Rémi Mathis

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Rémi Mathis

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Rémi Mathis en novembre 2011.

Naissance 20 novembre 1982 (31 ans)
Besançon (Doubs)
Nationalité Flag of France.svg Française
Diplôme
Archiviste paléographe
Diplôme de conservateur des bibliothèques
Profession Conservateur des bibliothèques à la Bibliothèque nationale de France
Autres activités
Président du conseil d'administration de Wikimédia France
Rédacteur en chef des Nouvelles de l'estampe
Rémi Mathis se présentant.

Rémi Mathis, né le 20 novembre 1982 à Besançon[1], est un bibliothécaire et historien français, acteur engagé de la diffusion libre des connaissances. Président de l'association Wikimédia France[2], il est membre des conseils d'administration de l'association Nonfiction[3], rédaction au sein de laquelle il est aussi critique[4], et de la Société des Amis de Port-Royal[5].

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est diplômé de l'École nationale des chartes (archiviste paléographe) en 2007 et de l’École nationale supérieure des sciences de l'information et des bibliothèques, dont il sort conservateur des bibliothèques en 2008. Après avoir dirigé la bibliothèque de sciences humaines et sociales de l'université Paris Descartes de 2008 à 2010, il est, depuis 2010, conservateur au département des estampes et de la photographie de la Bibliothèque nationale de France, responsable des collections du XVIIe siècle et des Nouvelles de l'estampe[2] dont il est le rédacteur en chef.

Ses recherches portent sur l'histoire du XVIIe siècle, et en particulier le jansénisme et l'histoire diplomatique. Sa thèse de l'École des chartes, sous la direction de Lucien Bély et Olivier Poncet[6], est consacrée à Simon Arnauld de Pomponne[7] : Frédéric Joignot dans Le Monde le dit « bon connaisseur de l’histoire diplomatique du XVIIe siècle »[8]. Il en tire, en 2012, un ouvrage sur les relations entre Pomponne et Robert Arnauld d'Andilly[9]. Il a codirigé, en 2009, un colloque transversal (qui s'est tenu à l'École normale supérieure de Lyon) sur la notion de « mise à l'écart » au XVIIe siècle dont les actes ont été publiés l'année suivante dans les Papers on French Seventeenth Century Literature[10], et, en 2011, un colloque sur les dernières années de l'abbaye de Port-Royal, publié en 2012.

Il est chargé de cours à l'École nationale des chartes en « Histoire et techniques de l'estampe » et « Initiation aux bibliothèques et à la bibliographie »[11].

Il est membre du Comité national de l'estampe[12] et de la Société de l'École des chartes.

Enfin, il est engagé dans la légalisation de la liberté de panorama en France[13] et contre la privatisation de la numérisation des œuvres du domaine public[14].

En avril 2013, la DCRI, agence de renseignements intérieurs française, exerce des pressions sur Rémi Mathis afin de lui faire supprimer l'article « Station hertzienne militaire de Pierre-sur-Haute » sur la Wikipédia en français. Le Figaro écrit : « Rémi Mathis obtempère sous la pression ». Peu après, la page Wikipédia est restaurée et, porté par un effet Streisand, l'article en question devient en l'espace de quelques heures le plus consulté sur la Wikipédia en français et est traduit dans d’autres langues[15],[16],[17],[18],[19].

Jimmy Wales nomme Rémi Mathis « Wikipédien de l’année » à l’occasion de Wikimania en août 2013 à Hong Kong[20]. Un sondage commandé par la région Île-de-France le classe à la dixième place des personnalités associées au mot « savoir »[21].

Il est nommé chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres par arrêté de la ministre de la Culture et de la Communication, le 16 janvier 2014[22].

Productions écrites[modifier | modifier le code]

  • « De la négociation à la relation d'ambassade : Simon Arnauld de Pomponne et sa deuxième ambassade de Suède (1671) », Revue d'histoire diplomatique, 2005, 3, p. 263-276 (version de l'auteur disponible dans HAL).
  • Simon Arnauld de Pomponne, secrétaire d'État des Affaires étrangères de Louis XIV (1618-1699), thèse pour le diplôme d'archiviste paléographe de l'École nationale des chartes, dir. O. Poncet et L. Bély, 2007, 2 vol. dactyl. (vol. 1, texte, 691 p. ; vol. 2, pièces justificatives, 621 p.). Résumé de la thèse disponible en ligne.
  • « Un Arnauld à l'hôtel de Rambouillet : note sur un poème inconnu d'Henri Arnauld, évêque janséniste d'Angers », dans XVIIe siècle, 2008, 4, p. 725-730 (version de l'auteur disponible dans HAL).
  • Les « mondes à part » : représentations symboliques et critiques de la mise à l'écart au XVIIe siècle dans Papers on French Seventeenth Century Literature, vol. XXXVIII, no 73, 2010 (codir. avec G. Louis et F. Poulet). Avec un article : « Une trop bruyante solitude : Arnauld d'Andilly, solitaire de Port-Royal, et le pouvoir royal (1643-1674) ».
  • Les bibliographies nationales rétrospectives — Entre recherche d’identité et identité de la recherche, Sarrebruck, Éditions universitaires européennes, 2010, 120 p. (ISBN 9786131510113), ouvrage tiré de son mémoire de l'Enssib. (Notice sur Hal-SHS archives ouvertes.)
  • « Travaux au château de Pomponne » et « Travaux à l'hôtel de Pomponne » dans Jules Hardouin-Mansart (1646-1708), dir. A. Gady, Paris, Maison des sciences de l'homme, 2010. (ISBN 2-7351-1187-3 et 978-2-7351-1187-9)
  • « Politique, jansénisme et sociabilité dans le Comminges du Grand Siècle : l'amitié entre Gilbert de Choiseul, évêque de Comminges, et Simon Arnauld de Pomponne, 1659-1662 », Revue de Comminges et des Pyrénées centrales, CXXVII/2, 2011, p. 331-358 (Notice sur Hal-SHS archives ouvertes.)
  • Le Solitaire et le Ministre : autour de la correspondance Arnauld d'Andilly-Arnauld de Pomponne (1642-1673), Paris, Nolin, 2012 (coll. « Univers Port-Royal », 21), 272 p. (préf. O. Poncet). (ISBN 9782910487409)
  • Ruine et survie de Port-Royal (1679-1713), actes du colloque réunis par Sylvio Hermann De Franceschi et Rémi Mathis (= numéro de Chroniques de Port-Royal, 62), Paris, Société des amis de Port-Royal, 2012.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Bibliothèque de l'École des chartes, vol. 161,‎ 2003 (lire en ligne), p. 781
  2. a et b Notice BnF no FRBNF166030520
  3. « Rémi Mathis », Nonfiction (consulté le 30 juillet 2012).
  4. http://www.nonfiction.fr/fiche-perso-624-remi_mathis.htm
  5. Organisation de la Société des Amis de Port-Royal. Page consultée le 05/08/2012.
  6. Bibliothèque de l'École des chartes, 2007, no 2, p. 701
  7. Rémi Mathis, « Simon Arnauld de Pomponne- - Secrétaire d’État des Affaires étrangères de Louis XIV (1618-1699) », La Sorbonne (consulté le 31 juillet 2012).
  8. Frédéric Joignot, « Rendre aux Français leur paysage architectural », Le Monde,‎ 15 janvier 2012 (consulté le 30 juillet 2012).
  9. Le Solitaire et le Ministre : autour de la correspondance Arnauld d'Andilly-Arnauld de Pomponne (1642-1673), préface d'Olivier Poncet, Paris, Nolin (coll. « Univers Port-Royal », 21), 2012, 272 p. (ISBN 9782910487409)
  10. Les « Mondes à part » : représentations symboliques et critiques de la mise à l'écart au XVIIe siècle, dir. R. Mathis, G. Louis, F. Poulet, Papers on French Seventeenth Century Literature, 38, 73, 2010.
  11. Liste des chargés de cours
  12. BNF, RA 2010 - Rapport annexé 3 - la recherche, juin 2011, réf. BnF-ADM-2011-042266-01
  13. Rémi Mathis, « Rendre aux Français leur paysage architectural », Le Monde,‎ 27 septembre 2011 (consulté le 30 juillet 2012).
  14. Maxime Rovere, « Rémi Mathis », Le Figaro Madame,‎ 2012 (consulté le 30 juillet 2012).
  15. « La DCRI censure une page de Wikipédia : succès assuré », Pierre-Carl Langlais
  16. Tristan Vey, « La DCRI fait pression sur un bénévole pour supprimer une page Wikipédia », Le Figaro,‎ 6 avril 2013 (consulté le 7 avril 2013).
  17. Bluetouff, « Quand la DCRI cherche à censurer Wikipedia : les admins se dé-op… et paff l’effet Streisand », reflets.info,‎ 6 avril 2013 (consulté le 7 avril 2013).
  18. « La DCRI aurait fait supprimer "sous la menace" un article sur Wikipedia », Atlantico,‎ 7 avril 2013 (consulté le 7 avril 2013).
  19. « La DCRI accusée d'avoir fait supprimer «sous la menace» un article sur Wikipédia », Libération,‎ 7 avril 2013 (consulté le 7 avril 2013).
  20. Wikimedia Foundation, Twitter
  21. « Infographie - les Franciliens et les savoirs : Marie Curie plébiscitée », étude ViaVoice pour la région Île-de-France,‎ 22 avril 2013 (consulté le 2 mai 2014)
  22. Page « Nomination dans l'ordre des Arts et des Lettres janvier 2014 », 18 mars 2014, sur le site culturecommunication.gouv.fr, consultée le 11 avril 2014.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]