Morane-Saulnier MS.406

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Morane-Saulnier MS.406
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Vue de l'avion.
Vue de l'avion.

Constructeur SNCAO
Rôle Avion de chasse
Mise en service 1938
Équipage
1 pilote
Motorisation
Moteur Hispano-Suiza 12Y-31, 12 cylindres en V
Puissance unitaire 860 ch
Dimensions
Envergure 10 65 m
Longueur 8 15 m
Hauteur 2 82 m
Surface alaire 17 1 m2
Masses
À vide 1 893 kg
Maximale 2 720 kg
Performances
Vitesse maximale 486 km/h
Plafond 9 850 m
Vitesse ascensionnelle 11 m/s = 660 m/min
Rayon d'action 900 km
Armement
Interne 1 canon Hispano-Suiza HS-9 ou HS-404 de 20 mm avec 60 obus,
2 mitrailleuses MAC 34 de 7,5 mm dans la voilure avec 300 coups chacune.

Le Morane-Saulnier MS.406 est le premier avion de chasse moderne des années 1930 à entrer en service dans les unités de l'Armée de l'air, et sans doute l'un des avions de combat français les plus connus de la Seconde Guerre mondiale. Il est le premier chasseur français dépassant les 400 km/h[1], et l'un des deux seuls types d'appareil français construits à plus de 1 000 exemplaires, avec le Potez 63.

Conception[modifier | modifier le code]

En mars 1934, le Service technique de l'aéronautique (STAé) lança un programme de chasseurs monoplaces (C1) pour assurer le remplacement des Dewoitine D.500 et Loire 46. Deux projets furent retenus : le Bloch MB.150 et le Morane-Saulnier MS.405. Il s'agissait de monoplans à aile basse cantilever, cabine fermée et train d’atterrissage classique escamotable, mais le Bloch devait recevoir un moteur en étoile Gnome & Rhône 14N de 900 ch et le Morane un Hispano-Suiza en ligne. Le MS.405 et ses suites sont issus des plans dessinés par le directeur technique de chez Morane Saulnier, l'ingénieur des Arts et Métiers Paul-René Gauthier [2],[3],[4],[2].

Le MS.405 no 01 effectue son premier vol le 8 août 1935, piloté par le fameux Michel Détroyat avec un moteur Hispano-Suiza 12Ygrs de 860 ch. C’était un appareil à structure métallique, avec un revêtement en aluminium, contreplaqué, et toile pour la partie arrière du fuselage. Il était armé d’un canon de 20 mm dans l’axe du moteur et d’une mitrailleuse de 7,5 mm dans chaque aile, tirant hors du disque d’hélice. Le 20 janvier 1937 volait pour la première fois un second prototype, avec une voilure légèrement modifiée et équipé d’un moteur 12Ycrs. Cet appareil fut chronométré à 443 km/h. En juin 1937, le MS.405 no 01 participa au meeting aérien de Bruxelles-Evere, piloté par Detroyat. Durant ce meeting, il fut qualifié de « meilleur chasseur du monde ». Sur la route du retour, Detroyat poussa ce prototype au-delà des 400 km/h.

Par marché 274/7, le ministère de l’Air commanda 16 appareils de présérie dès le 1er mars 1937. Ces appareils, tous livrés en 1937, permirent de tester différentes motorisations, des équipements et des modifications de structure. Le quatrième avion de présérie qui servit de modèle à la version de série MS.406 était équipé d’un moteur Hispano-Suiza 12Y-31 de 860 ch doté d’un radiateur escamotable. Et c’est là que le bât blessait : pour voler plein gaz il fallait abaisser le radiateur, mais sa trainée réduisait les performances. S’il était remonté, il fallait réduire les gaz pour éviter une surchauffe du moteur.

Les appareils no 12 et 13, sans radiateur semi-rétractable mais avec un Hispano-Suiza 12Y-31, furent rebaptisés MS.406H et livrés à la Suisse.

35 MS.405 supplémentaires furent commandés en avril 1937 par marché 327/7. Il y avait urgence à rénover l’aviation de chasse française, et le marché 1959/8 signé le 12 janvier 1938 portait sur 905 avions dont la construction était répartie entre les SNCAO (fuselage), SNCAC (voilure) et SNCAM (empennage). Mais le MS.406 était un avion complexe à construire, qui demandait 16 000 heures de travail par appareil. Les premiers exemplaires n’entrèrent donc en service qu’en décembre 1938.

Ils furent, notamment, utilisés par l'école de pilotes de chasse de Chartres, le Centre d'Instruction de la Chasse (CIC), implanté sur la base aérienne 122 Chartres-Champhol, entre 1939 et 1940.

Variantes[modifier | modifier le code]

MS.406H[modifier | modifier le code]

La Confédération suisse achètera 2 MS.406H, combinant la cellule du MS.405 et la motorisation du MS.406 avec une instrumentation spécifique. Une licence de production fut achetée, le chasseur étant produit par la firme EKW sous la désignation D-3800, tandis que le moteur Hispano-Suiza 12Y-31 était construit sous licence par Adolph Saurer AG. Les Suisses firent remplacer les mitrailleuses alimentées par tambour par des armes alimentées par bandes, et l’hélice Chauvière à deux pas par une Escher Wyss EW-V3 à pas variable. 8 appareils de présérie furent construits, suivis de 74 chasseurs de série, le dernier sortant d’usine en août 1940. 2 machines supplémentaires furent réalisées en 1942 à partir de pièces détachées, ce qui porte le nombre total construit à 84.

En 1943, ces appareils furent modifiés (radiateur, installation hydraulique…) pour se rapprocher du standard D-3801. Finalement relégués aux missions d’entrainement, ces appareils restèrent pourtant en service jusqu’en 1954.

MS.410[modifier | modifier le code]

Le MS.406 aurait dû être remplacé en première ligne par le Dewoitine D.520. Mais, le 10 mai 1940, dix groupes de chasse étaient encore équipés de Morane, ainsi que quelques patrouilles de DAT. C’est pourquoi en avril 1940 avait pris l’air une version améliorée du MS.406, le MS.410. Cet appareil se distinguait par un radiateur fixe, une voilure renforcée pour recevoir 4 mitrailleuses à bandes et un échappement à effet propulsif permettant de porter la vitesse maximale à 509 km/h. Il était prévu de modifier 621 MS.406 en MS.410, mais le programme ne put être mis en place avant l’armistice et 5 appareils seulement furent achevés avant le 25 juin 1940. Le programme reprit cependant sous l’occupation au profit de l’Aviation de Vichy, 75 exemplaires étant probablement modifiés. Mais peu de MS.410 furent effectivement mis au standard : Certains conservèrent leur échappement d'origine, d'autres leur radiateur escamotable.

MS.411[modifier | modifier le code]

Évolution du MS.410 répondant à une demande de la Suisse, équipé d’un moteur Hispano-Suiza 12Y-45. Cet appareil était en cours de développement au moment de l’armistice de 1940.

MS.412[modifier | modifier le code]

C’est en Suisse, chez EKW, que fut réalisé le prototype de cette nouvelle version, à moteur Hispano-Suiza 12Y-51 de 1 050 ch. La firme Saurer eut quelques difficultés avec la mise au point du moteur, mais le MS.412 fut finalement construit en série sous la désignation D-3801, 207 avions sortant des usines EKW, Dornier-Werke AG et SWS jusqu’en 1945. Ce moteur permit au D-3801 d'atteindre une vitesse de 535 km/h et d'augmenter sa vitesse ascensionnelle #REDIRECTION [1]. 17 monoplaces supplémentaires furent assemblés avec des pièces détachées en 1947/48, soit un total de 224 appareils. Utilisés pour l’entrainement avancé puis le remorquage de cibles, les derniers exemplaires furent ferraillés en 1959.

MS.435[modifier | modifier le code]

Le Morane-Saulnier MS.435 est une version d'entrainement biplace. Le prototype décolla pour son premier le 6 décembre 1939. 60 exemplaires furent commandés aucun de fut construit suite aux conséquences de la bataille de France.

Mörkö Moraani[modifier | modifier le code]

Le 4 février 1943 prit l’air un curieux MS.406 modifié en Finlande avec un moteur Klimov M-105P de 1 100 ch entrainant une hélice VIsh-61P. Le moteur, un dérivé russe de l’Hispano-Suiza 12Y, dont il avait donc les dimensions, avait été capturé en grande quantité par la Wehrmacht. Ce prototype était en outre équipé d'un canon MG 151/20 de 20 mm tirant à travers le moyeu d’hélice. Le montage d’un radiateur d’huile de Bf 109G rendait nécessaire de modifier le dessin du capot-moteur et quelques renforts locaux de structure furent jugés opportuns. Il fut décidé de modifier tous les MS.406/410 en service, mais trois appareils seulement avaient été convertis, prototype compris, avant la fin du conflit russo-finlandais en 1944. Au total 41 Mörkö Moraani furent convertis, mais le manque de canons allemands entraina le remplacement du MG-151 par une mitrailleuse UBS de 12,7 mm. Ces avions restèrent en service jusqu’en septembre 1948, mais ne furent ferraillés que quatre ans plus tard.

Morane-Saulnier MS.406 C1[5]

Production[modifier | modifier le code]

  • MS.405 : 2 prototypes et 15 avions de présérie.
  • MS.406 : Entre 1 083 et 1 094, dont 75 environ modifiés en MS.410.
  • MS.406H : 2 prototypes construits par Morane-Saulnier et 84 sous licence en Suisse comme D-3800.
  • MS.412/D-3801 : 224 appareils.

Engagements dans l'Armée de l'Air[modifier | modifier le code]

La Drôle de guerre[modifier | modifier le code]

Fin août 1939, au moment de la mobilisation, 572 MS.406 équipaient 12 groupes de chasse de l’Armée de l’Air :

  • Métropole : GC I/2, II/2, III/2, I/3, II/3, III/3, II/6, III/6, II/7 et III/7.
  • Afrique du Nord : GC I/6 et I/7.

Dès le début de la Drôle de guerre, le « Meilleur chasseur du monde » se montra dépassé : outre les problèmes de radiateur, les commandes de tir des mitrailleuses gelaient au-dessus de 5 000 m et la vitesse du monoplace français était insuffisante pour rattraper les bimoteurs allemands de bombardement ou de reconnaissance. Mais les pilotes appréciaient leur monture, qui rivalisait face au Bf 109D tant par son excellente maniabilité que par l’entrainement très supérieur des pilotes français. Mais face au Bf 109E, apparu fin 1939, les pilotes français ne pouvaient plus compter que sur la capacité du MS.406 à encaisser les coups, et à revenir à la base malgré d'importants dommages.

La campagne de France[modifier | modifier le code]

Le 10 mai 1940, on trouve les unités suivantes sur MS.406 :

  • GC III/1 à Norrent-Fontes : 30 avions (20 dispo). Après avoir totalisé 30 victoires pour 19 avions perdus (5 pilotes tués), ce groupe fut dissous le 12 août 1940.
  • GC I/2 à Toul-Ochey : 31 avions (27 dispo). Après avoir totalisé 25 victoires pour 12 avions perdus (5 pilotes tués), ce groupe fut dissous le 7 août 1940.
  • GC II/2 à Laon-Chambry, dissous le 10 août 1940 avec 17 victoires et 14 avions perdus (8 tués).
  • GC III/2 à Cambrai-Niergnies : 34 avions (28 dispo). Il a totalisé 22 victoires pour 20 avions perdus (3 pilotes tués) avant de passer sur Curtiss H-75 en juin 1940.
  • GC I/3 à Cannes-Mandelieu : 17 avions (14 dispo), en cours de conversion sur D.520.
  • GC II/3 au Luc : 25 avions (12 dispo), en cours de conversion sur D.520.
  • GC III/3 à Beauvais-Tillé : 28 avions (23 dispo), en cours de conversion sur D.520.
  • GC I/6 à Marseille-Marignane : 25 avions (12 dispo). Après avoir totalisé 14 victoires pour 20 avions perdus (11 pilotes tués), ce groupe fut dissous le 30 octobre 1940.
  • GC II/6 à Anglure-Vouarces : 34 avions (20 dispo). Il fut crédité de 8 victoires pour 12 avions perdus (3 tués) avant de passer sur D.520, tous ses MS.406 ayant été détruits au sol le 16 mai 1940.
  • GC III/6 à Chissey s-/Loue : 36 avions (30 dispo), en cours de conversion sur D.520.
  • GC I/7 à Rayack, Syrie : 26 avions.
  • GC II/7 à Luxeuil-Saint-Sauveur : 35 avions (24 dispo), en cours de conversion sur D.520.
  • GC III/7 à Vitry-le-François : 34 avions (20 dispo). Il fut crédité de 15 victoires pour 24 avions perdus (7 tués) avant de passer sur D.520 fin juin 1940.
  • GC I/10 à Oran-La Senia : 29 avions.
  • ERC.574 à Sidi-Ahmed, Tunis : 11 avions.

Au cours de la campagne de France, les MS.406 remportèrent 191 victoires confirmées, plus 89 qui ne purent être homologuées. Environ 150 appareils furent abattus par la DCA ou en combat aérien et 300 autres disparurent, abandonnés lors des replis ou détruits par les bombardements de la Luftwaffe.

La défense de l'Empire[modifier | modifier le code]

Des soldats australiens devant des Morane-Saulnier MS.406 sur l'aérodrome d'Alep en juin 1941 durant la campagne de Syrie.

Le GC I/6 étant dissous le 30 octobre 1940, l’Armée de l’Air d’Armistice ne conserva en métropole que 6 groupes de chasse monoplace sur Bloch MB.152 et en Afrique du Nord 6 groupes de chasse monoplace sur D.520 et Curtiss H-75. Le GC I/7 stationné à Rayack, Syrie, et l’EC 2/595 (9 avions) basée à Bach Maï, Tonkin, étaient les deux seules unités de première ligne utilisant des MS.406. Une petite partie des appareils disponibles après la dissolution des unités de Métropole permirent la création d'une escadrille à Madagascar, d'autres appareils étant également utilisé en école.

Durant l’incident de Lạng Sơn (du 22 au 25 septembre 1940), un MS.406 fut gravement endommagé par des Ki-27 japonais alors qu’il escortait des Potez 25TOE et le Sgt Labussière abattit un bombardier japonais. cette victoire est annulée officiellement pour éviter tout incident diplomatique majeur avec le Japon.

En septembre 1940 éclata la guerre franco-thaïlandaise. Le 10 octobre, 7 MS.406 sont envoyés à Tourane pour former une nouvelle escadrille de chasse, l’EC 2/596. La première mission de guerre a lieu le 23 novembre. Le 18 janvier 1941, l’Armée de l’Air en Indochine ne disposait plus que de 14 Morane. Les combats cessèrent le 28 janvier 1941, avec 4 victoires françaises pour 2 MS.406 détruits au sol par un bombardement. Les Morane-Saulnier furent réformés en 1942 faute de rechanges.

Le 15 mai 1941, la campagne de Syrie est déclenchée et les Britanniques attaquèrent les terrains d'aviation du Levant. Les pilotes français donnèrent la chasse aux Gloster Gladiator et autres Fairey Fulmar de la RAF, mais surtout appuyèrent les forces terrestres jusqu'à la capitulation. Après ralliement aux Forces françaises libres, le GC I/7 fut dissous et remplacé le 15 septembre 1941 par le Groupe de Chasse 1 Alsace. Il disposait de 14 MS.406 (2 inutilisables) et 6 appareils divers. Toujours basé à Rayack, il assura la défense des côtes libanaises, jusqu'à remplacement des MS.406 à bout de souffle par des Hurricane Mk I en aussi mauvais état en janvier 1942.

Le 5 mai 1942, durant la bataille de Madagascar, l’Escadrille 565 disposait à Antananarivo de 17 ou 18 MS.406, dont 11 disponibles, y compris un détachement permanent à Diégo Arrachart. Ils firent le coup-de-feu contre les troupes britanniques, puis sud-africaines. Ils ont donc été les derniers à participer à des opérations aériennes sous les cocardes françaises. C'est aux commandes de l'un de ces appareils, immatriculé 995, que le célèbre aviateur Jean Assollant, pilote de l’Oiseau Canari en 1929, fut abattu et tué le 7 mai 1942 par des Grumman Martlet du Squadron 881 de la Fleet Air Arm ayant décollé du porte-avions HMS Illustrious.

Utilisation dans d'autres armées de l'air[modifier | modifier le code]

Pendant la Seconde Guerre mondiale le MS.406 fut commandé ou utilisé aussi par les pays suivants :

  • Drapeau de l'Allemagne nazie Reich allemand : La Luftwaffe, qui avait récupéré près de 200 MS.406 en France, les affecta aux écoles de chasse, mais en céda dès la fin 1940 une partie à la Finlande. 98 appareils supplémentaires furent saisis en Zone libre en novembre 1942. Ils furent cette fois répartis entre la Finlande (2 appareils), la Croatie (44 appareils) et l’Italie (52 appareils).
  • Drapeau bulgare Royaume de Bulgarie : 20 avions. (commande annulée, reporte son intérêt sur des MB.152)
  • Drapeau : République de Chine (1912-1949) République de Chine : 13 avions arrivés à Haiphong, non livrés aux Chinois mais intégrés à l'Armée de l'Air en Indochine.
  • Drapeau de la Croatie Croatie : 48 MS.406 reçus des Allemands.
  • Flag of Italy (1861-1946).svg Royaume d’Italie : La Regia Aeronautica ne semble avoir utilisé que 25 des 52 MS.406 livrés par la Luftwaffe fin 1942.
  • Drapeau de la Finlande Finlande : 50 MS.406 furent offerts à la Finlande durant la Guerre d’Hiver, mais seulement 30 livrés [MS-301/330]. Assemblés par des mécaniciens français chez AB Aerotransport (en) à Malmö-Bulltofta, en Suède, ils furent convoyés en vol vers la Finlande entre les 4 et 29 février 1940. Armés de 3 mitrailleuses MAC-34, ils entrent immédiatement en action au sein de l’escadrille LLv 28 et le 17 février 1940 le 1.Lt T. Hyrkki abat un DB-3 sur le [MS-301]. Durant la Guerre d’Hiver le LLv 28 remporte 14 victoires sans la moindre perte.
    9 MS.406 [MS-601/605 et MS-608/611] supplémentaires et 2 MS.410 [MS-606/607] furent livrés en caisse par l’Allemagne entre les 18 décembre 1940 et 4 janvier 1941. À ces « prises de guerre » s’ajoutèrent 7 MS.406 [MS-613, MS-619/20, MS-622/23 et MS-625/626] et 8 MS.410 [MS-612, MS-614/618, MS-621 et MS-624] supplémentaires en 1941. 29 nouveaux MS.406 furent achetés en Allemagne le 16 juillet 1942 [MS-627/655] et deux appareils complémentaires [MS-656/657] furent livrés fin 1942. Le [MS-310] fut modifié localement en MS.410.
    Les appareils fournis par l’Allemagne permirent d’équiper deux nouvelles escadrilles, les LeLv 14 et 1942 et Lev 34 en 1943. Entre juin 1941 et septembre 1944 les trois unités finlandaises utilisant des Morane ont revendiqué 121 victoires, 105 ayant été homologuées, pour la perte de 46 appareils dont 18 seulement en combat. La dernière victoire fut enregistrée le 6 août 1944, un Bell P-39 Airacobra victime du [MS-609] piloté par le 1.Lt M. Niinimäki du TLeLv 14. Ces avions restèrent en service jusqu'au 11 septembre 1948, mais ne furent ferraillés que 4 ans plus tard.
  • Drapeau de la Lituanie Lituanie : 12 commandés, non livrés à cause d'une annulation du contrat.
  • Flag of Poland.svg Pologne : 160 commandés, non livrés avant le début de la guerre.
  • Drapeau de la Suisse Suisse : Les Troupes d'aviation achetèrent 2 MS.406H, avant de produire sous licence 84 D-3800 et 224 D-3801.
  • Drapeau de la Turquie Turquie : 45 MS.406 furent commandés, et 30 livrés en février-mars 1940.
  • Drapeau : Royaume de Yougoslavie Royaume de Yougoslavie : 1 MS.406 (ex-croate) capturé par des partisans.

Appareils conservés[modifier | modifier le code]

Trois appareils de la variante D-3801 sont encore exposés au public :

  • Le [HB-RCF] (D-3801 no 194, anciennement J-143), basé à Bex en Suisse, est le seul et unique exemplaire en état de vol. Propriété d'Eric Chardonnens et de l'association Morane Charlie Fox, il participe à de nombreux meetings aériens, repeint avec des couleurs rendant honneur à la chasse française, en l'occurrence celles de son précédent propriétaire, l'as de guerre Arthur Coadou.
  • Le D-3801 no 15 (ex J-277) est exposé au Musée de l'Air du Bourget.
  • Le D-3801 no 66 [J-276] est exposé au Musée de l'Aviation suisse de Dübendorf.

Référence[modifier | modifier le code]

  1. Histoire de l'aviation et rôle de l’aéronautique militaire
  2. a et b Arts&Métiers Mag - Dossier sur Paul-René Gauthier - Octobre 2011
  3. Aviation Morane Saulnier
  4. Paul-René Gauthier
  5. Sur ce schéma, on distingue clairement les deux antennes. L'antenne sous le fuselage se rétractait automatiquement lorsqu'on abaissait le train d'atterrissage.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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