Jean-François Lisée

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Jean-François Lisée
Jean-François Lisée en 2013
Jean-François Lisée en 2013
Fonctions
Chef de l'opposition officielle du Québec
En fonction depuis le
Prédécesseur Sylvain Gaudreault
Chef du Parti québécois
En fonction depuis le
Prédécesseur Pierre-Karl Péladeau,
Sylvain Gaudreault (intérim)
Ministre des Relations internationales, de la Francophonie et du Commerce extérieur
Prédécesseur Monique Gagnon-Tremblay (Relations internationales)
Successeur Christine St-Pierre (Relations internationales et Francophonie)
Député de Rosemont
En fonction depuis le
Prédécesseur Louise Beaudoin
Biographie
Date de naissance (59 ans)
Lieu de naissance Thetford Mines, Drapeau : Québec Québec, Drapeau du Canada Canada
Parti politique Parti québécois
Diplômé de Université du Québec à Montréal
Profession Journaliste

Jean-François Lisée est un journaliste, écrivain et homme politique québécois, né le à Thetford Mines. Après une carrière de journaliste dans les années 1980 et 1990, il devient conseiller des premiers ministres québécois Jacques Parizeau et Lucien Bouchard et de 1994 à 1999. Depuis les élections québécoises de 2012, il est député de Rosemont. Il occupe le poste de ministre des Relations internationales et de la Francophonie dans le gouvernement Marois (2012-2014). Depuis le 7 octobre 2016, il est chef du Parti québécois et chef de l'opposition officielle du Québec.

Biographie[modifier | modifier le code]

Généalogie[modifier | modifier le code]

Jean-François Lisée a pour ancêtre patrilinéaire, Jacques Lisé dit Saint-Martin (1708-1770)[1]. Fils de Maurice Lisé et de Renée Roy, Jacques Lisé naît le 8 mars 1709 à Angers, en Anjou (Maine-et-Loire, France), où il est baptisé le lendemain, en la paroisse de Saint-Maurille[2]. Arrivé en Nouvelle-France à une date inconnue, Jacques Lisé est d'abord un soldat dans la compagnie de monsieur de Lagauchetière[3] avant d'épouser Marie-Madeleine André Fontaine dit Lafontaine (1716-1773) à Montréal, le 30 juin 1733[1]; 14 enfants naîtront de leur union dont trois fils qui auront une descendance[1]. Jean-François Lisée appartient à la septième génération de Lisée au Québec et en Amérique.

Jeunesse et études[modifier | modifier le code]

Né dans une famille de commerçants de Thetford-Mines, dans la région Chaudière-Appalaches[4], il a complété une licence en droit et une maîtrise en communications à l'Université du Québec à Montréal et obtenu, en 1982, un diplôme en journalisme de la première école française de journalisme, le Centre de formation des journalistes de Paris.

Il est père de cinq enfants[5].

Carrière en journalisme[modifier | modifier le code]

Il a été correspondant à Paris et Washington pendant les années 1980 pour La Presse, la radio de Radio-Canada et L'Événement du jeudi. Il a été, et est toujours, collaborateur à la revue L'Actualité.

Dans les années 1990, il a publié quelques articles dans les pages du New York Times, du Washington Post, des quotidiens Le Monde, Libération et de l'hebdomadaire L'Express.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Conseiller et chercheur[modifier | modifier le code]

Jean-François Lisée, en 2012.

Après avoir publié plusieurs ouvrages sur la politique québécoise, Lisée devient en 1994 conseiller politique du premier ministre Jacques Parizeau puis, de 1995 à septembre 1999, de son successeur Lucien Bouchard. Il a été l'un des principaux architectes de la stratégie référendaire de 1995.

De 2004 à 2012, il est chef de la direction du Centre d'études et de recherches internationales de l'Université de Montréal (CÉRIUM).

Député et ministre[modifier | modifier le code]

Après plusieurs semaines de rumeurs concernant sa candidature sous la bannière du Parti québécois lors des  40e élections provinciales au Québec[6], M. Lisée a confirmé qu'il solliciterait l'investiture du parti souverainiste dans la circonscription de Rosemont dans un message envoyé sur le réseau social Twitter, le[7],[8]. Aux élections du 4 septembre 2012, il est élu député de Rosemont. Il est nommé ministre des Relations internationales et du Commerce extérieur et ministre responsable de la région métropolitaine du gouvernement de Pauline Marois le 19 septembre.

Lisée se fait critiquer en en raison de deux salaires qu'il recevait en même temps : celui de ministre et un autre de l'Université de Montréal, sous forme d'une pension de mi-retraite[9]. Lisée renonce alors à son salaire de l'Université de Montréal et décide de le verser à des entreprises d'insertion[9]. Il est ensuite porte-parole de l'opposition officielle en matière de services sociaux, de protection de la jeunesse, de soins à domicile et de prévention[10]. Il est pressenti pour se présenter candidat lors de la course à la direction du Parti québécois de 2015, mais il se désiste le 23 janvier 2015.

Chef du Parti québécois[modifier | modifier le code]

Il se porte candidat lors de la course à la direction du Parti québécois de 2016. Le , il est élu en tant que 9e chef du Parti et devient chef de l'opposition officielle du Québec[11]..

Ouvrages publiés[modifier | modifier le code]

  • Octobre 1995 – Tous les espoirs, tous les chagrins. 2015. Montréal: Les éditions Québec - Amérique
  • Le Journal de Lisée. 2014. Montréal : Les Éditions Rogers
  • Des histoires du Québec selon Jean-François Lisée. 2012. Montréal : Les Éditions Rogers
  • Le petit tricheur: Robert Bourassa derrière le masque. 2012. Montréal : Les Éditions Québec-Amérique. (ISBN 9782764421703)
  • Comment mettre la droite K.-O. en 15 arguments. 2012. Montréal, Les Éditions Stanké. (ISBN 9782760410985)
  • Troisième millénaire. 2011. Montréal : Les Éditions Stanké. (ISBN 9782760410855)
  • Imaginer l'Après-crise: Pistes pour un monde plus juste, équitable, durable. 2009. Montréal : Les Éditions du Boréal. (ISBN 9782764607015)
  • Pour une gauche efficace. 2008. Montréal : Les Éditions du Boréal. (ISBN 9782764606407)
  • Nous. 2007. Montréal : Les Éditions du Boréal. (ISBN 9782764605677)
  • Sortie de Secours : Comment échapper au déclin du Québec. 2000. Montréal : Les Éditions du Boréal. (ISBN 9782764600160)
  • Le Naufrageur. 1994. Montréal : Les Éditions du Boréal. (ISBN 9782890526280)
  • Le Tricheur. 1994. Montréal : Les Éditions du Boréal. (ISBN 9782890526211)
  • Les Prétendants. 1993. Montréal : Les Éditions du Boréal. (ISBN 9782890525832)
  • Carrefours Amérique. 1990. Montréal : Les Éditions du Boréal. (ISBN 9782890523647)
  • Dans l'œil de l'Aigle. 1990. Montréal : Les Éditions du Boréal. (ISBN 9782890523289)

Honneurs[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Vidéos[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c « Se connecter - PRDH-IGD », sur www.genealogie.umontreal.ca (consulté le 8 octobre 2016)
  2. Fichier Origine cité dans le PRDH
  3. Fonds Drouin
  4. Isabelle Hachey, « Jean-François Lisée, le mandarin médiatique », La Presse, Montréal,‎ (lire en ligne)
  5. Jean-François Lisée, CÉRIUM, consulté en ligne le 15 novembre 2009.
  6. Antoine Robitaille, « Après Pierre Duchesne, Jean-François Lisée : L’ex-conseiller de premiers ministres péquistes sera candidat dans Rosemont », Le Devoir,‎ (lire en ligne).
  7. Jean-François Lisée, « Ma décision est prise », sur Twitter.com, (consulté le 1er août 2012)
  8. La Presse, « Jean-François Lisée confirme sa candidature dans un tweet », La Presse,‎ (lire en ligne)
  9. a et b http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/12/12/preretraite--le-ministre-jean-francois-lisee_n_2284743.html
  10. Page de Jean-François Lisée, sur le site de l'Assemblée nationale
  11. « Jean-François Lisée élu chef du Parti québécois », La Presse,‎ (lire en ligne)