Jean II Restout

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Jean II Restout

Description de cette image, également commentée ci-après

Jean Restout, buste réalisé par Caffieri

Naissance
Rouen
Décès (à 75 ans)
Paris
Nationalité Français
Activités Peintre
Formation famille Restout
Maîtres Jean Jouvenet, son oncle et le reste de sa famille, Nicolas de Largillière
Élèves Jean-Bernard Restout, son fils; Noël Hallé, son beau-frère; Maurice Quentin de La Tour, Jean-Baptiste Deshays de Colleville et Christian Bernhard Rode
Mouvement artistique Rococo
Mécènes Frédéric Ier le Grand, Roi de Prusse, la famille de Rohan-Soubise
Influencé par Jean Ier Restout, son père, Jean Jouvenet, son oncle, spiritualité janséniste
Influença Maurice Quentin de La Tour

Œuvres réputées

Vénus présentant ses armes à Énée (1717), Mort de Sainte Scolastique (1730)...
Les disciples d’Emmaüs, 1763, Église Saint-Leu-Saint-Gilles (Paris).

Jean Restout, dit Jean II Restout ou Jean Restout le jeune, né à Rouen, le et mort à Paris le , est un peintre rococo français.

Il appartient à l’illustre famille des peintres normands Restout. Lui-même était le fils du peintre Jean Ier Restout et de Marie Jouvenet, sœur et élève de Jean Jouvenet.

Une formation familiale[modifier | modifier le code]

Initié à la peinture par sa famille, son père, sa mère et ses oncles paternels, Eustache Restout et Jacques Restout, il devient l’élève de son oncle et parrain, Jean Jouvenet, chef de file de la peinture religieuse en France à la fin du XVIIe et au début du XVIIIe siècle. Il aurait aussi étudié auprès de Nicolas de Largillière.

Une carrière académique[modifier | modifier le code]

Agréé de l’Académie royale en 1717 pour son œuvre pour le Grand Prix (Vénus demandant à Vulcain des armes pour Énée et sa suite Vénus présentant ses armes à Énée), il reste à Paris au lieu de se rendre en Italie pour le traditionnel voyage d’étude de tout peintre classique, et expose dans tous les salons. Il remplit successivement tous les postes de distinction académique, devenant membre de l’Académie en 1720, professeur-adjoint en 1730, professeur en 1734, recteur-adjoint en 1746, recteur en 1752, directeur en 1760[1].

Il fut élu aussi associé des académies de Rouen en 1748 et de Caen en 1749.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Ses œuvres, principalement des retables (musée du Louvre), des plafonds et des dessins pour les tapisseries des Gobelins, qui ont été gravées par Cochin et Pierre Drevet, sont souvent religieuses et d’inspiration janséniste. Jean Restout est aussi l’auteur de plusieurs portraits de personnalités jansénistes de son temps. Il est également l'auteur des illustrations du livre de Louis-Basile Carré de Montgeron, La vérité des miracles de M. François de Pâris, publié en 1737 pour présenter au roi les dossiers des Miracles qui auraient eu lieu dans le cimetière de l'église Saint-Médard dans les faubourgs de Paris[2].

On trouve aussi dans sa carrière des sujets mythologiques, dont un épisode tiré de l’Énéide de Virgile qui lui valut le Grand Prix de l’Académie en 1717. On lui doit un Essai sur les principes de la peinture édité en 1863 par A-R R Formigny de la Londe à Caen chez Hardel. Il a aussi travaillé pour le Roi de Prusse Frédéric le Grand et pour la célèbre famille des Rohan-Soubise dont il décora l’hôtel à Paris.

Une tradition familiale perpétuée[modifier | modifier le code]

Ayant épousé, en 1720, la fille du peintre Claude Guy Hallé, Marie-Anne Hallé, leur fils fut le peintre Jean-Bernard Restout (1732-1797). Il eut aussi comme élève son beau-frère, Noël Hallé.

Atelier et élèves[modifier | modifier le code]

Il avait installé à partir de 1730 un atelier à Paris où il forma, outre son beau-frère, d’autres artistes comme Jean-Baptiste Deshays de Colleville, Christian Bernhard Rode et surtout Maurice Quentin de La Tour. Il recommandait à ses élèves d'accentuer les angles et les pointes, si bien que l'atelier fut surnommé l'école des pointus [3].

Principales œuvres[modifier | modifier le code]

Portraits 
Parmi la série de tableaux mythologiques de la collection Rohan-Soubise qui décore l’Hôtel de Soubise à Paris 
  • Gageure de Phébus et Borée pour ôter le manteau du voyageur (1738, Hôtel de Soubise, Paris)
  • Mercure donnant des leçons à l’Amour (1737, Hôtel de Soubise, Paris)
  • Symboles du Secret (1737, Hôtel de Soubise, Paris)

Bibliographie et sources[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Essai sur les principes de la peinture, Éd. Arthur-Richard-Rouxelin de Formigny de la Londe, Caen, Hardel, 1863
  • Jean Messelet, Jean Restout (1692-1768),‎ 1938
  • Pierre Rosenberg et Antoine Schnapper, Jean Restout (1692-1768) : Musée des Beaux-arts de Rouen, juin-septembre 1970, Rouen, Musée des Beaux-arts de Rouen,‎ 1970, 232 p.
  • Christine Gouzi, Jean Restout, 1692-1768 : peintre d’histoire à Paris, Paris, Arthéna, Association pour la diffusion de l’histoire de l'art, 2000 ISBN 2-903239-27-4
  • Christine Gouzi, Philippe Luez, Nicolas Lyon-Caen, Jean Restout et les miracles de Saint-Médard, Montigny-le-Bretonneux, Yvelinedition, 2013.

Sites[modifier | modifier le code]

  • Artcyclopedia.com
  • Safran-arts.com
  • Web Gallery of Art
  • Base joconde du Ministère de la Culture

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Procès-verbaux de l'Académie royale de Peinture et de Sculpture
  2. Christine Gouzi, Philippe Luez, Nicolas Lyon-Caen, Jean Restout et les miracles de Saint-Médard, Montigny-le-Bretonneux, Yvelinedition, 2013.
  3. Pierre-Marie Gault de Saint-Germain, Les Trois siècles de la Peinture en France, Paris, Belin fils,‎ 1808, 351 p., p. 221(texte archivé).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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