Les Plaisirs et les Jours

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Les Plaisirs et les Jours est un recueil de poèmes en prose et de nouvelles publié par Marcel Proust en 1896 chez Calmann-Lévy. Ce recueil s'inspire fortement du décadentisme et notamment du travail du dandy Robert de Montesquiou. Il s'agit du premier ouvrage de son auteur, qui cherchera à en éviter la réimpression pendant la rédaction de son grand-œuvre À la recherche du temps perdu.

Ce recueil se compose de plusieurs parties :

  • Avant-propos, dédié à son ami Willie Heath, mort l'année précédente
  • La mort de Baldassare Silvande, vicomte de Sylvanie
  • Violante ou la Mondanité
  • Fragments de comédie italienne
  • Mondanité et mélomanie de Bouvard et Pécuchet
  • Mélancolique villégiature de Mme de Breyves
  • Portraits de peintres et de musiciens
  • La confession d'une jeune fille
  • Un dîner en ville
  • Les regrets, rêveries couleur du temps
  • La fin de la jalousie

Citations[modifier | modifier le code]

  • Votre vie, telle que vous la vouliez, serait une de ces œuvres à qui il faut une haute inspiration.
  • Au jardin des Tuileries, ce matin, le soleil s'est endormi tour à tour sur toutes les marches de pierre comme un adolescent blond dont le passage d'une ombre interrompt aussitôt le somme léger.
  • L'automne épuisé, plus même réchauffé par le soleil rare, perd une à une ses dernières couleurs. L'extrême ardeur de ses feuillages, si enflammés que toute l'après-midi et la matinée elle-même donnaient la glorieuse illusion du couchant, s'est éteinte.
  • Pour une famille vraiment vivante où chacun pense, aime et agit, avoir un jardin est une douce chose.
  • Les paradoxes d'aujourd'hui sont les préjugés de demain.
  • L'ambition enivre plus que la gloire ; le désir fleurit, la possession flétrit toutes choses ; il vaut mieux rêver sa vie que la vivre, encore que la vivre ce soit encore la rêver, mais moins mystérieusement et moins clairement à la fois, d'un rêve obscur et lourd, semblable au rêve épars dans la faible conscience des bêtes qui ruminent.