Jean D'Amour

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Jean D'Amour
Illustration.
Jean D'Amour
Fonctions
Ministre délégué aux Affaires maritimes
En fonction depuis le
(2 ans, 3 mois et 23 jours)
Premier ministre Philippe Couillard
Gouvernement Couillard
Prédécesseur Lui-même
Ministre responsable de la région du Bas-Saint-Laurent
En fonction depuis le
(4 ans et 28 jours)
Premier ministre Philippe Couillard
Gouvernement Couillard
Prédécesseur Pascal Bérubé
Ministre délégué aux Transports et à l'Implantation de la Stratégie maritime, responsable de la région de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine

(1 an, 9 mois et 5 jours)
Premier ministre Philippe Couillard
Gouvernement Couillard
Prédécesseur Sylvain Gaudreault (Transports)
Pascal Bérubé (Bas-Saint-Laurent)
Gaétan Lelièvre (Gaspésie—Îles-de-la-Madeleine)
Successeur Jacques Daoust (Transports, ministre)
Lui-même (Affaires maritimes)
Sébastien Proulx (Gaspésie—Îles-de-la-Madeleine)
Député de Rivière-du-Loup
En fonction depuis le
(8 ans, 10 mois et 29 jours)
Élection 22 juin 2009 (partielle)
Réélection 4 septembre 2012
7 avril 2014
Législature 39e, 40e et 41e
Prédécesseur Mario Dumont
Maire de Rivière-du-Loup
Prédécesseur Denise M. Lévesque
Successeur Michel Morin
Biographie
Date de naissance (54 ans)
Lieu de naissance Rivière-du-Loup (Canada)
Nationalité Canadienne
Parti politique Parti libéral du Québec
Profession Animateur de radio
Directeur général de la Chambre de commerce
Attaché politique
Président du Parti libéral du Québec

Jean D'Amour, né le est un homme politique québécois. Il a été maire de la ville de Rivière-du-Loup entre 1999 et . Il fut le président du Parti libéral du Québec de à . Il est élu député de Rivière-du-Loup à l'élection partielle du 22 juin 2009. Depuis le 28 janvier 2016, il est ministre délégué aux Affaires maritimes dans le gouvernement Philippe Couillard.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après des études collégiales en sciences humaines et une formation en radio, il est successivement animateur de radio, attaché politique du ministre Albert Côté[1] et directeur général de la Chambre de commerce de Rivière-du-Loup[2]. Il est élu maire de Rivière-du-Loup en 1999 et a occupé ce poste pendant 8 ans. Au cours de son mandat, il a piloté plusieurs dossiers, dont la construction du Centre Premier Tech, la construction d'une voie de contournement vers l'autoroute 20 ainsi que l'implantation et l'agrandissement d'une trentaine d'usines dans le parc industriel local[2] . Il a également membre du conseil d'administration de l'Union des municipalités du Québec et président du comité organisateur de la rencontre annuelle de l'organisme en 2007.

Le , il a été condamné à 1 200 $ pour conduite avec facultés affaiblies après avoir été intercepté par les policiers près de Québec. Son permis de conduire a également été suspendu pour un an. Une fois l'affaire connue du public, le Parti libéral du Québec a publié un communiqué de presse de deux paragraphes dans lequel M. D'Amour regrette son geste[3].

Le , il est nommé candidat du PLQ dans l'élection partielle rendue nécessaire par la démission du député sortant et chef de l'Action démocratique du Québec, Mario Dumont, dans la circonscription de Rivière-du-Loup. Il affronta notamment le péquiste et ancien député fédéral Paul Crête. Après deux défaites contre Mario Dumont lors des élections générales de 1994[4] et de 2007[5], il remporte finalement la victoire le 22 juin par une majorité de 2 536 voix. Quelques mois avant de se porter candidat à l'élection partielle de 2009, il affirmait trop aimer son travail pour se porter candidat lors de l'élection générale du 8 décembre 2008[6].

Controverse[modifier | modifier le code]

Les liens de M. D'Amour avec la firme de génie-conseil BPR — où il a travaillé à titre de directeur du développement des affaires pour le Bas-Saint-Laurent, entre 2007 et 2009 — ont suscité la controverse étant donné que la firme a été éclaboussée dans une affaire relative à l'installation des compteurs d'eau pour la ville de Montréal. BPR, qui est active dans le secteur municipal, a obtenu un contrat de gestion des biogaz à Rivière-du-Loup en 2006. Selon le maire actuel de la municipalité, Michel Morin, le contrat a été signé sous son mandat, mais la sélection de la firme responsable du projet avait été faite l'année précédente, alors que M. Morin était conseiller municipal et à la fin du mandat de M. D'Amour.

Étant donné que les contacts de M. D'Amour avec son successeur se sont produits moins de deux ans après son départ de la mairie, ils intéressent le commissaire au lobbyisme du Québec qui effectue des « vérifications pour voir si les faits justifient une enquête en bonne et due forme ». À la suite du dépôt du rapport du commissaire en février 2010, Jean D'Amour plaide coupable à une infraction à la loi sur le lobbyisme et se voit imposer une amende de 500$[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Marc Larouche, « Circonscription de Rivière-du-Loup: Jean D'Amour sera candidat libéral », Le Soleil,‎ (lire en ligne)
  2. a et b Marc Larouche, « D'Amour misera sur le développement régional », Le Soleil,‎ (lire en ligne)
  3. Denis Lessard, « Permis suspendu pour conduite en état d'ébriété pour le président du PLQ », La Presse,‎ (lire en ligne)
  4. Directeur général des élections du Québec, « Rivière-du-Loup », Directeur général des élections du Québec (consulté le 3 mai 2009)
  5. La Presse canadienne, « En bref - D'Amour veut succéder à Dumont dans Rivière-du-Loup », Le Devoir,‎ (lire en ligne)
  6. Marc Larouche, « Élections: Jean D'Amour ne briguera pas les suffrages », Le Soleil,‎ (lire en ligne)
  7. http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/politique-quebecoise/201002/02/01-945526-le-depute-jean-damour-plaide-coupable.php

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

  • Jean D'Amour — Site de l'Assemblée nationale du Québec