version du Parti vert du Québec a été fondée dans les années 1980 et a eu quelques candidats lors des élections québécoises de 1985. Cette version a connu un court succès en 1989 avec une quarantaine de candidats. À l’époque, le Parti vert du Québec connu le plus grand succès pour un Parti vert canadien. Malgré un faible budget, le parti tenta de mener une campagne électorale à travers le Québec, avec des organisateurs à Montréal, Québec et Sherbrooke, mais aussi avec des campagnes locales relativement indépendantes dans les campagnes. Plusieurs tentatives ont été faites par le parti pour recevoir le support de divers groupes environnementaux, mais la plupart ont refusé d’appuyer publiquement le PVQ pour conserver la neutralité politique et ainsi ne pas nuire au financement privé. Dans la campagne de 1998, la souveraineté et la neutralité économique étaient priorisées sur toutes politiques de gauche sous le slogan « ni à gauche, ni à droite, mais d’avant», ce qui causa des divisions au sein du Parti. Le parti a perdu sa reconnaissance officielle après que Jean Ouimet, son chef de l'époque, quitta pour le Parti québécois après l'élection générale de 1994[3]. La deuxième (et actuelle) version du Parti vert a été fondée en 2001 par Richard Savignac[3].

Parti vert du Québec actuel (2001 à aujourd'hui)[modifier | modifier le code]

En 2002, trois partis politiques de gauche, soit le Rassemblement pour l'alternative progressiste, le Parti de la démocratie socialiste et le Parti communiste du Québec, ont fusionné pour former l'Union des forces progressistes (UFP). Sans fusionner avec l'UFP, le PVQ promet alors d'essayer d'éviter de présenter des candidats dans les circonscriptions où il y a un candidat de l'UFP, se réservant cependant le droit de faire campagne où bon lui semble (même dans des circonscriptions avec un candidat d'UFP). Cette entente n'est toutefois pas satisfaisante aux yeux de certains membres du PVQ, puisqu'elle limite le nombre de candidats du Parti vert et qu'elle n'est pas respectée dans certains cas.

En mai 2006, le PVQ élit un nouveau chef Scott McKay, et rejette (par motion) tout rapprochement avec Québec solidaire (fusion de l'UFP et d'Option citoyenne), réaffirmant son indépendance et son désir de devenir une alternative crédible sur la scène politique québécoise. Depuis le début de 2006, le Parti vert du Québec recueille jusqu'à 10 % des intentions de vote dans les sondages.

Le 29 mars 2008, Guy Rainville est élu nouveau chef du PVQ (avec 54,4 % des voix), battant le chef sortant Scott McKay (45,6 % des voix). Ce dernier a depuis joint le Parti québécois et fut élu député de L'Assomption lors de l'élection du 8 décembre 2008.

Cette élection marque un net recul du PVQ et Guy Rainville effectue son mandat de deux ans sans néanmoins se représenter. Lors du congrès national du 20 novembre 2010, Claude Sabourin remporte la chefferie par un peu plus de 50 % des voix au 2e tour sur Paul-André Martineau, le président sortant du parti.

Le 24 février 2013 Claude Sabourin, alors chef du PVQ, démissionne au cours du congrès du parti qui s'est déroulée au collège Maisonneuve, à Montréal, les 23 et 24 février 2013, quelques heures avant le dévoilement du résultat d'un vote de confiance. La démission de Claude Sabourin intervient le deuxième jour du congrès[6]. Quelques heures plus tard, Jean Cloutier est alors élu chef par intérim avec 51 % des voix au premier tour.

Lors d'un congrès extraordinaire le 21 septembre 2013, Alex Tyrrell est élu chef du PVQ. À 25 ans, il est le seul jeune chef de parti sur la scène provinciale[4] jusqu'à l'élection du nouveau chef d'Option nationale, Sol Zanetti (31 ans), un mois plus tard.

Structure[modifier | modifier le code]

Chefs[modifier | modifier le code]

  • Yves Blanchette (1987-1989)
  • Jean Ouimet (1989-1993)
  • Marian L. Grant (1993-1994)
  • Éric Ferland (1994-1996)
  • Saloua Laridhi (1996-1998)
  • Vacant (1998-2001)
  • Richard Savignac (2001-2006)
  • Scott McKay (2006-2008)
  • Guy Rainville (2008-2010)
  • Claude Sabourin (2010-2013)
  • Jean Cloutier (intérim) (2013)
  • Alex Tyrrell (depuis 2013)

Identité visuelle[modifier | modifier le code]

Idéologie[modifier | modifier le code]

Environnement[modifier | modifier le code]

La plateforme du PVQ est très orientée sur les enjeux environnementaux. Le Parti se positionne en faveur d’une expansion du réseau de transports en commun et d’une abolition des tarifs, puisqu’il croit que la gratuité des transports en commun est le moyen le plus efficace de réduire considérablement le nombre de voitures sur la route. Le Parti vert croit que le Québec doit éliminer sa dépendance au pétrole et à l’industrie de l’automobile privée de façon graduelle[7].

Le chef actuel, Alex Tyrrell, participe beaucoup aux mouvements d’opposition aux pipelines. Dans un panel appelé « No Pipelines : What’s Next? » qui s’est déroulé à l’Université Concordia en février 2016, il s’est opposé à toute nouvelle infrastructure d’exploitation des énergies fossiles au Québec[8].

En ce qui concerne les changements climatiques, le Parti vert du Québec souligne l’importance inestimable des scientifiques et des groupes environnementaux, qui permettent d’approfondir les connaissances environnementales. Une prise de décision politique éclairée au sujet des changements climatiques passe donc nécessairement par une hausse du financement de la recherche[9].

Le PVQ propose le développement de cinq technologies vertes :

  • biogazification
  • électrification des transports en commun avec une connexion directe au courant
  • énergie éolienne
  • géothermie
  • recyclage industriel

Toutefois, il s’oppose aux subventions pour le développement des voitures électriques et hybrides en raison de l’exploitation de terres rares et de métaux dangereux pour la production des batteries. Il mise aussi sur le développement d’un programme de recyclage d’envergure qui permettrait au Québec de recycler tous ses biens de consommation, de créer des emplois de qualité dans un secteur d’avenir, de positionner le Québec comme leader mondial dans le domaine du recyclage et de réduire la demande pour les biens de consommation non durables. Un système d’écotaxe, qui inclurait les frais de pollution environnementale dans le cout de production est aussi projeté[10].

Le Parti vert propose, par plusieurs moyens, d’établir une cible « zéro déchet » avant 2025.

Transport en commun[modifier | modifier le code]

Le Parti vert du Québec met beaucoup d'emphase sur son projet de transport en commun universel et gratuit pour tous. Il s'agit d'un aspect fondamental de sa plateforme et de sa vision politique. Alex Tyrrell soutient fermement que « la gratuité du transports en commun est la meilleure façon de réduire les gaz à effet de serre en réduisant le nombre de voitures sur la route »[11].

Le PVQ propose d'augmenter considérablement l'investissement en transports en commun. Le site internet du Parti présente trois axes de solution :

  • installer des lignes d'autobus sur toutes les autoroutes du Québec;
  • créer un service de taxi collectif;
  • créer des zones urbaines sans voiture à travers le Québec[11].

En janvier 2017, le PVQ s'est prononcé en défaveur du projet du REM après la publication des conclusions du rapport du BAPE[12]. Le PVQ soutient qu'il s'agit d'un projet peu conscient des considérations environnementales et sociales et dont les couts risquent d'exploser et de devenir un fardeau financier pour la province[12]. La privatisation d'un projet de transport en commun de cette ampleur va aussi à l'encontre de la vision du Parti vert.

Contamination des sols[modifier | modifier le code]

Alex Tyrrell est très mobilisé par rapport aux enjeux de contamination des sols, notamment par rapport à la question des sols contaminés au BPC à Pointe-Claire[13]. Les résidents et les environnementalistes de la région attendent depuis quelques années que le sol soit décontaminé ou que, du moins, des tests soient conduits afin de déterminer si la contamination s'est répandue ou pas[13]. Depuis l'annonce d'un déversement en 2013, Alex Tyrrell a fait de nombreuses pressions pour que l'ancien site de la compagnie Reliance Power Equipment Ltd. ainsi que les sols résidentiels et industriels avoisinants soient examinés de près[14]. En février 2017, la Gazette de Montréal annonçait que des tests avaient été conduits sur les sols contaminés[14].

Démocratie et société[modifier | modifier le code]

Le Parti vert du Québec soutient une réforme des institutions démocratiques. En plus de redessiner la carte électorale, le PVQ souhaite introduire un mode de scrutin mixte combinant l’uninominale à un tour et la proportionnelle. Il vise ainsi à « mieux refléter la diversité politiques des citoyens »[15]. Le Parti vert du Québec soutient également le droit de vote à l’âge de 16 ans, dans un effort d’augmenter les taux de participation aux élections. Il veut également introduire les projets de loi d’initiative populaire, c’est-à-dire le dépôt d’un projet de loi à l’Assemblée nationale par un citoyen ou un groupe de citoyens ayant reçu un minimum de signatures[15]. Le PVQ prône également une décentralisation des pouvoirs au profit des municipalités, qui devraient avoir le dernier mot à propos des projets qui affectent leur territoire.

En ce qui a trait à l’immigration, le Parti vert souligne que les ressources actuellement octroyées à l’intégration, l’accueil et la francisation sont insuffisantes. Avant de songer à augmenter les seuils d’immigration, le PVQ vise donc à augmenter le financement alloué à ces enjeux[16].

La défense des droits des femmes, des Premières nations, des LGBTQ+, des minorités ethniques et religieuses ainsi que des animaux sont aussi à l’agenda du PVQ[17].

Santé[modifier | modifier le code]

La plateforme politique du Parti vert du Québec pour les questions de santé s’inscrit dans une logique publique, universelle et gratuite. L’abolition de la taxe santé est présentée comme une priorité sur le site web du Parti[18]. La couverture de tous les médicaments d’ordonnance par le système de santé public est également soutenue par le Parti vert[19]. Dans cet optique, le Parti propose d’ailleurs la création d’un organisme, Pharma-Québec, qui « serait en mesure d’offrir tous les médicaments dont les Québécois ont besoin à meilleur prix en mettant à profit l’utilisation de médicaments génériques et l’achat en gros »[19].

Le PVQ se place également en faveur du projet de loi Mourir dans la dignité, car il croit qu’il s’agit d’une liberté individuelle qui doit être respectée[18].

La prévention est aussi au cœur de la plateforme du Parti vert du Québec en ce qui concerne les enjeux de santé. Il veut investir dans la prévention des maladies mentales et physiques, ce qui permettra, selon le PVQ, d’économiser des sommes considérables dans le traitement dans le futur[20].

Économie et emploi[modifier | modifier le code]

Le Parti vert du Québec soutient le principe de pollueur-payeur en favorisant la mise en place de la taxe carbone. Selon le Parti, il s’agit d’un des meilleurs moyens pour réduire les gaz à effet de serre. Les sommes d’argent ainsi générées pour l’État seraient alors utilisées pour subventionner des initiatives vertes[21].

Une réforme fiscale est également proposée par le PVQ, sous la forme de la réintroduction de la taxe sur le capital ainsi que l’augmentation des taux d’imposition des entreprises. L’ajout de plus de paliers d’imposition pour les revenus supérieurs à 100 000 $ est aussi proposé[22].

En conformité avec ses engagements environnementaux, le Parti vert du Québec souhaite soutenir la création d’emplois, mais dans des domaines verts comme le transport en commun, le recyclage, l’éducation et la culture[23]. Le PVQ soutient « une gestion responsable et rigoureuse des fonds publics, mais n'adhère pas à l'idéologie néolibérale de l'austérité et de l'équilibre budgétaire à tout prix »[24].

Éducation et culture[modifier | modifier le code]

Le Parti vert du Québec se positionne en faveur de la gratuité scolaire des études post-secondaires. Selon Alex Tyrrell, « c’est la seule façon d’assurer l’accessibilité aux études à tous, peu importe les ressources financières, et c’est aussi un investissement public logique en vue d’un développement économique, social et culturel durable»[25].

Bien que le PVQ soit en faveur d’une réforme importante des commissions scolaires, il veut préserver l’autonomie régionale des institutions d’éducation primaire et secondaire, ce qui s’inscrit dans sa logique de décentralisation des services publics[26]. Le Parti dénonce les trop grandes classes et défend plutôt un ratio de 20 étudiants par enseignant pour mieux favoriser l’apprentissage[26].

En ce qui concerne la langue française, le PVQ considère là un enjeu important pour la société québécoise, mais Alex Tyrrell croit que « les lois en vigueur fonctionnent bien et qu’aucune réforme radicale n’est nécessaire »[27]. Par contre, la culture francophone, mais aussi les cultures des groupes minoritaires et des Premières Nations, sont très importantes pour le Parti vert du Québec. Ainsi, il propose de protéger cette culture au moyen de subventions et ainsi préserver la diversité culturelle du Québec[28].

Justice sociale[modifier | modifier le code]

Dans le domaine de la justice sociale, le Parti vert du Québec place la priorité du le revenu minimum garanti pour encourager le travail et pour s’assurer que tous puissent couvrir leurs besoins fondamentaux[29]. La mise en place d’un revenu minimum garanti est proposée par le PVQ afin de couvrir tous les besoins de base et de permettre à tous d’atteindre le seuil de pauvreté, au minimum[29]. Les conditions de travail sont aussi prioritaires pour le PVQ, qui défend l’action syndicale[30]. Alex Tyrrell a d’ailleurs déclaré que « pour le Parti vert du Québec, nous devons respecter la promesse que nous avons faite à nos travailleurs et à nos ainés. Les citoyens du Québec méritent une retraite confortable que l’État a le devoir de permettre. La hausse de l’âge de la retraite et la réduction des prestations constitueraient des reculs inacceptables »[30].

Le Parti vert du Québec dénonce la privatisation des soins aux ainés, déclarant que cette pratique a nuit aux ainés plus défavorisés au profit des plus riches[31]. Le PVQ « appuie le développement des services d’économie sociale qui permettent le maintien à domicile des personnes âgées autonomes et semi-autonome [puisque] cela permet d’économiser sur les frais d’hospitalisation tout en créant des emplois dans le domaine des services »[31].

Le PVQ appuie également les garderies à 7 $, et propose de « mettre un cran d’arrêt à l’augmentation des tarifs »[32]. Alex Tyrrell déclare que l’accès aux centres de la petite enfance permet de lutter contre la pauvreté en permettant aux parents de retourner sur le marché du travail[32].

Finalement, en ce qui concerne la justice et la sécurité publique, le Parti vert du Québec croit que la meilleure façon de lutter contre la criminalité est de s'assurer que la société est en santé, éduquée, prospère et juste, ce qui débute avec une stratégie de prévention[33].

Campagnes électorales[modifier | modifier le code]

Résultats électoraux[modifier | modifier le code]

Résultats électoraux du Parti vert du Québec[34]
Élection Candidats /
Circonscriptions
en élection
Sièges Voix  %
1985 10 / 122 0 4 613 0,14
1989 46 / 125 0 67 675 1,99
1994 11 / 125 0 5 499 0,14
1998 - - - -
2003 37 / 125 0 16 975 0,44
2007 108 / 125 0 152 885 3,85
2008 80 / 125 0 70 393 2,17
2012 66 / 125 0 43 394 0,99
2014 44 / 125 0 23 163 0,55

1989[modifier | modifier le code]

[style à revoir]

Lors de l'élection générale de 1989, le Parti vert du Québec recueille 1,99 % des votes[35]. Il présente 46 candidats et obtient une moyenne de 5,56 % des votes dans ces 46 circonscriptions[36]. Il obtient même des résultats significatifs de 15,45 % dans Saguenay et de 10,28 % dans Beauce-Sud[36]. Dans la plupart des circonscriptions (32 des 46), il arrive troisième directement derrière le Parti québécois et le Parti libéral du Québec[36]. Avec Jean Ouimet à sa tête, le PVQ connait donc une montée considérable sur la scène provinciale cette année-là[37]. Ce succès survient parallèlement à la montée des Verts en Europe et est habituellement vu comme une prise de conscience de l'importance des problèmes environnementaux[37]. D'ailleurs, une partie de la campagne électorale du PVQ en 1989 était fondée sur la saga des BCP envoyés en Grande-Bretagne, puis ramenés au Québec et entreposés à Baie-Comeau[38] - qui se situe dans la circonscription de Saguenay, où le Parti vert a connu le plus grand succès[37].

Ce fut la première fois que le parti s'organisait vraiment sur la scène provinciale, malgré un budget limité d'environ 60 000 $ et une tournée du chef à vélo. L'organisation au niveau provincial se composait principalement des organisateurs des villes de Montréal, Québec et Sherbrooke. Une campagne de recrutement s'étala largement à partir de ces trois villes pour les circonscriptions avoisinantes. Plusieurs circonscriptions plus éloignées ont fonctionné de façon très autonome et ont connu d'immenses succès. La plupart du financement dans les régions provint des membres eux-mêmes qui ont contribué avec de petits montants. Grand nombre des réunions organisationnelles se sont tenues à Montréal, souvent au restaurant Commensal (d'abord parce que le siège social se trouvait à proximité puis les propriétaires de l'époque étaient sympathisants et donateurs). Plusieurs tentatives de gagner le soutien officiel des groupes écologiques sont demeurées vaines, puisque ces groupes tenaient souvent à garder leur neutralité politique afin de ne pas affecter leur financement public. La plateforme du parti en 1989 promouvait un nouveau projet de société écologiste dans une démarche démocratique participative, au sein d'une économie qui intègre les coûts sociaux et écologiques liés à la production et la consommation [Proposition de projet politique publiée en 1989]. La souveraineté et la neutralité économique (par opposition à une perspective de gauche) et un slogan populaire était « ni à gauche, ni à droite, mais d'avant ». Cette approche centriste ne fit pas l'affaire d'une grande part des membres et a causé des différends profonds. Malgré les désaccords philosophiques, Jean Ouimet a su insuffler une bonne dose d'énergie, d'engagement et de charisme au parti, et contribua en grande part à sa visibilité sur la scène politique québécoise.[citation nécessaire]

2007[modifier | modifier le code]

Les Verts ont présenté 108 candidats (sur une possibilité de 125) lors de l'élection générale de 2007[39]. Il s'agit du plus grand nombre de candidats dans l'histoire du PVQ. C'est Scott McKay qui est alors à la tête du Parti vert du Québec.

Le Parti vert du Québec a recueilli 154 367 votes à l'échelle provinciale en ne présentant pas de candidat dans toutes les circonscriptions[40]. Dans les 103 circonscriptions où il avait des candidats, le Parti vert a recueilli en moyenne 4,49 % des votes[40]. Il a aussi obtenu plus de 10 % dans les circonscriptions de Westmount-Saint-Louis, Outremont, Jacques-Cartier et 15,73 % dans Notre-Dame-de-Grâce – un sommet historique pour le Parti[40]. Les Verts ont aussi terminé deuxième dans trois circonscriptions et troisième dans trois autres circonscriptions.

Intitulé « Nous sommes tous verts », la plate-forme des Verts insiste sur le consensus grandissant autour de la gravité de la crise environnementale. Elle met ainsi de l'avant le désir de tous de passer à l'action pour améliorer et enrichir leur milieu de vie[41]. Elle présente aussi la volonté du parti de remettre le pouvoir entre les mains des citoyens afin qu'ils puissent jouer un rôle actif dans la transition vers le développement durable.

Inspirée en partie par les différentes mouvances vertes dans le monde, la plate-forme s'inscrit dans une tentative de présenter des solutions pragmatiques qui transcendent les clivages politiques traditionnels. Elle a aussi une forme particulière puisqu'elle ne présente pas de promesses électorales au sens habituel; les engagements du parti sont plutôt présentés sous la forme de principes et de projets qui seront mis de l'avant au cours des prochaines années.

Selon la plateforme, le Parti vert du Québec s'engage à[41] :

  • Exiger des résultats concrets du gouvernement en matière d'environnement
  • Prévenir la crise imminente des changements climatiques
  • Arrêter la destruction du patrimoine écologique
  • Prendre nos responsabilités envers les générations futures

Dans son programme électoral «Avançons, c'est vert!», le PVQ souligne l'importance d'une approche préventive plutôt que l'approche curative des gouvernements précédents, en plus de mettre l'accent sur l'équité entre les Québécoises et Québécois de toute origine, toute condition et toute génération[42].

2008[modifier | modifier le code]

Le PVQ présente 80 candidats lors de cette élection et remporte 70 393 votes (moins de la moitié que le nombre de vote obtenu à l'élection de 2007), ce qui représente 2,17 % des voix[43]. Guy Rainville, alors chef du Parti, obtient 4,21 % des voix dans la circonscription de Deux-Montagnes[44]. La meilleure performance est une fois de plus dans Notre-Dame-de-Grâce, où le candidat Peter McQueen obtient 14,39 % des voix, arrivant en deuxième position, derrière le Parti libéral du Québec[44]. Le Parti vert du Québec arrive également en deuxième place dans les circonscriptions de Jacques-Cartier et D'Aray-McGee[44].

Dans l’introduction de la plate-forme électorale du PVQ, intitulée « Votons pour l’Avenir », le chef du parti, Guy Rainville soutient que « la toute première finalité des politiques du Parti vert du Québec est le développement humain et social, réalisé dans une société libre et démocratique basée sur le pouvoir citoyen. Pour se faire, la protection de l'environnement et des écosystèmes constitue la condition nécessaire et inévitable à ce développement humain et social. L'économie quant à elle, est l'un des moyens grâce auquel on atteint efficacement cette finalité»[45].

Il propose un projet de société basé sur le développement durable. Les propositions exposées dans la plate-forme incluent, entre autres[45] :

  • une réforme du mode de scrutin
  • une décentralisation des pouvoirs vers les régions
  • réaliser un plan de transport québécois de 40 milliards de dollars étalés sur une période de 20 ans
  • miser sur un fonds négaWatt
  • réformer le régime forestier
  • miser sur un système de coopératives de services de santé
  • réduire le nombre d’élèves par classe dans les écoles publiques

Jugeant que la crise des changements climatiques devait recevoir une attention particulière, le PVQ a aussi présenté un plan de lutte au réchauffement climatique intitulé "Le Plan vert des Verts". Ce plan regroupe une série de mesures dans tous les secteurs d'activité et propose une réduction des émissions du Québec de 30 % d'ici 2020. Il s'agit d'une réduction d'environ 39,9 mégatonnes de GES[46].

2012[modifier | modifier le code]

Le Parti vert du Québec n’obtient que 0,99 % des voix à l'élection générale de 2012, c’est-à-dire 43 394 votes, alors qu’il a présenté 66 candidats[47]. Il affiche donc, une fois de plus, une diminution des appuis depuis les élections précédentes. Les meilleures performances se font dans Notre-Dame-de-Grâce, où le chef de l’époque, Claude Sabourin, obtient 5,72 % des voix et dans Jacques-CartierAlex Tyrrell arrive en troisième position avec 4,54 % des voix[48].

La plateforme du Parti vert est présentée dans un document nommé «Se donner une voix». Le PVQ y propose une «gouvernance écologique basée sur une vision globale des enjeux environnementaux et sur le développement d’une culture politique environnementale internationale»[49]. Les priorités du parti, telles qu’exprimées dans leur plateforme, est de mettre en place une gouvernance écologique, de garder en tête le bien commun, de prioriser l’éducation et d’assurer la préservation de l’environnement, pour une planète, une économie et des gens en santé[49].

2014[modifier | modifier le code]

Aux élections de 2014, le Parti vert du Québec connait une autre diminution des voix remportées. Alors qu’il présente 44 candidats, il recueille 23 163 voix, pour un total de 0,55 % des votes[50]. Seuls le chef, Alex Tyrrell, et Lisa Julie Cahn remporte plus de 3 % des votes, soit respectivement 4,52 % dans Notre-Dame-de-Grace et 4,02 % dans Westmount-Saint-Louis[51].

Élections partielles[modifier | modifier le code]

Depuis la nomination d'Alex Tyrrell à la tête du Parti vert du Québec en septembre 2013, le PVQ a participé à plusieurs élections partielles. Les résultats à plusieurs de ces élections partielles, particulièrement à partir de 2015, sont prometteurs. Ils affichent une augmentation de la popularité du Parti après les élections de 2014. En effet, dans 8 des 9 circonscriptions où le PVQ participe à des élections partielles à partir de 2015, les résultats obtenus sont supérieurs à 2 %. Après le 0,55 % des voix obtenues aux élections générales de 2014, il s'agit d'une remontée pour le Parti vert du Québec, qui atteint même jusqu'à 3,5 et 4 % dans certaines circonscriptions.

Résultats du Parti vert du Québec aux élections partielles depuis 2013[52]
Année Circonscription Candidat Résultats (%)
2013 Outremont Alex Tyrrell 3,79
Viau Morgan Crockett 1,67
2014 Lévis Alex Tyrrell 1,10
2015 Richelieu Vincent Pouliot 1,74
Jean-Talon Elodie Boisjoly-Dubreuil 2,40
Fabre Kim Raymond 3,67
Saint-Henri-Sainte-Anne Jiab Zuo 3,54
2016 Chicoutimi Alex Tyrrell 2,47
Arthabaska Alex Tyrrell 2,11
Marie Victorin Vincent J. Carbonneau 2,62
St-Jérôme Émilianne Lépine 2,06
Verdun David Cox 4,28

Notes et références[modifier | modifier le code]

Cette bibliographie n’est pas présentée selon les conventions de Wikipédia.
  1. « À propos du Parti vert »
  2. (en) « Global Greens Charter English », sur globalgreens.org (consulté le 28 février 2017)
  3. a, b et c « Parti vert du Québec », sur quebecpolitique.com
  4. a et b « Le Parti vert du Québec a choisi son nouveau chef: Alex Tyrrell »,‎
  5. « Parti vert du Québec », sur pvq.qc.ca (consulté le 20 février 2017)
  6. « Le chef du Parti vert du Québec quitte son poste en plein congrès », Radio-Canada,‎
  7. « Pétrole et gaz », sur pvq.qc.ca,‎ (consulté le 20 février 2017)
  8. (en) « Concordia Students Organize Panel on Pipeline Resistance | News », The Link,‎ (lire en ligne)
  9. « Changements climatiques et qualité de l'air », sur pvq.qc.ca,‎ (consulté le 6 février 2017)
  10. « Technologies vertes et recyclage », sur pvq.qc.ca,‎ (consulté le 6 février 2017)
  11. a et b « Transport en commun universel », sur pvq.qc.ca (consulté le 28 février 2017)
  12. a et b « Le Parti vert du Québec dit non au projet de train REM », sur pvq.qc.ca (consulté le 28 février 2017)
  13. a et b (en) Navneet Pall, « No timeline on PCB cleanup in Pointe-Claire », Global News,‎ (lire en ligne)
  14. a et b (en) Kathryn Greenaway, « Environment minister commits to testing of residential properties », Montreal Gazette,‎ (lire en ligne)
  15. a et b « Mode de scrutin », sur pvq.qc.ca,‎
  16. « Immigration », sur pvq.qc.ca,‎ (consulté le 6 février 2017)
  17. « Démocratie », sur pvq.qc.ca,‎ (consulté le 6 février 2017)
  18. a et b « La santé pour tous », sur pvq.qc.ca,‎ (consulté le 13 février 2017)
  19. a et b « Assurance-médicaments », sur pvq.qc.ca,‎ (consulté le 13 février 2017)
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]