Pierre Paradis

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Pierre Paradis, né le 16 juillet 1950 à Bedford, est un homme politique québécois. Il est le député de Brome-Missisquoi à l'Assemblée nationale du Québec depuis 1980 et a exercé les fonctions de ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du 23 avril 2014 au 26 janvier 2017.

Député du Parti libéral du Québec pendant plus de 35 ans, M. Paradis est exclu du caucus du parti et du Conseil des ministres le 26 janvier 2017 lorsqu'il fut révélé qu'il était l'objet d'une enquête policière pour inconduite sexuelle envers une employée de son cabinet.[1].

Selon les informations colligées par La Presse et publiées le 26 avril 2017, la Sûreté du Québec (SQ) n'était pas en mesure de transmettre au Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) des preuves pouvant étayer une plainte d'agression ni même de harcèlement à l'endroit de son ancienne chef de cabinet Valérie Roy[2]. Le 19 juin 2017, au terme de son enquête, le bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales confirmait par voie de communiqué qu'il n'y avait pas matière à porter d'accusation[3].

Biographie[modifier | modifier le code]

Il a reçu sa licence en droit à l'Université d'Ottawa en 1973, et après des études en droit des affaires, il est admis au barreau du Québec en 1975.

Paradis est d'abord élu député dans Brome-Missisquoi dans une élection partielle le 17 novembre 1980. Il est réélu sans interruption lors des dix élections générales suivantes. Il est au deuxième rang parmi les députés actuels quant à la durée totale du mandat (36 ans huit mois en date de juillet 2017), derrière François Gendron, et au troisième rang pour l'ensemble des députés depuis 1867, derrière Gérard D. Lévesque qui a siégé durant 13 664 jours (37 ans, 5 mois)[4].

Il siège dans l'opposition lors du deuxième gouvernement de René Lévesque, étant le porte-parole en matière d'affaires sociales. Sous Robert Bourassa, il est notamment le ministre du Travail et des Affaires municipales à la fin des années 1980, puis au début des années 1990, il est le ministre québécois de l'Environnement ainsi que leader du gouvernement.

Lorsque Jacques Parizeau, Lucien Bouchard et Bernard Landry sont au pouvoir, il représente le Parti libéral du Québec en matière d'agriculture et de réforme électorale, conservant son poste de leader de l'opposition et siégeant à l'Assemblée parlementaire de la Francophonie.

Paradis a eu un différend politique avec Jean Charest après l'élection le 14 avril 2003 et il a dû quitter la plupart de ses fonctions politiques. Il aurait été exclu du Conseil des ministres en raison de son différend avec Daniel Johnson.

Encore député libéral en juin 2006, il a voté contre le projet de loi 23 de son gouvernement qui privatise une partie du Parc national du Mont-Orford.

Le 18 mai 2012, M. Paradis quitte l'Assemblée nationale avant le vote sur le projet de loi 78[5]

En 2014, il devient ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation dans le gouvernement Philippe Couillard.

C'est le frère du député fédéral libéral Denis Paradis.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Zone Politique - ICI.Radio-Canada.ca, « Le député Pierre Paradis fait l'objet d'une enquête policière », sur Radio-Canada.ca (consulté le 27 janvier 2017)
  2. « Plainte pour inconduite sexuelle: pas d'accusation contre Pierre Paradis | Denis Lessard | Politique québécoise », La Presse,‎ (lire en ligne)
  3. « Allégations d'inconduite sexuelle: pas d'accusations contre Pierre Paradis | Denis Lessard | Politique québécoise », La Presse,‎ (lire en ligne)
  4. Les plus longs mandats parlementaires depuis 1867, sur le site de l'Assemblée nationale
  5. Guillaume Bourgault-Côté, « 68 pour, 48 contre - La loi 78 est adoptée ». Le Devoir, 18 mai 2012.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]