Limoges Cercle Saint-Pierre
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| Généralités | ||||||||||||||||||||||||||||
| Nom complet | Limoges Cercle Saint-Pierre | |||||||||||||||||||||||||||
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| Surnom(s) | Les cerclistes | |||||||||||||||||||||||||||
| Date de fondation | 1929 | |||||||||||||||||||||||||||
| Statut professionnel | SASP | |||||||||||||||||||||||||||
| Couleurs | Vert et blanc | |||||||||||||||||||||||||||
| Salle | Palais des Sports de Beaublanc (5 500 places) |
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| Siège | 23, boulevard de Beaublanc 87100 Limoges |
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| Championnat actuel | Pro B | |||||||||||||||||||||||||||
| Président | Frédéric Forte | |||||||||||||||||||||||||||
| Entraîneur | Frédéric Sarre | |||||||||||||||||||||||||||
| Site web | http://www.limogescsp.com/ | |||||||||||||||||||||||||||
| Palmarès | ||||||||||||||||||||||||||||
| National[1] | Championnat de France Pro A (9) Championnat de France Pro B (1) Coupe de France (6) Tournoi des As (2) |
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| International[1] | Champion d'Europe (1) Coupe d’Europe des Vainqueurs de Coupes (1) Coupe Korac (3) |
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| Maillots | ||||||||||||||||||||||||||||
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Le Limoges Cercle Saint-Pierre, couramment abrégé en Limoges CSP, est un club de basket-ball français basé à Limoges. Créé en 1929, il évolue en 2011-2012 dans le championnat de France de Pro B.
Après plusieurs dizaines d'années passées dans les championnats régionaux et division nationales inférieurs, le club monte en 1978 dans la plus haute division du championnat de France. Le CSP le remporte pour la première fois dès 1983 et la Coupe Korać en 1982, 1983 et 2000. En 1988, il remporte le championnat de Pro A, organisé pour la première fois par la Ligue Nationale de Basket. La même année, il gagne la Coupe des Coupes. Le 15 avril 1993, il devient toutes disciplines confondues, le premier club français à remporter la Coupe d'Europe des Clubs Champions, compétition de clubs la plus importante en Europe. En 2000, il remporte son dernier titre de champion de France avant de plonger dans la crise tout au long des années 2000 qui le voit descendre à plusieurs reprises en Pro B et même au troisième niveau national.
Le club est présidé depuis 2004 par Frédéric Forté et entraîné depuis mai 2011 par Frédéric Sarre. Depuis 1981, il évolue au Palais des sports de Beaublanc. À son palmarès le club compte notamment neuf titres de champion de France, six Coupe de France et cinq coupes d'Europe, dont la Ligue des Champions, appelé plus communément, la Coupe d'Europe des Clubs Champions. Le Cercle Saint-Pierre fait partie des rares équipes sacrées dans toutes les épreuves européennes et, au niveau européen, le club le plus titré du sport français. Au niveau national, elle est la seule équipe à avoir réalisé un triplé à deux reprises (de 1983 à 1985 et de 1988 à 1990). Le CSP est devenu au fil du temps un des symboles de la ville, au même titre que la porcelaine, l'ambiance de la salle de Beaublanc est réputée pour être l'une des plus animées de France et d'Europe.
[modifier] Historique
[modifier] Les balbutiements (1929-1960)
Issu d'une modeste association de patronage (paroisse de Saint-Pierre-du-Queyroix, en centre-ville) initialement composée d’une simple troupe de théâtre, le CSP se dote d’une équipe de basket. Le 13 novembre 1929, le Cercle Saint Pierre basket-ball voit officiellement le jour grâce à Roger Foussat, le premier président du « cercle »[2]. Le siège social est au 3 rue saint Nicolas à Limoges. Le club de patronage a des locaux modestes entre l’église Saint-Pierre et le lycée Gay Lussac. De plus les ressources se composent alors des seules cotisations des membres qui s’élèvent alors à 20 francs par an. Au départ, le patronage n’est qu’un lieu de rencontre[3].
Le basket ne fait son apparition officielle au sein du patronage qu’en 1933, avec l’entrée en compétition de la première équipe du « cercle ». Le capitaine de l’époque, Couegnas, et ses troupes (MM. Boisseau, Beger, Cohendy, Dutour et Sénèque) souffrent face aux réserves de l’Alouette, la Martiale ou de la Saint-Louis. L’équipe ne dispose alors pas de véritable terrain pour s’entraîner, les matches de division d’honneur (le plus bas niveau de l’époque) ont lieu le dimanche après la messe et les déplacements n'excèdent pas Saint-Léonard ou Saint-Junien[3].
Au milieu des années 1930, les entraînements vont faire leur apparition : chaque mercredi soir les joueurs se retrouvent dans la cour du patronage. Deux chanoines, Bréchard et Fourgeaud, vont également encourager le développement de la pratique sportive. Tout cela attire de nouveaux adhérents et trois équipes vont dorénavant porter le maillot du « cercle ». Parmi eux, MM. Bessaguet, Ménard, R. Sénèque, Daly, Bost, Picat, G. Dutour, A. et G. Cortey, Souza, Breuil, Varnat, J. et P. Georgio, Plainemaison, Masson, Michel, Mandoux et G. Sénèque. Lors d’une triple rencontre contre la Saint-Martial, les équipes du cercle repartent avec trois défaites : -20 en cadet, -40 pour la réserve et -70 pour l’équipe première. Le CSP est alors le parent pauvre du basket limousin[3].
Le basket se structure au niveau fédéral dans les années 1940 et cela profite au club qui bénéficie pour la première fois d’un arbitre, Raymond Sénèque.
La guerre n’a pas stoppé l’évolution du club. Le « patro » en profite, grâce à son équipe junior (Breuil, Varna, Mandoux, Cortey, Masson, Michel, Gilbert et Sénèque), pour remporter ses premiers lauriers lors de la saison 1942-43. N’ayant pas trouvé de maillots verts, le CSP joue en rouge et avec de vieilles chaussures dont les joueurs ont supprimé les talons. Cette saison, c'est le début des grands déplacements : Brive, Guéret, Ussel, Montluçon. Le CSP devient champion de Haute-Vienne junior avant de disputer la finale du championnat du Limousin, puis les demi-finales du championnat de France à Montluçon contre les Écureuils Montferrandais. L’équipe compte dans ses rangs 5 sélectionnés en équipe départementale. Mais le prolongement de la guerre fait éclater cette équipe prometteuse. La quasi totalité de l’équipe junior s’engage en effet dans la résistance : les fondateurs ne s’étaient pas trompés (« … préparer au pays des hommes robustes et de vaillant soldats… »)[3]. Xavier Popelier n’a alors que 14 ans et s’intéresse plus au scoutisme qu’au basket.
En 1950, Popelier, alors membre de l’ASPTT athlétisme, rejoint le cercle où les frères Biojout sont déjà présents : Pierre et Jean-Claude (première licence à 9 ans, il ne connaîtra jamais d’autres clubs) porte le maillot vert cercliste. C’est également l’arrivée du premier international du club : Guy Beaumord qui est alors international junior[3].
[modifier] La quête de l'élite (1960-1981)
[modifier] Un nouveau cycle
Lors de la saison 1960-61, le président Roger Constant et l'abbé Lesport dotent le club d'une véritable infrastructure dans le quartier des Coutures : terrain de basket, salle de tennis de table et de gymnastique puis, plus tard, rénovation du vieux siège social du centre ville avec l’abbé Louvet[3]. Le début des années 1960 coïncide aussi avec la volonté d’allier le « cercle » à d’autres « patro », notamment la Saint-Louis de Gonzague. L’Entente sportive et culturelle de Limoges voit donc le jour, mais capote. Le 12 juin 1961, le Cercle Saint Pierre est recréé. Un des responsables de la section basket, M. Malaurie, contacte Xavier Popelier, qui avait quitté le club au moment de la fusion, pour aider à la relance de la discipline. Il devient le responsable de l’équipe première dont le capitaine et meneur de jeu n’est autre que Jean-Claude Biojout. Les couleurs « vert et blanc » sont dues à la part prépondérante prise par la Confrérie des Bouchers dans la création du CSP. Leur accord a été acquis mais en contrepartie le club doit prendre les couleurs de Saint Aurélien[3].
L'arrivée en 1961 de Xavier Popelier[3] comme président du club va faire basculer le destin du Cercle Saint-Pierre. En 1961, le Cercle Saint-Pierre n'est qu'un simple patronage au milieu de milliers de patronages à travers la France. L'ancien joueur de l'ASPTT Limoges et du Cercle (il rejoint le Cercle à l'âge de 20 ans) est aidé dans sa tâche par son ami, Jean-Claude Biojout (il intègre le Cercle à partir de l'âge de 9 ans)[3]. En 1963, le CSP des frères Biojout remporte le championnat d'Excellence Régionale tandis que le grand rival régional, le club des laïcs, l'ASPTT Limoges joue dans la cour des grands (Nationale I de 1964 à 1966 avec la présence d'un international Français, Jacques Veyrier[4]). Les dirigeants, durant cette période, voyagent aux quatre coins de l'Europe (Allemagne, Angleterre, Italie etc.) pour s'inspirer de ce qui se fait de mieux à l'étranger[5]. Lors de la saison 1971-1972, le Cercle Saint-Pierre connaît l'une des pires saisons de l'histoire du club : il finit à la neuvième et dernière place avec 4 victoires en 18 matches[5]. C'en est trop pour les deux passionnés, qui décident de réagir. Le Limoges CSP s'entoure alors de personnes plus qualifiées, leur confiant des tâches bien précises dans le sens d'une professionnalisation du club à moyen terme. Cette politique intelligente n'aurait pas été possible cependant sans la ténacité et la volonté des hommes de base[5].
[modifier] De fortes ambitions
À l'aube de la saison 1972-1973 (Excellence Régionale), l'objectif est clair, il faut amener le « Patro » parmi les meilleures équipes françaises. La presse régionale se gausse alors de l'objectif du tout petit club limousin qui stagne depuis des années, et dont la mairie s'est désintéressée. Le CSP leur donne tort dès la saison 1972-1973 en terminant premier sans la moindre défaite. Raymond Bique, Lajat ou encore Devalois furent les principaux artisans de la remontée du club en Nationale IV (ex-Fédérale Masculine)[6]. La saison suivante est l'occasion pour le Cercle de recruter des joueurs avec la venue de Souleymane Fall, un Sénégalais qui devient le premier étranger du Cercle Saint-Pierre[7]. À la fin de l'année 1973, le club tente alors de faire venir grâce à l'aide de Stojovic (Yougoslave du Limoges Foot Club) l'ailier Radoliub « Rocky » Radenkovic, international junior, champion du monde avec la Yougoslavie en 1971 en provenance de l'Étoile Rouge de Belgrade[8]. Pour son premier match, Radoliub Radenkovic marque 69 points contre Montmidi Poitiers à Limoges, c'est un large succès pour les Verts (135-48, record de points en un match pour le CSP, première fois que le CSP atteint les 100 points)[9]. Le Cercle finit deuxième de la poule C derrière l'U.S.B Agen et accède à la Nationale III[10].
La direction du CSP vise désormais la Nationale II et c'est au même moment que le Cercle s'installe définitivement dans la salle Municipale des Sœurs de la Rivière pour ses rencontres. Le club conserve ses cadres et cherche un géant américain pour jouer la montée[11]. Ce premier américain de l'histoire du Cercle sera James Collins[12]. Avec la paire Radenkovic-Collins, le Cercle ne fait pas dans le détail lors de la saison 1974-1975 (Nationale III). Toutefois le CSP doit faire face au Castres B.C. Il faut attendre le match à Limoges contre le Toulouse O.A.C (victoire du Cercle, 80-51[13]) pour voir le CSP monter en Nationale II. Le Cercle termine cette brillante campagne sur une élimination face au B.C Montbrison en quarts de finale à cause du départ de Radenkovic (il partira après son refus d’être naturalisé car le club souhaitait recruter un Américain, et le règlement de Nationale II stipulait qu’un seul étranger n’était autorisé par équipe) et celui de Jim Collins reparti aux États-Unis pour voir sa femme[14].
La première saison en Nationale II (1975-1976) est une saison d'apprentissage. Durant l'intersaison, les dirigeants réussissent une grosse affaire sur le marché des transferts en recrutant Lionel Moltimore[15]. Le CSP met par ailleurs la main sur le talentueux ailier, Gérard Métadier[16] et enfin sur le scoreur fou, Gérard Maza[17]. La saison se termine par une septième place insuffisante pour monter en Nationale I. Après une saison moyenne, le Limoges CSP renforce son effectif par l'arrivée de l'expérimenté Claude Bolotny[18], de Didier Rose et du jeune prometteur, Jean-Yves Efros[19]. Dans une réunion d'avant-saison, Jean-Claude Biojout annonce : « Notre objectif, préparer la montée pour 1978 » et l'on apprend que Claude Bolotny est le nouvel entraîneur de l'équipe dans le souci d'essayer d'appliquer une méthode qui a fait preuve dans plusieurs clubs de l'élite française, voire européenne[20]. Le CSP entame une préparation sereine et joue même un match contre une équipe nord-américaine pour la première fois de son histoire, le Macy's South Dakota, mais la différence est telle que le CSP perd de 17 points (90-107)[21]. Le Cercle termine sixième lors de la saison 1976-1977 montrant que le club se construit peu à peu sur des bases saines.
[modifier] La montée et l'apprentissage de l'élite
Le premier changement vient avec l'arrivée de l'entraîneur Jean-François Dubreuil[22] pour que Bolotny se concentre sur son poste de meneur. Le Cercle Saint-Pierre manque de taille. Le club fait appel au pivot sénégalais, naturalisé français, Apollo Faye[23]. La saison commence sur les chapeaux de roues. Le Cercle est invaincu à domicile. Les cerclistes finissent premier de la poule B[24]. Mais pour que le Cercle monte en Nationale I, il lui faut gagner la demi-finale en matchs aller-retour face au deuxième de la poule A. Ils affrontent Asnières de l'entraîneur Francis Flamme en demies. C'est lors de ces deux rencontres que l'histoire du Cercle semble vouée à un avenir radieux. Le Limoges CSP réalise l'exploit, le 29 juin 1978, de s'imposer lors de la demi-finale aller dans la salle Maurice Thorez de Nanterre face à Asnières sur un shoot au buzzer de Claude Bolotny qui donne la victoire au Cercle (87-88 pour le Cercle). Au match retour, le 3 mai 1978, Gérard Métadier envoie le CSP en Nationale I sur deux lancers-francs (89-88)[25].
Après la brillante victoire contre Asnières, la municipalité décide d'installer sur le site de Limoges-Beaublanc, la future salle de sport de Limoges. La maquette du Palais des sports de Beaublanc sera dévoilée en octobre 1978[26]. Le site choisi est celui d'un ancien terrain de basket en plein air qui disposait de tribunes pouvant accueillir 200 spectateurs environ. Selon le Populaire du Centre, les travaux commenceront à la fin de la l'année 1978, dirigés par l'architecte Mr Rauby.
Entre temps, Popelier et Biojout sont conscients que le CSP ne doit pas tomber dans l'ivresse pour la saison 1978-1979. Ils recrutent Richard Dacoury[27] et Lionel Livio[28] pour leur première saison en Nationale I. Le CSP évite les barrages en obtenant la dixième place[29]. Lors de la saison suivante, le CSP échappe de peu à la Nationale II, en jouant les barrages à cause de sa onzième place[30] et réussissant à sortir Avignon et Reims (Nationale II) grâce à l'expérience de l'une de ses recrues, Yves-Marie Verove[31] ainsi qu'au talent précieux de Jean-Luc Deganis[32]. La saison suivante (1980-1981) est une saison importante pour l'histoire du Cercle. Les arrivées de André Buffière[33] comme entraîneur ainsi que de Sylvain Grzanka[34], Mark Wickman[35] et Marvin Payne[36] sont bénéfiques. Le CSP finit huitième et joue les play-offs qu'il termine à la cinquième place, permettant au club de se qualifier pour la Coupe Korać[37].
[modifier] Les années fastes (1981-1995)
[modifier] Les premiers titres
Pendant que Beaublanc s'érige peu à peu, l'équipe technique du CSP construit une équipe capable de relever le défi européen et national. Trois recrues viennent renforcer le CSP lors de la saison 1981-1982 : le meneur français Jean-Michel Sénégal[38], Edward Murphy[39] et le pivot américain Irvin Kiffin[40]. Le CSP impressionne et se fait rapidement un nom en dominant les favoris de la Nationale I. Beaublanc est inauguré le 30 octobre 1981[41] lors du match Limoges CSP - ASVEL. Le Cercle Saint-Pierre termine deuxième de la saison 1981-1982, derrière Le Mans. C'est pourtant le Limoges CSP qui remporte son premier titre national, la Coupe de la Fédération en dominant l'ASVEL à Reims dans la salle René Tys (116-100, victoire du CSP dont 45 points de Murphy). La Coupe Korać 1982 et la Coupe de la Fédération en poche, le CSP réalise une grande saison[42].
Pour la saison 1982-1983, le Limoges CSP se renforce avec les arrivées respectives de Glenn Mosley[43] et de Didier Dobbels[44]. Le Cercle tient son rang de favori et ne laisse aucune chance à ses adversaires en Championnat de France (1er, 22 victoires, 4 défaites) malgré une belle résistance de Le Mans et d'Orthez. Ed Murphy réitère une grande saison (MVP et meilleur marqueur de la saison 1982-1983 pour la deuxième fois[45]) et sans compter sur l'incontournable, Apollo Faye, toujours présent dans les missions aériennes. Le CSP est logiquement champion de France 1983, pour la première fois de son histoire. Le CSP enchaîne sur une victoire en finale de la Coupe de la Fédération à Caen face à Monaco (96-81). C'est le premier triplé du club.
La saison suivante, le Cercle ne conserve plus le magicien de la Korać, André Buffière comme entraîneur ainsi que l'homme de Rome, Mosley. Ils font place à Pierre Dao[46] (l'entraîneur de l'équipe de France) ainsi qu'à Leon Douglas[47] et George Brosterhous[48]. Le club ne brille pas en Europe (éliminé en poule, 1 victoire - 9 défaites)[49]. En championnat, Limoges se fait peur en perdant à Beaublanc face à Antibes qui prend ainsi la première place à son adversaire du jour. C'est à ce moment que le CSP pense que le titre national lui échappe. Et puis, à Bercy, les Antibois tombent devant le Stade Français. Le dernier match face à Challans n'est qu'une simple formalité. C'est le deuxième titre national. Murphy est encore élu MVP de la Nationale I et une troisième fois élu meilleur marqueur du championnat de France[50].
Dans l'intérêt de renouveler les cadres dans l'optique de la saison 1984-1985, le staff du CSP Limoges décident donc les venues du teigneux Gregor Beugnot[51], de Curtis Berry[52] ou encore de Georges Vestris. En Europe, le CSP ne passe pas l'obstacle du huitième de finale, le CSKA Moscou[53]. Au niveau national, Limoges rafle encore tout. Pour cette 63e édition du Championnat de France de Nationale I, il remporte son troisième titre national malgré la résistance de l'ASVEL. Limoges rajoute la dernière Coupe de la Fédération dans son tableau de chasse en allant battre le Stade Français chez lui au Stade Pierre-de-Coubertin devant une marrée Verte de plus de 2 000 supporters. C'est la dernière saison de Ed Murphy qui finit encore meilleur marqueur du championnat et MVP[50]. Ce départ, ajouté à celui d'Apollo Faye, marque la fin d'un cycle.
Le CSP version 1985-1986 n'est plus aussi fort qu'autrefois, malgré un recrutement de choix et notamment les arrivées de l'intérieur Stéphane Ostrowski[54], Mike Davis[55], mais surtout la vedette américaine Billy Knight[56], un ailier au passé prestigieux avec plus de dix saisons de NBA et deux participations au All-Star Game en 1977 et 1978. Une belle équipe figure sur le papier, cependant, la mayonnaise ne prend pas. Les espoirs fondés sur Knight ne sont pas à la hauteur, il n'est pas le leader tant attendu et semble en fin de carrière. La campagne européenne est en demi-teinte. Limoges se qualifie pour la poule finale des clubs Champions, mais ne ne brille plus en poule finale des clubs Champions avec 1 victoire et 9 défaites[57]. Le CSP n'arrive pas à prendre la tête de la Nationale I A et Limoges ne termine qu'à la troisième place du classement.
[modifier] Le duel face à l'Élan Béarnais
L'intersaison n'est pas de tout repos pour le club limougeaud. Après une saison 1985-1986 manquée, il faut reconstruire. Exit l'entraîneur Pierre Dao, remplacé par le jeune Michel Gomez[58]. Le renouveau de celui-ci est aussi illustré par les arrivées de Clarence Kea[59], du meneur Jacques Monclar[60] et de Paul Thompson[61]. Michel Gomez impose sa vision et met en place le groupe dit « Autonome »[62], protégeant ses joueurs des médias et de la pression qui s'exerce autour du club. Ce retour au premier plan du CSP est symbolisé par l'ouverture d'un nouveau siège. Dès le début de la saison, le CSP met la barre très haut et il faudra finalement attendre quatre mois pour voir une première défaite à Nice face à Monaco (107-111). Le CSP gagne ses matches par des écarts importants en battant les équipes françaises en moyenne de plus de 20 points. Cependant, les matchs européens usent les joueurs limougeauds et cette fatigue se fera vite sentir en fin de saison. Les Verts subissent leurs première défaite à Beaublanc face à l'EB Orthez[63]. Beaublanc devient une poudrière pour les grands d'Europe, où sifflets et broncas sont incessants. Cantù, Saragosse, Sibenik ou le Spartak Leningrad passent à la trappe. Le CSP subit quelques revers, mais se retrouve en finale de la Coupe Korać face à un grand club européen, le Barcelone, qu'elle perd finalement. L'équipe se re-concentre dès lors sur le championnat qu'il termine à la troisième place. Les play-offs vont bien réussir à Limoges. Opposé à Monaco en demi-finale, le CSP sort victorieux à Beaublanc[64] et arrache le nul à Monaco[65]. La finale opposera finalement Orthez à Limoges. Le match aller voit la victoire du CSP à Beaublanc, 108 à 88[66]. Le match retour sera vivement disputé au point qu'une bagarre éclate entre Clarence Kea et Benkali Kaba devant les caméras de télévision à 4 minutes 03 de la fin de la première mi-temps. C'est finalement Orthez qui remporte le match, 93 à 76[67]. Quelques jours plus tard, victoire de l'Élan Béarnais (82-81) dans le matche de la belle[68].
Durant l'inter-saison, signe Don Collins qui compte 303 matchs de saison régulière en NBA et huit matchs de play-off[69]. Kea reste mais Paul Thompson s'en va. Orthez le champion est défait par le CSP, à Orthez sur le score de 98-99[70]. Limoges va s'imposer dans la salle de la Meilleraie (75-80)[71]. C'est à l'issue de cette rencontre que le Limoges CSP prend la tête du classement. Le Limoges CSP remporte la Semaine des As, son premier trophée national de la saison face à Cholet[72]. Puis le Cercle Saint-Pierre remporte la finale de la Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe contre Badalone à Grenoble (victoire du CSP, 96-89 devant plus de 8 000 spectateurs)[73]. Les Verts termine premier de la saison régulière, largement devant Monaco et Cholet. Le CSP efface Orthez en deux manches (101-82 match aller[74], puis 98-90 au match retour[75]). Vient ensuite les deux matchs de la finale contre Cholet. Au match aller, les Choletais perdent à Beaublanc (92-78) puis les Verts concluent en beauté à la Meilleraie de Cholet (86-79)[76]. Les joueurs du CSP sont célébrés en héros dans toute la ville. Stéphane Ostrowski obtient le titre de MVP Français, Don Collins celui du MVP étranger[77], Richard Dacoury meilleur défenseur[78] et Hugues Occansey[79], meilleur espoir. La dynamique imposée par Michel Gomez porte ses fruits. Dans le cadre de la saison 1988-1989, le CSP fait quelques changements. De nouveaux visages font leur apparition : le meneur Pascal Jullien[80], l'intérieur Michael Brooks[81], Ken Dancy[82], ou encore l'arrivée du meneur Frédéric Forte[83]. En championnat de France, les Limousins ne trouve aucune résistance en face d'eux. Ils terminent premier de la saison régulière (22 victoires et seulement 2 défaites)[84]. Le club est par contre éliminé en poule de Coupe d'Europe des Clubs des Champions (8 victoires pour 8 défaites)[85]. Le CSP se rattrape en play-offs de Nationale 1A[86]. Il affronte en quart de finale l'ASVEL. Cette dernière équipe est battue en trois manches (aller : 110-86, retour : 103-106, belle : 127-101). C'est ensuite Mulhouse qui perd en deux manches (aller : 117-92, retour : 94-74). Et finalement, ce sont les Orthéziens qui se frottent à l'équipe limougeaude et qui se font éliminer en deux manches (aller : 108-97, retour : 102-96). Limoges est champion pour la cinquième fois et se venge des Béarnais en gagnant à la Moutète. Stéphane Ostrowski gagne encore une fois le titre de MVP Français, Don Collins remportant pour sa part le titre de meilleur joueur étranger[87] et enfin Richard Dacoury, meilleur défenseur[88].
Le Cercle Saint-Pierre frappe encore plus fort lors de la saison 1989-1990. Sur le marché des transferts, le club recrute le meneur international Valéry Demory[89] et conserve par ailleurs la quasi totalité de l'effectif. Michel Gomez et ses hommes font un parcours brillant en saison régulière (33 victoires et 1 défaite, c'est un record)[90]. En play-offs[91], le CSP sort Saint-Quentin en quart (aller : 99-78, retour : 106-83) puis Mulhouse en demie (aller : 109-97, retour : 83-79) et se retrouve en finale face à Antibes. Limoges a besoin de trois manches pour battre Antibes (aller : 111-96, retour : 96-100, belle : 103-89). Cette équipe remporte également le tournoi des As en finale contre Cholet. En Championnat d'Europe des clubs, le CSP se hisse au final-four de Saragosse en se faisant éliminer par le grand Split lors de la demi-finale. Le Limoges CSP termine troisième du final-four en battant l'Aris Salonique.
La saison 1990-1991 approche et Michel Gomez rejoint Pau. C'est une page de l'histoire du club qui se tourne avec le départ d'un des plus grands entraîneur de Limoges. Bill Sweek[92] est nommé entraîneur du CSP. Le CSP connaît de nouvelles arrivées. C'est notamment le retour de Franck Butter[93], formé à Limoges. Bill Sweek ne fait que neuf journées en tant qu'entraîneur du CSP, en raison des défaites du club en championnat et Coupe d'Europe. Son assistant, Olivier Veyrat prend la relève jusqu'à la 12e journée. Les dirigeants ne s'arrêtent pas là. Ils cherchent un entraîneur d'expérience. L'URSS ayant déjà éclatée, le club peut mettre la main sur l'ex-entraîneur de l'équipe d'URSS, Aleksandr Gomelski[94]. Le CSP version Gomelski voit les arrivées de Mike McGee[95] et Clinton Smith[96], des essais non concluant pour le club. Dans la grande tourmente, Limoges se fait éliminer en poule du Championnat d'Europe des Clubs (5 victoires et 11 défaites)[97]. En Championnat de France, le Limoges CSP termine troisième (21 victoires et 9 défaites) derrière Antibes et Cholet[97]. Le CSP se fait battre par l'Élan Béarnais lors de la finale de la tournoi des As. En play-offs de N1A[98], le Cercle Saint-Pierre se fait battre d'entrée en quart de finale contre Montpellier (11e, à Beaublanc. C'est alors que Gomelski doit céder sa place à son assistant, Olivier Veyrat. Le CSP décime Montpellier (retour : 74-64, belle : 89-77) puis c'est au tour du Paris Racing de goûter au renouveau du Limoges CSP (aller : 95-70, retour : 95-89). Le CSP se concentre sur la finale qui l'oppose à Antibes. Le Cercle Saint-Pierre réalise un exploit en gagnant à la salle Salusse-Santoni d'Antibes lors de la première manche (102-108 pour le Limoges CSP) mais Antibes prend sa revanche en l'emportant à Limoges (retour: 102-99) puis s'offre le titre à domicile (belle: 88-76).
Le Cercle Saint-Pierre se restructure pour la saison 1991-1992. Olivier Veyrat fait appel au jeune Marc M'Bahia[99] pour renforcer la raquette aux côtés de Stéphane Ostrowski. Le CSP recrute un nouvel Américain, John Fox[100]. De plus, le club recrute Bruno Lejeune[101] ainsi que Frédéric Forte qui revient au club. Pau-Orthez reste le favori de la saison mais Limoges est un véritable outsider. Limoges déroule en championnat mais piétine en Coupe des Vainqueurs des Coupes. Olivier Veyrat est remplacé après 14 journées par Didier Dobbels[102], lui-même remplacé par Bozidar Maljkovic[103], entraîneur yougoslave champion d'Europe avec le Yugosplatika Split. Maljkovic arrive le 1er janvier 1992 et bouleverse radicalement les méthodes d'entraînements, Brooks et Dacoury ont du mal. Le physique et le mental de l'équipe est mis à l'épreuve à l'entraînement quotidiennement. L'objectif de « Maljko » est de faire le maximum pour remporter une Coupe d'Europe et le Championnat. Ces changements amènent de nouveaux Américains, des plus chevronnés. En effet, le CSP fait venir John Fox, remplacé au bout de deux matches par un All-Star NBA, Kelly Tripucka[104]. La star américaine peine avec Limoges qui pour autant aura été précieux dans certains matchs[105]. Début février 1992, Kelly Tripucka s'en va sans laisser d'adresse. Puis c'est au tour de Tim Legler de débarque dans le Limousin. Ce qui ne changera pas la situation du CSP en Coupe des Vainqueurs des Coupes, sortit en poule (6 victoires pour 4 défaites). Limoges ne concède que 3 défaites sur 30 matches en saison régulière. Le Limoges CSP termine à la première place[106]. Par ailleurs, les Cerclistes perdent en finale de la Coupe des As face à Pau-Orthez (83-75). En play-offs de la Nationale 1A[107]. En quart de finale, les Limougeauds passent en trois manches l'obstacle Roannais (match aller: 107-56, match retour: 67-78, la belle: 75-65) puis de nouveau en trois manches face au BCM Gravelines (match aller: 81-78, match retour: 70-83, la belle: 80-58). C'est alors que Limoges doit se mesurer face à l'Elan Béarnais. C'est Pau-Orthez qui crée la surprise en s'imposant lors de la finale aller, à Beaublanc, sur le score de 74 à 76. Michel Gomez et ses hommes ont fait le plus dur en s'imposant à Limoges. La finale retour échappe au Limoges CSP. Le contrat de Maljkovic s'arrête au moment même de la défaite en finale face à Pau mais Bozidar en décide autrement. Il reste convaincu que le Cercle Saint-Pierre peut aller très loin dès la saison suivante.
[modifier] Vers les sommets de l'Europe
La saison 1992-1993 annonce un nouveau cycle. Bozidar Maljkovic fait venir de nouvelles têtes suite aux départs d’Ostrowski, Brooks, Legler, Lejeune ou encore Jullien. Les principales recrues se dénomment, Michael Young[108], Willie Redden[109], Jimmy Vérove[110], Jurij Zdovc[111] et Jim Bilba[112]. Des recrues de poids qui font de Limoges l'un des favoris du championnat de France. L'équipe limougeaude a l'objectif de reconquérir la couronne de champion de France et par ailleurs de viser très haut en Coupe d'Europe. Pour le premier entraînement du CSP, un public record de 2 000 personnes vient y assister[113]. C'est l'occasion pour le public, les partenaires et la presse de voir les nouvelles couleurs du maillot limougeaud. Il s'agit du jaune et grenat. Limoges encore une fois ne rencontre aucune résistance en championnat de France, hormis une défaite à Pau qui ne changera rien au destin du CSP. Limoges termine premier de la phase régulière sur un bilan de 25 victoires et 1 défaite[114]. Cependant Limoges perd au tournoi des As après avoir été éliminé en demi-finale par le Pitch Cholet, à une semaine du final-four de la Coupe d'Europe. En championnat, les Cerclistes doivent se frotter à la surprenante équipe de Saint-Quentin (N2A) au quatrième tour. Limoges expédie l'affaire en deux manches (match 1: 69-47, match 2: 65-52). Puis c'est au tour de Montpellier d'affronter le Cercle Saint-Pierre en quarts de finale. Sans succès, Montpellier est battu en deux manches (match 1: 77-57 match 2: 82-61). La demi-finale oppose le CSP cette fois-ci contre le 4e de la saison, Gravelines. Limoges bat Gravelines en trois manches (match 1: 61-60, match 2: 78-56, match 3: 62-54). En finale, il ne reste plus que Pau-Orthez pour contester le titre à Limoges. Les hommes de Michel Gomez ont dû batailler face à Antibes pour accéder en finale. Le premier match à Beaublanc s’avère difficile : Gheorghe Mureşan arrive à inquiéter les Limougeauds, qui remportent cependant la partie 63 à 52. Le deuxième match est plus ouvert : Michael Young marque 32 points, à 60% de réussite et permet de battre l'Élan sur le score de 84 à 79. Limoges peut devenir champion dès le troisième match, dans le Palais des Sports de Pau. L'ambiance est électrique. Jim Bilba tente un trois-points dans les derniers instants (le septième de sa carrière à ce moment-là) et le réussit mais ce trois-points est refusé. Pau remporte le troisième match sur le score de 69-73. Limoges qui avait cru en finir, menace de laisser tout en plan. Limoges se déplace toutefois sur les terres béarnaises pour remporter le quatrième match sur le score de 68 à 64[115].
Dans sa poule du Championnat d'Europe des Clubs Champions, Limoges réussit quelques exploits en battant notamment la Joventut Badalona en Espagne (62-78), en allant chercher une victoire improbable face au Victoria Libertas Pesaro (61-76) ou encore face l'un des favoris de la compétition, le Paok Salonique (60-58)[116]. Le CSP se qualifie pour les quarts de finale de la compétition reine en terminant à la deuxième place de sa poule[116]. En quart, les jaunes et grenats du CSP sont opposés à l'Olympiakos. Limoges perd la première manche en Grèce, dans les derniers instants (70-67)[116]. Mais le Cercle Saint-Pierre va rectifier le tir en s'imposant à domicile lors de la deuxième manche (59-53)[116]. Ils ont droit alors à une dernière manche qui propulsera l'une des deux équipes au final-four d'Athènes. Les deux équipes s'affrontent dans une inédite demi-finale à Beaublanc. Limoges arrache la victoire sur le fil grâce à un shoot à deux points de Jurij Zdovc (60-58)[116]. Le CSP Limoges retrouve le Final Four se déroulant à Athènes. Les trois autres équipes sont le Real Madrid, le PAOK Salonique et le Benetton Trévise. Malgré son statut de « petit poucet » de la compétition, le CSP réussit l'authentique exploit de dominer le Real Madrid sur le score de 62 à 52 en demi-finale[116]. Le CSP Limoges fait plier la formation espagnole en pratiquant un jeu de très bonne qualité en première période puis en faisant preuve de courage et d’audace après le repos en s’appuyant sur sa remarquable défense, la meilleure d’Europe pour certains observateurs. L'ailier américain Michael Young, impressionnant d'adresse à 3 points, est le meilleur marqueur du match avec 20 points. Mais c'est le 15 avril 1993 que le CSP Limoges fait son entrée dans l'Histoire du sport français en battant en finale de la compétition la formation italienne du Benetton Trévise[116]. Au terme d'un match très éprouvant pour les nerfs des supporters des deux équipes, le CSP Limoges finit par vaincre son adversaire sur le score de 59 à 55[116]. Pourtant largement dominés en début de match, les Limougeauds réussissent à surmonter leur début de match inquiétant (4 fautes en 12 minutes pour Dacoury, 22 points marqués seulement en première mi-temps) grâce à une grande performance de leur intérieur Jim Bilba. Devenant par la même occasion le quatrième club européen à avoir remporté les trois coupes européennes : Coupe des champions, Coupe Korać et Coupe des coupes et le premier club français à remporter une grande coupe d'Europe, quelques semaines avant la victoires du club de football de l'Olympique de Marseille en Ligue des Champions[117]. Pour ses résultats exceptionnels de l'année 1993, le club obtient le Prix Emmanuel Rodocanacchi de Meilleure équipe sportive française pour l'année écoulée par l'Académie des sports[118].
[modifier] Début en fanfare dans la Pro A
Limoges n'est pas en vacances durant l'intersaison et se renforce notamment dans un premier temps, avec Georgy Adams[119] et Saša Obradović[120]. Saša Obradović est remplacé au bout de 8 matches, juste avant l'Open McDonald’s (en octobre)[121] et laisse sa place à Danny Young[122]. La saison commence réellement aussi bien dans le championnat français qu'en Europe (Limoges ira jusqu'aux quarts de finale de l'Euroligue face au Panathinaïkos[123]). Limoges n'a pas d'opposition et impose son jeu face aux équipes de Pro A. La moyenne d'écart de points entre le CSP et ses adversaires en Pro A, lors de la saison 1993-1994, est de 14 points et avec seulement 64 points encaissés par matchs. Encore une fois, Limoges termine premier avec 23 victoires et 3 défaites. Auparavant, Limoges a remporté la coupe Robert Busnel face à Strasbourg[124]. En play-offs, Limoges détruit en quart de finale le BCM Gravelines en deux manches[125]) et se retrouve en demi-finale face à Pau-Orthez. À Beaublanc, la première manche est houleuse. Limoges remporte finalement sa première manche (62-52)[126], . La deuxième manche est serrée mais Limoges perd d'un point dans le Palais des Sports de Pau (63-62)[127]. Il faudra attendre la dernière manche à Beaublanc pour que le CSP ne trouve plus de résistances béarnaises (88-68)[128]. Logiquement, Limoges affronte Antibes qui expédie l'affaire en deux manches (match aller: Limoges 92-73 Antibes; match retour: Antibes 81-87 Limoges)[129].
Nouvelle saison, nouvelles ambitions pour l'équipe cercliste qui compte faire encore mieux sur la scène européenne ainsi que dans l'hexagone. Limoges s'attache les services de Robert Lock[130] Son arrivée compense les départs de Franck Butter et Willie Redden. De plus, Limoges recrute Abbas Sy[131] et Mustapha N'Doye[132]. Le budget du CSP s'élève au chiffre record de 48 millions de francs[133]. C'est au même moment que le début des ennuis financiers font leurs apparitions. Le Limoges CSP doit rembourser les emprunts contractés en début de saison (1,5 million de francs)[133]. Au mois d’octobre Robert Lock est remplacé par Tim Kempton[134] Le CSP en ressent tout de suite les effets de son arrivée tant aux rebonds que dans le moral de l'équipe. Malgré un début poussif, le CSP est récompensé de ses efforts en allant battre Pau-Orthez en finale de la coupe Robert Busnel à Toulouse[135]. Par ailleurs, le CSP atteint le final-four de Saragosse mais termine à la quatrième place[136]. En France, Limoges se classe à la deuxième place de la Pro A[137]. En play-offs, Limoges doit affronter l'Asvel dans le cadre des quarts de finale de Pro A, sans Michael Young qui s'est blessé juste avant. Les cerclistes ne perdent pas leurs baskets face aux « Gones », expédiant le quart en deux manches[138]. Ensuite vient le tour de Pau-Orthez. La demi-finale entre Limoges et Pau est très disputée (en 3 manches). L'Élan Béarnais a réussi son coup en battant au bout de la troisième manche décisive, à Beaublanc, l'équipe de Limoges (match 3: Limoges 74-77)[138].
[modifier] La fin d'une époque (1995-1999)
Après l'échec de la saison 1994-1995, Limoges a décider de frapper fort sur le marché des transferts. Suite au départ de Michael Young ou encore de Tim Kempton, Limoges doit à nouveau retrouver une paire américaine digne de son rang. Le successeur de Young se dénomme Larry Middelton[139]. Au poste de pivot, Limoges fait appel à Raymond Brown[140]. Mais la recrue de l'intersaison est belle et bien, Yann Bonato[141]. Le jeune prodige du basket Français qui a été élu MVP et meilleur marqueur français du championnat de France lors du dernier exercice. Enfin, le CSP recrute Frédéric Weis[142]. Cette équipe n'est plus entraînée par Bozidar Maljkovic. Le nouveau maître du banc limougeaud n'est autre que Zvi Sherf[143]. Limoges entame bien le championnat de France mais perd très vite son pivot américain, Raymond Brown qui se blesse au bout de 7 journées. Son remplaçant est Georges Montgomery[144]. Pour autant, en Coupe Saporta, les hommes de Zvi Sherf ont bien plus de mal, éliminés en poule avec 9 victoires et 5 défaites. En janvier 1996, la réponse des dirigeants du Cercle Saint-Pierre est immédiate. Zvi Sherf est limogé. Le nouveau chef du Limoges CSP est son assistant, Jean-Michel Sénégal[145]. Au bout de 12 matchs, ce dernier est lui-même désinvesti de sa charge avec l'arrivée de l'entraîneur yougoslave, Vlado Djurovic[146]. Malgré les changements successifs, Limoges termine deuxième du championnat de France à deux victoires de son rival, Pau-Orthez. Les cerclistes affrontent donc Dijon en quart de finale des play-offs. La JDA Dijon est balayée en deux manches. En demi-finale, Limoges s'arrête sur deux défaites face à l'Asvel.
Limoges ne revoit pas ses ambitions à la baisse. Un nouveau entraîneur dirige l'équipe. Il s'agit de Bogdan Tanjević[147]. L'effectif est complété par les venues de Jean-Jacques Conceição[148], Clinton Smith[149] et Spencer Dunkley[150]. Clinton Smith se blesse pendant la préparation et laisse sa place à Vern Fleming[151]. Quant au pivot Anglais, il ne reste que trois mois en France. Dunkley n'a pas réussi à convaincre le CSP Limoges. La saison est à peine entamée que de nouveaux changements interviennent. En décembre, Fleming connaît l'intransigeance des dirigeants du Cercle Saint-Pierre et de son entraîneur. Nenad Markovic pose alors ses valises à Limoges. Peu à peu, Limoges remonte dans le trio de tête. Frédéric Weis[152]. En Euroligue, Limoges s'en sort mieux qu'en championnat et se fait éliminer en 8ème de finale par le Panthinaïkos. Au bout de la trentième journée, les Cerclistes sont deuxième, derrière Pau-Orthez. Pour les Play-offs de Pro A, Limoges bat en deux manches Montpellier puis se retrouve face à l'Asvel. Les Villeurbannais qui sont alors à leur meilleur niveau se payent le luxe de sortir le CSP en trois manches.
Des joueurs phares quittent Beaublanc. Yann Bonato, Frédéric Forte ou encore Trevor Ruffin ne sont plus limougeauds. Tanjevic cède son poste à Michel Gomez[153] qui revient. Rony Coco[154], José Antonio Montero[155], Chris Smith[156], Maurice Smith[157], Nicolas Dacevic[158], Grant Gondrezick[159] et le revenant, Willie Redden[160], ont signé au CSP. En début de saison, les deux Smith ne donnent pas satisfaction, ils sont tous les deux coupés. Le Limoges CSP a enfin son meneur en la personne de Jerome Allen[161]. Par ailleurs, au même moment, Michel Gomez est prié de partir suite aux mauvais résultats en championnat et en coupe d'Europe. C'est Jacques Monclar[162] qui aura dès lors la responsabilité de remonter le CSP dans le championnat et en Euroligue. Monclar et ses joueurs redressent le Cercle Saint-Pierre à la 4e place du championnat de France mais n'arrivent pas à franchir le stade des poules en Euroligue (6 victoires et 10 défaites). L'équipe commando de Jacques Monclar doit se mesurer contre le cadors du championnat, en play-offs. Tout d'abord, le PSG Racing perd en deux matchs, les quarts. Puis c'est au tour de l'Asvel, en demi-finale, de se faire éliminer par des Cerclistes survoltés, en trois matchs. En Finale, c'est Pau-Orthez qui affronte le CSP. L'Élan n'a besoin que deux manches (Aller: Pau-Orthez 73-67 Limoges CSP ; Retour: Limoges CSP 64-74 Pau-Orthez).
La cuvée 1998-1999, est bien moins reluisante sur le papier que les saisons précédentes. L'effectif est assez jeune. David Frigout[163], Oscar Yebra[164], Donald Boyce[165] et Jean-Philippe Méthélie[166] sont les principaux renforts du Cercle Saint-Pierre. Les cerclistes font en championnat une série de 8 matchs en étant invaincus. Mais lors de la 9e journée, Limoges est surpris par le SLUC Nancy[167]. À partir de ce match, le CSP cumule les défaites. Comme les saisons se ressemblent au CSP Limoges, les dirigeants font appel à John Amaechi[168] pour pallier la fuite de Jean-Jacques Conceição. David Wood[169] signe en février à Limoges. En Coupe Saporta, le cercle est éliminé en 16e de finale par le Spirou Charleroi[170]. En outre, en Coupe de France, c'est Cholet Basket qui élimine le CSP, en 8e de finale[171]. Il ne reste plus que les play-offs. Limoges termine 7e du championnat soit son plus mauvais classement depuis 1981[172]. C'est encore l'Asvel qui affronte le CSP Limoges en quart de finale. Sans le moindre mal, les Villeurbannais sortent le Cercle Saint-Pierre, en deux matchs[173]. Le problème sportif devient inquiétant au CSP. Toutefois, un autre problème persiste, celui financier. On ne sait pas alors si le CSP Limoges survivra une saison de plus.
[modifier] De la déchéance à un nouveau cycle (Depuis 1999)
[modifier] Une saison historique, un exploit unique
La saison 1999-2000 voit le CSP Limoges écrire l'un des plus beau chapitre de son Histoire : l'historique triplé championnat de France, Coupe de France et Coupe Korać. Autour de Marcus Brown, de Harper Williams, de Frédéric Weis et de Yann Bonato, le CSP va redevenir pour une saison l'équipe phare de la Pro A, dirigé par l'incontournable Duško Ivanović. En championnat, Limoges trouve très peu d'opposition en gagnant en début de saison contre l'Asvel (62-60) ou contre Pau (83-68). Limoges n'a pas trop de difficulté en championnat et sort même premier de la poule préliminaire de la coupe Korac. En effet, Limoges n'a peur de rien comme illustre, l'exploit arraché à Pau lors de la phase retour sur un tir au buzzer de Marcus Brown donnant une victoire importante pour le reste de la saison (61-63). Entre temps, les cerclistes se hissent en finale de la coupe Korac en compagnie de Malaga. L'équipe de Limoges s'impose 80 à 58 en finale aller de la Coupe Korać, puis parvient à conserver l'avantage lors du match retour, lui permettant ainsi de soulever son troisième trophée dans cette épreuve. Désormais, le CSP est impossible à arrêter dans sa quête du triplé historique, forgé par la devise: Confiance, Solidarité, Passion. Aussi, la Coupe de France est remportée face au PSG Racing à Paris-Bercy. L'apothéose de la saison est marquée par sa conquête du championnat de France : deuxième à l'issue de la saison régulière (21 victoires et 9 défaites) derrière Villeurbanne, Limoges atteint la finale après avoir éliminé Le Mans et l’Élan Béarnais. La finale oppose le CSP à une équipe de l'ASVEL. Après un premier match remporté par le CSP, Villeurbanne vient s'imposer à Beaublanc lors de la rencontre retour. Renversant une nouvelle situation compromise, le CSP arrache son 9e titre sur le parquet de l'Astroballe. Toutefois, le triomphe sportif ne doit pas faire oublier la situation financière du club : nombre de joueurs ne seront pas payés durant les derniers mois de la saison, puisant dans le challenge sportif leur motivation. En effet, la saison s'est également jouée en coulisses. L'affaire Didier Rose éclate en milieu saison. Le club est au bord du dépôt de bilan début 2000. La Ligue Nationale de basket constate « des écarts très importants entre le budget prévisionnel 1999-2000 et le bilan comptable de cet exercice » et sanctionne le club en le reléguant en Pro B, épilogue ultime d'une saison pas banale malgré les tentatives de sauvetages menaient par son président et les supporters de Limoges.
[modifier] Un retour avorté
C'est en Pro B que l'on retrouve le CSP pour la saison 2000-2001, avec à sa tête un nouveau président, Jean-Pierre Karaquillo, et un nouvel entraîneur, Didier Dobbels. Le nouveau président se charge d'épurer peu à peu les dettes du CSP. L'effectif quant à lui, est complètement remanié à l'exception de Jean-Philippe Méthélie. Il peut compter sur des joueurs expérimentés tels Christophe Dumas, Ahmadou Keita ou encore Branko Sindjelic. Les deux nouveaux américains, Malik Dixon et Jacob Jaacks apportent leurs fougues et deviennent les nouvelles coqueluches de Beaublanc. Pendant la préparation, Limoges impressionne face à ses homologues de Pro B et Malik Dixon s'annonce comme un sérieux prétendant du titre de MVP de la Pro B. Dès le début du championnat montre qu'il sera le favori pour la montée en Pro A. En effet, les hommes de Didier Dobbels enchaînent les performances en battant de nombreuses équipes sur des scores élevés comme à Poissy (57-102) ou encore à Beaublanc contre Reims (104-83). Surtout, cette équipe aura les honneurs du premier match de Pro B diffusé sur le service public national (France 3) lors de la 5e journée face à Angers (86-72). Jusqu'à la 11e journée, le Cercle Saint-Pierre est invaincu. Malgré quelques contre-performances, Limoges accède à la Pro A lors de la 28e journée, suite à une performance extraordinaire et un tir au buzzer de Malik Dixon qui permettent au CSP de décrocher une prolongation et de vaincre la JA Vichy, s'imposant ainsi 87 à 82. Cette année-là, le CSP finira largement premier (23 victoires et 7 défaites) de son championnat, envisageant un retour serein parmi l'élite du basket français.
Le CSP Limoges retrouve enfin sa place en Pro A après une intermède en Pro B. Encore une fois, Limoges doit pallier les départs de Malik Dixon et de Jacob Jaacks. À la mène, un serbe et un français viennent renforcer le CSP. Il s'agit de Branko Milisavljevic et Mickaël Hay. De plus, à l'intérieur, Didier Dobbels fait appel à Alex Nelcha au poste de pivot. Il est épaulé à l'intérieur par l'américain, JR. Koch. Le reste de l'effectif est conservé et renforcé par l'intégration au groupe pro de plusieurs espoirs comme Ludovic Rolland, Mathieu Donnard ou Jean-Richard Paul. Par ailleurs, ce retour en Pro A voit l'arrivée d'un nouvel équipementier, Champion USA qui propose au CSP un maillot novateur, avec un dégradé de couleurs jaune-orangé L'objectif est le maintien. Limoges gagne des matchs importants face à des concurrents direct au maintien que ce soit Bourg-en-Bresse (2ème journée: 60-72) ou encore Antibes (69-64), avec pourtant les innombrables changements d'Américains. À la fin de la phase aller, les cerclistes ont engrangé 5 victoires sur 15 possibles, l'objectif de 10 victoires, synonyme de maintien étant plus que jamais d'actualité. Des victoires difficilement acquises permettent à Limoges d'atteindre ce seuil. Finalement, le pari est réussi, et le club termine à la 11e place à l'issue de la saison régulière.
Après une encourageante saison 2001-2002 (11e), Limoges vise ouvertement les play-offs. Pour ce faire, Didier Dobbels renouvelle l'expérience yougoslave en remplaçant Milisavljevic et Sindjelic par Ognjen Vuckicevic, Bojan Obradovic et Mileta Lisica. De plus, une nouvelle paire américain débarque à Limoges: Derrick Phelps, un meneur élégant, et Donald Williams, fort shooteur, tous deux formés au même moment dans la prestigieuse équipe universitaire, North Carolina. Côté français, Christophe Dumas et Ahmadou Keita ne sont plus dans l'effectif. Le championnat démarre bien pour le CSP avec une probante victoire d'entrée, à Beaublanc, contre la JDA Dijon (81-68) où la paire américaine montre de belles dispositions. Pourtant dès la deuxième journée, des doutes s'installent avec une défaite chez le promu, Roanne (89-83). Le début de saison est émaillé de conflits internes entre les joueurs et l'entraîneur du CSP. De plus, l'effectif subit encore une fois de nombreuses blessures (Donald Williams) et de multiple changements de joueurs (Goran Boskovic, Miller) tout au long de la saison. Le club doit faire face, en février 2003, à une crise sportive provoquée par le départ de Didier Dobbels, remplacé par Philippe Maucourant chargé de terminer une saison qui se soldera par une décevante 14e place (9 victoires et 21 défaites).
2003-2004 sera une année douloureuse pour une équipe désemparée, minée par les blessures et perturbée par les nouveaux problèmes financiers affectant le club. Malgré un recrutement conséquent (retour de Yann Bonato, recrutement de Kelvin Gibbs, l'un des meilleurs joueurs américains de Pro B avec Brest, arrivées des français Franck Mériguet et Jimmy Nébot, et du meneur américain Walsh Jordan) laissant augurer une place dans les 10 premiers de Pro A, l'alchimie ne s'est jamais créée au sein de ce groupe. Au côté des cadres, de jeunes joueurs (Baptiste Cransac, Jean-Richard Paul) sont lancés, pour la première fois avec un rôle conséquent, par leur ancien entraineur en espoirs, Philippe Maucourant, qui conserve son poste. La saison débute sur une bonne note par une victoire à Bourg (73-79) pour le compte de la première journée. Par la suite, les cerclistes enregistrent 6 défaites de rangs, à la suite desquelles de nombreux changements sont effectués (arrivée de Kenny Satterfield notamment). L'équipe est également marquée par la mononucléose de Yann Bonato, indisponible pour une période indéterminée. Une lueur au cours d'une saison bien sombre intervient toutefois : l'exploit face au premier de la saison régulière, l’Élan Béarnais Pau-Orthez (73-70), le 22 novembre 2003, vaincu sur un tir à trois-points au buzzer du meneur américain Kenny Satterfield, pour son premier match. Malheureusement, la crise perdure et donne même lieu à une réunion extraordinaire entre les supporters mécontents et les dirigeants du club. Les arrivées cumulées de Gregor Hafnar, de Curtis McCants et de l'ancien strasbourgeois Paris Mc Curdy ne changeront rien à la situation critique du club. Le CSP finira bon dernier du championnat avec le plus mauvais bilan sportif de l'histoire du club en Pro A (7 victoires et 27 défaites. Sportivement détruit, le club se trouve également exsangue financièrement, ce qui mènera à un dépôt de bilan le 8 juillet 2004. Dans la foulée, une nouvelle entité est créée sous l'impulsion de l'ancien meneur du club Frédéric Forte : le CSP Élite, qui récupère une partie des droits sportifs du CSP Limoges. Le club, avec l'appui du président de la FFBB Yvan Mainini, se voit octroyer le privilège d'une inscription en Nationale 1 pour "services rendus au basket français, en lieu et place de l'engagement en Nationale 3 prévu par les règlements et statuts de la Fédération".
[modifier] La résurrection
La grande aventure du CSP redémarre à l'été 2004, avec de nouvelles couleurs : noir et blanc. Le président Forte engage comme entraîneur l'ancien joueur du club Hugues Occansey chargé de faire remonter le club en Pro B sous 2 ans. L'équipe est constituée autour de joueurs aguerris à l'élite fédérale tels David Thévenon ou encore Mourad Boughedir. Le début de championnat est difficile, l'équipe étant attendue dans toutes les salles de la division et les joueurs devant faire face à la pression de jouer au CSP. Ainsi, à mi-championnat, Limoges se retrouve dans la seconde partie de tableau. l'arrivée de Diamory Sylla sera l'élément déclencheur d'une folle remontée qui verra le CSP échouer à la troisième place. La saison 2005-2006 sera celle de l'avènement du CSP Élite, renforcé par des joueurs étrangers de qualité : Erroyl Bing et Ville Kaunisto. Cette année sera également celle de la naissance d'un derby appelé à durer avec la prometteuse équipe du Poitiers Basket 86. Les deux clubs se livrent en effet un duel à distance pour la première place, avec en point d'orgue la rencontre historique du 19 mars 2006, remportée 72 à 68[174] par le CSP. Le match est le record historique d'affluence pour un match de Nationale 1. À l'issue de la saison, le CSP Élite est promu en Pro B[175].
[modifier] Le « purgatoire » : les années Pro B
L'objectif fixé par le Président est atteint : retrouver la Pro-B en deux ans. Hugues Occansey, entraîneur des années Nm1, remercié, c'est Frédéric Forte qui prend les rênes de l'équipe et endosse la double casquette de président et d'entraîneur[176]. Cette décision, faisant de lui le seul à cumuler les deux postes en France, lui vaut les critiques d'une large partie du public limousin. Le challenge reste le même : retrouver la Pro-A en deux ans. En 2006, en dépit d'un effectif séduisant sur le papier, les résultats sont en deçà des espérances. Fabien Dubos[177], star annoncée du recrutement, ne tient pas son statut de leader et David Thévenon, locomotive de l'équipe en Nm1, semble ne pas digérer le passage à la division supérieure. Cette saison-là, le CSP fait appel à pas moins de six joueurs extracommunautaires et termine sixième du championnat, se faisant éliminer dès les quarts de finale par Quimper[178]. Le Limoges CSP débute l'année 2007 sous un nouveau statut juridique, afin de se mettre en conformité avec les règlements et statuts de la LNB. Le Limoges CSP SASP est né. Limoges compte dans ses rangs le MVP Pro-B de l'année précédente, Ivan Almonte[179], ainsi que le champion du monde 1998, Dragan Lukovski[180]. Durant la trêve, Frédéric Forte fait appel à Olivier Cousin pour le remplacer au poste d'entraineur, ce qui ne suffit pas pour créer le choc psychologique attendu[181]. Finalement, le CSP est éliminé une nouvelle fois en quart de finale par Saint-Étienne[182].
La saison suivante, c'est le grand ménage : Olivier Cousin est maintenu à son poste, mais l'effectif du Limoges CSP est profondément remanié. Le CSP débute la saison 2008-2009 avec Dragan Lukovski diminué par une nouvelle blessure, Adam Harrington, Passave-Ducteil, Daniel Oyono et Scott Emerson blessés[183]. Les pigistes médicaux s'enchaînent, deux jokers sont recrutés en novembre, notamment à cause d'une nouvelle blessure de Dragan Lukovski. Ce dernier quitte le club en janvier. En mars, c'est Scott Emerson qui met un terme à sa saison : il souffre d'une tumeur[184]. Puis, c'est au tour d'Adam Harrington de quitter le club, une nouvelle fois blessé à la cheville. En avril, le CSP, pourtant quatrième du championnat, change d'entraîneur, Éric Girard remplaçant Olivier Cousin[185]. Le club se classe cinquième de la phase régulière. Afin de renforcer le collectif avant les play-offs, et dans le souci d'imprimer sa marque, Éric Girard fait appel à l'ailier fort Steffon Bradford[186]. Les marches des quarts de finales contre Clermont[187] et de demi-finale contre Paris-Levallois, assuré de la montée en Pro-A, sont franchies sans difficultés[188]. Mais en finale, le CSP s'écroule, face au Poitiers[189]. Cette défaite condamne le CSP à passer une troisième saison en Pro-B.
Le CSP, afin de retrouver enfin la Pro A, a décidé de miser sur la stabilité en conservant une ossature de la saison précédente, dont son meilleur marqueur, Alhaji Mohammed. La phase aller se résume globalement à un duel à distance entre Pau-Orthez et le CSP, qui se retrouvent rapidement nantis d'une belle avance sur leurs poursuivants. Les hommes d'Éric Girard s'effondrant totalement lors de la phase retour, laissant Pau-Lacq-Orthez valider son billet pour la Pro A à cinq journées de la fin de la saison régulière. Le CSP parvient toutefois à conserver la deuxième place et aborde ainsi ces play-offs avec pression mais aussi une possibilité supplémentaire de monter en cas de victoire finale de Pau[190]. À l'issue de deux matchs de quarts de finale contre l'ESSM Le Portel (74-69 ; 82-84)[191], Limoges se qualifie pour les demi-finales contre la JSF Nanterre[192]. Après une victoire du CSP 89 à 83[193] puis 66 à 69 au match retour, les joueurs limougeauds se qualifient pour la finale de Pro B[194]. C'est finalement le rival historique, l'Élan Béarnais, qui permet au CSP de retrouver l'élite[195]. La finale, à l'enjeu anecdotique mais à la forte symbolique est remportée par Pau 78 à 62[196]. L'essentiel est ailleurs : tout Limoges est comblé par ce retour attendu depuis six ans en Pro A.
[modifier] Retour en pro A
Le Limoges CSP effectue son grand retour en Pro A pour la saison 2010-2011. La saison du Limoges CSP commence pourtant mal avec une défaite en ouverture contre Orléans[197]. La probante victoire face au rival palois palois 90-63 lors de la 3e journée laissera entrevoir des espoirs de saison réussie[198], pourtant la phase aller sera extrêmement difficile[199]. Le CSP possède pourtant en Chris Massie un des tous meilleurs joueurs du championnat, leader statistique à l'issue des matchs aller. À la suite de la rencontre retour face à la JA Vichy, le président Frédéric Forte annonce le remplacement de l'entraîneur de début de saison Eric Girard par l'italo-macédonien Zare Markovski, et ce dans l'espoir de redresser une situation sportive désormais fort compromise[200]. Malheureusement, les premiers matchs de l'ère Markovski se soldent par deux défaites cuisantes face aux deux rivaux historiques que sont l'Élan béarnais Pau-Lacq-Orthez[201] et le Poitiers Basket 86[202]. Dès lors, la suite de la saison ne se résumera qu'à une longue descente aux enfers pour le club limousin[203]. Le CSP aura quand même quelques derniers espoirs, qui seront définitivement anéantis à Villeurbanne lors de la 28e journée de Pro A après une nouvelle défaite : le CSP redescend en Pro B[204]. La saison 2010-2011 du Limoges CSP sera néanmoins égayée par un beau parcours en Coupe de France. Parvenu en finale, le CSP n'arrive pourtant pas à sauver sa saison en perdant face à l’Élan Chalon sur le score de 79 à 71[205].
[modifier] Palmarès, bilan sportif et records
[modifier] Palmarès
| Compétitions nationales | Compétitions internationales |
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[modifier] Bilan sportif
Le premier tableau expose le bilan en Pro A (N1) (1978-2011) et Pro B (N2) (1975-2010) du Limoges CSP. Enfin, le deuxième expose le bilan du Limoges CSP dans l'ensemble des compétitions européennes auxquels le club a participé (1981-2000).
| Championnat | Saisons | Titres | J | G | N | P | Bp | Bc | Diff |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| saison régulière, Pro A (N1) | 27 (1978-2011) | 9 | 760 | 517 | 5 | 238 | +65739 | -61078 | +4661 |
| Matches de poule de relégation (1979-1980)+ de barrage (1979-1980)+ de poule de classement (1980-1981)+ play-offs (1987-2000), Pro A (N1) | 1 participation à la poule de relégation, 1 participation à la poule de barrage, 14 participations aux play-offs de Pro A: (1980-2000) | 6 | 111 | 78 | 2 | 31 | +9363 | -7264 | +2099 |
| Total, Pro A (N1) | (1978-2011) | 9 | 871 | 595 | 7 | 269 | +75102 | -68342 | +6760 |
| saison régulière, Pro B (N2) | 8 (1975-2010) | 1 | 248 | 157 | 5 | 86 | +20069 | -19147 | +922 |
| Matches de qualification (1978)+ play-offs (2007-2010), Pro B (N2) | 1 participation aux matches de qualification de N2, 4 participations aux play-offs de Pro B: (1978-2010) | - | 15 | 10 | 0 | 5 | +1330 | -1306 | +24 |
| Total, Pro B (N2) | (1975-2010) | 1 | 263 | 167 | 5 | 91 | +21399 | -20453 | +946 |
| Coupe | Saisons | Titres | J | G | N | P | Bp | Bc | Diff |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Euroligue | 11 (1983-1998) | 1 | 173 | 86 | 1 | 86 | +14 071 | -13 882 | +182 |
| Saporta | 4 (1987-1999) | 1 | 51 | 35 | 0 | 16 | +4 473 | -3 983 | +490 |
| Korac | 4 (1981-2000) | 3 | 48 | 35 | 1 | 12 | +4 198 | -3 824 | +374 |
[modifier] Image et identité
[modifier] Couleurs, noms et maillots domiciles successifs
- CSP Limoges (1929-2004): vert et blanc jusqu'à la saison 1991-1992 puis jaune et grenat de la saison 1992-1993 à celle de 2004.
- Limoges CSP Élite (2004-2007) : noir et blanc
- Limoges CSP (2007-2011) : noir et blanc
- Limoges CSP (2011-?) : vert et blanc
[modifier] Équipementiers
[modifier] Sponsor maillots
- ????-1974: Novotel
- 1974-1978: Copreco
- 1978-1989: Crédit Agricole
- 1989-1992: Opel
- 1992-1994: Casino
- 1994-2006: Géant
- 2006-2007: aucun
- 2007-2011: Fagor et Intermarché
- depuis 2011 : Intermarché
[modifier] Logos
[modifier] Mascottes
Beaublanc connaît plusieurs mascottes. La première d'entre elles, s'appelle Haribo. Il apparaît à la fin des années 1980. Ensuite, il laisse place en 1992, à Boully symbolisant l'enthousiasme du public, toujours enclin à bondir sur et autour du terrain pour encourager les Cerclistes. Cette allégorie de la région Limousin, représente un bœuf arborant un large sourire. Après avoir marqué toute une génération de limougeauds, il disparaît en 2004[206]. Le CSP Limoges fait appel aux supporters et aux agences, pour sa nouvelle mascotte. C'est alors qu' Auguste prend le relais en 2008. Un hommage qui revient à 2000 ans en arrière quand la ville de Limoges s’appelait Augustoritum lors de sa création par les romains. Le bœuf est remplacé par un taureau aux couleurs noire et blanche. En janvier 2010, le club organise une grande soirée Basket-ball à l'occasion de la venue de l’Élan Béarnais. Le public a eu le plaisir de revoir Boully. Son départ laisse encore des traces depuis sa disparition.
[modifier] Chansons historiques du club
- Chanson de Jacques Mario, La Marche du Limoges - C.S.P. (1982) :
CSP, Limoges CSP (clap clap clap)
CSP, Limoges CSP (clap clap clap)
Ils sont toujours à la hauteur (clap clap clap)
Les basketteurs du csp limoges
Pour être toujours les grands vainqueurs (clap clap clap)
Et mériter le trophée des éloges
Après les ans puis les transferts (clap clap clap)
Ils sont choisis le maillot vert
Le maillot vert !
C'est pour ça qu'aujourd'hui
La chance leur sourit
Limoges va gagner la partie
CSP, Limoges CSP (clap clap clap)
CSP, Limoges CSP (clap clap clap)
Ils sont tous là les supporters (clap clap clap)
Joyeux et fiers, pour la victoire finale
Tandis que résonne dans l'air (clap clap clap),
Du csp, la marche triomphale
Sous les vivas, les ovations (clap clap clap)
Limoges accoure, oui, ses champions
Oui, ses champions !
Aujourd'hui c'est la fête et on chante à tue-tête
Bravo Limoges ! Vive le basket !
CSP, Limoges CSP (clap clap clap)
CSP, Limoges CSP (clap clap clap)
Sous les vivas, les ovations (clap clap clap)
Limoges accoure, oui ses champions
Oui ses champions !
Aujourd'hui c'est la fête et on chante à tue-tête
Bravo Limoges ! Vive le basket !
CSP, Limoges CSP (clap clap clap)
CSP, Limoges CSP (clap clap clap)
[vidéo] Visionner la vidéo sur YouTube
- Chanson des Crazy Boys, Entrez sur le parquet (1993):
Entrez sur le parquet et mouillez le maillot
Pour une équipe d'enfer, on ne va pas se laisser faire
Avec nos supporters on va battre la terre
On va gagné, c'est juré !
À force de s'accrocher et de rester soudés
L'heure de la victoire est enfin arrivée
Grâce à tous nos efforts c'est bien nous les plus forts
On a gagné, CSP !
Dès leur plus jeune âge ils ont choisis de jouer au basket avec le rêve d'être un jour champion de France, être les meilleurs.
Le terrain juste en face et la peur qui vous glace quand vous jouez pour la première place.
Tous ces sacrifices et toutes ces souffrances pour un seul jour de chance.
Entrez sur le parquet et mouillez le maillot
Pour une équipe d'enfer, on ne va pas se laisser faire
Avec nos supporters on va battre la terre
On va gagné, c'est juré !
À force de s'accrocher et de rester soudés
L'heure de la victoire est enfin arrivée
Grâce à tous nos efforts c'est bien nous les plus forts
On a gagné, CSP !
Être au final-four quand la pression ne cesse de monter
Se battre pour un titre tant convoité
Et faire de nos couleurs une histoire de cœur
L'incalculable désir de se battre jusqu'au pire pour un superbe avenir
Tous ces sacrifices et toutes ces souffrances
Pour un seul jour de chance.
Entrez sur le parquet et mouillez le maillot
Pour une équipe d'enfer, on ne va pas se laisser faire
Avec nos supporters on va battre la terre
On va gagné, c'est juré !
À force de s'accrocher et de rester soudés
L'heure de la victoire est enfin arrivée
Grâce à tous nos efforts c'est bien nous les plus forts
On a gagné, CSP !
[modifier] Joueurs et personnalités du club
[modifier] Effectif actuel
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| Joueurs | Entraîneurs | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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[modifier] Joueurs marquants
Le CSP Limoges a connu de très grands joueurs qui ont marqué l'Histoire de ce club sans précédent. En janvier 1974, Radoliub Radenkovic, international junior yougoslave, débarque à Limoges. Il sera la première grande star de l'effectif et établira au CSP un record avec ses 69 points contre Montmidi Poitiers, en Nationale IV. Par la suite, le pivot américain Lionel Moltimore marquera les esprits en accumulant les prouesses individuelles, que ce soit en Nationale II ou en Nationale I. Il joue au CSP Limoges de 1975 à 1980. Le public de la salle des Sœurs Rivières a aussi vu jouer Claude Bolotny, meneur de jeu d'exception tant par ses feintes que ses passes fulgurantes. Bolotny sera un des artisans de la montée en Nationale I lors de la saison 1977-1978. A la même période, un autre joueur marque son temps, il s'agit d'Apollo Faye, qui joue au CSP de 1977 à 1985. Doté d'une détente exceptionnelle, il devient au fil des années une pièce majeure du Cercle Saint-Pierre.
Bien évidemment, Richard Dacoury est sans conteste le joueur le plus marquant de l'Histoire du Limoges CSP. Il y reste dix-huit saisons, de 1978 à 1996. Il y remporte huit titres de champion de France, quatre coupe d'Europe dont, en 1993, la Coupe d'Europe des Clubs Champions. De par son charisme, on lui attribue les surnoms de Dac ou encore Flying Papy. Son N°7 est le seul du CSP a être retiré. Les débuts du CSP Limoges en Coupe d'Europe sont indissociables de l'ailier américain Ed Murphy qui évolue sous le maillot vert de 1981 à 1985. A travers ses saisons limougeaudes, le natif de Bayonne remporte trois titres de champion de France et deux coupes Korac. Cet énorme scoreur est élu à trois reprises MVP du championnat de France. Le meneur français Jean-Michel Sénégal est également un joueur marquant du Cercle Saint-Pierre (1981-1986). Il est notamment l'auteur d'un tir du milieu de terrain contre le Maccabi Tel-Aviv, lors de la saison 1985-1986, en Coupe d'Europe des Clubs Champions, permettant aux locaux d'arracher une prolongation victorieuse (88-85)[207].
La décennie des années 1980 connaît des joueurs sans équivalent dans l'hexagone. Les Américains comme Glenn Mosley, Leon Douglas, Mike Davis ou encore l'ancienne vedette NBA, Billy Knight, ont été des joueurs hors-norme pour le championnat de France. En 1986, Paul Thompson fait trembler les filets d'Europe et de France en scorant notamment 60 points face au Mulhouse BC (131-91). Toutefois, il ne reste qu'une saison (1986-1987). Chez les Français, Gregor Beugnot (1984-1989) s'affirme comme un leader au sein du CSP Limoges et devient rapidement l'un des chouchous de Beaublanc. Beugnot côtoie d'autres grands noms notamment avec le fort rebondeur Clarence Kea (1986-1988), Don Collins (1987-1991) alias le Cobra, trois fois MVP étranger, Stéphane Ostrowski (1985-1992), redoutable intérieur qui s'illustre à Grenoble en finale de la Coupe des Vainqueurs de coupes contre la Joventut Badalone (96-89) ou encore Jacques Monclar (1986-1988), un meneur expérimenté. Au début de la saison 1988-1989, Michael Brooks et Ken Dancy rejoignent l'équipe de Don Collins et atteignent, la saison suivante, le Final-four de Saragosse (1990). Dans cette équipe, on retrouve des internationaux français comme Valéry Demory qui passera peu de temps après chez l'ennemi l'Élan Béarnais, ou encore Pascal Jullien.[207]
Lors de la saison 1991-1992, deux Américains connus internationalement se succèdent, tout d'abord Kelly Tripucka (1991-1992), l'ancien All-Star NBA, puis c'est au tour de Tim Legler (1992), un sniper de la NBA. La saison suivante, Limoges remporte le championnat de France et la Coupe des Clubs Champions grâce à des joueurs tels que les deux meneurs de jeu, Frédéric Forte (1988-1989 et de 1992 à 1997) et Jurij Zdovc (1992-1993), international yougoslave). A ces deux meneurs d'exceptions, il faut ajouter le talent de Michael Young (1992 à 1995), la rigueur de Willie Redden alias Never nervous (1992 à 1994 et 1997-1998) et la fougue de l'intérieur guadeloupéen Jim Bilba (1992 à 1996)[207].
Après ces années fastes, quelques joueurs se font un nom à Limoges comme Frédéric Weis (1995 à 2000 et de 2010 à 2011), Jerome Allen (1997 à 1999), Hugues Occansey (1982 à 1988 et de 1995 à 1998) ou encore Nenad Markovic (1996-1999). Cependant, un joueur marquera la période post-Dacoury, il se nomme Yann Bonato. Bonato joue au CSP un premier temps de 1995 à 1997 sans pour autant gagner un titre. En 1999, il revient à Limoges. Il remporte en compagnie du célèbre meneur de jeu américain Marcus Brown et de l'intérieur américain Harper Williams (qui forment alors l'une des meilleurs paires américaines du championnat de France) un triplé et une aventure humaine exceptionnelle. A la fin de la saison 1999-2000, le CSP dépose le bilan et est engagé en Pro B. Limoges remonte grâce à Malik Dixon (2000-2001) qui fait des miracles durant toute la saison. En 2004, malgré le retour de Yann Bonato (2003-2004), le CSP dépose à nouveau le bilan et se retrouve en Nationale 1. David Thévenon (2004 à 2007), le meneur français du nouveau CSP, symbolise la reconstruction du CSP Limoges et permet en compagnie des Sylla, Delhorbe, de monter en Pro B. En 2008, Alhaji Mohammed reprend le flambeau et ramène le CSP Limoges en Pro A à la fin de la saison 2009-2010.[207]
[modifier] Les dix carrières de joueurs les plus longues passées au club
Classement par ordre alphabétique[208]
[modifier] Entraîneurs marquants
Le premier entraîneur qui a largement contribuer à l'Histoire du club est Jean-François Dubreuil. Il réussit à faire monter le CSP en N1 (1977-1978), au bout de sa première saison limougeaude. Par la suite, Jean-François Dubreuil permet aux Cerclistes de se maintenir dans la douleur en N1 durant deux saisons supplémentaires. En 1980, il laisse sa place à André Buffière. Il apporte une toûche professionnel à la gestion des entraînements. Dès sa première saison, Limoges se qualifie pour la Coupe Korac. Il reste jusqu'en 1983 et remporte les premiers titres du Limoges CSP (deux coupes Korac (1982, 1983), deux coupes de la Fédération (1982, 1983), un titre de Champion de France (1983)). Malgré ses brillantes campagnes et une qualification pour la Coupe des Clubs Champions, André Buffière ne reste pas au club. Au début de la saison 1983-1984, les Cerclistes sont sous la direction de l'ancien entraîneur de l'équipe de France, Pierre Dao. Avec lui, Limoges découvre la compétition reine d'Europe et confirme sa suprématie à l'échelle nationale (deux titres de champion de France (1984, 1985), une coupe de la Fédération (1985)). Dao est entraîneur de Limoges jusqu'en 1986. A l'aube de la saison 1986-1987, c'est au tour de Michel Gomez de lui succéder. Gomez s'est déjà fait un nom avec Challans. Zemog compose avec des effectifs aux caractères bien trempés. De 1986 à 1990, il va réussir à faire de Limoges, un grand club. Sous sa direction, Limoges remporte d’innombrables titres (trois titres de champion de France (1988, 1989, 1990), une Coupe des Coupes (1988), deux tournois des AS (1988, 1990). C'est aussi avec lui que le CSP atteint pour la première fois le Final-Four (Saragosse, 3ème, 1990). Malheureusement, à la fin de son contrat, il part à Pau-Orthez. Quelques saisons plus tard, le Cercle Saint-Pierre reprend des couleurs avec l'arrivée du stratège Yougoslave, Bozidar Maljkovic. Maljokovic empreigne sa vision du jeu. Limoges est intraitable en défense. Cette rigueur permet aux Cerclistes de décrocher des succès inespérés. En 1993, Limoges gagne pour la première fois la Coupe des Clubs Champions et le titre de champion de France. Jusqu'en 1995, Maljkovic assume son poste et glane deux coupes de France Robert Busnel (1994, 1995), un titre de champion de France (1995), supplémentaires. En 1999-2000, Dusko Ivanovic, l'entraîneur Yougoslave vient conclure cette période faste avec un triplé historique (Coupe Korac, Coupe de France, Champion de France). Depuis, le CSP n'a plus relever la tête même avec la montée en Pro A, acquise en 2001 (champion de France Pro B) avec l'entraîneur, Didier Dobbels (2000 à 2002). En 2004, Hugues Occansey (2004 à 2006) se voit confier les clés du nouveau CSP. Après deux saisons en NM1, Limoges remonte au deuxième échelon professionnel. Enfin, Éric Girard (2009 à 2011), permet pour sa part de ramener, le CSP en Pro A (2010).
[modifier] Entraîneurs successifs
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[modifier] Présidents marquants
[modifier] Présidents successifs
| Président du Limoges CSP | Période |
|---|---|
| Roger Foussat | 1929 - 19?? |
| Roger Constant | 1960 - 1961 |
| Xavier Popelier (puis Président d’honneur) | 1961 - 1994 |
| Jacques Valade | 1994 - 1995 |
| Xavier Popelier | 1995 - 1996 |
| Jean-Paul de Peretti | 1996 - 2000 |
| Jean-Pierre Karaquillo | 2000 - 2001 |
| Robert Ravon | 2001 - 2002 |
| Jean-Pierre Moine et Didier Choquet | 2002-2003 |
| Didier Choquet | 2003-2004 |
| Frédéric Forte | 2004 - en cours |
[modifier] Culture populaire
[modifier] Les rivalités
[modifier] La rivalité entre le Limoges CSP et L'Élan béarnais
Même si depuis une trentaine de saisons les deux clubs se disputent la suprématie du sud-ouest, soit une partie de la France, leurs affrontements durant les années 1980 et 1990 constituent, cependant, les rencontres les plus populaires et prestigieuses du basket hexagonal. Le titre se joue régulièrement entre ces deux formations qui, à l'époque, alimentent en grande partie l'effectif de l'équipe de France. Cette rivalité dynamise le championnat national et lui donne un regain d'intérêt tout en en devenant l'un de ses premiers évènement médiatique. Stéphane Ostrowski déclare à ce propos « [qu']il y avait cette opposition qui était très forte parce que les joueurs étaient identifiés à leur club. Nous, on défendait nos couleurs et notre club même si ça peut paraître désuet comme principe. [...] On était tous très impliqués dans l’histoire de nos clubs respectifs. Il y avait vraiment un environnement très favorable à cette rivalité ». Cette affiche qui peu à peu perd de sa superbe dans les années 2000, retrouve, en revanche, ses lettres de noblesse lors de la saison 2009-2010. En effet, après cinq saisons, le 3 octobre 2009 marque, avec un goût de nostalgie, les retrouvailles en championnat entre limougeauds et béarnais à la lutte pour le titre de Pro B. Le public, les spécialistes, les dirigeants, les joueurs, personne ne reste indifférent à ce qui est désormais couramment appelé « le classico » (voir même le « super classico ») en référence au match Real Madrid-FC Barcelone en football. Aucun match en France ne mobilise un tel engouement, ils se jouent respectivement à guichets fermés des mois à l'avance[209].
Les deux clubs se sont rencontrés à 92 reprises en compétitions officielles. Inséparables pendant de nombreuses saisons, les deux équipes présentent officiellement un bilan quasiment identique avec 46 victoires pour le Limoges CSP et 45 pour l'Élan béarnais, plus un match nul. En comptabilisant les match non-officiels il y a 100 matchs, avec 52 victoires en faveur de l'élan Béarnais et 47 victoires pour le Cercle Saint-Pierre, plus un match nul. Avec 9 titres de champion de France de Pro A chacun, les deux clubs se partagent 18 des 22 titres de championnat disputés entre 1983 et 2004[210].
Les principales personnalités ayant participé à cette rivalité sont : Yann Bonato, Gregor Beugnot, Franck Butter, Don Collins, Richard Dacoury, Valéry Demory, Frédéric Fauthoux, George Fischer, Frédéric Forte, Didier Gadou, Thierry Gadou, Michel Gomez, Paul Henderson, Freddy Hufnagel, Benkali Kaba, Clarence Kea, Alain Larrouquis, Jacques Monclar, Stéphane Ostrowski, Pierre Seillant, Xavier Popelier.
[modifier] Le derby Limoges-Poitiers
L'autre grande rivalité est celle entre Poitiers et Limoges. Les deux villes ne sont séparées que par une bonne centaine de kilomètres. Leur rivalité a pris une véritable ampleur à partir de 2004, lorsque les deux clubs se sont retrouvés en NM1 pour jouer le titre. Ils se sont ensuite suivis en Pro B, puis en Pro A. Pour le Limoges CSP, ce derby avec l'équipe poitevine symbolise l'époque du nouveau départ du club à partir de 2004. Ces rencontres sont attendues des deux côtés et bien que Poitiers domine largement en termes de victoires (seulement 4 victoires en 13 matchs pour le CSP - dont la finale de Pro B en 2009 - et aucune depuis 2006), elles sont souvent très âprement disputées et se jouent à guichets fermés. Le record d'affluence en NM1, avec plus de 6000 spectateurs à Beaublanc, est d'ailleurs détenu par le derby Limoges-Poitiers.
[modifier] Le derby Limoges-Boulazac
[modifier] Les rivalités locales
Bien avant la rivalité avec l’Élan Béarnais et Poitiers, le Cercle Saint-Pierre a eu des rivalités contre des clubs de Limoges. La plus connue d'entre elle, est celle entre le CSP et l'ASPTT Limoges. L'un était alors un patronage et l'autre le club des laïques et de la mairie de Limoges. Au début des années 1970, Limoges rencontrent plusieurs fois l'ASPTT Limoges lors de matchs amicaux. L'ASPTT était alors le meilleur club du moment toutefois c'est à ce moment que les postiers commencent à chuter dans la hiérarchie du basket-ball Limousin. Le CSP grimpe les divisions quasiment chaque saisons tandis que l'ASPTT fait le chemin inverse. Localement, le CSP n'a plus de rivaux de taille. Cependant ces guerres de clochers existent encore entre le Cercle Saint-Pierre et des clubs comme Landouge et ASPTT Limoges dans les catégories jeunes et seniors. L'ASPTT et Landouge ont fusionnés pour devenir, l'ULBAL (NM3). Lors de la saison 2010-2011, l'équipe de NM3 du CSP Limoges et celle de l'ULBAL s'affrontent à deux reprises (1 victoire partout) devant un public nombreux.
[modifier] Supporters
[modifier] Le CSP Limoges et son public
En 1981 le CSP Limoges n'a pas encore obtenu de titre et n'évolue que depuis trois saisons dans l'élite alors appelée Nationale 1. Le club gravit les différents paliers dans la salle municipale des Sœurs de la Rivière, avec une capacité d'accueil extrêmement restreinte. Le public de la salle MU est bouillant. Le Limoges CSP a déjà un impact important. Au début des années 1980, les championnats nationaux de football et de rugby prennent un véritable essor sur les plans médiatiques et économiques[211]. Ils deviennent les cartes de visites de bon nombre de villes. Seulement, pour diverses raisons, Limoges ne fait pas partie de ces agglomérations qui intéressent les investisseurs, ses clubs de football et de rugby n'ont pas les résultats escomptés[212],[213]. La population de la région limougeaude est donc sevrée en sport de haut niveau. En Limousin, seule la ville de Brive tire son épingle du jeu avec le CA Brive.
De ce fait, le succès du CSP dans le basket-ball est vu, à Limoges, d'un très bon œil. Il permet de donner une certaine exposition à la ville, mais surtout, il justifie et légitime l'investissement dans un palais des sports, Limoges n'ayant pas encore de structures sportives et culturelles de grande dimension. Directement locataire principal des lieux, le CSP Limoges passe donc de la petitesse d'une salle municipale à la plus grande salle de basket-ball française. Cet événement ne passe pas inaperçu chez les habitants qui voient enfin, grâce à ce modeste club, une certaine reconnaissance de leur cité limousine. Un nouveau centre d'intérêt contemporain, une nouvelle fraîcheur, vient concurrencer, après des décennies, l'industrie vieillissante de la porcelaine. Spectacle et vecteur social, le basket-ball contribue au développement de la ville et plus largement à celui du département[214].
Dès la saison 1982-1983, le CSP Limoges devient pour la première fois champion de Pro A, et enchaîne ensuite avec deux autres sacres les années suivantes, gagnant au passage trois Tournois de la Fédération ainsi que deux Coupes Korac. Le fait d'être la première équipe française à remporter une épreuve européenne ne l'empêche pas d'en faire en plus le doublé. La population totalement conquise est fédérée grâce à son club, et le basket-ball devient un sport tout à fait particulier dans la ville bien qu'il ne soit pas très populaire en France. Limoges est, à cette époque, une sorte de microcosme où le sport qui drenne les passions n'est ni le football ni le rugby mais le basket-ball, pourtant dépourvu de vedettariat et de diffusion médiatique[215]. Il acquiert le statut de phénomène socioculturel. Le taux de remplissage de la salle est sans cesse plus important d'année en année et les records d'affluence pour un match de saison régulière et de coupe d'Europe en hexagone sont battus. Il semble que la solitude du CSP Limoges, malgré sa rivalité avec l'ÉBPLO (l'autre grand club de l'époque), dans le contexte français, participe en grande partie à l'importance accordé par le club au challenge européen. Celui-ci représentant, en quelques sortes, une certaine apothéose de considération[215],[216].
Cette période coïncide avec l'arrivée de la NBA à la télévision grâce à Canal+ en 1984. Michael Jordan et les Chicago Bulls explosent la scène médiatique bien au-delà du sport. Les contrats records, notamment dans le vestimentaire, fleurissent et fabriquent des idoles planétaires. Ce climat propice permet d'accentuer la réputation du CSP Limoges et de rendre la population limousine davantage fière de son équipe. L'acmé de cette ferveur est atteint au début des années 1990 avec les campagnes européennes riches en succès. Une légende circule dans la ville comme quoi la salle de Beaublanc aurait accueillit plus de neuf mille spectateurs au printemps 1993 lors d'un match d'appui contre l'Olympiakós Le Pirée. Match qui a vu le CSP se qualifier pour le Final Four, guichets fermés, toutes les travées bondées, les escaliers remplis jusqu'aux cintres, des centaines de spectateurs debout entre les travées hautes et basses[217]. Durant ces années, ce palais des sports voit défiler nombre de champions, en étant même le siège du premier All-star Game français en 1987.
Depuis lors, la fièvre du basket-ball à Limoges ne s'est jamais évaporée, même lors des rétrogradations pendant les saisons 2000, le public s'est toujours montré présent battant même le record d'affluence pour un match de NM1 avec plus de 6 000 spectateurs. En 2010, plus de 3 000 supporters se réunissent à Beaublanc pour suivre sur écran géant la belle entre l'Élan béarnais et Aix Maurienne pendant les playoffs en souhaitant la possible accession en Pro A du Limoges CSP, selon Frédéric Forte « c'est exceptionnel. Il n'y a qu'à regarder les tribunes, c'est magnifique. Quand on va réaliser ce qui s'est passé dans la salle... C'est juste magnifique. Tout le monde l'a dit au long de la soirée, mais la force de Limoges c'est ça. Les joueurs, les entraîneurs, les dirigeants, les présidents, on est tous éphémères dans l'histoire du club. Le public sera toujours là lui ». Il représente d'ailleurs la meilleure fréquentation de Pro B et la neuvième Pro B et Pro A confondues[215]. Au fil des années 1990 ce sport a trouvé ces lettres de noblesses en France avec des icônes tels que Richard Dacoury, Moustapha Sonko ou encore Yann Bonato et le cSp Limoges s'est progressivement encré dans la légende du basket-ball français, voir Européen. Du reste, le succès du club dépasse aujourd'hui le cadre de sa ville natale. Il exerce une forte influence départementale qui s'estompe peu à peu sur l'ensemble du limousin, une partie de la Charente et de la Dordogne. Le public se compose généralement de toute la diversité de la population limougeaude, soit d'anciens nostalgiques, de groupes de jeunes, de familles, d'invitations, d'amateurs de basket-ball (venant pour certains de toute la France ou même d'en dehors du continent Européen), et de personnalités limousines. Ce public, dévoué entièrement à la cause de son club, ne laisse aucune place à l'expression des visiteurs. Extrêmement chauvin et exigeant, les spectateurs qui le composent, remplissent la salle de chants et d'acclamations parfois virulentes mais toujours bon enfant. Cette ambiance est connue pour être une des plus impressionnante de France et d'Europe[214],[218]. Selon Stéphane Ostrowski, « il y a une ferveur qui n’existe nulle part ailleurs qu’ici », ajoutant « qu'à Limoges, on ne joue pas le maintien et [...] c’est unique »[219]. Hormis les spectateurs traditionnels, les supporters du Limoges CSP sont organisés en plusieurs groupes.
[modifier] Les associations de supporters du Limoges CSP
C'est au début des années 1970 que l'on voit apparaître les premiers supporters du Cercle Saint-Pierre. Les premiers déplacements se font par voitures comme à Agen en 1974 où plus d'une centaine de supporters font le déplacement pour voir le CSP. En 1978, à l'occasion du match Nice-Limoges, le club organise un déplacement pour les supporters du L.C.S.P, plus de 200 supporters sont présents. La même année, les supporters soutiendront les joueurs du Limoges CSP lors de la finale aller à Nanterre face à Asnières (plus de 300 Limougeauds sont déplacés) et grâce aux supporters, les Cerclistes remportent un match important pour la montée en Nationale I. Mais il faut attendre les années 1980 pour voir surgir les premières grandes foules Verte. En 1982, le Limoges CSP organise un voyage en train sous l'impulsion du président des Supporters du CSP, Serge Alliot, pour soutenir l'équipe Cercliste qui s'est hisser en finale de la Coupe Korac. Plus de 1200 supporters Verts partent en direction de Padoue (Italie). C'est le temps des grandes aventures. Le vin coule à flot et les chants des Verts se font entendre dans toute la France et l'Europe. La finale de Coupe de Fédération de 1982 à Reims face à l'ASVEL draine autant de supporters Cerclistes dans les fameux wagons du CSP Limoges. Puis en 1983, le CSP se qualifie pour la finale de Coupe Korac à Berlin. C'est encore plus de 1500 supporters qui déferlent sur Berlin. Les autres Coupes de Confédérations ramènent toujours plus de supporters, battant les records. En 1988, lors de la finale Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe, les « Verts » sont plus de 6 000 à faire le déplacement jusqu'à Grenoble. Pour la saison 1992-1993, au moment où le CSP modifie ses couleurs, l'association se donne comme premier nom les « Yellow Boys ». Le groupe voyage partout en Europe et notamment en 1993, à Athènes, pour le compte de la finale de la Coupe d'Europe. En 1996, le groupe reçoit de la part de l'Association Nationale des Clubs de Supporters le trophée de meilleurs supporters de France. Parallèlement, lors de la saison 1995-1996, un nouveau club de supporters surgit. Il s'agit des « Granatas Korps » qui va durer jusqu'en 1997. Ce groupe se veut proche de la culture Ultras sans pour autant être totalement le cliché du football. Les « Yellows Boys » quant à eux, continuent de subsister (fort d'une centaine de membres). Au fil du temps, les femmes devenant plus nombreuses que les hommes, la décision est prise d'enlever le déterminisme « Boys ». Ce club de supporters s'autofinance par la cotisation de ses adhérents et ne reçoit aucune subvention. Suite au dépôt de bilan de 2004, les nouvelles couleurs changent à nouveau. Les « Yellow » deviennent alors les « Phénix ». Aujourd'hui il compte environ une quarantaine d'abonnés (autour d'une centaine de membres) et presque autant de donateurs[220].
Malgré son activité, l'animation en tribune se terni et se raréfie quelque peu. Un nouveau groupe fait son apparition : les « Eagles ». Cette association est créée en 2007 à l'initiative de supporters Cerclistes désireux de voir le Palais des sports de Beaublanc retrouver ses ambiances survoltées des années 1980 et 1990. Forts de plus de trois cent membres, ces derniers soutiennent leur équipe du limoges CSP que ce soit à Beaublanc comme à l'extérieur. Enfin, une troisième association, nommée les « Z'abonnés », cherche à fédérer les passionnés dispersés ici et là en organisant des soirées d'après match et certains déplacements[221].
[modifier] Patrimoine
En marge du club, l'association EncycloCSP formée par un ensemble de passionnés, réunit et collectionne les articles de presse, les statistiques, les objets en tout genre, les vidéos de match, les photographies et les entretiens, enfin tout ce qui forme l'univers et l'histoire du Limoges CSP. À l'occasion des quatre-vingt ans du CSP, ils sont parmi les premiers (l'AS Berck a eu le droit à son exposition durant les années 1990) avec CSP Association, à organiser une exposition sur un club de basket-ball en France[222],[223]. Mis à part Encyclocsp, le patrimoine du Limoges CSP est mis en valeur par la presse, internet (comme par exemple le site dédié à Don Collins et les livres).
[modifier] Relations avec les médias
[modifier] Presse écrite
Le Limoges CSP est couvert très largement par la presse écrite. Le Populaire du Centre, La Montagne et L’Écho du Centre sont les journaux régionaux qui traitent quotidiennement dans leurs colonnes de l'actualité du CSP. La presse spécialisée de Basket-ball comme Maxi-Basket et Basket News relayent très souvent des informations concernant le Cercle Saint-Pierre. À l'échelle nationale, le grand quotidien du sport, L'Équipe, a souvent mis en avant le CSP Limoges dans ses Unes (il est à noter que l'actuel rédacteur en chef du journal, Fabrice Jouhaud, est un limougeaud, fils d'un dirigeant actuel de l'association Limoges CSP). Enfin, le club, publie un magazine à chaque match s’appelant BeaublancNoir (le premier magazine du Limoges CSP date de 1978). Son directeur de publication est le président du Limoges CSP, Frédéric Forte.
[modifier] Internet
Sur internet, des sites se consacrent ou se sont consacrés à l'actualité du Cercle Saint-Pierre tels que Beaublanc.com, csplim (premier site internet concernant le CSP Limoges (1998) ou encore BasketZone (la Zone du CSP Limoges, disparue depuis 2006) au début des années 2000. Par ailleurs, Les forums et les sites de supporters sont aussi très actifs sur la toile (csplive.net, BasketInforum.com, leseagles.com etc.). Le club possède lui aussi son site internet (limogescsp.fr).
[modifier] Télévisions et Radios
Depuis les grands succès sur la scène nationale et européenne, la radio et la télévision sont des acteurs importants de la vie du club. Au niveau local, France 3 Limousin (Télévision) et France Bleu Limousin, Flash FM suivent le CSP Limoges pendant toute la saison (avec un intermède assuré par Radio trouble fête à la radio de 2004 à 2007). Par ailleurs, des émissions radios sont consacrés au Limoges CSP. En 2006, RTF a créé, la première émission radio (Limoges Allez) suivant l'actualité du CSP Limoges. Mais elle ne survit pas. Depuis 2010, une nouvelle émission radio fait son apparition. Il s'agit de Bleu Blanc Noir animé par Jean-François Maison, journaliste à France Bleu Limousin. Sur le plan national, France 2, Canal+ ont été des partenaires du Cercle Saint-Pierre pendant de nombreuses années. Actuellement, c'est sur Sport+, du groupe Canal et détenteur des droits de diffusion du championnat, que sont régulièrement diffusés les matchs du Limoges CSP.
[modifier] Structures du club
[modifier] Infrastructures
[modifier] Les salles
[modifier] Les débuts
Durant les années 1930, les locaux du cSp se situaient à côté de l'Église Saint-Pierre-du-Queyroix (non loin de la place de la République). Des matchs y sont improvisés. Le Basket-ball reste un sport extrêmement amateur.
[modifier] Le Terrain des Coutures
En 1960, Roger Constant dote le Cercle Saint-Pierre d'un nouveau terrain dans le quartier des Coutures, près de la gare des Bénédictins. Tant en Hiver quand Été, les joueurs du Cercle s'entraîne et y joue. Il subira plusieurs modifications au cours du temps.
[modifier] La Salle Municipale des Sœurs de la Rivière
Durant les années 1970, le Limoges cSp joue dans la salle municipale des Sœurs de la Rivière. C'est à ce moment que les premiers supporters du Cercle font leurs apparitions. La salle municipale a une structure particulière avec ses piliers métallique peint en vert et ses tribunes en bois. Elle connaîtra un bon nombre des montées du Cercle Saint-Pierre et même trois saisons en Nationale 1. La salle est trop exigue (1100 places) et ne permet pas à tous les supporters du CSP d'y voir les acrobaties d'Apollo Faye. Cette salle subira des améliorations pour accueillir les foules nombreuses (1900 places). Il n'est pas rare que l'affluence de la salle dépasse sa limite atteignant à plusieurs reprises plus de 2000 à 2200 spectateurs.
[modifier] Le Palais des Sports de Beaublanc
Le projet du Palais des Sports est envisagé dès l'année 1975 suite au conseil Municipale. Le Maire sollicite le préfet de région afin de l'inscrire au VIIe Plan. En 1978, les partis sont mis d'accord sur l'emplacement du futur Palais des Sports. Il s'agit du site de Beaublanc. Le projet est confié aux architectes, Mr. Rauby et Mr. Maury. Les premiers coups de pioches ont lieu en mars 1980. L'inauguration du Palais des Sports se fait le 30 novembre 1981 en la présence notamment du ministre de la Défense, Charles Hernu, du vice-président du Sénat, Robert Lacournet, du Maire de Limoges, Louis Longequeue et ainsi que du Maire de Villeurbanne. Le cSp y remporte son premier match face à Villeurbanne. La salle compte aujourd'hui 5516 places assises. Pour les grandes occasions, 500 places debout viennent compléter la capacité de Beaublanc, portant par conséquent à plus de 6000 places. Beaublanc deviendra alors le symbole du Limoges cSp et des grandes joutes Européennes où l'on dépassera allégrement le quota de la salle avec plus de 7000, voir 9000 spectateurs. Elle est encore de nos jours la salle principale du Limoges CSP.
[modifier] Affluence
[modifier] Siège social
Au début des années 1980, les dirigeants Limogeauds n'avaient toujours pas un véritable siège social. C'est chose faite, en septembre 1986, suite à l'achat des locaux au 90 avenue de Louyat. Le siège de l'avenue de Louyat sera le siège social du CSP Limoges jusqu'en 2000. Jean-Claude Biojout apporte une innovation, en proposant des produits marketing. En 2002, sous l'impulsion du nouveau président, Jean-Pierre Karaquillo, le CSP Limoges s'installe au 2 rue Fitz James mais en 2004, le Cercle Saint-Pierre met la clé sous la porte. Toutefois, Limoges repart en NM1 lors de la saison 2004-2005. Il faut donc retrouver un siège social. Frédéric Forte opte pour Beaublanc (23, Boulevard de Beaublanc), le temps que le club s'installe au plus haut-niveau. Avec la montée en Pro A (2010), le CSP fait l’acquisition de locaux dans la rue Haute-Vienne. Le 22 septembre 2011[224], le Limoges CSP dévoile ses nouveaux locaux ainsi que ses nouvelles couleurs (vert et blanc).
[modifier] Le centre de formation
Depuis la saison 1984-1985, il existe un championnat espoir[225]. Tous les clubs de N1A et N1B se dotent d'un centre de formation. Lors de la saison 1985-1986, le Limoges CSP remporte le championnat espoir grâce à des joueurs comme Olivier Hanquiez, Hugues Occansey, Patrick Soquet, Émile Popo, Franck Butter ou encore Jean-Philippe Blanchet[225]. En 2000-2001, le CSP décroche un titre de champion de France espoir Pro B. Limoges forme très peu de futur professionnel toutefois Limoges verra l'éclosion de Frédéric Weis et Stéphane Dumas Jusqu'en 2004, le Limoges CSP possède un centre de formation[225]. Depuis, seulement les équipes de Pro A ont l'obligation d'avoir une équipe espoir. Il faudra attendre le retour du club en Pro A, lors de la saison 2010-2011, pour enfin revoir une équipe espoir à Limoges. Le centre est sous la direction de Claude Bolotny et entraîné par Sylvain Maurice[225]. Son budget est alors de 170 000 euros[225]. Mais le centre de formation n'est qu'homologuer en fin de saison. Hélas le club professionnel quant à lui, descend en Pro B. Pour autant, le centre de formation peut faire progresser ses jeunes dans les équipes de l'Association Limoges CSP (cadet, NM3).
[modifier] L'Association du Limoges CSP
Le Limoges CSP Association qui assure des manifestations sportives, notamment chez les enfants[226]. Elle positionne des équipes jeunes au plus haut niveau national (cadet France, minime France, etc.) mais aussi possède une équipe qui joue en NM3 composés de jeunes joueurs en provenance du centre de formation et de joueurs provenant des divisions amateurs françaises[226]. Dans les années 1980-1990, l'Association CSP Limoges a eu une équipe féminine. L'Association CSP Limoges est indépendant du club professionnel. Cependant, un bon nombre des licenciés aident le club professionnel pour la sécurité notamment[226]. Ils sont tous bénévoles. En 2007-2008, l'Association compte plus de 16 équipes, 320 licenciés, 7 arbitres et 9 officiels de table de marque[226]. L'Association reçoit des subventions de la municipalité et des partenaires[227]. Elle est présidée par André Sardain, ancien dirigeant du Limoges CSP sasp. La section amateur du Limoges CSP est un dernier éléments de l'ancien patronage du Cercle Saint-Pierre[228].
[modifier] Aspects juridiques, économiques et financiers
[modifier] Statut juridique et légal
L'équipe professionnelle est gérée par la société anonyme sportive professionnelle (SASP) Limoges CSP, depuis 2007[229]. Son capital social est de 354 000 euros[229]. Elle regroupe en plus de l'équipe professionnelle, le centre de formation[229]. De plus, la SASP mène et soutient des actions auprès des Limousins, avec ces partenaires[229].
[modifier] Organigramme
La personnalité, la plus importante de l'organigramme du Limoges CSP, est son président, Frédéric Forte[230]. Il joue un rôle essentiel auprès des partenaires. Dans l'ombre du président, le vice-président s'appelle Antonio Lopez[230]. Il est également le président du directoire[230]. Par ailleurs, la SASP possède un Conseil de surveillance qui a pour rôle de veiller au bon fonctionnement du club (le conseil de surveillance n'existait pas durant les décennies 1980 et 1990)[230]. Ce conseil, présidé par Jean-Léonard Picot, un entrepreneur Limousin, même si ce dernier n'intervient pas dans l'exécutif[230]. Jusqu'en 2008, le CSP avait un Directeur Général en la personne de Wilfried Duchemin (successeur de Didier Dobbels) mais ce dernier n'a pas été remplacer[230]. Le Limoges CSP n'a donc plus de Directeur Général. C'est le président qui gère lui-même les compétences liés au Directeur Général. Au niveau financier, le comptable est Philippe Clairemonteil[230]. Il s'occupe en outre de la partie administrative. La communication et le marketing sont chapeautés par Stéphane Ostrowski, ancienne gloire du CSP Limoges. Un peu plus bas dans l'organigramme du club, François Renaux et Jacky Suidureau sont les coordinateurs sportif du club[230]. Leurs rôles consistent à la gestion des besoins primaires de l'équipe professionnel (logements, voitures, maillots, entretien, bouteilles d'eau, etc.). Enfin, les joueurs peuvent compter sur un staff médical disponible aussi bien à l'entraînement qu'en match.
[modifier] Partenaires
Le Cercle Saint-Pierre a été très actif dans la recherche des partenaires dès le début des années 1970. Au départ, les partenaires du Limoges CSP étaient composés de PME. Ces partenaires sont démarchés bénévolement par les membres du club. Le CSP est donc soutenu par une multitude d'entreprises familiales[231]. Suite à la montée en N1 (1978), le CSP prend un virage décisif avec les venues de sponsors de renom comme la Caisse Régionale du Crédit Agricole, dirigé alors par Philippe Pieru[232]. Les triomphes des années 1980 renforcent, à l'échelle nationale, l'image de marque du Limoges CSP. Ainsi, l'équipementier Adidas rentre dans la vie des verts. Dans les années 1990, les sponsors à dimension internationale font leurs apparitions à Limoges (Nike, Opel)[233]. Les partenaires aident largement les cerclistes dans l'aboutissement de leurs objectifs. En 1993, Nike et Casino deviennent des sponsors incontournables au moment du titre de champion d'Europe. La décennie des années 1990 sera marqué par le slogan: Limoges c'est Géant, associant l'image du Limoges CSP à la chaîne d'hypermarchés, Géant-Casino[234]. L'exposition médiatique permet aux partenaires d'être exposés en Europe et France. En 2004, suite au dépôt de bilan, le Limoges CSP Élite (NM1), dirigé par Frédéric Forte essayent de renouer avec les partenaires historiques déçus par les résultats et en trouvé de nouveaux comme l'entreprise de restauration rapide, McDonald's[235]. Aujourd'hui, le Limoges CSP SASP est très présent auprès des partenaires que ce soit dans l'exposition publicitaire (parrainage du match, plaquettes, internet, affichages publicitaires ect....) que dans les différents services proposés à ces derniers (Village Partenaires, Loges)[236]. Le contact entre les entreprises et le CSP, est assuré par l'ancien joueur du Limoges CSP, Stéphane Ostrowski (Responsable marketing et commercial). Lors de la saison 2011-2012 (Pro B), le CSP compte plus de 200 partenaires assurant la pérennité financière du club[237]. Par ailleurs, les partenaires sont regroupés dans l'association LIMOGES CSP ENTREPRISE, présidé par Jean-Pierre Lachaud[238].
[modifier] Marketing, abonnements, billetterie
Marketing
Limoges a été longtemps à la pointe dans le Marketing. Aujourd'hui, le CSP possède une boutique dans son nouveau siège, rue Haute-Vienne. Ouverte de 10h à 12h et de 14h à 18h (19h le Samedi), elle offre une grande variété de produits dérivés allant du traditionnel maillot jusqu'au sac à l'effigie du club[239]. Stéphane Ostrowski, le responsable du marketing, peut compter sur un tout nouveau site internet (septembre 2011) permettant une meilleur communication avec les supporters et les partenaires. Par ailleurs, une plaquette marketing a été éditer pour les partenaires, où il figure les possibilités de sponsoring et les avantages[240]. Parmi ces avantages, tous les abonnés ont le droit à une carte Super Privilège qui permet ainsi des réductions dans de nombreuses enseignes[241]. Récemment, à l'occasion de la deuxième journée de Pro B (octobre 2011), le club a délivré à tous ses supporters, un T-shirt vert avec le logo du club[242].
Abonnements[243]
Les abonnements vont de 80 euros à 320 euros. Les abonnements les plus couteux se situent en travée basse centrale (320 euros) et travée basse latérale (300 euros). Pour les travées hautes, l'abonnement est de 170 euros. Enfin pour les supporters et les étudiants, l'abonnement coûte 80 euros. Pour les anciens abonnés, le club enlève 20 euros sur le nouvel abonnement, excepté pour les étudiants et les supporters où seulement 10 euros est enlever lors d'un ré-abonnement.
Billetterie[244]
Les tarifs pour un match vont de 2 euros à 25 euros. Le club dispose de billets à prix réduits (8 euros) pour certaines catégories de personnes (ex: étudiants) et vend le soir de match, 50 places à 2 euros. Pour les travées hautes, le prix du billet est de 12 euros. Enfin, les prix des tribunes basses vont de 22 euros (latérale) à 25 euros (centrale). De plus, les supporters qui ne sont pas à Limoges peuvent profiter du service en ligne, E-Ticket, sur le site internet officiel, afin d'acheter les billets pour le match de la semaine[245].
[modifier] Budgets
Sur ce tableau, figure ci-dessous, les budgets du Limoges CSP, à partir de l'exercice 1992-1993:
| saison | Budget total |
|---|---|
| 1992-1993 | 42,80 millions de francs, puis 63,00 millions de francs |
| 1993-1994 | ? |
| 1994-1995 | 48,00 millions de francs |
| 1996-1997 | ? |
| 1997-1998 | ? |
| 1998-1999 | ? |
| 1999-2000 | 30,50 millions de francs |
| 2000-2001 | 15,00 millions de francs |
| 2001-2002 | 20,00 millions de francs |
| 2002-2003 | 4,1 millions d’euros |
| 2003-2004 | 3,80 millions d’euros |
| 2004-2005 | 3,00 millions d’euros |
| 2005-2006 | 1,00 millions d’euros |
| 2006-2007 | 1,80 millions d’euros |
| 2007-2008 | 2,480 millions d’euros |
| 2008-2009 | 2,424 millions d’euros |
| 2009-2010 | 2,366 millions d’euros |
| 2010-2011 | 4,20 millions d’euros |
| 2011-2012 | 2,40 millions d’euros |
[modifier] Notes et références
- Seuls les principaux titres en compétitions officielles sont indiqués ici.
- 13 novembre 1929 naissance d'une légende sur www.encyclocsp.eu. Consulté le 25 septembre 2010
- Plaquette du cinquantenaire du CSP Limoges, 1978-1979
- Maxi-Basket, 2010
- Michel Playot, « Comment tout a commencé », dans Populaire du Centre, 1982
- Le Populaire du Centre, publié en mai 1973.
- P. Jack, « Fall, une recrue de valeur pour le C.S.P », dans Populaire du Centre, 1973
- L'Histoire du Limoges Cercle Saint Pierre sur www.beaublanc.com. Consulté le 25 septembre 2010
- P. Jack, « Nationale IV : 69 points pour Radenkovic et St-Pierre écrase Montmidi Poitiers 135-48 », dans Populaire du Centre, 1974
- P. Jack, « Saint-Pierre, vainqueur de l'U.S Tulle, dont les jeunes éléments ont failli faire échec à Radenkovic », dans Populaire du Centre, 1974
- Michel Ploy, « Limoges C.S.P. cherche un géant américain pour jouer la montée en nationale II », dans Populaire du Centre, 1974
- James Collins sur encyclocsp.fr. Consulté le 25 septembre 2010
- « Nationale 3 : Le Limoges C.S.P a rempli son contrat en triomphant facilement du T.O.A.C : 80-51 », dans Populaire du Centre, 1975
- G Roche, « Le Limoges C.S.P. nettement dominé par Montbrison et ses contre-attaques 69-100 », dans Populaire du Centre, 1975
- Lionel Moltimore sur encyclocsp.fr. Consulté le 25 septembre 2010
- Gérard Métadier sur encyclocsp.fr. Consulté le 25 septembre 2010
- Gérard Maza sur encyclocsp.fr. Consulté le 25 septembre 2010
- Claude Bolotny sur encyclocsp.fr. Consulté le 25 septembre 2010
- Jean-Yves Efros sur encyclocsp.fr. Consulté le 25 septembre 2010
- P. Jack, « Bolotny entraînera le Limoges CSP, la saison prochaine », dans Populaire du Centre, 1976
- P. Jack, « Bon match du Limoges CSP retrouvé devant le Macy's Dakota (90-107) », dans Populaire du Centre, 1977
- Jean-François Dubreuil sur encyclocsp.fr. Consulté le 25 septembre 2010
- Apollo Faye sur encyclocsp.fr. Consulté le 25 septembre 2010
- P. Jack, « Limoges CSP vainqueur de Bourges, assuré de terminer leader », dans Populaire du Centre, 1978
- La Montée en Nationale 1 sur encyclocsp.fr. Consulté le 25 septembre 2010
- P. Jack, « C'est le futur Palais des Sports », dans Populaire du Centre, octobre 1978
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- Une situation explosive : pas de sports sans médias et pas de médias sans sports
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- Retro: Le CSP sur le toit de l’Europe
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[modifier] Liens externes
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- (fr) Site non officiel Beaublanc.com
- (fr) Encyclocsp, l'encyclopédie non officielle du Limoges CSP
- (fr) Les Eagles, Groupe de supporters du Limoges CSP
- (fr) Les Phenix, Groupe de supporters du Limoges CSP
- (fr) Don Collins, le site non officiel dédié à Don Collins
[modifier] Bibliographie
: source utilisée pour la rédaction de l’article
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