Abbaye de Port-Royal de Paris

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Abbaye de Port-Royal
Image illustrative de l'article Abbaye de Port-Royal de Paris
Le cloître de Port-Royal
Présentation
Culte Catholicisme
Type Abbaye
Début de la construction 1566
Fin des travaux Fermée en 1790
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Commune Paris
Coordonnées 48° 50′ 19″ N 2° 20′ 18″ E / 48.83861, 2.33833 ()48° 50′ 19″ Nord 2° 20′ 18″ Est / 48.83861, 2.33833 ()  

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Abbaye de Port-Royal

L’abbaye de Port-Royal de Paris ne doit pas être confondue avec l'abbaye de Port-Royal des Champs dans la vallée de Chevreuse.

Historique[modifier | modifier le code]

L'Hôtel de Clagny fut construit par Pierre Lescot entre 1566 et 1569 au faubourg Saint-Jacques à Paris. À sa mort en 1578, Léon Lescot, son neveu en hérite. Le 20 mars 1623 Léon donne à Jehan Blondeau, son valet de chambre et à son petit neveu Robert de Romain, clerc du diocèse de Meaux, « le jardin potager et les jardins vulgairement appelés de Claigny ». Par acte du 19 juillet 1624, Léon échange l’hôtel de Clagny avec Angélique Arnault, religieuse abbesse de Port Royal des Champs contre une rente de 1 500 livres[1]. Léon décède le 11 novembre 1624, il est inhumé avec son oncle à Notre Dame. L'hôtel de Clagny sera remanié vers 1626, pour y accueillir le couvent de Port-Royal et décongestionner ainsi la maison mère de Port-Royal des Champs à Magny-les-Hameaux dans la vallée de Chevreuse. Le troisième enfant d’Antoine Arnauld, avocat et de Catherine Marion, Angélique Arnault, née le 9 juin 1590, abbesse à Port Royal des Champs prend possession de l’hôtel en 1625. Grâce à la générosité de puissants amis aristocratiques, en 1626, elle demande à l’architecte Antoine Le Pautre de construire des bâtiments monastiques et une église qui sera bénite en 1648 sous le vocable du Saint Sacrement. Angélique décède en 1661. Agnès Arnaud, abbesse de 1661 à 1671 et sœur d’Angélique, dans son ouvrage  : Constitution du monastère de Port Royal du Saint Sacrement, à Paris indique comment sont choisies les sœurs converses  : « Les sœurs converses seront choisies saines de corps et d'esprit, doux et docile accompagné de solidité, afin que les occupations exterieures ne leur ostent point l'esprit interieur ... On prend soigneusement garde si elles affectionnent leur condition, et que ce ne soit pas seulement l'incapacité d'estre de Chœur mais un veritable amour de la bassesse et de l'humiliation qui leur fassent embrasser cet estat, estant bien aises que la providence de Dieu en ait fait le choix pour elles en ne leur donnant pas les talens necessaires pour aspirer à autre chose. Que si mesme quelque fille qui seroit capable d'estre du Chœur demande d'estre Converse et que cela se puisse faire avec discretion, on luy accordera. ... Que les Sœurs converses se glorifient donc en leur hautesse comme dit S. Jacques, qui consiste en leur petitesse et en leur abaissement ». Deux guérisons miraculeuses sont attestées dans l’enceinte du couvent  : celle de Marguerite Périer, nièce de Pascal et celle de sœur Catherine de Sainte Suzanne, fille de Philippe de Champaigne.

Foyer du jansénisme, les sœurs ayant refusé de se rétracter sont expulsées et remplacées par les visitandines jusqu’à la Révolution. Le couvent de Port Royal sera fermé en 1790 ; il servira de prison de 1790 à 1795 sous le nom de prison de Port-libre ou de la Bourbe.. Chrétien Guillaume de Lamoignon de Malesherbes (avocat de Louis XVI à son procès) et Madame de Tourzel, ancienne gouvernante des enfants de France, y furent détenus.

En 1795, l'Hospice de la Maternité, hôpital public, est ouvert dans ses bâtiments et ceux de l'Oratoire voisin. En 1814 les services d'accouchement et l'école y sont transférés, il prend le nom de Maternité de Port-Royal. En 1890, la clinique Baudelocque est construite sur les terrains de la Maternité; son nom rappelle le rôle de Jean-Louis Baudelocque, professeur d'obstétrique de la fin du XVIIIe siècle[2]. En 1966, la Maternité Port-Royal est installée dans de nouveaux bâtiments. Le cloître, la chapelle et la salle capitulaire de l'ancienne abbaye ont été conservés et intégrés dans l'hôpital Cochin. Le cloitre abrite actuellement la direction de l'établissement.

Liste des abbesses[modifier | modifier le code]

Marie-Jeanne-Florimonde de Dio de Montpeyroux, dernière abbesse de Port-Royal de Paris.
  • 1626-1661 : Angélique Arnault
  • 1661-1671 : Agnès Arnault (sœur de la précédente)
  • 1671-1685 : Marie-Dorothée Perdereau
  • 1685-1695 : Elisabeth-Marguerite de Harlay de Champvallon
  • 1695-1702 : Marie-Anne de Harlay de Champvallon
  • 1702-1711 : Marie-Louise-Françoise de Rousselet de Château-Renauld
  • 1711-1741 : Henriette-Marie-Palatine de Dio de Montpeyroux
  • 1741-1742 : Louise-Claire de Montmorin de Saint-Hérem
  • 1742-1769 : Henriette-Marie-Palatine de Dio de Montpeyroux
  • 1769-1790 : Marie-Jeanne-Florimonde de Dio de Montpeyroux

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie : Pierre LESCOT (1515-1578) par Pierre LESCOT Éditions Persée 2013.

  1. Laurence Plazenet, Port-Royal, Editions Flammarion,‎ 2012, p. 11
  2. Histoire de l'Hopital Cochin, sur le site de l'Assistance Publique de Paris

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