Ultras (supporters)
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Les Ultras constituent une catégorie particulière de supporters de football bien qu’ils soient également présents de manière plus réduite en basket-ball, handball, hockey sur glace, rugby. Le but d'un groupe ultra est de soutenir de manière inconditionnelle son équipe de prédilection. Ce soutien s'organise autour de plusieurs axes : les tifos, les chants et les déplacements pour assister aux différents matchs de l'équipe soutenue. À la différence des autres groupes de supporters, souvent informels, un groupe ultra s'organise en une structure indépendante vis-à-vis du club. Parfois ces groupes se distinguent également par des engagement politiques, certains préférant afficher les couleurs nationales (bleu blanc et rouge) donc conservatistes, et d'autres prônant le progressisme qui se serviront surtout des couleurs vert, jaune et rouge.
Sommaire |
[modifier] Principaux Groupes Ultras Français encore en activité
Par ordre d'apparition:
- 1984 : Commando Ultra ( Olympique de Marseille)
- 1985 : Brigade Sud Nice (OGC Nice), Boulogne Boys (Paris SG) (groupe dissous)
- 1987 : Yankee Nord Marseille, South Winners ( Olympique de Marseille), Ultramarines Bordeaux (Girondins de Bordeaux), Bad Gones (Olympique lyonnais)
- 1988 : Brigade Ultras (FC Mulhouse), Fanatics ( Olympique de Marseille)
- 1989 : Dogues Virage Est (Lille OSC)
- 1990 : Ultra Boys( RC Strasbourg), Ultras Brestois (Stade brestois), Ultras Auxerre ( AJ Auxerre)
- 1991 : Roazhon Celtic Kop( Stade rennais), Butte Paillade (Montpellier HSC), Supras Auteuil (Paris SG), Lutèce Falco (Paris SG), Magic Fans (AS Saint-Étienne), Gladiators Nîmes (Nîmes Olympique)
- 1992 : worshippers (Le Mans UC), Kop De La Butte (SCO Angers), Green Angels ((AS Saint-Étienne)
- 1993 : Indians Tolosa (Toulouse FC), Barbarians Havrais (Le Havre AC), Kop Rouge (EA Guingamp), Irréductible Toulon (Sporting Toulon Var), Ultras Red Killers (FC Montceau Bourgogne)(dissous)Lugdunum's (olympique Lyonnais)
- 1994 : Ultras Monaco ( AS Monaco), Red Tigers (RC Lens), Red Kaos (Grenoble Foot), M.T.P. (Marseille Trop Puissant) ( Olympique de Marseille)
- 1995 : Merlus Ultras ( FC Lorient), Ultrem ( Stade de Reims), Génération Grenat ( FC Metz)
- 1996 : Joyriders Sochaux ( FC Sochaux), Malherbe Normandy Kop ( SM Caen) Red Boys 96 (Gwengamp - EAG )
- 1997 : Horda Frenetik 97 ( FC Metz), Magic Troyes ( ES Troyes AC)
- 1998 : Blue Angels ( AJ Auxerre), Ultras Kaos (AS Cannes), Fedelissimi (Sporting Toulon Var)
- 1999 : Brigade Loire ( FC Nantes), Kop Licorne Blanche (Amiens SC), Kriek Paris (Paris SG)
- 2000 : Red Sharks Nancy ( AS Nancy-Lorraine)
- 2001 : Armada Rumpetata Nissa (OGC Nice), Celtic Ultras (Stade brestois),
- 2002 : Ultras Roisters (Valenciennes FC), Authentiks (Paris SG), Armata Ultras (Montpellier HSC), Ultras Gueugnon (FC Gueugnon), Urban Devils (US Créteil-Lusitanos)
- 2003 : Puissance Paris (Paris SG), New School Gwengamp (EA Guingamp), Supras Libourne (FC Libourne-Saint-Seurin)
- 2004 : Génération Rouge et Blanc (Valenciennes FC) , Drouguis (US Orléans)
- 2005 : Bastia 1905 (SC Bastia), La Clique ( AS Nancy-Lorraine), Young Boys ( CS Sedan-Ardennes)auto dissous, Val70 ( FC Sochaux), Sharks 31 (Toulouse FC), Partisants 05 (Grenoble Foot 38)
- 2006 : Brigade Paris (Paris SG) Scheldt fans (Valenciennes FC), Ultras Clermont (Clermont Foot)
- 2007 : Cosa Nostra Lyon (Olympique lyonnais), Auteuil Rouge (Paris SG), Section Nord Est ( AS Nancy-Lorraine), Brigade Ouest 49 (SCO Angers), Supras Berry 07 ( LB Châteauroux) Dogues Devils 07 (LOSC) , Ultras Heillecourt (ESH) , Les diables bleus (Grenoble Foot 38)
- 2008 : Unvez Kelt ( Stade rennais), Brava Massalia ( Olympique de Marseille), Ultras Troyes ( ES Troyes AC) Kop Harfleur(Le Havre AC).
[modifier] Historique
Le mouvement de supporter naît au Brésil dès les années 1940 avec la mise en place de Torcida. Ces groupes de supporters n'ont rien à voir avec les organisations existantes jusque-là au Brésil comme ailleurs. Le mouvement ultra' débarque en Europe via l' Italie et la Yougoslavie d'alors, ou plutôt la Croatie. Les actualités cinématographiques yougoslaves diffusent des images de la Coupe du monde de football de 1950, avec de nombreux plans de foules exubérantes : les Torcida. Les supporters de l'Hajduk Split sont les premiers Européens à adopter cette attitude dès le 28 octobre 1950 à l'occasion d'un match contre l'Étoile Rouge de Belgrade. Ce premier groupe prend pour nom : Torcida. L'intensité de la partie face au grand rival et le but victorieux inscrit à la 87e minute aide à la naissance du mouvement. Les supporters envahissent le terrain au coup de sifflet final, et portent en triomphe le buteur jusqu'au centre de la ville. Les « exploits » des fans de l'Hajduk Split marquent les années 1950 et années 1960, mais la vraie naissance du groupe en tant que groupe Ultra n'est qu'en 1981 lorsque leur bâche apparait pour la 1ère fois .
Le vraie naissance du mouvement Ultra' telle que nous le connaissant aujourd'hui se produit en Italie. Les clubs italiens découvrent les us et coutumes du supporterisme dans les années 1950 . Nombre de groupes se constituent en Italie dès les années 1950 , le 1er groupe ULTRA en Italie et en Europe en général dont la mentalité est proche de celle des ultras d'aujourd'hui est le COMMANDO ULTRAS de l'AC Milan puis apparaissent les groupes Ultras Tito Cucchiaroni de la Sampdoria de Gênes et les Fedelissimi Granata du Torino et d'autre ...
Le mouvement ultra' atteint la France au milieu des années 1980. Le premier groupe ultra en France est le Commando Ultra de l'Olympique de Marseille fondé en 1984 suivis des Boulogne Boys du Paris Saint-Germain Football Club et la Brigade Sud Nice de l'OGC Nice tous les deux fondés en 1985 et Yankee nord Marseille, des south winners (Olympique de Marseille) et des Bad Gones de l'Olympique lyonnais créés en 1987 ainsi que des Ultramarines Girondins de Bordeaux puis les Fanatics en 1988 Olympique de Marseille. Cette forme de supporters laisse froid les îles britanniques dont les supporters préfèrent avoir une relation directe et personnelle avec « leur » club plutôt que de passer par un groupe de supporters. C'est la base même du conflit qui oppose l'école dite italienne (Ultras) et l'école dite britannique.
Les groupes ultras sont théoriquement financièrement indépendants du club qu'ils soutiennent. Ils s'autofinancent par différents moyens, chaque groupe ayant son style de financement. Parmi ces moyens on trouve les déplacements pour suivre le club à l'extérieur au cours desquels nourriture et boissons peuvent être vendues, des quêtes en tribune, la vente de gadgets portant le nom du groupe ou de la ville, la vente d'un fanzine édité par le groupe, etc... Cependant, des dérives mercantiles existent lorsqu'un groupe produit des gadgets en très grande quantité pour les vendre à un maximum de personne, même extérieures au groupe. Les Irreducibilli (Lazio de Rome, Italie) possèdent même plusieurs boutiques officielles où ils vendent billets et matériels divers. En France, le CU84 de Marseille possédait une boutique de ce type, en face du stade vélodrome, mais en 2007, ils s'en sont débarrassés, préférant revenir sur des bases plus ultras et moins "foot bussiness". Une partie de la mouvance Ultra estime que ces groupes s'éloignent de la mentalité originelle et de l'opposition au "Foot Buisness"
Les ultras des différents groupes de l'hexagone se concertèrent ensemble en 2007 , suite au décès du supporter Julien Quemener, pour mettre en place des actions communes et aboutir ensemble à une manifestation visant à défendre leurs droits et faire entendre leurs voix. À l'initiative des Boulogne Boys 1985 (groupe parisien) s'était créé le CNS (Coordination Nationale des Supporters) et dont la première action fut une banderole commune dans les différents stades français ("supporter n'est pas un crime"). Cependant, ce comité national s'est vite dissipé, certains grands groupes n'ayant jamais voulu rejoindre ce mouvement pour des raisons peu claires, sans doute une question de leadership. Ils fondèrent alors la Coordination Nationale des Ultras, organisation regroupant 24 groupes ultras d'équipes différentes.
Le 17 avril 2008 a officiellement marqué la fin du groupe parisien des Boulogne Boys 1985. Cette dissolution, prononcé par Michèle Alliot-Marie, survenue après l'affaire de la banderole parisienne lors de la finale de la Coupe de la Ligue contre Lens où était écrit "Chômeurs, pédophiles, consanguins : Bienvenue chez les Ch'tis". Cette affaire à longuement occupé la scène médiatique, même si certains n'y voient qu'un fait divers peu grave visant à humilier de manière corrosive et humoristique l'adversaire d'un soir plutôt qu'une réelle volonté d'insulter gratuitement les Ch'tis. Cette dissolution a été unanimement dénoncée par les ultras mais aussi par plusieurs sociologues spécialisés dans le monde des Tribunes dénonçant un coup médiatique visant le groupe le plus calme de la Tribune Boulogne au lieu des indépendants de cette tribune, supporters les plus virulents n'appartenant à aucun groupe.
Cette dissolution donna lieu à une manifestation le 17 mai 2008 organisée conjointement à Lens et à Nice. Cette marche commune de différents groupes ultras réunit au total plus de 2 700 supporters classiques & ultras (environ 700 à Lens et 2 000 à Nice). Cette manifestation avait pour but de dénoncer la répression abusive dont sont souvent victimes les ultras, de favoriser la liberté d'expression de ceux-ci mais aussi de dénoncer le football business, sujet très important que les ultras ne cessent de dénoncer au profit d'un football populaire. Cette manifestation a réuni des groupes de différents clubs français mais aussi belges, suisses et italiens ainsi qu'allemands venus dénoncer les mêmes problèmes vécus dans leurs pays.

