Jean-François Lisée

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Jean-François Lisée
Illustration.
Jean-François Lisée en 2013.
Fonctions
Chef de l'opposition officielle du Québec

(1 an, 11 mois et 24 jours)
Premier ministre Philippe Couillard
Prédécesseur Sylvain Gaudreault
Successeur Pierre Arcand
9e chef du Parti québécois

(1 an, 11 mois et 24 jours)
Élection 7 octobre 2016
Prédécesseur Pierre-Karl Péladeau
Sylvain Gaudreault (intérim)
Successeur Paul St-Pierre Plamondon
Pascal Bérubé (intérim)
Ministre des Relations internationales, de la Francophonie et du Commerce extérieur

(1 an, 7 mois et 4 jours)
Premier ministre Pauline Marois
Gouvernement Marois
Prédécesseur Monique Gagnon-Tremblay (Relations internationales)
Successeur Christine St-Pierre (Relations internationales et Francophonie)
Député à l'Assemblée nationale du Québec

(6 ans et 27 jours)
Élection 4 septembre 2012
Réélection 7 avril 2014
Circonscription Rosemont
Législature 40e et 41e
Prédécesseur Louise Beaudoin
Successeur Vincent Marissal
Biographie
Nom de naissance Joseph Jules Jean François Lisée
Date de naissance (64 ans)
Lieu de naissance Thetford Mines (Québec, Canada)
Nationalité Canadienne
Parti politique Parti québécois
Diplômé de Université du Québec à Montréal
Profession Journaliste

Jean-François Lisée est un journaliste, écrivain et homme politique québécois, né le à Thetford Mines.

Après une carrière de journaliste dans les années 1980 et 1990, il devient conseiller des premiers ministres québécois Jacques Parizeau et Lucien Bouchard et de 1994 à 1999. Aux élections québécoises de 2012, il est élu député de Rosemont. Il occupe le poste de ministre des Relations internationales et de la Francophonie dans le gouvernement Marois (2012-2014). Le 7 octobre 2016, il devient chef du Parti québécois et chef de l'opposition officielle du Québec. Il est défait dans son comté lors de l'élection du . Il produit depuis des balados sur la politique et l'histoire du Québec et des livres pour sa micro-entreprise, La boîte à Lisée[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Généalogie[modifier | modifier le code]

Jean-François Lisée a pour ancêtre patrilinéaire, Jacques Lisé dit Saint-Martin (1708-1770)[2]. Fils de Maurice Lisé et de Renée Roy, Jacques Lisé naît le à Angers, en Anjou (Maine-et-Loire, France), où il est baptisé le lendemain, en la paroisse de Saint-Maurille[3]. Arrivé en Nouvelle-France à une date inconnue, Jacques Lisé est d'abord un soldat dans la compagnie de monsieur de Lagauchetière[4] avant d'épouser Marie-Madeleine André Fontaine dit Lafontaine (1716-1773) à Montréal, le 1733[2]; 14 enfants naîtront de leur union dont trois fils qui auront une descendance[2]. Jean-François Lisée appartient à la septième génération de Lisée au Québec et en Amérique.

Jeunesse, études et vie personnelle[modifier | modifier le code]

Né dans une famille de commerçants de Thetford-Mines, dans la région Chaudière-Appalaches[5], il a complété une licence en droit et une maîtrise en communications à l'Université du Québec à Montréal et obtenu, en 1982, un diplôme en journalisme de la première école française de journalisme, le Centre de formation des journalistes de Paris.

Il est père de cinq enfants[6].

Carrière en journalisme[modifier | modifier le code]

Il a été correspondant à Paris et Washington pendant les années 1980 pour La Presse, la radio de Radio-Canada et L'Événement du jeudi. Il a été, et est toujours, collaborateur à la revue L'Actualité.

Dans les années 1990, il a publié quelques articles dans les pages du New York Times, du Washington Post, des quotidiens Le Monde, Libération et de l'hebdomadaire L'Express.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Conseiller et chercheur[modifier | modifier le code]

Jean-François Lisée, en 2012.

Après avoir publié plusieurs ouvrages sur la politique québécoise, Lisée devient en 1994 conseiller politique du premier ministre Jacques Parizeau puis, de 1995 à , de son successeur Lucien Bouchard. Il a été l'un des principaux architectes de la stratégie référendaire de 1995.

De 2004 à 2012, il est chef de la direction et cofondateur du Centre d'études et de recherches internationales de l'Université de Montréal (CÉRIUM).

Député et ministre[modifier | modifier le code]

Le , après plusieurs semaines de rumeurs concernant sa candidature sous la bannière du Parti québécois lors des 40e élections provinciales au Québec[7], M. Lisée confirme via Twitter qu'il sollicitera l'investiture du PQ dans la circonscription de Rosemont[8],[9]. Aux élections du , il est élu député de Rosemont. Il est nommé ministre des Relations internationales et du Commerce extérieur et ministre responsable de la région métropolitaine du gouvernement de Pauline Marois le .

Lisée se fait critiquer en en raison de deux salaires qu'il recevait en même temps : celui de ministre et un autre de l'Université de Montréal, sous forme d'une pension de mi-retraite[10]. Lisée renonce alors à son salaire de l'Université de Montréal et décide de le verser à des entreprises d'insertion[10]. Il est ensuite porte-parole de l'opposition officielle en matière de services sociaux, de protection de la jeunesse, de soins à domicile et de prévention[11]. Il se porte candidat lors de la course à la direction du Parti québécois de 2015, mais se désiste le , prétextant que «Le Parti québécois veut vivre son moment Pierre Karl Péladeau jusqu'au bout»[12].

Chef du Parti québécois[modifier | modifier le code]

En 2017 à Barcelone.

Il se porte candidat lors de la course à la direction du Parti québécois de 2016. Le , il est élu en tant que 9e chef du Parti et devient chef de l'opposition officielle du Québec[13]. Il obtient un vote de confiance de 92,8% lors du 17e Congrès national du Parti québécois, le [14]. Lors des élections générales québécoises de 2018, mène la campagne du Parti québécois aux côtés de Véronique Hivon promettant, s'il est désigné premier ministre, de ne pas proposer de référendum sur la souveraineté du Québec lors de son premier mandat. Il affirme cependant ne pas renoncer à terme à l'indépendance du Québec, qui devrait être proposée aux électeurs en 2022[15]. Au soir de l'élection, le Parti québécois connaît sa plus lourde défaite électorale depuis sa création, obtenant 17,1 % des voix face à la Coalition avenir Québec de François Legault (37,4 %) et au Parti libéral du Québec du premier ministre sortant, Philippe Couillard (24,8 %). Jean-François Lisée est lui-même battu dans sa propre circonscription de Rosemont, récoltant 28,4 % des suffrages exprimés contre le candidat de Québec solidaire, Vincent Marissal, qui rassemble 35,3 % des voix[16]. En conséquence, il annonce le soir même sa démission de la chefferie du parti, soulignant néanmoins dans son discours de défaite l'apparition d'une nouvelle génération de souverainistes, issus du Parti québécois et de Québec solidaire: "Lorsqu'on finira de calculer les votes, on se rendra compte qu'on assiste à l'éruption d'une nouvelle génération de souverainistes qui, additionnés, pointent à nouveau la boussole québécoise vers l'indépendance"[17].

Carrière post-politique[modifier | modifier le code]

Début 2019 il publie un essai sur son expérience politique intitulé Qui veut la peau du Parti Québécois ? Et autres secrets de la politique et des médias. Il le publie à compte d'auteur avec sa nouvelle petite entreprise La boîte à Lisée.

Depuis le printemps 2019 il produit des baladodiffusions où il commente l'actualité et l'histoire politique du Québec[18]. Il participe en tant que paneliste à l'émission Mordus de politique de Radio-Canada depuis septembre 2020[19] et comme chroniqueur à l'émission de Richard Martineau à Qub Radio.

Ouvrages publiés[modifier | modifier le code]

  • Carrefours Amérique. 1990. Montréal : Les Éditions du Boréal. (ISBN 9782890523647)
  • Dans l'œil de l'aigle. 1990. Montréal : Les Éditions du Boréal. (ISBN 9782890523289)
  • Les Prétendants. 1993. Montréal : Les Éditions du Boréal. (ISBN 9782890525832)
  • Le Tricheur. 1994. Montréal : Les Éditions du Boréal. (ISBN 9782890526211)
  • Le Naufrageur. 1994. Montréal : Les Éditions du Boréal. (ISBN 9782890526280)
  • – Tous les espoirs, tous les chagrins. 2015. Montréal: Les éditions Québec - Amérique (ISBN 9782764430408)
  • Sortie de Secours : Comment échapper au déclin du Québec. 2000. Montréal : Les Éditions du Boréal. (ISBN 9782764600160)
  • Nous. 2007. Montréal : Les Éditions du Boréal. (ISBN 9782764605677)
  • Pour une gauche efficace. 2008. Montréal : Les Éditions du Boréal. (ISBN 9782764606407)
  • Imaginer l'Après-crise : Pistes pour un monde plus juste, équitable, durable. 2009. Montréal : Les Éditions du Boréal. (ISBN 9782764607015)
  • Troisième millénaire. 2011. Montréal : Les Éditions Stanké. (ISBN 9782760410855)
  • Des histoires du Québec selon Jean-François Lisée. 2012. Montréal : Les Éditions Rogers (ISBN 9780888964809)
  • Le petit tricheur : Robert Bourassa derrière le masque. 2012. Montréal : Les Éditions Québec-Amérique. (ISBN 9782764421703)
  • Comment mettre la droite K.-O. en 15 arguments. 2012. Montréal, Les Éditions Stanké. (ISBN 9782760410985)
  • Le Journal de Lisée : 18 mois de pouvoir, mes combats, mes passions. 2014. Montréal : Les Éditions Rogers (ISBN 9780888967107)
  • Qui veut la peau du Parti Québécois? Et autres secrets de la politique et des médias, Les Éditions Carte Blanche, , 229 p. (ISBN 978-2-89590-365-9)

Distinctions[modifier | modifier le code]

Résultats électoraux[modifier | modifier le code]

Élection générale québécoise de 2018 dans Rosemont
Nom Parti Nombre
de voix
% Maj.
     Vincent Marissal Québec solidaire 12 920 35,2 % 2 500
     Jean-François Lisée (sortant) Parti québécois 10 420 28,4 % -
     Agata La Rosa Libéral 6 148 16,8 % -
     Sonya Cormier Coalition avenir 5 703 15,6 % -
     Karl Dubois Vert 521 1,4 % -
     Paulina Ayala NPD Québec 314 0,9 % -
     Catherine Raymond-Poirier Parti nul 225 0,6 % -
     Alexandra Liendo Conservateur 217 0,6 % -
     Coralie Laperrière Bloc pot 130 0,4 % -
     Stéphane Chénier Marxiste-léniniste 55 0,2 % -
Total 36 653 100 %  
Le taux de participation lors de l'élection était de 69,4 % et 542 bulletins ont été rejetés.
Source : DGEQ, « Résultats élections Québec 2018 », sur electionsquebec.qc.ca (consulté le )


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Vidéos[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. laboitealisee.com
  2. a b et c « Se connecter - PRDH-IGD », sur www.genealogie.umontreal.ca (consulté le )
  3. Fichier Origine cité dans le PRDH
  4. Fonds Drouin
  5. Isabelle Hachey, « Jean-François Lisée, le mandarin médiatique », La Presse, Montréal,‎ (lire en ligne)
  6. Jean-François Lisée, CÉRIUM, consulté en ligne le 15 novembre 2009.
  7. Antoine Robitaille, « Après Pierre Duchesne, Jean-François Lisée : L’ex-conseiller de premiers ministres péquistes sera candidat dans Rosemont », Le Devoir,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  8. Jean-François Lisée, « Ma décision est prise », sur Twitter.com, (consulté le )
  9. La Presse, « Jean-François Lisée confirme sa candidature dans un tweet », La Presse,‎ (lire en ligne)
  10. a et b http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/12/12/preretraite--le-ministre-jean-francois-lisee_n_2284743.html
  11. Page de Jean-François Lisée, sur le site de l'Assemblée nationale
  12. « Le moment PKP du Parti québécois », sur www.journaldemontreal.com, (consulté le ).
  13. « Jean-François Lisée élu chef du Parti québécois », La Presse,‎ (lire en ligne, consulté le )
  14. Marco Bélair-Cirino et Marie-Michèle Sioui, « Les membres du PQ font bloc derrière leur chef », Le Devoir,‎ (lire en ligne, consulté le )
  15. « Réaliser la souveraineté en trois étapes », Le Soleil,‎ (lire en ligne, consulté le )
  16. « Québec 2018 - Découvrez les résultats complets », sur Le Devoir (consulté le )
  17. « Défait dans Rosemont, le chef péquiste Jean-François Lisée démissionne », Le Soleil,‎ (lire en ligne, consulté le )
  18. laboitealisee.com/ballado
  19. Zone Arts- ICI.Radio-Canada.ca, « Mordus de politique : quatre nouveaux panélistes, dont Jean-François Lisée », sur Radio-Canada.ca (consulté le )
  20. (en-CA) « Prix littéraires du Gouverneur général | Ottawa Public Library | BiblioCommons », sur Ottawa Public Library (consulté le )
  21. © 2010-Conseil supérieur de la langue française, « Prix Jules-Fournier », sur Conseil supérieur de la langue française (consulté le )