François Legault

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François Legault
François Legault en 2011
François Legault en 2011
Fonctions
Député de Rousseau
Élection
Réélection 26 mars 2007, 5 novembre 2008
Législature 36e, 37e, 38e, 39e
Prédécesseur Lévis Brien
Successeur Nicolas Marceau
Chef de la Coalition Avenir Québec
En fonction depuis le
Prédécesseur Nouveau parti
Député de L’Assomption
En fonction depuis le
Élection
Réélection
Législature 40e, 41e
Prédécesseur Scott McKay
Biographie
Date de naissance (59 ans)
Lieu de naissance Sainte-Anne-de-Bellevue, Drapeau : Québec Québec
Parti politique Coalition Avenir Québec
Conjoint Isabelle Brais
Enfants 2
Diplômé de HEC Montréal

François Legault (né le à Sainte-Anne-de-Bellevue) est un homme politique québécois. Il est cofondateur de la compagnie aérienne Air Transat. Ancien député péquiste de la circonscription de Rousseau, il est le fondateur et le chef de la Coalition Avenir Québec depuis le et député de L'Assomption depuis l'élection générale de 2012.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ayant fait ses études à l'École des hautes études commerciales de Montréal, il a reçu une maîtrise en administration d'affaires et est devenu comptable agréé. On lui décernera en 2000 le titre de fellow de l’Ordre des comptables agréés (FCA) pour son implication pour la profession et pour l’avancement de la société.

Legault est au départ un administrateur de Provigo et un vérificateur chez Ernst & Young. À 29 ans, après un bref passage chez Nationair, il entre chez Québecair. Peu de temps après, le gouvernement du Québec annonce la privatisation de la compagnie. Avec trois associés et un groupe de pilotes de Québecair qui avaient mené la bataille des Gens de l’air pour protéger l’utilisation du français dans les conversations avec les tours de contrôle, il lance en 1986 Air Transat, qui deviendra en quelques années la plus grande compagnie aérienne nolisée au Canada. Il est le PDG de cette entreprise jusqu'en 1997, avec un chiffre d'affaires de 1,3 milliard et 4 000 employés. Il gère ensuite le musée Marc-Aurèle Fortin pendant une année.

Vie politique[modifier | modifier le code]

Au Parti québécois[modifier | modifier le code]

Il devient le ministre de l'Industrie, du Commerce, de la Science et de la Technologie avant même d'être élu député de la circonscription de Rousseau à l'élection générale québécoise de 1998. Il remporte sa première élection avec 55,35% du vote, une majorité de plus de 8 500 sur son adversaire du Parti libéral du Québec[1].

Lucien Bouchard le nomme alors au ministère de l'Éducation et comme vice-président du Conseil du Trésor. Pendant son mandat, il a poursuivi l'implantation de la réforme Marois, mis application le rapport Proulx sur la laïcisation complète des écoles publiques québécoises, instauré des plans de réussite dans les écoles et les cégeps ainsi que des contrats de performance avec les universités, présidé avec succès le Sommet du Québec et de la jeunesse. La lutte au décrochage scolaire devient une grande bataille pour François Legault qui met notamment de l’avant le programme « Agir autrement »[2].

Le 6 février 2002, il devient le ministre de la Santé. Ses mandats ministériels ont favorisé les plans de performance pour les institutions d'éducation et de santé et le lancement des premiers groupes de médecine familiale (GMF).

Réélu à l'élection québécoise de 2003, il devient le porte-parole de l'Opposition officielle (Québec) pour les finances et le développement économique. À ce titre, il est l'auteur d'un budget du Québec souverain qui tente de prouver que la souveraineté du Québec est économiquement rentable[3]. Il est aussi un des plus critique d’Ottawa dans le dossier du déséquilibre fiscal[4].

Il était pressenti comme un favori pour succéder à Bernard Landry lors de la course à la direction du PQ en 2005, mais il ne s'est pas présenté pour consacrer plus de temps à sa famille. L'organisation qu'il a bâtie pendant 1 an avant le départ de M. Landry s'est surtout divisée entre les candidats André Boisclair et Richard Legendre, que M. Legault appuyait. Cependant, M. Legault a également donné de l'argent à la campagne d'André Boisclair.

Lors de son arrivée au caucus estival du Parti québécois de 2008, M. Legault déclare que les gens ne sont pas prêts à se faire proposer des projets collectifs et qu'il serait préférable de ne pas proposer de faire l'indépendance lors de la prochaine campagne électorale, parler de santé ou d'économie serait plus approprié. Malgré un malaise évident, ses collègues ne contesteront pas publiquement sa lecture de l'actualité. Le lendemain, M. Legault explique sa position au caucus. Pauline Marois exprime son désaccord et considère que le projet de souveraineté doit être à l'ordre du jour le plus rapidement possible. Le , Radio-Canada affirme que Legault annoncera officiellement qu'il quitte la politique, ne voulant pas continuer à travailler dans l'opposition[5].

Coalition Avenir Québec[modifier | modifier le code]

François Legault au Congrès de la Relève le 13 Septembre 2015

Il refait parler de lui en 2010-2011 alors qu'il tâte l'opinion publique au sujet d'une Coalition pour l'avenir du Québec. Lui et l'homme d'affaires Charles Sirois publient le manifeste de la Coalition pour l'avenir du Québec[6]. Ce mouvement vise à amener des propositions aux partis politiques en place et à fonder, si nécessaire, un parti politique. Le manifeste est signé par dix autres personnalités québécoises : Bruno-Marie Béchard Marinier, Lionel Carmant, Jean Lamarre, Sylvie Lemaire, Michel Lemay, Chantal Longpré, Marie-Ève Proulx, Stéphanie Raymond-Bougie, Annie Samson et Jean-François Simard.

La Coalition pour l'avenir du Québec (CAQ) changera de nom et deviendra officiellement un parti politique le 14 novembre 2011. Dû au redécoupage des circonscriptions de la carte électorale, il annonce son intention de se présenter dans la circonscription de L'Assomption[7]. Le parti est officiellement enregistré sous le nom « Coalition Avenir Québec » et est renommé « Coalition avenir Québec - L'équipe François Legault » le 28 juin 2012[8]. Lors des élections générales du 4 septembre 2012, il remporte sa circonscription électorale avec 42,21% des votes exprimés avec une majorité de plus de 1 000 votes sur la candidate du Parti québécois, Lizabel Nitoi[9].

Le 22 octobre 2013, il publie un livre, Cap sur un Québec gagnant. Le Projet Saint-Laurent, dans lequel il explique sa vision et ses idées pour le Québec. Dans ce livre, il met l'accent sur l'éducation, l'innovation, la qualité de vie, la décontamination des berges du Saint-Laurent, l'industrie du tourisme et du pétrole[10]. La publication du livre servira de squelette de la plateforme électorale de la Coalition Avenir Québec lors de la prochaine élection générale.

À l’occasion des élections générales du 7 avril 2014, le Parti québécois dépêche Pierre Paquette, ancien député et leader parlementaire du Bloc Québécois, pour l’affronter dans L'Assomption[11]. François Legault améliore son résultat de 2012 en remportant 49,38% des votes exprimés avec une majorité très confortable de plus de 7 000 votes[12].

Publication[modifier | modifier le code]

  • Cap sur un Québec gagnant. Le Projet Saint-Laurent, Montréal, (Québec), Canada, Éditions du Boréal, 2013, 304 p. (ISBN 978-2-7646-2284-1)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.electionsquebec.qc.ca/francais/provincial/resultats-electoraux/elections-generales.php?e=18&c=622&s=1#s
  2. http://coalitionavenirquebec.org/fr/francois-legault/
  3. http://www.ledevoir.com/politique/quebec/81056/un-quebec-souverain-degagerait-un-surplus-de-cinq-milliards
  4. http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/Politique/nouvelles/200504/11/007-Desequilibre-Fiscal.shtml
  5. Équipe de rédaction de Radio-Canada.ca, « Legault quitte la politique », sur www.radio-canada.ca,‎ (consulté le 24 juin 2009)
  6. Texte fondateur intégral de la Coalition pour l'avenir du Québec, le 28 février 2011.
  7. http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/politique/2011/12/15/002-francois_legault-se_presentera_dans-lassomption.shtml
  8. http://www.electionsquebec.qc.ca/francais/provincial/repaq/partis-politiques-details.php?p=00085
  9. http://www.electionsquebec.qc.ca/francais/provincial/resultats-electoraux/elections-generales.php?e=72&c=996&s=1#s
  10. http://www.lactualite.com/blogues/le-blogue-politique/francois-legault-le-reformateur/
  11. http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/politique/2014/02/04/011-pierre-paquette-parti-quebecois-francois-legault-candidat-lassomption.shtml
  12. http://www.electionsquebec.qc.ca/francais/provincial/resultats-electoraux/elections-generales.php?e=74&c=996&s=1#s

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]