Fokker D.VII

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Pix.gif Fokker D.VII Su-27 silhouette.svg
D7f.jpg Vue de l'avion

Constructeur Drapeau : Empire allemand Fokker
Rôle Avion de chasse
Premier vol Janvier 1918
Mise en service 1918
Nombre construits 1 700
Équipage
1
Motorisation
Moteur Mercedes D-IIIa
Nombre 1
Type 6 cylindres en ligne refroidis par eau
Puissance unitaire 180 ch (132,4 kW)
Dimensions
Fokker D. VII 3 vues.jpg
Envergure 8,90 m
Longueur 6,95 m
Hauteur 2,75 m
Surface alaire 20,20 m2
Masses
À vide 684 kg
Avec armement 910 kg
Performances
Vitesse maximale 187 km/h (Mach 0,15)
Plafond 6 000 m
Vitesse ascensionnelle 182 m/min
Rayon d'action 350 km
Armement
Interne Deux mitrailleuses LMG-08/15 de 7,92 mm

Le Fokker D.VII était un avion de chasse biplan allemand de la Première Guerre mondiale et il était considéré comme l'un des meilleurs chasseurs de cette guerre. En effet, sa maniabilité, même à haute altitude, ainsi que sa structure très rigide lui ont permis de surclasser nombre de ses adversaires.

Historique[modifier | modifier le code]

Fin 1917, les armées de l'air alliées avaient, grâce à leurs nouveaux chasseurs SPAD et S.E.5, la maîtrise du ciel sur le front de l'ouest, Le gouvernement allemand fit alors un appel d'offres pour un avion de chasse monoplace amélioré. En janvier 1918, une démonstration à laquelle participèrent 31 nouveaux appareils, eu lieu à Berlin-Adlershof. Le choix s'est porté sur le prototype V.11 de Fokker, qui devint plus tard le Fokker D.VII. Les plans avaient été réalisés par Reinhold Platz, le responsable du bureau d'études des usines Fokker. 400 appareils de ce type furent commandés et comme Fokker n'arrivait pas produire cette quantité dans le temps voulu par les autorités, son grand rival Albatros a participé à la production de cet appareil en les construisant sous licence à la demande de l'inspection des forces aériennes allemandes.

Conception[modifier | modifier le code]

Le Fokker D.VII faisait partie des meilleurs avions de la Première Guerre mondiale du fait de ses caractéristiques de vol et de son excellente maniabilité. Cet appareil était, à première vue, construit de manière conventionnelle, un biplan haubané à train rigide avec un moteur refroidi par eau et équipé de deux mitrailleuses, mais sous l'habillage en tissu se trouvait une structure en acier solidement soudée. Cette structure légère, rigide et supérieure à celle de la plupart des autres avions, lui permettait d'effectuer des manœuvres très délicates sans dommages. Il fut équipé d'un moteur Mercedes DIII ou d'un moteur d'altitude BMW IIIa plus puissant (185 ch). Les appareils équipés de ce dernier reçurent la dénomination Fokker D.VIIF. L'inconvénient du moteur BMW était qu'on ne pouvait l'utiliser à pleine puissance qu'à partir d'une altitude de 3 200 m, mais il permettait alors de voler légèrement plus vite qu'avec le moteur Mercedes (200 km/h au lieu de 187 km/h).

Engagement[modifier | modifier le code]

En avril 1918 les premiers D.VII ont fait leur apparition sur le front de l'ouest, au sein du Jagdgeschwader Nr 1, formé des Jastas 4, 6, 10 et 11, de Manfred von Richthofen, où ils firent tout de suite leurs preuves. Richthofen lui-même effectua quelques missions sur cet appareil, mais il resta quand même fidèle à son ancien amour, le Dr.I. Les pilotes alliés n'avaient d'abord pas beaucoup de respect pour ce nouvel avion, car il ne présentait pas la ligne élégante des anciens Albatros, mais très rapidement ils purent se rendre compte de son excellente aptitude au combat et dès lors ils le redoutèrent. La performance ascensionnelle du D.VII lui permit en effet d'attaquer ses adversaires par le dessous, où ils n'étaient pas protégés, même à haute altitude, sans perdre de la portance. Mais au cours de l'année 1918, les Alliés commencèrent aussi à disposer de nouveaux appareils plus puissants, ce qui relativisa la suprématie du D.VII. Le Spad XIII français, notamment, avait des performances supérieures. Les pilotes allemands essayèrent alors de recevoir un des D.VIIF équipé du moteur BMW plus puissant, mais ce modèle n'avait été fabriqué qu'en quantité réduite. Environ mille D.VII furent livrés avant l'armistice du 11 novembre. Au total, environ 3 200 D.VII ont été fabriqués, dont 1 000 chez Fokker à Schwerin et 2 200 chez Albatros et Ostdeutsche Albatros Werke (OAW) à Schneidemühl.

Le Fokker D.VII fut le seul avion à être mentionné spécialement dans le traité de Versailles. Celui-ci stipulait que tous les appareils de ce type étaient à remettre aux Alliés, preuve de sa redoutable notoriété.

Évolution[modifier | modifier le code]

Après la guerre, le Fokker D.VII continua à être utilisé par les armées de l'air des Pays-Bas,de la Belgique, de la Lituanie, de la Pologne, de la Suisse, de la Tchécoslovaquie, de la Hongrie y compris au sein de la force aérienne de la République des Conseils, de la Mandchourie, et des États-Unis. Et comme l'Allemagne n'avait alors plus le droit de construire des avions militaires, Fokker a transféré ses usines aux Pays-Bas et continua d'y construire des D.VII. Cinquante D.VII furent vendus par Fokker à l'URSS en 1922, un seul D.VII était encore en service au sein des VVS en décembre 1933. L'armée de l'air des Pays-Bas les a utilisé jusqu'en 1931 et la Suisse a encore commandé huit nouveaux exemplaires en 1928.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]