Morane-Saulnier MS.225

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Morane-Saulnier MS.225
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Un Morane-Saulnier MS.225 sur la BA112.
Un Morane-Saulnier MS.225 sur la BA112.

Constructeur Drapeau : France Morane-Saulnier
Rôle Avion de chasse
Mise en service 1933
Équipage
1 pilote
Motorisation
Moteur Gnome et Rhône 9Kbrs
Nombre 1
Type Moteur en étoile
Puissance unitaire 500 ch (373 kW)
Dimensions
Envergure 10 56 m
Longueur 7 24 m
Hauteur 3 29 m
Surface alaire 17 20 m2
Masses
À vide 1 215 kg
Maximale 1 580 kg
Performances
Vitesse maximale 335 km/h
Plafond 9 500 m
Rayon d'action 700 km
Armement
Interne 2 mitrailleuses fixes Vickers de 7,7 mm montées sur le fuselage

Le Morane-Saulnier MS.225 fut produit en quantités limitées, en vue de servir de machine de transition dans l'attente des premiers chasseurs monoplans à aile basse, cet appareil fut avec le Nieuport-Delage 629, le premier chasseur français en service doté d'un propulseur compressé.

Conception[modifier | modifier le code]

Mis au point en vue de permettre à l'armée de l'air d'attendre l'entrée en service d'appareils alors en cours de développement, le Morane-Saulnier MS.225 fut exposé sous la forme d'une maquette au Salon de l'aéronautique à Paris en 1932. Les essais en vol du prototype s'étant révélés réussis, la production de série démarra aussitôt. Classé dans la catégorie C.1 (chasseur monoplace), il fit l'objet d'une production de 75 exemplaires. Le dernier des 53 appareils destinés à l'armée de l'air quitta les chaînes d'assemblage, et fut livré, en novembre 1933. Quant à l’Aéronavale, elle prit en compte le premier des 16 avions qu'elle avait commandé en février 1934. 3 de ces machines furent également réceptionnées par l'aviation chinoise. À la veille de la Seconde Guerre mondiale, une vingtaine de MS.225 étaient encore en état de vol, la plupart d'entre eux étant ferraillés au cours de l'été de 1940.

Caractéristiques de l'appareil[modifier | modifier le code]

Cet appareil se présentait comme un monoplan à aile parasol doté d'un train d'atterrissage fixe à large voie, aux jambes indépendantes et dont la propulsion était assurée par un moteur Gnome-Rhône 9Krsd en étoile. Disposant d'un fuselage arrondi, le MS.225 était beaucoup plus robuste que son prédécesseur immédiat, le MS.224.01

Engagements[modifier | modifier le code]

Les MS.225 de l'armée de l'air servirent dans ces unités: la 7e escadre de chasse de Dijon et dans 2 escadrilles de la 42e escadre, basée à Reims. Ils devaient être retirés des premières lignes entre 1936 et 1937. L'appareil vola également au sein de l'escadrille 3C1 de l'Aéronavale, implantée à Marignane, cette formation passant à l'armée de l'Air, où elle devint le groupe de chasse 11/8, au début de 1936. La patrouille acrobatique d'Étampes employa 5 MS.225, la dernière unité de l'armée de l'Air à utiliser cet appareil étant la patrouille de l'École de l'air, basée à Salon-de-Provence. Modifiées en vue de pouvoir se prêter à des évolutions acrobatiques, ces machines se différenciaient des exemplaires de série standard par leur empennage vertical agrandi.

Versions[modifier | modifier le code]

  • MS.226 : version embarquée réalisée en 1933 avec une crosse d'appontage
  • MS.226 bis :sous-version du MS.226 utilisée comme banc d'essai du moteur Hispano-Suiza 12XCrs de 690 ch (515 kW) qui actionnait une hélice quadripale
  • MS.227 : ayant effectué son vol initial en 1934, cette version disposait d'une voilure et d'un empennage modifiés, et était propulsée par 1 moteur "Gnome-Rhône 9Krse" de 690 ch (515 kW): vitesse maximale de 350 km/h à 4 000 m (resté à l'état de prototype.)
  • MS.278 conversion du MS.225 équipée de 1 moteur Diesel "Clerget 14Fos" de 520 ch (388 kW)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Liens internes[modifier | modifier le code]