François Legault

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François Legault
Illustration.
François Legault en 2011
Fonctions
Chef de la Coalition avenir Québec
En fonction depuis le
(6 ans et 9 mois)
Prédécesseur Premier titulaire
Ministre québécois de la Santé et des Services sociaux

(1 an, 2 mois et 30 jours)
Premier ministre Bernard Landry
Gouvernement Landry
Prédécesseur Rémy Trudel
Successeur Philippe Couillard
Ministre québécois de l'Éducation

(3 ans, 1 mois et 15 jours)
Premier ministre Lucien Bouchard
Bernard Landry
Gouvernement Bouchard
Landry
Prédécesseur Pauline Marois
Successeur Sylvain Simard
Député de L’Assomption à l'Assemblée nationale du Québec
En fonction depuis le
(5 ans, 11 mois et 10 jours)
Élection 4 septembre 2012
Réélection 7 avril 2014
Législature 40e et 41e
Prédécesseur Scott McKay
Député de Rousseau à l'Assemblée nationale du Québec

(10 ans, 6 mois et 25 jours)
Élection 30 novembre 1998
Réélection 14 avril 2003
26 mars 2007
8 décembre 2008
Législature 36e, 37e, 38e et 39e
Prédécesseur Lévis Brien
Successeur Nicolas Marceau
Biographie
Date de naissance (61 ans)
Lieu de naissance Sainte-Anne-de-Bellevue (Canada)
Nationalité Canadienne
Parti politique Coalition avenir Québec
Conjoint Isabelle Brais
Enfants 2
Diplômé de HEC Montréal
Religion Catholicisme

François Legault, né le à Sainte-Anne-de-Bellevue, est un homme politique québécois.

Cofondateur de la compagnie aérienne Air Transat, il se lance en politique en 1998 sous le gouvernement Lucien Bouchard. Élu député de Rousseau sous la bannière du Parti québécois, il occupe les postes de ministre de l'Éducation puis de ministre de la Santé et des Services sociaux.

Fondateur de la Coalition avenir Québec, il en est le chef depuis le . Depuis 2012, il est député de L'Assomption.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et études[modifier | modifier le code]

Aîné d'une famille de trois enfants, il est le fils de Lucien Legault, maître de poste, et de Pauline Schetagne, dont le grand-oncle est le chanoine Lionel Groulx[1]. Il naît à l'hôpital de Lachine et grandit à Sainte-Anne-de-Bellevue. Il fait ses études primaires et secondaires à l'école Saint-Georges, puis collégiales au Collège Marguerite-Bourgeoys[2]. Ayant complété un baccalauréat en administration des affaires à l'École des hautes études commerciales de Montréal en 1978, il a reçu une maîtrise en administration des affaires en 1984 et est devenu comptable agréé. On lui décernera en 2000 le titre de fellow de l’Ordre des comptables agréés (FCA) pour son implication pour la profession et pour l’avancement de la société.

Carrière en affaires[modifier | modifier le code]

Legault est au départ un administrateur de Provigo et un vérificateur chez Ernst & Young. À 29 ans, après un bref passage chez Nationair, il entre chez Québecair. Peu de temps après, le gouvernement du Québec annonce la privatisation de la compagnie. Avec trois associés et un groupe de pilotes de Québecair qui avaient mené la bataille des Gens de l’air pour protéger l’utilisation du français dans les conversations avec les tours de contrôle, il lance en 1986 Air Transat, qui deviendra en quelques années la plus grande compagnie aérienne nolisée au Canada. Il est le PDG de cette entreprise jusqu'en 1997, avec un chiffre d'affaires de 1,3 milliard et 4 000 employés. Il gère ensuite le musée Marc-Aurèle Fortin pendant une année.

Vie politique[modifier | modifier le code]

Ministre sous les gouvernements Bouchard et Landry[modifier | modifier le code]

En 2000.

Il devient le ministre de l'Industrie, du Commerce, de la Science et de la Technologie avant même d'être élu député de la circonscription de Rousseau à l'élection générale québécoise de 1998. Il remporte sa première élection avec 55,35 % du vote, une majorité de plus de 8 500 sur son adversaire du Parti libéral du Québec[3].

Lucien Bouchard le nomme alors au ministère de l'Éducation et comme vice-président du Conseil du Trésor. Pendant son mandat, il a poursuivi l'implantation de la réforme Marois, mis en application le rapport Proulx sur la laïcisation complète des écoles publiques québécoises, instauré des plans de réussite dans les écoles et les cégeps ainsi que des contrats de performance avec les universités, et présidé avec succès le Sommet du Québec et de la jeunesse. La lutte au décrochage scolaire devient une grande bataille pour François Legault qui met notamment de l’avant le programme « Agir autrement »[4].

Le 6 février 2002, il devient le ministre de la Santé. Ses mandats ministériels ont favorisé les plans de performance pour les institutions d'éducation et de santé et le lancement des premiers groupes de médecine familiale (GMF).

Réélu à l'élection québécoise de 2003, il devient le porte-parole de l'Opposition officielle (Québec) pour les finances et le développement économique. À ce titre, il est l'auteur d'un budget du Québec souverain qui tente de prouver que la souveraineté du Québec est économiquement rentable[5]. Il est aussi l’un des plus critiques d’Ottawa dans le dossier du déséquilibre fiscal[6].

Passage dans l'Opposition officielle[modifier | modifier le code]

Il était pressenti comme un favori pour succéder à Bernard Landry lors de la course à la direction du PQ en 2005, mais il ne s'est pas présenté pour consacrer plus de temps à sa famille. L'organisation qu'il a bâtie pendant un an avant le départ de M. Landry s'est surtout divisée entre les candidats André Boisclair et Richard Legendre, que M. Legault appuyait. Cependant, M. Legault a également donné de l'argent à la campagne d'André Boisclair.

Lors de son arrivée au caucus estival du Parti québécois de 2008, M. Legault déclare que les gens ne sont pas prêts à se faire proposer des projets collectifs et qu'il serait préférable de ne pas proposer de faire l'indépendance lors de la prochaine campagne électorale, parler de santé ou d'économie serait plus approprié. Malgré un malaise évident, ses collègues ne contesteront pas publiquement sa lecture de l'actualité. Le lendemain, M. Legault explique sa position au caucus. Pauline Marois exprime son désaccord et considère que le projet de souveraineté doit être à l'ordre du jour le plus rapidement possible.

Le , Radio-Canada affirme que Legault annoncera officiellement qu'il quitte la politique, ne voulant pas continuer à travailler dans l'opposition[7].

Coalition avenir Québec[modifier | modifier le code]

François Legault au Congrès de la Relève le 13 septembre 2015

Nouveau projet politique[modifier | modifier le code]

Il refait parler de lui en 2010-2011 alors qu'il tâte l'opinion publique au sujet d'une Coalition pour l'avenir du Québec. Lui et l'homme d'affaires Charles Sirois publient le manifeste de la Coalition pour l'avenir du Québec[8]. Ce mouvement vise à amener des propositions aux partis politiques en place et à fonder, si nécessaire, un parti politique. Le manifeste est signé par dix autres personnalités québécoises : Bruno-Marie Béchard Marinier, Lionel Carmant, Jean Lamarre, Sylvie Lemaire, Michel Lemay, Chantal Longpré, Marie-Ève Proulx, Stéphanie Raymond-Bougie, Annie Samson et Jean-François Simard.

Chef de parti[modifier | modifier le code]

François Legault et sa conjointe Isabelle Brais, en 2014.

La Coalition pour l'avenir du Québec (CAQ) changera de nom et deviendra officiellement un parti politique le 14 novembre 2011. Dû au redécoupage des circonscriptions de la carte électorale, il annonce son intention de se présenter dans la circonscription de L'Assomption[9]. Le parti est officiellement enregistré sous le nom « Coalition Avenir Québec » et est renommé « Coalition avenir Québec - L'équipe François Legault » le 28 juin 2012[10]. Lors des élections générales du 4 septembre 2012, il remporte sa circonscription électorale avec 42,21 % des votes exprimés avec une majorité de plus de 1 000 votes sur la candidate du Parti québécois, Lizabel Nitoi[11].

Le 22 octobre 2013, il publie un livre, Cap sur un Québec gagnant. Le Projet Saint-Laurent, dans lequel il explique sa vision et ses idées pour le Québec. Dans ce livre, il met l'accent sur l'éducation, l'innovation, la qualité de vie, la décontamination des berges du Saint-Laurent, l'industrie du tourisme et du pétrole[12]. La publication du livre servira de squelette de la plateforme électorale de la Coalition avenir Québec lors de la prochaine élection générale.

À l’occasion des élections générales du 7 avril 2014, le Parti québécois dépêche Pierre Paquette, ancien député et leader parlementaire du Bloc Québécois, pour l’affronter dans L'Assomption[13]. François Legault améliore son résultat de 2012 en remportant 49,38 % des votes exprimés avec une majorité très confortable de plus de 7 000 votes[14].

Publication[modifier | modifier le code]

  • Cap sur un Québec gagnant. Le Projet Saint-Laurent, Montréal, (Québec), Canada, Éditions du Boréal, 2013, 304 p. (ISBN 978-2-7646-2284-1)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Lionel Groulx célèbre le mariage des parents de François Legault le 11 août 1956
  2. François Legault, Cap sur un Québec gagnant : Le Projet Saint-Laurent, Les Éditions du Boréal, (ISBN 978-2-7646-2284-1), p. 17-22.
  3. http://www.electionsquebec.qc.ca/francais/provincial/resultats-electoraux/elections-generales.php?e=18&c=622&s=1#s
  4. http://coalitionavenirquebec.org/fr/francois-legault/
  5. http://www.ledevoir.com/politique/quebec/81056/un-quebec-souverain-degagerait-un-surplus-de-cinq-milliards
  6. http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/Politique/nouvelles/200504/11/007-Desequilibre-Fiscal.shtml
  7. Équipe de rédaction de Radio-Canada.ca, « Legault quitte la politique », sur www.radio-canada.ca, (consulté le 24 juin 2009)
  8. Texte fondateur intégral de la Coalition pour l'avenir du Québec, le 28 février 2011.
  9. http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/politique/2011/12/15/002-francois_legault-se_presentera_dans-lassomption.shtml
  10. http://www.electionsquebec.qc.ca/francais/provincial/repaq/partis-politiques-details.php?p=00085
  11. http://www.electionsquebec.qc.ca/francais/provincial/resultats-electoraux/elections-generales.php?e=72&c=996&s=1#s
  12. http://www.lactualite.com/blogues/le-blogue-politique/francois-legault-le-reformateur/
  13. http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/politique/2014/02/04/011-pierre-paquette-parti-quebecois-francois-legault-candidat-lassomption.shtml
  14. http://www.electionsquebec.qc.ca/francais/provincial/resultats-electoraux/elections-generales.php?e=74&c=996&s=1#s

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]